Bistro Bar Blog

jeudi 18 février 2016

L'assassinat de John Fitzgerald Kennedy (3ème partie)

Partie 1
Partie 2

(...)
Afin d'étayer davantage, je vous renvoie au discours complet de Kennedy sur le gouvernement de l'ombre, celui que j'ai mentionné plus haut. Le web fait maintenant une fixation sur des extraits de ce discours et les extraits servent à deux choses principales. 1) Montrer que Kennedy combattait ce gouvernement de l'ombre, comme l'aurait fait Teddy Roosevelt, 2) Nous montrer que ce gouvernement de l'ombre a désormais pris le pouvoir, après le false flag du 11 septembre. Mais le discours intégral ne va pas dans ce sens. Tout ce que vous avez à faire est d'écouter la totalité du discours pour réaliser que les extraits sont pris hors contexte et que l'essentiel du discours est l'opposé exact de ce qu'on nous a dit. JFK parle en fait en faveur du secret gouvernemental. Il n'y a aucun doute là-dessus, il n'y a aucun débat possible. Il le dit catégoriquement, en langage clair. Il parle devant la presse, en lui demandant de se censurer elle-même par patriotisme. Il dit que la guerre n'a pas été déclarée – ce qui fait que certaines provisions légales ne sont pas encore en activité – mais il demande à la presse et au peuple américain d'agir comme s'ils étaient en guerre déclarée et dans ce but de tolérer des niveaux accrus de confidentialité officielle de la part du gouvernement. Non seulement le discours de JFK n'est nullement en contradiction avec les discours de Bush après le 11 septembre, mais il en est le net précurseur. JFK est un meilleur orateur, mais il dit la même chose. Il utilise la guerre froide comme une excuse pour le secret et ne pas avoir à rendre de compte.


La réelle signification du discours intégral détruit le 1) ci-dessus, car Kennedy a toujours été un membre du gouvernement de l'ombre, demandant davantage d'obscurité. Mais remarquez qu'il détruit aussi le 2). Le gouvernement de l'ombre n'a pas pris le pouvoir après le 11 septembre. Il a toujours existé. Nous verrons plus loin jusqu'à quel point.


Que ce discours serve aujourd'hui les libéraux pour contrer l'agenda des néocons est stupéfiant. Nous devons supposer que ceux qui s'en servent ainsi, y compris les chercheurs de vérité pour le 11 septembre et les théoriciens alternatifs de JFK, sont soit très ignorants soit très malhonnêtes, ou les deux. Je pense qu'il est possible, même probable, que la désinformation est diffusée à dessein par les deux côtés ; et il est également possible, voire probable, que ceux qui ont manigancé le complot Kennedy soient aux commandes des deux partis et des deux théories, à la fois pour et contre, tant pour le modèle standard que pour le modèle alternatif.




Mais retournons à Dallas nous occuper du film de Zapruder et des autres films, ainsi que des événements de ce jour-là. Comme certains l'ont souligné, le Zapruder était suspect depuis le début, en raison d''images qui manquaient. Il contient beaucoup d'autres anomalies, découvertes par des centaines de chercheurs. Je confirmerais quelques-unes de ces anomalies ici si je voulais, mais je ne le ferai pas. Parce qu'à la fin toutes ces anomalies nous fourvoient encore plus. Elles nous orientent sur des détails alors que nous devrions regarder l'image dans son ensemble. Le plus gros problème avec l'analyse du film de Zapruder et celle d'autres films est celui de la focalisation. Il faut trier les faits par ordre d'importance. Il existe beaucoup de faits disponibles à Dallas, mais seuls quelques-uns seront cruciaux pour un argument final. Nous n'avons pas besoin de tas de découvertes qui ne débouchent sur rien, il nous faut juste quelques découvertes concluantes. Ce sera suffisant.


