Bistro Bar Blog

mercredi 21 décembre 2016

Petite pause du blog

Quelques jours de pause dont le début coïncide avec le solstice d'hiver, annonce du retour de la lumière, véritable signification de Noël.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes et vous dis à bientôt.





Et si vous craignez pour votre sapin de Noël, voici une astuce :


mardi 20 décembre 2016

Vidéos décembre 2016

La dernière fournée de vidéos de l'année.

4 minutes de retour vers le passé dans les rues de Paris en 1928. On voit encore quelques voitures avec des chevaux, un tramway et beaucoup de monde à pied :



Découvrez Guirec (un breton) et Monique (une poupoule bien apprivoisée, qui n'a peur de rien, vous allez voir) pendant leur voyage en voilier au Groenland. De très belles images :




lundi 19 décembre 2016

La Révolution Française vue par Miles Mathis (3/3)

Partie 1
Partie 2

(...)
Malheureusement (ou heureusement selon de quel côté on se trouve), les capitalistes sont allés trop loin et trop vite. C'est toujours le cas. Au début des années 1790 ils tentèrent de déraciner le christianisme en créant une semaine de 10 jours [le fameux calendrier républicain] pour que les gens ne sachent plus quand on était dimanche ou un jour saint. Des festivités civiles ont remplacé les fêtes religieuses. Un Culte de la Raison, à la fois athée et anthropocentrique, fut créé pour remplacer le christianisme. Cela répugna tellement au peuple que la manœuvre échoua massivement. Même si les gens "normaux" ne s'étaient pas beaucoup impliqués dans la Révolution – fabriquée du début à la fin – ils furent très impliqués dans la contre-Révolution. [Voyez la guerre de Vendée où les paysans se révoltèrent contre la Révolution. Ce soulèvement fut écrasé par un génocide à Paris contre le peuple de France. Cela ne s'est pas produit uniquement en Vendée, mais dans toute la France. Cela montre l'état d'esprit des capitalistes envers le petit peuple ou tiers état. Le même genre de chose se produisit un siècle plus tard en Russie quand une révolution "pour le peuple" contraignit le peuple sous la menace des armes.] Malgré les brutales répressions des capitalistes, cette contre-Révolution en faveur de l'Église fut si réussie qu'elle conduisit au rétablissement final de la monarchie. Ce fut la principale raison expliquant que la Révolution n'a pas "pris" immédiatement ou complètement, même si ce n'est pas ce qu'on vous apprend d'habitude.
Le calendrier républicain

Ce n'est pas ce qu'on m'a enseigné. Je ne sais pas ce qu'on enseigne en France, mais le peu qu'on nous enseigne dans les pays anglophones est résolument pro-révolutionnaire. Cela ne dépasse guère le Liberté Égalité Fraternité et l'habituel battage autour. Mais je pense que vous vous rendez compte qu'ils essaient toujours désespérément de vous vendre le Culte de la Raison et qu'ils échouent encore. Je suis scientifique et non chrétien, je trouve pourtant que le Culte de la Raison est répugnant et transparent. Je ne veux rien avoir affaire avec… mais pas parce que j'ai quoique ce soit contre la raison. Je suis entièrement pour la raison et la logique, ce qui est mon fil conducteur dans ces articles. Non, ce qui me dégoûte, ce sont ceux qui incitent à ce Culte de la Raison et la raison pour laquelle ils y incitent. Ils vous vendent un Culte de la Raison parce qu'ils se fichent complètement de votre édification ou de la Raison. Ils vous le vendent pour pouvoir mieux vous contrôler et presser le citron jusqu'à la dernière goutte. Pour ce faire il était nécessaire d'inverser toutes les anciennes vérités et les anciens faits, ce à quoi ils sont près d'arriver comme nous l'avons vu. Ils ont fait passer tous ces bâtards tels Voltaire, Montesquieu, Paine, Jefferson et des milliers d'autres comme de grands penseurs quand ils étaient tous en fait les pions des capitalistes. Pour être honnête, je n'ai jamais su quoi penser de Jefferson jusqu'à ce que le retrouve impliqué dans la Révolution Française. L'histoire américaine qu'on m'a enseignée à l'école était bien plus "expurgée" que cette histoire de Révolution Française que je lis maintenant, ou bien j'étais trop jeune pour comprendre. J'ai compris depuis.

samedi 17 décembre 2016

La Révolution Française vue par Miles Mathis (2/3)

La partie 1 est ICI.

