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mardi 19 juillet 2016

La marche du monde (3)


Extrait numéro 3 de la "lettre confidentielle".

L'Égypte pharaonique, une civilisation initiatique

Les Maîtres Maçons de Misraïm [autre nom de l'Égypte]


Aucune civilisation n'a autant fasciné les hommes modernes que l'Égypte ancienne. Cette matrice féconde a produit les germes scientifiques, philosophiques, métaphysiques et religieux qui ont alimenté notre cycle de civilisation. Rappelons que la pensée grecque s'enracine dans le terreau égyptien et que la civilisation hellénistique puise sa lumière dans une subtile transmutation de la connaissance des initiés d’Égypte. La civilisation pharaonique fut celle des Maîtres Bâtisseurs, au plan physique et spirituel. Leur degré de science spirituelle et de maîtrise des forces dépasse notre entendement. C'est à partir des écoles des mystères d’Égypte que s'est perpétuée la science secrète des Bâtisseurs, ces architectes de l'âme, dont on suit la filiation initiatique à travers la Grèce, Rome, le Moyen-Âge et jusqu'à la Renaissance, avant que ce courant ne cesse d'être opératif.



L'inversion de l'Initiation

C'est sur les symboles, rites et secrets de cette véritable Franc-Maçonnerie spirituelle que s'est opérée l'inversion de la Franc-Maçonnerie moderne. Voilà pourquoi on parle de Franc-Maçonnerie pure et de Franc-Maçonnerie noire. L'une possédait la science de la reconstruction de l'Être immortel à travers le symbole du Temple de l'Éternel, l'autre veut créer un homme de synthèse qui pourrait survivre artificiellement grâce à des manipulations scientifiques. L'une représente la Gnose, et l'autre l'anti-Gnose.

Les forces qui ont été accumulées dans la pierre et la terre d’Égypte sont considérables. Depuis des siècles une guerre occulte fait rage pour s'approprier les secrets égyptiens, soit pour les cacher, soit pour les révéler, selon la politiques des confréries ésotériques et de leurs chefs.


La Bible nous dit : J'ai rappelé mon fils d’Égypte. Cela signifie qu'à chaque nouveau cycle, la Révélation de la Vérité est libérée de la matrice de Misraïm – le terreau de l'âme incarnée dans la matière. La philosophie hermétique est née de la synthèse des moyens rassemblés à Alexandrie. En ce qui concerne la Franc-Maçonnerie, une tentative de rétablissement fut opérée au 18ème siècle par le Comte de Cagliostro avec son rite égyptien de Memphis Misraïm. Cagliostro voulut régénérer la Franc-Maçonnerie décadente de son temps en lui insufflant les mystères de l'Égypte. Cette tentative pour faire un lien entre la troisième période post-atlantéenne (l’Égypte) et la cinquième époque (la nôtre) fut brisée par les Jésuites qui avaient fait main basse sur les rituels maçonniques. Le rite originel de Cagliostro a été depuis caricaturé en un système occultiste complexe appelé Rite de Memphis Misraïm.

Ceux qui cherchent la vérité de ce côté pourraient échapper à l'influence des entités rétrogrades qui, ayant jadis vécu en Égypte, veulent maintenir des structures initiatiques obsolètes. La fascination pour l’Égypte est une source d'illusions occultes et d'obsessions psychiques.

De cette Égypte lumineuse d'où jaillit la révélation d'Hermès, qui offrit au monde la science de la régénération spirituelle, sortirent également des hordes de démons lorsque les tombeaux furent profanés. L’Égypte apporte une bénédiction, mais malheur aux impies, car c'est la malédiction qui les poursuit. La profanation de l’Égypte fut incessante durant l'ère des Poissons, jusqu'à l'égyptologie moderne et les pillage systématique des lieux sacrés. L'égyptologie scientifique est une technique de profanation de sanctuaires pour libérer les entités rétrogrades et détruire l'esprit pharaonique.