Tout d'abord, des "faits" qui dépendent d'un témoignage ne sont jamais des faits réels. La partie adverse peut toujours réfuter un témoignage en le qualifiant de mensonge ou de problème de mémoire. Nous avons donc besoin de faits qui ne dépendent d'aucun témoignage. Cela fait, nous sommes prêts à une analyse des films et photos et des autres preuves matérielles existantes. Les fusils et balles peuvent ou non avoir été insérés, donc nous devons les traiter comme des témoins. Donc peu fiables. Ce qui nous laisse les films et photos. Ces derniers peuvent aussi être truqués, il nous faut donc des preuves qui transcendent tout truquage possible. Est-il possible de découvrir des preuves de ce genre ? Est-il possible d'accepter, sans argumentation, que tous les films sont véridiques et complets et qu'ils présentent encore des preuves parfaites d'un complot pour nous fourvoyer ? C'est possible. En fait, c'est très facile.


Le monde a besoin de se souvenir que le fardeau des preuves est ici du côté du gouvernement. Il est le seul à essayer de fourguer une histoire. Cette histoire est que JFK a été assassiné à Dallas. Cette histoire devrait être facile à prouver au-delà de tout doute. Tout ce qu'il nous faut c'est un corps. Bien, nous avons montré que nous n'avions pas de corps. Ils n'ont pas voulu nous donner cela. Ils nous ont donné un tas de photos vraiment mauvaises d'autres gens, avec des blessures et des histoires qui ont changé de manière spectaculaire entre Dallas et Bethesda. Sans cette preuve, nous devons regarder les films et photos de Dallas. Nous n'avons pas à montrer qu'ils sont truqués ou falsifiés pour démontrer qu'ils ne prouvent rien. Nous pouvons les accepter tels quel, aussi véridiques et complets et encore démontrer qu'ils ne prouvent rien. Nous le ferons en exposant un problème, celui de leur cohérence (du script).


Nous admettrons que certains films et photos du début de l'itinéraire semblent nous donner une identité certaine des Kennedy. Nous supposerons aussi qu'ils étaient réellement pris ce jour-là, bien que cela ne soit pas sûr (voir plus loin). Mais nous n'avons aucun film ou photo à partir desquels il est possible d'identifier les occupants de la voiture, une fois qu'elle parvient sur Dealey Plaza. Le Zapruder et tous les autres films et photos de Dealey Plaza ne sont pas d'une qualité indiquant que nous regardons les Kennedy ou des doublures. Nous voyons beaucoup de monde prendre des photos sur Dealey Plaza, mais les gens se débrouillent toujours pour faire des photos de loin ou en retrait. Et Zapruder est le moins clair de tous. D'après le Zapruder, il est à peine possible d'identifier la voiture en détail, encore moins les occupants.


C'est vrai même avant d'atteindre la Plaza. La photo d'Altgen sur Houston Street (ci-dessous) juste avant de tourner vers la place est prise de l'arrière. Et la photo de Scott Hale (juste en dessous) de Main Street, bien que prise de côté, n'est pas concluante. En tout cas, la photo de Hale est la preuve d'une doublure, car ce profil ne ressemble en rien à celui de Kennedy. Depuis quand Kennedy a-t-il une mâchoire inférieure aussi proéminente ?




Notez aussi la date en haut de cette photo. MAR 64. Ils vous testent.


C'est à la fois tout à fait inhabituel et tout à fait évocateur de ne pas avoir le reportage non-stop de l'intégralité du circuit à Dallas. Le défilé d'un président dans une grande ville, en plein air, par une journée ensoleillée : un événement très rare pour tout un tas de raisons, la moindre étant que c'est plutôt risqué, que ce soit pour Kennedy ou tout autre président avant ou après lui. Et pourtant nous n'avons aucun reportage filmé des trois grandes chaînes de TV. Nous devons nous rabattre sur des cameramen tremblotants comme Bell et Zapruder etc., qui ne réussissent même pas à centrer l'image. Pourquoi ? C'est quoi, ce travail ? Et pourquoi personne d'autre ne se pose-t-il la question ? Pourquoi les théoriciens alternatifs posent-ils toujours des questions qui mènent à une impasse ? Pourquoi avons-nous depuis 44 ans des gens qui s'embourbent dans des détails techniques, des témoignages visuels et autres voies sans issue, alors qu'on ne pose jamais les questions essentielles ?