(...)


Mais quittons La Fayette pour retourner à la convocation des États-Généraux en 1789. Le premier voyant rouge s'allume quand on nous apprend que "la suggestion de convoquer les États-Généraux provenait de l'Assemblée des Notables". Cela n'a aucun sens. Pourquoi ? Parce que les États-Généraux comprenait le tiers état ou gens du peuple. Il y avait trois états, vous le savez, le premier étant le clergé, et le second la noblesse. L'Assemblée des Notables se composait des deux premiers. Pourquoi donc suggérer d'introduire le tiers état dans l'affaire ? En fait, on se serait attendu à ce qu'ils fassent ce qui était en leur pouvoir pour résoudre le problème sans inclure le tiers état. Si vous appartenez aux deux premiers états, vous savez que la règle numéro un est de ne jamais, jamais ouvrir la porte au républicanisme. Et sommes-nous pourtant censés croire que les deux premiers états ont simplement envoyé une invitation au troisième pour qu'il vienne les aider à résoudre leurs problèmes financiers ? Que pensaient-ils qu'il se passerait : que les roturiers allaient arriver et seraient volontaires pour payer de nouveaux impôts ? Pensaient-ils que le tiers état allait venir avec des sacs remplis d'argent qu'ils verseraient directement au trésor public ?

Non, la seule raison d'inviter le tiers état à participer était de l'utiliser comme pion contre l'aristocratie et l'église. Comme ni le premier, ni le second état ne voulait les inviter, nous sommes obligés de supposer que quelqu'un d'autre les a invités. Je vous ai montré que ce quelqu'un d'autre était les financiers. Ces gars ont découvert des siècles plus tôt que le meilleur moyen de solidifier leur propre pouvoir était de créer un conflit interne. Et le meilleur moyen pour créer un conflit interne était d'inventer des problèmes monétaires apparemment insolubles et d'inciter chacun à culpabiliser tous les autres. Les financiers iraient se cacher dans l'ombre jusqu'à ce que le dernier homme tombe et prendraient ensuite le contrôle de l'épave.

jeudi 15 décembre 2016

La Révolution Française vue par Miles Mathis (1/3)


Ici, Miles Mathis s'est attaqué à l'un des épisodes les plus connus de l'Histoire de France, qu'on commémore en fanfare depuis 227 ans. Je parle bien sûr de la Révolution Française d'où provient le joli cliché "Liberté-Égalité-Fraternité".

Si vous allez au bout des trois parties, vous aurez quelques surprises, en particulier à propos de Louis XVI. Mais je n'en dirai pas plus et vous laisse découvrir le décodage... façon Mathis, de ces tortueux événements.

(J'ai ajouté quelques photos ne figurant pas dans l'article original.)
 

La Révolution Française



Par Miles Mathis (1er mai 2016)

Traduit par Hélios (et révisé par Valuebreak)


Comme toutes les autres fois, c'est mon opinion personnelle, fruit d'une recherche privée.

Depuis la récente publication de mon copieux article sur Napoléon, nous savons quoi chercher ici : l'indication que la Révolution Française n'était pas une révolution républicaine, mais un coup d'état contre l'aristocratie et l'Église fomenté par des financiers, camouflé derrière des façades et des histoires républicaines.

Vous direz qu'en ma qualité de chercheur, je devrais commencer cette quête sans idées préconçues. Mais étant donné ce qu'on sait de l'Histoire depuis la Renaissance, ce ne serait pas "objectif", ce serait juste stupide. En l'absence de preuve on ne fait pas de supposition. Mais quand un tas de preuves s'accumule, on doit supposer que toute nouvelle question qui ressemble à une question déjà connue recevra le même type de réponse.

Comme à l'accoutumée, je partirai de Wikipédia, m'en servant pour indiquer comment on cherche à nous égarer. Nous ferons ensuite le lien avec d'autres sources.