L’Égypte pharaonique : un Temple vivant

Je mentionnerai plusieurs événements qui ont concouru à détruire l'esprit de l’Égypte autant que sa beauté. Lorsqu'elle fut fondée par des initiés atlantes, la civilisation de Misraïm devait servir à élever le niveau spirituel des âmes qui s'y incarneraient. La puissante technologie sacrée qui fut mise en place avait pour but de porter au plus haut niveau d'évolution la race humaine. L'effort colossal pour ce but spirituel ne pouvait aboutir qu'après l'effacement de l'Atlantide et des traces de sa corruption scientifique. La vague de vie humaine prenait un nouveau départ dans la période appelée aryenne. Le conseil des Initiés constitué pour établir le programme de cette nouvelle période grava son plan sur le sol de Misraïm, une terre vierge, propice à servir de sas de décollage pour une civilisation qui serait un modèle unique sur la Terre. En effet, ce ne serait pas une civilisation ordinaire, bâtie pour satisfaire les besoins physiques des êtres, mais une école initiatique pour un peuple entier. Chacun trouverait, à son niveau d'incarnation, la juste place pour participer à l'évolution collective. Tout devait être conçu dans ce but : la libération des âmes.

Depuis le détournement du Nil et la mise en place du réseau magique des temples, aucun aspect formel n'avait d'autre fonction que de participer à l'élévation vibratoire de l'ensemble pour amener la terre à proximité du Ciel. Il faut comprendre cet idéal d'absolu si on veut véritablement pénétrer l'esprit de l’Égypte ancienne. Tout ce qui fut construit servait à sacraliser la vie des âmes, des formes, de la nature, des animaux, pour les rapprocher des puissances divines et les immortaliser. Aucune fonction, aussi modeste fût-elle, ne pouvait se dérouler hors du cadre de cette sacralisation globale. Chacun se sentait appartenir à un immense corps spirituel, hiérarchiquement ordonné pour le bien de tous. Depuis Pharaon, l'antenne dressée vers le cœur de l'univers, jusqu'au peuple, l'énergie circulait harmonieusement dans les organes de la nation, devenue temple vivant.

Cette société traversa des phases diverses tout au long de ses 24 dynasties. Il y eut des crises et des apogées. Une période de décadence apparut inéluctablement lorsque l’Égypte entra dans le cycle de l'Âge Noir, il y a 5000 ans. Durant cet âge, la matérialisation devint opprimante et la conscience s'aliéna dans la vie profane. L’Égypte ne pouvait s'y soustraire, mais elle géra sa fin en douceur, comme une beauté vieillissante qui se retire sans faire de bruit, avec noblesse et distinction.



Monothéisme, négation des Dieux et culte de la matière

Les envahisseurs apparurent quand la haute culture pharaonique n'était déjà plus qu'un souvenir. Les prêtres continuèrent à opérer le service des Dieux anciens jusqu'à la limite nécessaire, qui correspond approximativement avec la réception d'Alexandre le Grand dans le temple d'Amon où il reçut la bénédiction du Dieu pour sa mission d'ouvrir une nouvelle époque. Ensuite, les puissances divines se retirèrent du corps de l’Égypte.

Dans le monde, le monothéisme, ferment de dissolution de l'Âge Noir, était apparu. Chez les penseurs, cette idée évoluerait en athéisme, sous l'influence du Bouddhisme qui apparaitrait un peu plus tard. L'idée du Dieu unique est une croyance spécifique de l'Âge Noir. Elle était d'abord apparue en Égypte avec Akhenaton, qui voulait servir un principe solaire unique à l'exclusion des puissances organiques de l'Univers. C'est du moins ce que l'on retient aujourd'hui de son règne. Bien entendu, les Initiés reconnaissaient la source absolue des univers qu'ils servaient sous l'une ou l'autre de ses hypostases, les divinités supérieures par lesquelles un contact réel était possible avec la source et la pluralité des mondes. Mais ils savaient que le monothéisme allait entraîner l'athéisme et le nihilisme, en raison du caractère abstrait d'une divinité unique, régnant seule sur des espaces vides infinis.