La question de la falsification ou de la fabrication des films est intéressante, mais elle n'est pas décisive. Le fait central de tous les films est que, pris dans leur ensemble, ils ne présentent aucune cohérence. Le cortège au complet aurait pu s'arrêter juste avant Dealey Plaza pour prendre un rafraichissement et aller aux toilettes et nous n'en aurions eu aucune connaissance. Vous diriez qu'il y aurait eu des témoignages pour ce genre de choses. Mais vous devriez dire qu'il aurait fallu avoir un témoignage pour ces choses. Si quelqu'un avait pensé suffisamment important de le mentionner et si ce quelqu'un n'en avait pas été empêché, alors oui, nous l'aurions su par un témoignage. Nous n'en aurions rien su autrement. Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas sur ce jour-là et ajouter un élément nouveau à cette liste est loin d'être révolutionnaire.


Supposons que, juste avant Dealey Plaza, les Kennedy soient allés très vite dans un grand magasin, encadrés par les services secrets et qu'ils en soient ensuite sortis juste une minute plus tard. La foule penserait que c'est un "arrêt pipi" et rien d'autre. Après un meurtre, qui pense à mentionner ce genre de chose ? En quoi cela pourrait-il être pertinent ? Si quelqu'un le mentionne, on l'ignore comme étant anodin. Vous direz qu'on n'a aucune preuve que c'est arrivé. Et je réponds, nous n'avons aucune preuve que ce ne soit pas arrivé. En raison de l'étrange preuve vidéo qui nous a été servie, la possibilité est grande ouverte. Cela me suffit. Je n'ai pas besoin de tout prouver. Tout ce que j'ai à faire est de montrer que nous n'avons aucune preuve fiable de la présence des Kennedy dans la voiture sur Dealey Plaza.


[Passage ajouté en mars 2015 : un lecteur m'a fait remarquer le témoignage de Connally au Congrès où il admet qu'ils ont stoppé deux ou trois fois.
M. SPECTER : Le véhicule s'est-il arrêté quelque part durant ce défilé ?
Le Gouverneur CONNALLY [Connally, gouverneur du Texas, et sa femme étaient à bord avec les Kennedy] : Oui. Il y a eu au moins deux occasions où l'automobile s'est arrêtée dans Dallas et peut-être une troisième. Il y avait une petite fille, je pense que c'est ça, qui portait une pancarte disant, "Monsieur le Président, arrêtez-vous s'il vous plaît et venez me serrer la main" ou à peu près – c'était ce qui était écrit sur la pancarte – et il a dit au chauffeur de stopper et il lui a serré la main ; et bien sûr, il a été immédiatement entouré par une foule de jeunes et les hommes des services secrets de la voiture suiveuse nous ont aussitôt rattrapés et se sont interposés entre la foule et la voiture pour les tenir à distance de l'automobile et ce fut un arrêt très court. À un autre endroit le long de la route, une religieuse catholique était là, venant manifestement d'une école privée, avec un groupe de petits enfants et il s'est arrêté et lui a parlé ainsi qu'aux enfants ; et je pense qu'il y a eu un autre arrêt en chemin, mais je ne me souviens pas précisément de l'occasion. Mais je sais qu'il y en a eu deux, mais je pense qu'il y en a eu encore un autre.


