Bistro Bar Blog

vendredi 30 novembre 2012

Les visiteurs du soir...

Pour ceux qui ne connaitraient pas ce beau film et ceux qui voudraient le revoir.

Avec Arletty et Alain Cuny.


Allez, encore un chat

C'est Maru, le chat vedette japonais. Il adore se promener avec un sac sur la tête !

Une rareté ?

Mon "pilier de bar" préféré (il ne m'en voudra pas de cette appellation, je le sais), m'a envoyé cet article avec cette photo, extraits de 7/7.be :


Un (jeune, semble-t-il) policier américain de New York est allé acheter une paire de chaussures chaudes à un sans abri. Le policier avait toujours froid avec ses deux paires de chaussettes et il a pensé que le pauvre hère avec ses cloques aux pieds devait bien souffrir.

La scène aurait été photographiée sur le vif à l'insu du policier.

Alors, tous des bourreaux ces cops américains ?

Uranium : les origines du mal

Une vidéo que Kna a posté sur sa chaîne Dailymotion le 28 novembre (53 mn) :

Titre original : Uranium - is it a country? (Uranium - Est-ce un pays ?vous comprendrez  le titre en regardant la vidéo)

Actuellement, le combustible le plus utilisé pour la production d'énergie nucléaire est l'uranium, ce qui cause beaucoup de problèmes par les risques multiples qui en découlent au niveau mondial.

En Europe, l'énergie nucléaire est de plus en plus souvent célébrée comme pouvant sauver le climat. Et de toute évidence, les centrales nucléaires ont besoin d'uranium.

L'Australie possède les plus importants gisements mondiaux de cette ressource.


A travers ce documentaire, nous voyagerons entre la France avec la CRIIRAD, l'Allemagne, et cette "Land Down Under" (Terre des Antipodes)[*] pour illustrer d'où vient l'uranium, où il va et ce qu'il en est des impacts et des déchets de cette exploitation minière.


[*] Référence au tube mondial des années 80 "Down Under" par le goupe de rock Australien Men at Work.
Extrait : http//en.wikipedia.org/wiki/File:Down_Under_by_Men_at_Work.ogg




Uranium : les origines du mal par kna60

Convictions personnelles et manipulation

Les convictions de l'homme sont naturellement bousculables



Lorsque des gens sont confrontés à des opinions faussement présentées comme les leurs, ils défendent souvent l'inverse de leurs premières impressions. Face à un questionnaire dont les questions ont été modifiées après que des volontaires y ont répondu, la moitié d'entre eux n'a pas réalisé les changements quand ils ont relu les questions. Plus surprenant, 53% d'entre eux se sont mis à défendre l'inverse des positions qu'ils avaient choisies quelques minutes auparavant.



Défendre ses convictions personnelles c'est bien. Défendre aussi leur total opposé c'est par contre un peu bizarre. Une équipe de l'université suédoise de Lund a ainsi tendu un piège fort intéressant à 160 volontaires dont les résultats sont publiées dans le journal en ligne PLoS ONE. Au cours de l'expérience, les participants devaient répondre à un questionnaire à propos de leur degré d'accord, selon neuf nuances différentes, avec 12 affirmations. Celles-ci concernaient des problèmes de société et de géopolitique tels que le conflit Israélo-palestinien, la surveillance des e-mails par les États, la prostitution, l'immigration...



Autant de sujets pour lesquels les gens ont souvent un avis précis et qui font débat dans la société. Or, quand les participants tournaient la première page du questionnaire, il se collait à leur insu un papier qui changeait un mot ou deux dans l'intitulé des questions, tout en laissant les réponses inchangées. Les chercheurs leur ont ensuite fait lire trois des douze questions, dont deux ont été modifiées, et leur ont demandé d'argumenter leurs choix. La réaction des participants a dépassé les prévisions des universitaires. En effet, la moitié d'entre eux n'a pas remarqué les changements et, plus surprenant encore, 69% était d'accord avec une position qui n'était pas la leur à l'origine. 53% des gens ont même défendu rationnellement l'opposé de ce qu'ils avaient coché au départ.



"Je ne pense pas que nous avons piégé ou trompé les participants", explique l'auteur principal de l'étude Lars Hall. "En fait, cela montre un phénomène qui serait autrement très difficile à démontrer: à quel point les gens sont ouverts et flexibles. Cela remet en question la valeur des questionnaires remplis directement par les gens. Les résultats suggèrent que les tests standards ne sont pas assez bon pour retranscrire la complexité des positions qu'ont vraiment les gens", souligne le chercheur.



