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dimanche 23 juin 2013

Dossier musique (1/4)

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On dit que la musique adoucit les mœurs, cela est-il toujours vrai ? .

Rudolf Steiner a dit au début du 20ème siècle qu'il fallait se méfier du phonographe. Pourquoi ?

Toutes les musiques, sauf exception, que nous écoutons aujourd'hui ne vibrent plus au même diapason qu'auparavant. Des hommes ont décidé de le changer pour une raison qu'on peut imaginer.

Et la "musique" contemporaine populaire a été créée de toutes pièces, avec des interprètes formatés, dans un but bien déterminé.

Cet article va comporter 3 parties. Nous verrons en première partie l'action de la musique sur l'âme humaine et pourquoi Steiner disait de se méfier du "phonographe", en deuxième partie que la fréquence vibratoire a été changée dans un sens négatif, avec les effets du changement sur le vivant et enfin nous aurons un exemple de l'orientation donnée à la musique créée au début des années 60 avec un article intitulé "Les Beatles et la conspiration du Verseau".


PREMIÈRE PARTIE


L'action de la musique sur l'âme humaine (extrait du n° 6 de la revue VITRIOL)


La musique est l'élément culturel le plus important de la vie. Elle est omniprésente. Il n'existe rien d'autre qui soit comparable à la musique, l'art suprême des muses. Il y a eu des époques – et il existe encore des peuplades – sans architecture ou sans peinture, par exemple. Mais il n'y a jamais eu de civilisation ni, à ma connaissance, de peuple qui ne possédait pas, sous une forme ou sous une autre, l'art de la musique.

Le désir d'enrichir notre vie avec de la musique, de marquer par elle le caractère des fêtes, des occasions importantes ou intimes, ne date pas de notre époque. Quand on regarde la description de la vie des ménestrels et des troubadours, on s'aperçoit que la musique était présente partout, dans toutes les situations de la vie : lors des noces, aux funérailles, dans les fêtes, mais aussi dans les ateliers, dans les chambres des enfants. Les troubadours accompagnent les voyageurs. Le besoin d'entendre de la musique n'est donc pas un phénomène contemporain.

La mémoire du corps éthérique

Aujourd'hui les troubadours ne sont plus là ; la musique enregistrée a pris leur place dans les restaurants, les magasins, les lieux publics et privés. La musique a une action très profonde sur l'âme humaine. Prenons le cas de la musique populaire "rock", sans nous demander s'il s'agit ou non de musique ; la question sera traitée plus tard. Cela est considéré comme de la musique par des millions d'êtres humains. Il peut nous arriver l'expérience suivante : nous entendons à la radio ou dans un restaurant une mélodie à la mode. L'air ne nous plaît pas mais quelques jours plus tard, nous nous surprenons à fredonner cette mélodie. Cela nous ennuie ; nous avons envie de nous débarrasser de cette chanson malvenue. Parfois nous luttons avec détermination contre l'envie de la chanter, mais l'air s'est néanmoins gravé dans notre corps éthérique de façon durable. On peut se dire : loin de moi les "tubes" à la mode, mais ce "loin de moi" est illusoire. Il est très, très difficile de se débarrasser de l'un de ces chants. Nous écoutons souvent la musique de façon très peu consciente et elle se grave directement dans notre corps éthérique. Nous entendons quelquefois une telle séquence d'accords accrocheurs, une mélodie banale, mais insidieuse, puis nous les oublions pendant dix ou quinze ans, mais il suffit de réentendre quelques notes et tout le chant est de nouveau là !

La musique exerce une action formatrice. Nous sommes modelés par la musique ; aucun autre art n'exerce une action aussi puissante. C'est par la musique que les dieux ont façonné le monde. Quand Jean écrit au début de son évangile "Au commencement était le Verbe", il ne veut pas dire le mot parlé, mais le chant. Il ne parle pas non plus du chant des hommes, de la mélodie, mais du chant solaire.

Le phonographe

En 1923, à Penmaenmawr, au pays de Galles, près du lieu d'origine de Perceval et des centres druidiques, Rudolf Steiner a donné un cycle de treize conférences brossant un vaste tableau de l'être humain et de son évolution au cours des âges. Chose curieuse, le conférencier a interrompu le développement de son thème dans la onzième conférence pour insérer quelques remarques d'apparence insolites. Il a dit :

"À l'égard de tout ce qui sert à satisfaire mécaniquement ses besoins : automobiles, machines à écrire, etc...l'humanité saura bien elle-même se tirer d'affaire si l'on peut dire.