Sachant ce que nous savons, on doit admettre que c'est un témoignage bizarre. Les trois arrêts sont curieux. Le premier s'interprète comme un scénario hollywoodien, inséré spécifiquement pour un effet émotionnel. Des enfants et une religieuse. Je suis juste surpris que nous n'ayons pas entendu parler d'un chien avec trois pattes et d'un vétéran en fauteuil roulant et d'une maman avec une tarte aux pommes. Mais le troisième est le plus étrange : Connally peut se souvenir de ces enfants et de cette religieuse, mais ne peut se souvenir du troisième arrêt ? N'importe quel psychologue l'interpréterait comme quelqu'un qui dissimule quelque chose. C'est un exemple classique. Il présente tous les signes d'un mauvais mensonge. Quelqu'un qui raconte un bobard et qui ne le fait pas bien du tout. Il pense qu'ils ont stoppé une troisième fois mais ne peut nous le dire exactement. Pourquoi l'avoir mentionné, alors ? Pourquoi ne pas avoir juste dit deux fois ou inventé une histoire stupide pour la troisième fois ? Parce que c'est un mauvais menteur et que sa conscience lui joue un mauvais tour. C'est un énorme signal d'alarme de type freudien. Je suggère que cette troisième fois à laquelle pense Connally est le moment où ils se sont arrêtés pour faire venir la doublure, juste comme je l'ai dit. Il est impossible, bien entendu, de le savoir, mais cela confirme mon idée. J'ai dit que c'était possible et dans la mesure où il y a eu des arrêts, cela s'est produit. Selon ce témoignage curieux ils se sont arrêtés au moins trois fois. Trois fois, alors que – si ces événements n'avaient pas été complètement manipulés – ils n'auraient pas dû s'arrêter du tout.]


Le gouvernement prétend quelque chose, pas moi. Le gouvernement a un minimum de preuves à charge, pas moi. Vous et moi sommes comme des jurés, non des hommes de loi. C'est à nous qu'on devrait produire de vraies preuves, et non le contraire. Notre travail premier est de réfuter les déclarations et non de les fabriquer. Le gouvernement prétend que Kennedy a été tué et il nous présente comme preuve les photos de Bethesda et les films de Dallas. J'ai juste besoin de montrer que les preuves du gouvernement ne prouvent rien. On ne me réclame pas de prouver une théorie alternative ; au contraire, c'est au gouvernement qu'on demande de produire la preuve que le président a été tué. Il ne l'a pas fait. En raison du manque de cohérence dans les films et le manque de certitude des identités sur Dealey Plaza, nous n'avons aucune preuve. La seule preuve semble pointer vers le meurtre de Kennedy. Mais, sur le plan rationnel, c'est un échec total.

Si vous regardez tous les films de ce jour-là, vous restez avec l'impression d'avoir un enregistrement complet du défilé de Dallas. Vous pensez que vous pouvez au début identifier avec certitude les Kennedy, vous ne supposez aucune absence de continuité dans les images et vous supposez donc que les Kennedy sont dans le film de Zapruder. Mais, comme je l'ai montré, nous n'avons AUCUNE preuve avec le film Zapruder que les Kennedy sont dans la voiture. Avec le manque de coohérence, nous n'avons que ce que nous pouvons voir et ce que nous voyons ce sont des gens qui ressemblent de loin aux Kennedy. Nous savons que les Kennedy se déplaçaient avec des sosies, donc c'est la preuve de rien du tout. Étant données les preuves que nous avons, il est possible (et je dirais, presque certain) que Jack Kennedy ne se trouve pas dans la voiture à Dealey Plaza.

Ceci dit, il importe peu que les films ou photos aient été falsifiés. Même sous une forme complète et parfaite, ils ne prouvent ou même n'indiquent rien. La seule chose qu'ils indiquent est que quelqu'un qui ressemble à Kennedy a été touché à la tête par quelque chose. Étant donnée la qualité des films et photos, cela aurait pu être une balle ou une tomate. Nous n'avons aucun moyen de le savoir. Je pense que le film Zapruder a été trafiqué, mais même en acceptant le passage final comme véridique, le "coup fatal" fait toujours plus penser à un homme frappé par devant par une tomate qu'à un homme sur qui on a tiré par devant ou par derrière. Sur la question de la balistique, le coup final ne ressemble pas à une balle touchant quoi que ce soit. Tout expert en arme à feu vous le dirait. Les blessures d'un impact de balle ne ressemblent pas du tout à ça et les blessures de sortie n'ont pas cette configuration de pulvérisation. Une vraie blessure de sortie causée par un fusil aurait dû se projeter en cône vers l'avant et non en cercle sur les Connally. Tous les "témoignages d'expert" que vous avez vus à la TV ou lus ne sont que de la désinformation. Mais cela n'est pas vraiment grave. Toutes les questions les plus spécifiques sur le fait sont hors sujet dès qu'on réalise que nous n'avons aucune preuve solide et reconnue que quelqu'un a été tué ce jour-là.