Il ne faut pas beaucoup de temps pour trouver une confirmation de cette thèse, car nous retombons comme par hasard sur Loménie de Brienne. Pour régler la crise financière, Louis XVI convoqua en 1787 l'Assemblée des Notables. Elle était présidée par Brienne, il était archevêque à l'époque et deviendra plus tard cardinal. Non seulement il présidait cette Assemblée, mais il remplaça bientôt Calonne au poste de Contrôleur Général des Finances de France. Il fit dissoudre l'Assemblée quelques mois plus tard, pour s'assurer qu'elle n'apporterait pas de réponse au problème.

Loménie de Brienne

Qui était ce Loménie de Brienne ? Bien, Brienne est un indice, même si on ne vous l'a jamais dit. Le "de" nous dit qu'il était de la ville de Brienne et qu'il n'y avait rien d'important à Brienne sauf le château dont nous avons parlé dans mon précédent article sur Napoléon. Ce dernier ira y faire des études plus tard. Ce que nous avons trouvé par ailleurs, c'est que ce Brienne-le-Château était le repaire d'éminents crypto-juifs en France, en lien avec les trônes de Suède et de Pologne (par le biais de la famille Vasa – souvenez-vous, on va bientôt y revenir), les académies militaires et bien d'autres choses. Nous pouvons donc supposer que ce Loménie de Brienne en était un également. En faveur de cette supposition, nous avons beaucoup de difficultés à obtenir une quelconque information sur la première partie de vie ou la généalogie de ce monsieur. Comme pour tous ces gens de Brienne, les biographies ont été minutieusement expurgées, afin de nous dire seulement ce qu'on veut nous faire savoir.

lundi 12 décembre 2016

Le Pr Antoine Béchamp et les microzymas

Antoine Béchamp (1816-1908)

Voilà un moment que je souhaitais pouvoir parler ici du Pr Antoine Béchamp et lui rendre hommage. Il était contemporain de l'imposteur Louis Pasteur (qui a donné son visage actuel à la médecine avec la théorie du microbisme et les vaccins), mais ses recherches ont été totalement occultées, alors qu'elles sont fondamentales pour comprendre comment fonctionne notre corps.

Dans cette vidéo d'un peu plus d'une heure, Alain Scohy nous explique en détails en quoi consistent les microzymas, ces organismes découverts par Béchamp, quel rôle ils jouent dans le corps et démontre les erreurs (volontaires ?) monumentales de la médecine pasteurienne mortifère et de ses complices, Big Pharma.





Un petit clin d'oeil :

"Quelle bourde ! J'ai oublié de terminer le système immunitaire. Je compte sur toi pour que tu t'occupes de ça."

samedi 10 décembre 2016

La modification de l'Histoire

Avez-vous déjà entendu parler de Messieurs Anatoly Fomenko et Gleb Nosovsky ?
Bon, d'accord, ce sont des Russes. Ils ont travaillé sur ce qu'ils appellent la "Nouvelle Chronologie".

Voici comment ils définissent cette notion :

"La Nouvelle Chronologie est une théorie de l'académicien russe Anatoli Fomenko, affirmant que la chronologie universellement admise des faits historiques — initiée par Joseph Juste Scaliger — est incorrecte. Elle se fonde pour cela sur les mathématiques par le calcul de la répartition quantitative dans le temps des citations de faits historiques dans les sources écrites de différentes époques. Une autre partie de l'analyse repose sur l'étude des ressemblances entre les toponymes de différentes langues. Cette théorie se fonde sur les idées de Nikolai Alexandrovich Morozov.

Selon Anatoli Fomenko, l'histoire antique ne serait qu'une vaste invention des Jésuites aux XVIIème et XVIIIème siècles. Le point de départ de cette théorie est l'idée que des textes ont été mal interprétés par les historiens : certains textes (exemple : les croisades et la guerre de Troie) sont considérés comme se rapportant à des périodes différentes, alors qu'ils parleraient du même sujet, mais rédigés par des auteurs différents et dans des langues différentes, avec toutes les modifications que cela entraîne (comme le nom des villes) : c'est ce qui aurait contribué à étendre l'histoire.

Anatoli Fomenko affirme que toutes les histoires prétendument anciennes de Grèce, Rome, Égypte, Chine ne sont que des réécritures tardives, effectuées à la Renaissance à partir du récit d’événements survenus en réalité au Moyen Âge », résume l’archéologue Jean-Loïc Le Quellec.