Un cas plus grave – pardonnez-moi de clore en évoquant quelque chose qui peut paraître trivial – c'est le phonographe. Au moyen du phonographe, les hommes emprisonnent l'art dans quelque chose de mécanique. S'ils en arrivaient à ressentir un goût passionné pour ces inventions où le reflet de l'esprit dans le monde physique est soumis aux lois de la mécanique, si l'humanité s'enthousiasmait pour ce qui s'exprime dans le phonographe, ils ne pourraient plus se défendre contre l'emprise de cette technique, et il faudrait alors que les dieux leur viennent en aide.

Certes les dieux sont bienveillants ; nous pouvons espérer aujourd'hui qu'en ce qui concerne la civilisation humaine ils nous viendront en aide, même à l'égard d'aberrations dont le phonographe est un exemple".

(…) Lorsque Rudolf Steiner parlait du phonographe, au pays de Galles, il devait savoir que non loin de là, à Liverpool, une musique assujettie à la contrepartie ahrimanienne de la lyre, la guitare électrique, allait être portée à son plus grand développement. C'était l'impulsion qui allait marquer la vie de toute une planète comme aucune autre impulsion "culturelle" auparavant. La musique des groupes emblématiques de Liverpool, comme les Beatles et les Rolling Stones, allait déferler sur le monde tel un raz-de-marée démolissant tous les acquis culturels, réduisant la culture à un niveau standard. La musique "pop" est-elle de la musique ? La réponse doit être nuancée. Lorsqu'un groupe joue en "live" sur une scène avec des guitares électriques, des synthétiseurs, etc., c'est effectivement une sorte de musique, quel que soit le support employé pour jouer. Il y a une communication qui passe de l'âme des musiciens à la personne qui écoute. Par contre, lorsque nous écoutons un disque ou une autre forme d'enregistrement – même une symphonie de Beethoven – il n'y a plus rien qui vient de l'âme d'un musicien. Il n'y a plus que les vibrations de la membrane d'un haut-parleur. Si l'être humain peut ressentir cela comme de la musique, c'est uniquement grâce à sa faculté de fantaisie. L'homme recrée intérieurement la musique en quelque sorte, à partir des bruits perçus, qui sont purement ahrimaniens.

Le chant de la fin

Posons-nous carrément la question : cette démolition des acquis culturels, n'était-elle pas nécessaire ? La musique évolue avec les êtres humains. Tout d'abord elle a été une communication des dieux aux hommes, le chant d'amour des dieux pour les hommes. C'est la forme originelle qu'elle a revêtue, à l'époque atlantéenne. Les échos de cette musique puissante, sublime, résonnaient encore dans les sept harmonies grecques. Mais petit à petit, le chant d'amour s'est transformé. Les hommes se sont mis à chanter leur amour pour Dieu. 

Puis une césure abrupte a été opérée par l'église catholique qui, au Moyen-Âge a interdit, sous peine de mort, tout chant autre que le chant grégorien. Dans les pays dominés par l'Église, le chant du barde a été éliminé. Mais alors la musique s'est détachée de la religion ; c'est le début des chants populaires d'amour de l'homme pour la femme puis, plus tard, de la femme pour l'homme. Il est vrai que la musique de ces chants a dégénéré, qu'elle est tombée bien bas, mais on constate quand même que l'évolution a suivi ce chemin que je viens de décrire. Ce n'est qu'au cours de la deuxième moitié de notre siècle que l'on voit le désarroi total s'emparer du chant, que des gens chantent l'amour de soi-même, l'amour du mal, l'amour de l'anéantissement...

(Extrait du recueil de conférences : La musique, base d'une technique nouvelle, Institut Anthrotech)

À suivre

17 commentaires:

  1. "..les musiques aujourd'hui ne vibrent plus au même diapason qu'auparavant.."
    J'ai ressentis ça une fois lors d'une soirée autour d'un feu, un gars avait ramener du Nepal, je crois, un instrument ressemblant à un mélange entre une guitare et le gaffophone de gaston mais en plus petit. Le son qui en sortait rappelait celui d'une harpe et nous transportait en quelques notes vers un monde merveilleux.... :-)))

    Qu'aurait dit Rudolf Steiner du CD et maintenant du mp3 voir et de la vidéo sur youtube?!? D’ailleurs, on voit la différence entre un vinyle et un cd et entre un 78tours au gramophone et un 33 sur platine électronique, graduellement l’aseptisation du champ vibratoire originale est devenue la norme