Un effet qui fait confondre pommes et pamplemousses
En vérité, Lars Hall n'en était pas à son coup d'essai puisqu'il avait déjà conduit une étude sur le phénomène qu'il appelle "le choix aveugle". Des participants étaient chargés de choisir, les yeux bandés, quel produit avait meilleur goût entre, par exemple, deux compotes. Alors qu'ils exprimaient leur préférence, les deux produits étaient inversés puis les gens devaient à nouveau y goûter avant d'argumenter leurs choix.



En moyenne, seul un tiers des échanges ont été repérés. Dans les cas de différences de goûts assez fortes, entre de la pomme à la cannelle et du pamplemousse, seule la moitié des cas a été détectée. Les gens maintenaient souvent leur premier avis même s'il ne correspondait plus à la réalité, ni à leur choix initial.

Japon, 30 novembre 2012

L'ONU et l'aspect sanitaire de la crise de Fukushima.


Communiqué de presse du rapporteur spécial des Nations-Unies sur l'état sanitaire du pays après une visite au Japon du 15 au 26 novembre 2012

Travail d'équipe pour cette vidéo, Kna a sous-titré ce que j'avais traduit, ce qui me permet de mettre à la suite le texte de la vidéo.

Transcription :


Chers membres de la presse,
Dans les suites immédiates d'accidents nucléaires, il existe une procédure établie qui est de distribuer de l'iode stable à la population pour tenter de bloquer l'absorption d'iode radioactif par ceux qui y sont exposés et de réduire par là le risque de cancers de la thyroïde. J'ai le regret de noter que le gouvernement n'a donné ni instructions ni distribué d'iode stable à la population touchée. Quelques municipalités ont néanmoins distribué des comprimés d'iode stable de manière adéquate.

Toute catastrophe, en particulier une catastrophe d'origine humaine comme un accident nucléaire met la crédibilité du gouvernement en jeu. Il est donc très important que le gouvernement fournisse des informations précises et fasse évacuer les gens des zones contaminées. Il est regrettable que les mesures de radiations de SPEEDI et le déplacement du nuage radioactif n'aient pas été communiqués immédiatement au public. De plus, les zones d'évacuation ont été imposées sur un critère de distance géographique à partir du site de la catastrophe et de l'empreinte laissée par le nuage radioactif, plutôt que par une mesure réelle des radiations. Les zones d'évacuation primitives se sont donc révélées être des points chauds (hot spots). Le gouvernement a pris plus tard un seuil minimum de 20 mSv/an pour la désignation de la zone d'évacuation. Ce qui a transmis le message qu'une dose de radiations effective jusqu'à 20 mSv/an était inoffensive. La publication ultérieure par le gouvernement de certaines parutions, dont des brochures scolaires, n'a fait qu'aggraver les choses en informant le public qu'il n'y avait aucune preuve évidente d'un risque direct de cancer pour une personne exposée à une dose de radiations supérieure à 100 mSv/an.

Le seuil minimum de 20 mSv/an est en contradiction avec la limite légale réglementaire imposée par la régulation de sécurité industrielle de l'industrie nucléaire. Concernant les ouvriers de centrale nucléaire, la limite maximum d'exposition (dans les zones contrôlées) prescrite par la loi est de 20 mSv/an (sans dépasser 50 mSv/an) et la dose cumulée est de 100 mSv sur 5 ans. La loi interdit l'entrée de citoyens ordinaires dans une zone contrôlée avec dose de radiations de 1,3 mSv/trimestre et interdit en outre aux ouvriers de manger, boire ou dormir dans cette zone. Elle prohibe aussi l'exposition de femmes enceintes à une dose de radiations de 2 mSv/an dans une zone contrôlée.

J'aimerais rappeler qu'à Tchernobyl le seuil minimum pour une réinstallation obligatoire était de 5 mSv/an ou plus, en dehors des taux de contamination du sol. Il existe aussi de nombreuses études épidémiologiques qui indiquent que le cancer ou d'autres maladies peuvent se produire avec une dose de radiations inférieure à 100 mSv/an. Selon ces études, il n'y a pas de plafond minimum pour la survenue de maladies.

Il est dommage que l'incohérence entre les limites actuelles imposées par la politique d'un côté, et les limites prescrites par la régulation de sécurité industrielle du Japon, les limites d'irradiation utilisées à Tchernobyl et les découvertes d'études épidémiologiques de l'autre, ait créé une confusion au sein d'une fraction importante de la population locale, qui met de plus en plus en doute les données du gouvernement et sa politique. C'est aggravé de plus par le fait que les stations de surveillance des radiations ne reflètent pas les divers niveaux dose dans les zones toute proches. Ce qui fait que les résidents locaux emportent avec eux leur appareil de surveillance des radiations personnel dans leur voisinage. On m'a montré pendant ma visite d'amples données indiquant une variation. Dans ces circonstances, j'aimerais presser le gouvernement de prendre en compte toutes les données indépendantes validées, y compris celles des habitants, et de les rendre disponibles au public.