François de Sarre est l'un des premiers Français à relayer ces thèses en France. Il proposera une nouvelle chronologie dite « récentiste » qui sera publiée sur internet dans une première version en 2005. Son livre Mais où est donc passé le Moyen Âge ? - Le récentisme (corrigé, mis à jour et complété) sera par la suite édité chez Hades en juin 2013.

Voici une première vidéo (55 minutes) présentant leur théorie sur la modification de l'histoire :



Mais ils ont également fait des recherches sur des lieux ponctuels comme Stonehenge, par exemple. J'ai fait une traduction en juillet 2013 intitulée "Le Stonehenge actuel est un faux" qui faisait une première approche de cette affaire en révélant que des travaux importants avaient été faits au début du XXème siècle sur le site en en modifiant l'aspect.

Les auteurs russes nous donnent d'autres informations intéressantes avec cette vidéo (25 minutes) :



Il existe bien d'autres films sur le sujet du récentisme avec les mêmes auteurs russes, à voir sur cette chaîne Youtube.

jeudi 8 décembre 2016

CIA MK Ultra : des drogues pour déglinguer les nations


Si vous vous demandez quand, par qui et dans quelles circonstances a été créée l'immense panoplie des drogues psychotropes (agissant sur le psychisme) vendues actuellement par les laboratoires de Big Pharma, lisez cet article de Jon Rappoport. Pour résumer, sachez qu'elles sont le fruit du programme de contrôle mental de la CIA où l'on expérimente les drogues sur des humains pour les transformer chimiquement en zombies. Ne cherchez plus l'origine des effets secondaires de ces produits. Ils sont voulus… 
 
En anglais, le mot "drug" signifie aussi bien médicament que drogue. Sachant que ces substances entrainent quasi-généralement une addiction , j'ai gardé le mot drogue dans ma traduction. 

Pour des informations détaillées sur le MK Ultra, le blog vous propose un article en deux parties traduit il y a tout juste cinq ans. Voir ICI et ICI.


CIA MK Ultra : des drogues pour déglinguer les nations

Par Jon Rappoport
Traduit par Hélios

Des drogues pour transformer les individus… et bien sûr, par voie de conséquence, la société.

Les recherches en pharmacologie vont bien au-delà des brèves descriptions habituelles du MK Ultra.

Leur intention se trouve là, dans une archive :

Un document de la CIA fut ajouté à la transcription d'une séance de 1977 au Sénat américain concernant le MK Ultra, le programme de contrôle mental de la CIA.

On trouve le document à l'appendice C, débutant à la page 166. Il a été simplement intitulé "Ébauche" et daté du 5 mai 1955.

Il annonce : "Une partie du programme de recherche et de développement de la division pharmacologique est consacrée à la découverte des substances et méthodes suivantes :"

À la suite figurait une liste des drogues espérées avec leurs usages.

D'abord un peu de contexte : le MK Ultra n'a pas cessé en 1962 comme on l'a proclamé. Il a été basculé vers l'unité de recherche et de développement de l'agence.

mardi 6 décembre 2016

L'iceberg, ou ce que vous voyez n'est pas ce qu'il paraît

Vous avez forcément vu cette photo au hasard de vos navigations sur internet ou même comme pub dans des magazines.



Quel magnifique iceberg ! Qu'il est réaliste ! Mais si on l'observe avec un peu de bon sens, on doit se souvenir que plus on s'enfonce sous l'eau, moins il y a de lumière. Alors, que la base de l'iceberg soit aussi lumineuse est physiquement impossible.

Cette photo, qui date de 1997, illustre ce qu'on appelle en anglais un "fake", mot largement employé en français pour qualifier quelque chose de "faux", de "simulé", de "tromperie".

L'auteur de cette photo, Ralph Clevenger (son site), nous explique son histoire.


L'iceberg qui a le plus inspiré les gens n'est pas ce qu'il paraît

Le photographe professionnel qui a créé cette photo populaire nous en fait son analyse.

Par Zach St. George (magazine Nautilus)

Traduit par Hélios

Qu'ont en commun le scandale des Volkswagen et la crise européenne des migrants ? On parle d'eux comme "le sommet de l'iceberg". L'expression populaire reflète le fait que, aussi impressionnante que soit la portion visible de l'iceberg, la plus grande partie (environ 90 % habituellement) se trouve sous l'eau, reste cachée.