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  2. Pour confirmer ce que dit Ngiu au-dessus, je fais des soins en musique, et il m'est arrivé plusieurs fois d'être obligée de me servir d'un ordinateur : on ne ressent strictement rien, voire un "désaccord" !
    Pour compléter le sujet, un article que j'ai reçu il y a quelques jours, (comme quoi les infos sont concomitantes quand on veut bien être à l'écoute)
    "Remettons-nous sur la bonne longueur d'onde et nous retrouverons l'Harmonie !!‏" http://www.energie-sante.net/pe/?p=326

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  3. Chacun est bien entendu libre de ses croyances. En tant que musicien et énergéticien, je suis en total désaccord avec l'idée qu'une fois captée, enregistrée, la musique serait dépourvue d'âme ou de vertus vibratoires. Je pense même qu'une musique enregistrée a le pouvoir de modifier l'énergie d'un lieu, sans même la présence d'un auditeur humain. Je l'utilise à cette fin depuis de nombreuses années.

    Il est de bon ton, dans certains milieux "spirituels" de dévaloriser la musique enregistrée, mais c'est une démarche que ne peuvent partager aucuns mélomanes dignes de ce nom.

    Gwelan

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  4. Allez-voir l'article chez PATyBIO qui s'appelle : "Le Violoniste "

    http://patybio.over-blog.com/article-le-violoniste-118671038.html

    qui éclaire bien la perception de la la musique par une foule !


    533eopnded

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  5. Développement en partie faux mais s'approchant de la réalité. La musique enregistrée n'est aucunement blâmable ; seuls ceux qui l'enregistrent le sont. Ce que l'on appelle "l'intention du producteur/ingénieur du son" influe, elle, directement sur le résultat final. En résumé : les techniques d'enregistrements actuelles dénaturent, 8 fois sur 10, les signaux sonores d'origine en les compressant au mastering (une compression différente de celles appliquées lors d'une conversion en MP3, Ogg Vorbis etc. car le mastering intervient avant la mise en circulation de l'oeuvre, les conversions antérieures détériorant encore plus le signal). Á titre d'exemple, comparez un enregistrement live d'une oeuvre Classique dans un format très haute définition (DXD, DSD...) à un enregistrement Pop au même format (ce dernier sera forcément compressé puisque c'est la "mode"). Tout audiophile ou mélomane aura bien du mal à supporter l'enregistrement compressé car la fatigue auditive se fera très vite sentir, alors que pour l'oeuvre Classique, le souci de fidélité de l'enregistrement restituera au maximum les nuances, la dynamique, les timbres, l'image de l'enregistrement original.

    Mais les maisons de disques seront forcées de revenir à un son fidèle, de plus en plus de gens en ont marre d'écouter du bruit.

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    1. Je crois qu'on fait une confusion en parlant de compression entre les besoins de réduire la taille des fichiers pour une diffusion sur internet et les contraintes d'enregistrement de studio. S'il y a bien un aspect qui obsède les ingénieurs du son, c'est bien la notion de dynamique c'est à dire le respect de l'original. De ce point de vue, l'arrivée des technologies numériques a été une véritable bouffée d'air car tout d'un coup , le rapport signal / bruit devenait une donnée négligeable alors qu'elle était au centre des technologies analogiques (bruits de bande magnétique, bruits de surface du disque vinyl, etc ...)

      Gwelan

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  6. http://echelledejacob.blogspot.fr/2013/06/moonlight-sonata.html#comment-form

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  7. http://whatawonderfulworldblog.wordpress.com/2013/05/13/le-commandant-de-liss-reprend-space-oddity-depuis-lespace-video/#comment-5491

    :), :)

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  8. https://www.youtube.com/watch?v=Z81_pItU8yY



    Trop drôle et pleine d'humour :)

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  9. http://messagesdelanature.ek.la/l-homme-sonore-p672623

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  10. http://nemesistv.info/video/U2SWMS5SYS26/kodo-les-tambours-du-diable#

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  11. lasorciererouge2 août 2014 à 20:34

    http://www.ohmymag.com/insolite/ce-musicien-de-rue-interprete-a-la-perfection-un-tube-de-dire-straits-vous-n-039-allez-pas-en-revenir_art80638.html

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  12. https://www.youtube.com/watch?v=edBxC3oVNKQ

    Impossible shamanic voice

    Trop beau.....à écouter sans attendre !

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  13. https://www.youtube.com/watch?v=_ERgOABYY0k

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  14. http://incroyable.co/six-homme-commencent-a-chanter-dans-une-eglise-vide-la-chanson-nous-donne-la-chair-de-poule/

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    1. Sous-titré en Français certes mais de la PUB pour acheter un CD !!!
      BOF!

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