Nous n'avons pas à prouver si c'était ou non Kennedy ou si c'était ou non une balle ou s'il y avait un tireur ou vingt tireurs. Toutes ces choses sont au-delà des preuves ou de l'absence de preuves, en fonction de celles que nous avons. Tout cela pour dire que nous n'avons aucune preuve – qui tiendrait dans un tribunal – que Kennedy ou quelqu'un d'autre a été tué ce jour-là. En fait, c'est précisément pourquoi Oswald devait faire semblant d'être tué. Le gouvernement ne pouvait prendre le risque de le présenter au procès et de lui attribuer un avocat. Ils n'avaient non seulement aucune preuve contre lui, ils n'avaient aucune preuve que le Président était mort. Tout bon avocat aurait découvert les gigantesques failles que je viens de découvrir et tout honnête jury aurait été obligé de l'innocenter pour absence de cadavre.

Donc, la bonne question n'est pas, "Où est le corps de Kennedy ?" ou "Qui a tué Kennedy et pourquoi ?" La bonne question est, "Pourquoi Kennedy a-t-il simulé sa propre mort ?" L'absence de corps, la dissimulation, la falsification des preuves, l'incroyable quantité d'incohérences, les mensonges répandus de tous les côtés par tout le monde, la désinformation continuelle depuis 44 ans, tout converge vers une mort qui était tout simplement simulée. Ni la théorie standard ni la théorie alternative ne colle aux faits ou aux preuves. Elles acceptent toutes deux l'assassinat sans aucune preuve ou sans en demander. Pourquoi ? Quel genre d'enquêteur accepterait un meurtre sans corps ? Quel genre d'enquêteur alternatif serait assez "courageux et honnête" pour proposer que de faux cadavres aient été utilisés, mais qui n'aurait jamais compris la signification de l'absence de vrai cadavre ? Pourquoi les théoriciens alternatifs se précipitent-ils vers la première conclusion – que Kennedy a été assassiné ?

Vous direz que c'est dû au fait que Kennedy n'était plus président, qu'il n'était plus visible, qu'il ne vivait plus à son ancienne adresse, qu'on ne le trouvait plus à Hyannis Port ou à Martha's Vineyard [résidences de vacances de la famille Kennedy dans le Massachusetts], etc. Mais ce n'est en rien une preuve. Je pourrais dire que cela prouve que le gouvernement américain a choisi la clandestinité ce 22 novembre 1963 et que c'est le moyen qu'ils ont choisi pour le faire. Kennedy voulait davantage de secret et quelle meilleure manière de l'obtenir qu'en mettant la présidence toute entière dans la clandestinité ? Ce qui ne veut pas dire que Kennedy devait vivre sous terre et ne jamais plus revoir le jour, c'est juste pour dire qu'il devait cesser d'apparaitre en public, qu'il devait cacher ses déplacements et ainsi de suite. D'autres gens l'expérimentent depuis des dizaines d'années, des gens sans les ressources de la Maison Blanche et du gouvernement fédéral.