Mesdames et Messieurs,
En vertu du droit à la santé, le gouvernement devrait surveiller l'impact des radiations sur la santé de la population des zones irradiées par un dépistage global et détaillé en vue d'un traitement approprié. À ce sujet, je suis heureux de noter que le gouvernement a entrepris une enquête de gestion sur la santé. L'enquête de gestion sur la santé est cependant limitée aux habitants et visiteurs de la préfecture de Fukushima à l'époque de la catastrophe. Je presse le gouvernement d'étendre l'enquête sanitaire à toutes les zones irradiées. Fait pertinent, le taux de réponse au questionnaire sur l'enquête de santé de Fukushima n'est que de 23 pour cent, ce qui est considérablement faible. De plus, les bilans de santé se limitent à un examen de la thyroïde chez les enfants, à un bilan de santé détaillé, à une étude psychologique et du mode de vie, une étude sur les grossesses et naissances. L'étendue des enquêtes est malheureusement restreinte et ne tire que des leçons limitées de l'accident de Tchernobyl et ignore les études épidémiologiques orientées sur le cancer ainsi que sur les autres maladies d'irradiation à faible dosage, même dans les zones exposées à moins de 100 mSv/an. Suivant le droit à un encadrement sanitaire, j'encouragerais le gouvernement à pêcher par excès de prudence et à effectuer des études détaillées exigeant des examens et à une surveillance de l'exposition aux radiations internes sur une longue période.

Je suis inquiet des rapports reçus d'habitants dont les enfants ont subi un examen de la thyroïde et dont les résultats ont détecté la présence de kystes et/ou nodules d'une taille inférieure à celle établie par le protocole. À la suite de quoi ces parents n'ont jamais pu obtenir un deuxième examen, ni recevoir les certificats médicaux demandés, on leur a en réalité dénié le droit d'accéder à leur propre dossier médical. Il leur faut malheureusement suivre une lourde procédure légale en vertu du droit à la liberté d'information pour obtenir ces dossiers.

Le gouvernement devrait aussi porter une attention spéciale de surveillance sur les effets des doses de radiations sur les ouvriers des centrales nucléaires, dont certains ont été exposés à un taux extrêmement élevé de radiations. J'ai été bouleversé d'apprendre qu'il existe une pratique consistant à employer un grand nombre d'ouvriers sous contrat via de multiples niveaux de sous-traitance. Un nombre important d'entre eux sont employés pour de courtes périodes, sans surveillance à long terme de leur santé après achèvement de leurs contrats. J'appelle le gouvernement à approfondir le sujet et à s'assurer qu'aucun ouvrier exposé aux radiations ne soit laissé sans surveillance et/ou traitement.

Chers membres de la presse,
Je suis content de noter que le gouvernement a trouvé des arrangements pour les évacués soit grâce à des abris temporaires ou des logements subventionnés. J'ai cependant appris par des habitants que les centres d'évacuation d'urgence ne fournissaient pas d'environnement aménagé pour les handicapés ou des conditions appropriées pour les femmes avec de jeunes enfants. Il est tragique que l'évacuation d'habitants à la suite d'un accident nucléaire ait causé de douloureuses séparations des familles, menant à séparer le mari et la femme des enfants, ainsi que l'éloignement des anciens. Cela a conduit à une dysharmonie, à la discorde et dans certains cas même au divorce, source de détresse et de soucis psychologiques. Le gouvernement devrait aborder ces questions importantes de toute urgence.

La contamination radioactive des aliments est un problème à long terme. Je félicite le gouvernement d'avoir abaissé le seuil de sécurité des aliments de 500 à 100 Bq/kg. Cependant, certaines préfectures ont imposé des seuils inférieurs. De plus des habitants ont manifesté des inquiétudes sur l'application des normes. Le gouvernement devrait renforcer de manière urgente l'application des normes de sécurité alimentaire.