Lorsque le culte des Dieux tourne à la superstition dans les périodes de décadence de la hiérarchie sacerdotale, alors, l'humain abandonné des Dieux véritables, se sentant seul au monde, projette un Dieu unique à son image, à la fois misérable et orgueilleuse. Le Dieu unique est l'étape préliminaire au matérialisme. Lorsque l'idéal totalitaire du monothéisme se cristallise dans un dogmatisme exclusif comme dans le judéo-christianisme et l'islam, l'esprit n'a plus de référentiel vivant auquel s'identifier, et le croyant, renvoyé à sa propre image, se tourne vers une divinité abstraite, lointaine, qu'il s'imagine trônant dans la stratosphère tel un fantôme. Cette représentation morte aurait surpris les anciens paganistes dont les Dieux étaient présents dans les temples lorsque les conditions magiques rituelles étaient réunies. Le monothéisme détaché de la vie sensible se résout en athéisme lorsque l'esprit, absorbé par les contingences matérielles, oublie jusqu'à l'idée de transcendance divine. Les Arabes apportèrent sur la terre d'égypte le monothéisme exclusif qu'ils avaient emprunté aux juifs, en rasant les signes de ce qui leur paraissait une extravagante idôlatrie, comme l'église romaine l'avait fait en son temps par rapport aux temples de l'Antiquité.



La profanation du Nil

On ne contemple plus aujourd'hui que les vestiges du saccage, ces immenses carcasses de pierre abandonnées dans le sable, mais qui furent de splendides œuvres d'art ornementées avec grâce, délicatement posées au milieu de jardins luxuriants. L'égypte fut un jardin rempli de dizaines de milliers de temples, de bassins et de palais, avant que le Nil d'azur et de lumière, descendant des hauteurs ne soit changé en un égout à ciel ouvert, une offense aux Dieux qui rendaient ces eaux saintes.

Les pilleurs de tombes ouvrirent la boîte de Pandore à des forces obscures, dont la vengeance se répandit sur le monde. Symbole ultime de la déchéance de cette terre sacrée dans l'Âge Noir, le barrage d'Assouan se dresse par-dessus un cimetière de milliers de sanctuaires inondés, comme un sortilège de gravats et de béton, menaçant et prêt à rompre. Assouan représente la victoire des forces d'en-bas sur l’Égypte céleste. Et Nasser, chef des croyants athées, disait avec effronterie : Nos usines (hydrauliques) sont les pyramides des temps modernes.



Le barrage d'Assouan

En 1952, le président égyptien Nasser amorce le projet d'un des plus grands barrages du monde, à Assouan, sur la rive droite du Nil. La guerre froide bat son plein. Il demande d'abord une aide financière et technique des États-Unis et de la Grande-Bretagne, mais c'est finalement l'Union Soviétique qui réalise ce gigantesque projet, inauguré en grande pompe par Khroutchev et Nasser. Grâce à cette réalisation, l'influence soviétique s'exercera longtemps dans la vallée du Nil. La construction du barrage est gigantesque. Long de 3600 mètres, d'une hauteur de 111 mètres et d'une largeur de 980 mètres, son chantier mobilise 30.000 travailleurs. Les travaux débutent en 1960 et le barrage est inauguré en 1971. Les objectifs officiels du barrage sont alors les suivants : rendre l'eau disponible tout au long de l'année, étendre les surfaces irriguées, améliorer la navigation sur le fleuve, produire de l'électricité et atténuer les dégâts engendrés par les inondations et la sécheresse.