Depuis vingt ans, un photographe est devenu plus que n'importe qui d'autre un synonyme de ce cliché. Si vous cherchez sur Google images "iceberg" ou même "le sommet de", c'est cette photo qui va sortir en premier. Ralph Clevenger, ci-dessous, est l'homme qui a fait la photo.
Ralph Clevenger et sa photo à un million de dollars

Cette expression et la photo sont devenues une référence pour d'inspirantes affiches traduisant des concepts comme le succès, l'imagination et la condition humaine. La masse cachée de l'iceberg prend un air de mystère et on la compare à un potentiel en voie de réalisation, ce qui en fait une puissante métaphore – et une affaire lucrative.

Ce qui convient bien à Clevenger. Photographe professionnel depuis plus de trente ans, il a travaillé pour National Geographic, Outside, Audubon et d'autres magazines, mais il dit que c'est avec cette photo qu'il est toujours le plus connu. Quand elle est sortie, elle était en fait assez originale. Depuis sa maison de Santa Barbara en Californie, Clevenger s'est entretenu avec Nautilus sur les origines et la remarquable longévité de sa plus célèbre photo – ainsi que sur la manière dont elle a été "photoshopée".

dimanche 4 décembre 2016

Photos de décembre

Pas mal de photos ce mois-ci avec celles trouvées dans un article de Messy Nessy sur la vie à bord du "Standart", le yacht du dernier empereur de Russie, le tsar Nicolas II Romanov. 

Ce yacht aura le même sort tragique que celui de la famille impériale. Après 30 ans au service de l'empire russe, le yacht impérial fut dépouillé de son équipement luxueux et converti en mouilleur de mines pour la seconde guerre mondiale et devint ensuite un navire-école pour finir démantelé sans cérémonie dans un chantier naval estonien en 1963. Il mesurait 120 mètres et était le yacht le plus luxueux de son temps.


vendredi 2 décembre 2016

Le canular de Thanksgiving


Cette tradition extrêmement populaire et vivace aux États-Unis (et dans quelques autres pays) qui nous concerne indirectement en tant qu'européens est en fait une manière de remercier Dieu et les bonnes grâces accordées aux récoltes. Elle remonterait à l'implantation dans le Massachusetts d'une communauté fuyant l'Europe sur le Mayflower en 1621. Ce jour de célébration a été officialisé par le président Abraham Lincoln en 1861. Il est fixé tous les ans le quatrième jeudi de novembre et a donc eu lieu cette année le 24.

Thanksgiving est une fête culinaire très appréciée dans tous les foyers américains. Ce jour-là, qui précède maintenant le célèbre "Black Friday" (soldes monstres dans les magasins), les américains mangent traditionnellement une dinde (45 millions environ sont sacrifiées à cette occasion) accompagnée de plusieurs plats et ensuite ils (les hommes) regardent un match de football américain à la télé. 


Repas traditionnel de Thanksgiving

Mais cette journée commémorative qui fêtera bientôt ses 400 ans (Trump aura cet honneur) correspond-elle vraiment à la réalité historique ? C'est ce que nous allons voir avec Richard Maybury…
(Les photos proviennent d'internet et ne figurent pas dans l'article)


Le grand canular de Thanksgiving



Traduit par Hélios

Chaque année à cette époque, on enseigne à tous les élèves américains le récit officiel de Thanksgiving, et les journaux, la radio, la télé et les magazines y consacrent énormément de temps et d'espace. C'est tout plein de couleurs et fascinant.

C'est aussi très trompeur. Cette histoire officielle n'a aucun rapport avec ce qui s'est réellement passé. C'est un conte de fées, un ramassis édulcoré et aseptisé de demi-vérités qui détournent l'attention sur la vraie signification de Thanksgiving.

L'histoire officielle dit que des Pèlerins arrivent en Amérique à bord du Mayflower et établissent une colonie à Plymouth pendant l'hiver 1620-21. Le premier hiver est rude et la moitié des colons meurent. Mais les survivants sont de robustes travailleurs pleins de ténacité et ils apprennent de nouvelles techniques agricoles grâce aux Indiens. La récolte de 1621 est abondante. Les pèlerins organisent une célébration et rendent grâce à Dieu. Ils sont reconnaissants pour le nouveau et merveilleux pays de Cocagne dont Il les a gratifiés.
Une image d'Épinal du premier Thanksgiving (tableau de Jean Léon Gérome Ferris)
 L'histoire officielle dit ensuite que les Pèlerins vivent plus ou moins heureux après, commémorant chaque année le premier Thanksgiving. D'autres colonies implantées plus tôt vivent aussi des temps difficiles au début, mais elles prospèrent bientôt et adoptent l'annuelle tradition de remerciements pour ce nouveau pays prospère nommé Amérique.