J'ai été content de noter que le gouvernement fait réaliser des activités de décontamination du sol avec une politique d'objectifs spécifiques pour ramener les niveaux de radiations des zones de moins de 20 mSv/an à 1 mSv/an comme but à long terme, et dans les zones de 20 à 50 mSv/an de ramener la dose d'exposition à moins de 20 mSv/an à la fin de 2013. J'ai le regret de noter qu'il n'y a aucun calendrier établi pour ramener à 1 mSv/an le niveau de radiations de toute zone inférieure à 20 mSv/an. Il est également malheureux que dans d'autres zones l'objectif de décontamination soit beaucoup plus élevé que 1 mSv/an. Les habitants ont le droit de vivre dans un environnement sûr et sain. Je presse donc le gouvernement d'adopter un plan d'action avec un calendrier clair, des indicateurs et points de référence pour que la décontamination soit ramenée à des niveaux de radiations de 1 mSv/an pour les autres zones. J'ai été heureux d'apprendre que la décontamination est effectuée par des ouvriers qui sont embauchés spécialement dans ce but. Il est cependant regrettable qu'il y ait des habitants qui accomplissent eux-mêmes le travail de décontamination, sans équipement approprié ou informations sur les effets nocifs d'une exposition aux radiations.

En attendant, j'encourage le gouvernement à poursuivre et/ou rétablir un soutien financier et des subsides à tous les évacués de manière à ce qu'ils puissent prendre eux-mêmes la décision d'évacuer ou de retourner chez eux selon leur souhait. Cela aidera aussi les évacués à faire confiance aux plans du gouvernement. 

Durant ma visite, beaucoup de gens m'ont fait partager leur appréhension sur le fait que TEPCO ne soit pas tenu pour responsable de l'accident nucléaire. Une participation majoritaire du gouvernement chez TEPCO signifiait que les contribuables pourraient au bout du compte payer la note. Le droit à un encadrement de santé prévoit que la responsabilité des auteurs de manquements soit engagée. Le gouvernement devrait donc s'assurer que TEPCO se sente également tenu pour responsable et que les contribuables ne paieront pas les pots cassés.

Mesdames et Messieurs,
Membres de la presse,
Au cours de ma visite, j'ai également entendu parler de résidents en situation difficile et particulièrement de la part de groupes avec des personnes handicapées, de jeunes mères et des femmes enceintes, des enfants et des gens âgés, qu'ils n'avaient aucun droit de parole dans les décisions qui les concernaient. Le droit à un cadre de santé demande que l'État s'assure de la participation de toutes les communautés dans les décisions qui les concernent. Cela veut dire qu'il est nécessaire que les gens touchés prennent part au processus de prise de décisions et à ceux de leur mise en œuvre, de leur suivi et de leur responsabilisation. La participation ne fait pas qu'informer globalement des décisions mais elle établit aussi une confiance de la communauté affectée avec le gouvernement, facilite la mise en œuvre de ces décisions et améliore le suivi et la responsabilisation. Elle est également nécessaire pour faire un retour à la normale de manière efficace après une catastrophe.

Je demande instamment au gouvernement de s'assurer que les gens affectés, surtout les groupes vulnérables, soient pleinement impliqués dans tous les processus de prises de décision. Cela doit inclure leur participation, parmi d'autres, dans la formulation d'études de gestion de la santé, la conception des abris d'évacuation et la mise en œuvre de la décontamination.

À cet égard, je me félicite de la promulgation de la Loi de juin 2012 sur la Protection et le Soutien aux Enfants et autres Victimes de la catastrophe de TEPCO, qui prévoit un cadre de soutien et de soins aux gens affectés par l'accident nucléaire. La loi n'a pas encore été mise en œuvre. Je presse le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour appliquer la loi. C'est une bonne opportunité pour que le gouvernement mette en place une politique de base et subordonne les régulations avec la pleine participation des communautés touchées, en y incluant les groupes vulnérables.

Merci.

jeudi 29 novembre 2012

Un, deux, trois, soleil !

Version féline.




Allez, une autre : grande conversation, rroouu et miiaaoouu...


LE GRAND OCÉAN PSYCHIQUE ET COMMENT EN SORTIR


Chantalouette a pensé à ce passage d'un livre de Murphy pour illustrer ce qui a été écrit sur les égrégores.


"Nous sommes tous plongés dans le grand océan psychique. Des millions de gens croient aux accidents, aux malheurs, aux tragédies, aux incendies, à la maladie, au crime et à la vengeance, alors toutes sortes de pensées et d’émotions négatives et destructrices  pénètrent l’esprit de masse. Il y a, évidemment, du bien dans l’esprit de masse mais il est pour l’essentiel terriblement négatif. Par conséquent, si l’on n’est pas protégé par la prière* et si l’on n'adopte pas des convictions qui font obstacle  à toutes ces peurs  et fausses croyances , les émotions négatives vont imprégner les médias réceptifs de notre esprit, vont atteindre un point de saturation et engendrer accidents , malheurs et autres maux.