Les contradicteurs argumenteront que c'est impossible. Les contradicteurs donnent le même argument pour le 11 septembre et ça ne tient pas plus la route. Ils disent qu'on ne peut garder les choses secrètes, que les gens ne peuvent disparaître ainsi. De complètes balivernes, bien sûr, car nous avons quantité d'exemples dans les deux cas. Beaucoup de choses restent cachées pendant des décennies et des gens bien vivants disparaissent tout le temps. Le rapport officiel de l'assassinat est une preuve en soi. Même si vous croyez à la Commission Warren, vous devez savoir que certains secrets existent toujours. Les documents définitifs de la Commission Warren ne seront publiés qu'en 2017 (en supposant que les documents essentiels n'ont pas été détruits il y a longtemps). Les documents officiels des Archives Nationales sur l'assassinat, quelque 848 cartons scellés, ne seront pas publiés avant 2039. C'est un fait connu. Ces secrets sont bien gardés, n'est-ce pas ? Un autre exemple est le Projet Manhattan, gardé secret pendant des années. Un autre secret est celui de Lookout Mountain à Laurel Canyon, gardé secret pendant des dizaines d'années [Miles Mathis en parle en introduction dans l'article sur l'arnaque desbombes atomiques]. Supposer que les secrets sont impossibles à garder est simplement admettre sa naïveté. Et on peut supposer que le gouvernement a d'autres méthodes pour conserver les secrets, des méthodes non officielles.

Savez-vous ce qui se passe à Iron Mountain, au Pentagone, à Los Alamos, à Guantanamo, à Langley, sur toutes les petites îles qui bordent la côte de l'Amérique du nord ? Non. Rendre une présidence clandestine est chose facile comparée aux autres choses que fait chaque jour le gouvernement. Vous simulez une mort, placez un autre gars à la Maison Blanche comme façade (Johnson), et donnez ensuite vos ordres par téléphone. Vous pouvez même cacher Jack à Hyannis Port ou à Martha's Vineyard, sans désagréments pour lui ou sa famille. Savez-vous ce qui se passe dans les résidences des Kennedy ? Qui sait ce qui se trame là-bas, sauf si ceux qui y étaient voulaient vous le faire savoir ? Non. Pourquoi, exactement, serait-il difficile de mettre une présidence dans la clandestinité ? Vous ne savez pas ce qui se passe chez moi ou dans la maison voisine. Qu'est-ce qui vous fait penser que vous savez ou pourriez savoir quoi que ce soit sur les Kennedy, à moins qu'ils ne veulent vous le faire savoir ?


La presse n'a même pas été assez futée pour venir filmer le défilé de Dallas. C'est pourquoi nous devons nous rabattre sur le Zapruder tremblotant ou le Bell . La presse n'a pas été assez futée pour demander des preuves de la mort du Président. La presse n'a pas été assez futée pour ne pas se laisser abuser par l'acte d'Oswald. Qu'est-ce qui vous fait penser que la presse est suffisamment futée ou motivée pour pénétrer les secrets des Kennedy ? Quelqu'un a-t-il recherché un jour Jack sur Martha's Vineyard ou ailleurs ? Non. Il n'y a jamais eu d'investigation de ce genre. Vous ne trouverez pas des choses que vous ne cherchez pas et personne n'a fait des recherches sur la possibilité que Jack ait continué à être Président après le 22 novembre 1963.

Avant de continuer, je souhaite souligner que cela explique toutes les "coïncidences" entre l'assassinat de Lincoln et celui de Kennedy. Ces coïncidences présentent des coïncidences de nom et de date et ont été diffusées pendant plusieurs dizaines d'années. Vous en avez probablement entendu parler. L'une d'elles concerne la secrétaire de Lincoln qui s'appelle Kennedy et la secrétaire de Kennedy qui s'appelle Lincoln. Eh bien, comme j'ai montré que les deux assassinats étaient fabriqués, nous voyons maintenant que les coïncidences n'en étaient pas du tout. Ce sont des parallèles qui ont été volontairement insérés après coup dans les deux histoires [et dont une bonne partie est erronée]. Vous pouvez aussi y penser comme des indices. Ce sont des indices disséminés par les Renseignements pour tester votre intelligence. On veut vous tromper, oui, mais on peut jouer en même temps avec vous, car ils se sentent ainsi deux fois plus puissants. Nous verrons de nombreux autres exemples plus loin.