Le problème avec cette histoire officielle est que la récolte de 1621 ne fut pas abondante et que les colons n'ont pas travaillé dur. 1621 fut une année de famine et bon nombre de colons ont été un tas de voleurs paresseux.

Dans son livre Histoire de la colonie de Plymouth, le nouveau gouverneur local, William Bradford, rapporte que les colons furent affamés pendant des années parce qu'ils refusaient de travailler dans les champs. Ils préféraient de loin voler la nourriture. Il dit que la colonie était un lieu de "corruption", de "chaos et de grogne". Les récoltes était faibles car "une bonne partie était chapardée jour et nuit, avant même qu'elle soit mangeable."

Lors de la fête des moissons de 1621 et 1622, "tous eurent le ventre bien rempli", mais seulement brièvement. La situation prédominante durant ces années n'était pas l'abondance qu'affirme le récit officiel, mais la famine et la mort. Le premier "Thanksgiving" ressembla plus au dernier repas de condamnés qu'à une célébration.

Mais les années suivantes quelque chose changea. La récolte de 1623 fut différente. Soudain, "remplaçant la famine, Dieu les gratifia alors d'abondance", écrivait Bradford, "et la face des choses fut changée, réjouissant le cœur de tous ces gens qui se mirent à bénir Dieu". Par la suite, notait-il, "aucun manque ou famine ne fut parmi eux à partir de ce jour". En fait, il y eut une telle production de nourriture en 1624 que les colons purent commencer à exporter du maïs.

Que s'est-il passé ? Après la pauvre récolte de 1622, écrit Bradford, "ils en vinrent à se demander comment faire pousser autant de maïs que possible pour obtenir une meilleure récolte". Ils commencèrent à remettre en question la structure de leur organisation économique.

Elle exigeait que "tous les profits et bénéfices obtenus par le commerce, la circulation des biens, le transport, le travail, la pêche ou tout autre moyen" soient placés dans un stock commun de la colonie et que "toutes les personnes faisant partie de cette colonie prélèvent viande, boissons, habits et toutes les autres provisions dans ce stock commun". Chacun devait mettre dans le stock commun tout ce qu'il pouvait et ne prendre que ce qu'il lui était nécessaire".

Cette formule, depuis le "chacun selon ses capacités" jusqu'au "chacun selon ses besoins" fut une forme primitive de socialisme et c'est pourquoi les Pèlerins mouraient de faim. Bradford écrit que "les jeunes hommes les plus capables et taillés pour le travail et le service" se plaignaient de devoir "passer leur temps et dépenser leur énergie à travailler pour les épouses et les enfants des autres hommes". De même, "un homme costaud, ou aux multiples talents, n'obtenait pas plus de victuailles et de vêtements en partage qu'un homme chétif". Ainsi, les jeunes et les costauds refusaient de travailler et la quantité totale de nourriture produite ne suffisait jamais.

Pour remédier à cette situation, Bradford abolit le socialisme en 1623. Il attribua à chaque ménage une parcelle de terre et leur dit qu'ils pouvaient garder ce qu'ils produisaient ou le vendre s'ils le jugeaient bon. En d'autres mots, il remplaça le socialisme par l'économie de marché et ce fut la fin des famines.

Plusieurs groupes de colons arrivés plus tôt implantèrent des états socialistes, tous avec les mêmes terribles résultats. À Jamestown, établi en 1607, sur le nombre total de colons arrivés, moins de la moitié allait survivre à leur première année en Amérique. Seul un cinquième des hommes accomplissait les travaux, les quatre autres cinquièmes choisissant d'être des parasites. Pendant l'hiver 1609-10, nommé "Temps de la famine", la population passa de 500 à 60 personnes. La colonie de Jamestown fut convertie ensuite en une sorte de libre-marché et les résultats furent tout aussi spectaculaires que ceux de Plymouth.