Mais la réalité est toute autre. Très vite apparaissent de nombreux problèmes. Le remplissage constant des canaux d'irrigation développe de graves maladies comme la bilharziose, dont un cas sur dix est mortel. Le Nil coule plus vite qu'auparavant, érodant son lit et fragilisant les constructions archéologiques édifiées le long du fleuve. Les apports limoneux ne venant plus compenser l'importante érosion marine le long du littoral, la Méditerranée gagne sur les terres, jusqu'alors très fertiles, qui s'appauvrissent et obligent à recourir à des engrais chimiques. De là l'installation d'une industrie chimique et pétrochimique à Alexandrie et dans la Haute-Égypte. Le directeur de l'UNESCO, René Maheu, se vantait le 8 mars 1960 d'avoir lancé un appel aux états membres à s'associer au plus grand sauvetage archéologique de l'histoire : la sauvegarde d'une vingtaine de monuments démontés et réédifiés à l'abri des eaux. Mais ce jour-là, Maheu ne parla pas des innombrables temples détruits, comme le petit temple d'Horus à El-Seboua, le grand fort de Kouban ou encore le temple de la XVIIIème dynastie d'Aniba, qui ont sombré dans les eaux du Nil. L'engloutissement d'une province entière, la Nubie, dont les villages colorés qui s'échelonnaient autrefois sur les rives du Nil furent rayés de la carte. La population, 100.000 personnes au total, dut quitter sa terre ancestrale pour être relogée en Égypte. De plus le barrage constitue une éternelle menace en cas de guerre. S'il était détruit ou endommagé, un raz-de-marée submergerait l’Égypte entière.

Les forces occultes de l'athéisme à l'arrière-plan de l'Union Soviétique ont réalisé une opération de grande envergure. Par la construction du barrage d'Assouan, la profanation des lieux sacrés se perpétue. Et surtout, puisque l'eau est conductrice d'éther, le Nil, privé de ses crues, donc de ses respirations cycliques naturelles, ne peut plus irriguer la terre d’Égypte des flux dont les âmes se nourrissaient. Le barrage d'Assouan porte la signature de l'Âge Noir.

Il participe à la destruction d'une des plus grandes civilisations humaines et à la désertification de la terre qui l'a vue naître, et il ferme définitivement le chapitre de la magique terre de Misraïm.

J'ai voulu exposer quelques idées sur l’Égypte pharaonique, non par nostalgie d'un passé glorieux définitivement révolu, mais pour orienter notre vision vers l'avenir. La nôtre n'est pas celle des autorités terrestres. L’Égypte est le modèle éternel d'une civilisation tournée vers la transcendance. Ses Initiés étaient les véritables Maçons de la cité céleste, œuvrant pour libérer l'humanité des chaînes de l'illusion matérielle. Pharaon pouvait s'intituler Le serviteur des serviteurs des Dieux. Avant de servir les privilèges de caste, les prêtres initiés servaient le peuple en lui transmettant les bénédictions du ciel. Ces bénédictions descendaient d'un royaume éternel et ne ressemblaient pas aux grâces des éons de l'au-delà que la prêtrise décadente a ensuite déversées sur le monde.

La force divine qui circulait dans la hiérarchie initiatique se maintenait à l'aide du réseau de sanctuaires innombrables, représentant les fonctions organiques de l'univers. Cet ensemble était unifié en Pharaon, le Roi Initié, garant de l'unité du corps de l’Égypte.

Une civilisation matérialiste qui tenterait d'imiter cette unité de manière politique, comme l'Ordre Mondial d'aujourd'hui, produirait un état d'aliénation aux forces inférieures. Si Dieu ne garde pas la maison, c'est le diable qui le fera. L'ordre doit régner, mais lequel ? Puisque l'Ordre Mondial nous annonce clairement à quelles puissances il est relié, et si nous refusons de nous y soumettre, spirituellement tout au moins, il faut recréer une nouvelle civilisation. Les fondateurs de la civilisation égyptienne n'ont pas raisonné autrement. La société décadente de l'Atlantide était parvenue à sa limite et devant son écroulement imminent des groupes se formèrent en se séparant du tronc malade.

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La semaine prochaine : l'Atlantide

2 commentaires:

  1. qu'en est-il des autres pyramides dispersées un peu partout dans le monde? ( Bosnie,Chine,Japon,Amérique centrale....) Est.ce bien certain que celles d'Egypte ne fonctionnent absolument plus?

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  2. le nill et ghizée ont été sculptés pour representer orion et sa nebuleuse...est ce cela que signifie "représentant les fonctions organiques de l'univers"...si oui,quelle sont ces fonctions?
    merci pour cette traduction.

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