Mais retournons à Dallas pour d'autres indices. Selon le récit officiel, la sécurité était exécrable ce jour-là : la ville de Dallas était sans surveillance. Selon les théories alternatives, la sécurité était encore pire, autorisant de multiples tireurs et un accès libre immédiat à la rue. Je vais vous montrer que cette apparence d'un Dallas sans surveillance est fausse.

Souvenez-vous que les théoriciens alternatifs regardent les fenêtres ouvertes du Dépôt de Livres et supposent que le bâtiment n'était pas sous le contrôle des services secrets. Mais ils supposent ensuite que les services secrets faisaient partie de la conspiration, ou qu'un fusil avait été placé dans le Dépôt, ou qu'Oswald était un espion et/ou victime d'un coup monté etc. En d'autres mots, ils impliquent que les fenêtres ouvertes n'étaient pas un accident ou une vue de l'esprit. Le bâtiment était bien sous contrôle ; il était contrôlé par les méchants, quels qu'ils soient, et ils appartenaient au gouvernement.

Bien que je sois d'accord pour le bâtiment sous contrôle, je fais une supposition différente sur ceux qui le contrôlaient. Je suppose que dès lors que Kennedy avait le contrôle total de l'événement, ses hommes devaient avoir le plein contrôle de cette partie entière de la ville. Ce qui veut dire qu'ils avaient un total contrôle sur la foule et les bâtiments. Si les fenêtres avaient été laissées ouvertes, ce n'était pas pour encourager des tireurs en embuscade, on les avait laissé ouvertes comme éléments bien visibles d'une mise en scène.

Pour le dire d'une autre manière, l'intégralité du cortège figurait un film d'Hollywood. Eh oui, ils tournaient un film ce jour-là. En fait, ils en tournaient plusieurs. Ils ont embauché de multiples cameramen "amateurs" pour faire leur film d'un jour et une foule d'autres en plus. Tous les gens présents ce jour-là, y compris Zapruder et Bell et tout le reste, étaient des figurants dans le film. En ce sens, ils n'étaient pas tous conspirateurs. Mais rappelez-vous, ce n'étaient pas les conspirateurs d'un meurtre, ce qui rend les choses plus faciles à comprendre. Cela rend beaucoup plus facile à ces gens de mentir, car il n'y a jamais eu de sang sur les mains de quiconque ce jour-là. Ils ne mentaient pas sur l'assassinat d'un président ; non, ils mentaient juste sur le "départ d'un président vers la clandestinité pour sa propre sauvegarde". Ils protégeaient leur commandant en chef adoré.

Nous avons déjà de larges preuves que parmi ces gens il y avait des "gens dans le coup" [des "insiders"]. Zapruder en est le parfait exemple. Il s'est débrouillé pour heurter les services secrets au moment du coup de feu et ce sont eux qui ont enlevé le film de sa caméra pour le développer. C'est un fait connu et pourtant il n'a pas été interprété. Comme l'aurait dit Sherlock, "on l'a vu mais pas regardé". Zapruder était un figurant, probablement rémunéré. Par conséquent rien de ce qu'il a fait ce jour-là n'était accidentel. Tout avait été écrit. S'il se trouvait trop loin pour une bonne identification, ce n'était pas par accident. S'il avait un compagnon pour corroborer son récit, ce n'était pas par accident. S'il a bousculé les services secrets juste après le tir, ce n'était pas un hasard. C'était le plan.


Même chose avec Bell. Pourquoi ces deux cameramen qui filment à quelques dizaines de mètres sur Dealey Plaza quand on sait que des gens prenaient des photos au bord du trottoir ? Ce n'est pas que Zapruder ou Bell soient arrivés en retard. Zapruder nous dit qu'il avait reculé pour s'appuyer au mur. Mais pourquoi avoir fait cela ? La foule était si clairsemée sur Dealey Plaza qu'il n'avait pas besoin de filmer par dessus la tête de quelqu'un.



Zapruder est supposé filmer depuis ce mur blanc tout au fond. Mais il n'y a personne devant lui. Pourquoi ne pas filmer depuis le trottoir ? Et par ailleurs, les gens sont descendus dans la rue pour prendre des photos, comme nous le savons par les photos elles-mêmes (voir plus loin). Nous voyons d'après les propres films de Zapruder et Bell qu'il n'y avait aucun cordon de sécurité et aucune police pour contenir les photographes sur la pelouse ou à une distance de sécurité. Zapruder n'avait aucun besoin de se rabattre à une dizaine de mètres. Nous devons supposer qu'il l'a fait pour une certaine raison et la meilleure hypothèse est qu'il avait des ordres. Il aurait pu filmer quelque chose de révélateur s'il s'était trouvé sur le trottoir. Depuis le mur blanc en arrière, son film était inutilisable sauf pour une propagande.


De même, les fenêtres du Dépôt de Livres faisaient partie du script, partie du film qu'on tournait. Elles ont été ouvertes pour donner des indices à l'audience, pour faciliter le mouchardage de la position du méchant.


On trouve d'autres preuves en ce sens en regardant la foule sur Dealey Plaza. Cette foule a été étudiée en détail, mais une importante question n'a pas été posée. "Pourquoi si peu de gens ?" Le ciel est tout bleu et il y a plein de belles pelouses vertes. C'est le seul endroit dégagé, la seule zone du circuit ressemblant à un parc. Ce serait le meilleur endroit pour camper en attendant le cortège. Pas de barrière de sécurité, presque pas de policiers : le public semble le bienvenu. On ne nous indique pas que le public était contenu, car si c'était le cas, ces "excursionnistes en ballade à Dallas" que nous voyons ne seraient pas là non plus. Non, nous devons croire que le public est bienvenu, mais on ne le montre que par groupe de deux et de trois. Kennedy était le président le plus populaire depuis Teddy Roosevelt et Dallas aurait décidé de rester à la maison ?


On pourrait penser qu'il n'y avait pas grand-monde à avoir entendu parler du défilé, mais le Dallas Morning Star avait publié une carte de l'itinéraire ce matin-là. Deux journaux de Dallas avaient publié l'itinéraire le 19, trois jours plus tôt, les gens avaient donc eu le temps de préparer un pique-nique et des trucs de ce genre. On s'attendrait à ce que tous ceux qui travaillaient en ville descendent faire une pause- café. Ceux qui ne travaillaient pas en ville et n'avaient pas besoin de retourner au bureau après se seraient naturellement rapprochés de la place engazonnée, où des foules plus importantes pouvaient se rassembler. La pente aurait permis aux retardataires de voir par dessus ceux des premiers rangs, comme on peut le voir depuis les marches conduisant vers le tertre engazonné. Un tertre est une petite colline. Et pourtant nous ne voyons qu'une ligne discontinue de spectateurs en ville et une Dealey Plaza presque vide. Pour une preuve claire, regardez le petit film de Marie Muchmore , pris du côté opposé à Zapruder. Où sont les gens ? Pourquoi n'y a-t-il qu'une poignée de gens ici, à l'endroit où il y a le plus beau gazon et un espace bien dégagé ?

À suivre.

2 commentaires:

  1. Je fais aussi un HS avec l'humour du Gorafi : Paris – La nouvelle réforme du droit du travail a décidé de s’attaquer à un vieil acquis social, celui du versement d’une rémunération pour tout travail effectué. Reportage.
    http://www.legorafi.fr/2016/02/18/reforme-du-travail-le-gouvernement-veut-revenir-sur-lacquis-social-de-verser-un-salaire/

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  2. le gorafi ne me fait pas rire...dsl.par contre merci pour kenedy et sa legende....

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