Cet ami **, protégé par la prière, ne pouvait donc pas se trouver dans l’avion qui s’est écrasé. Deux choses dissemblables se repoussent mutuellement. L’harmonie et la discorde ne font pas bon ménage. Il faut croire que l’amour et l’harmonie de Dieu* vous entourent, vous protègent et vous enveloppent. Au fur et à mesure  que vous admettez cette vérité, votre subconscient réagira en conséquence et vous vivrez une vie heureuse."


Source : « Le télépsychisme » du Dr Joseph Murphy, p145 (écrit en 1973 et traduit en français en 1992 aux éditions du Rocher)


Notes de Chantalouette

*On peut remplacer le mot prière par pensée positive et Dieu par Univers si on le souhaite. Ou tout autre mot de son choix.

**L’ami dont il parle devait partir par avion  dans un autre pays pour son travail et la veille du départ, il a vu en rêve les manchettes de journaux faisant état d’un accident où il y a eu une  seule rescapée. Il n’a pas pris l’avion et a appris que cet avion s’était écrasé dans la jungle et une jeune fille  a pu être sauvée.

La prière qu’il utilisait était le psaume 91.



Chats retrouvés














Sauvetages

Une compilation de sauvetages filmés par des caméras de surveillance. Toutes les séquences sont réelles.

Quelques-unes montrent des gens qu'on empêche de se suicider. Est-ce une bonne chose ? N'est-ce pas intervenir dans la destinée ou le libre-arbitre de la personne ?

Je pense personnellement que c'est un devoir spirituel de donner une autre chance à un(e) désespéré(e)...

Qu'en pensez-vous ?





Ultraman, 29 novembre 2012


Réacteur 3 de la centrale de Fukushima : le taux de radiations a augmenté depuis novembre 2011, il a atteint 4,78 sieverts/h près de la trappe d'accès nord-est


TEPCO y a envoyé un Packbot et Quince 2 le 27 novembre pour vérifier le bon état du tuyau PVC du système de gestion du gaz qui court au-dessus des rails guides pour la trappe d'accès dans le coin nord-est du bâtiment du réacteur 3.

Pour ce travail qui a duré une heure et 40 minutes, le Packbot a reçu 650 millisieverts et Quince 2 185 millisieverts. Leurs collègues humains qui travaillaient avec eux ont reçu un maximum de 0,52 millisieverts, selon le communiqué de presse de TEPCO du 28 novembre.

C'est le même endroit de mission qu'en novembre 2011 où le Packbot a été envoyé deux fois, l'une pour nettoyer le rail guide de la trappe d'accès au coin nord-est de l'enceinte de confinement, la deuxième pour vérifier son travail de nettoyage (les niveaux de radiations avaient monté).

C'est aussi cette même trappe d'accès que TEPCO avait finalement admis être ouverte, probablement depuis mars 2011.

En 12 mois le niveau de radiations à un endroit près de la surface du rail guide est passé de 1,3 sieverts/h à 4,78 sieverts/h. À 40 cm du sol le long du rail guide les taux de radiations dépassent maintenant 1 sievert/h.

D'après la bibliothèque photo et vidéo de TEPCO (en japonais), 28 novembre 2012 :


Donc cela signifie que TEPCO a employé des ouvriers humains pour installer cette conduite dans un environnement d'hyper irradiation pour faire un guidage de l'air depuis l'enceinte de confinement et l'envoyer dans le système qui enlève les matériaux radioactifs, alors que la trappe d'accès était et est toujours ouverte, laissant fuir de l'eau radioactive.
Et TEPCO et le gouvernement national qui en est le propriétaire refusent de délivrer gratuitement des bilans annuels pour dépistage du cancer à 96,3 % des ouvriers.

Mais ne vous en faites pas. Les citoyens anti-nucléaires sur Twitter dansent joyeusement avec la création d'un nouveau parti nommé ''Futur Parti du Japon'', promettant des contes de fée comme un ''une diminution graduelle de l'énergie nucléaire''.

La réalité est trop triste.

Vidéo trouvée sur Enenews :





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Enenews

Une femme de Fukushima prévient d'une opération de camouflage : les gens parlent de saignements de nez et de toux chronique - les infirmières disent aux malades : Tenez-vous tranquille, ne parlez pas des radiations au médecin


Mme Chieko Shiina, fondatrice de Femmes de Fukushima contre l'énergie nucléaire : des enfants - et pas juste des enfants - tout le monde, selon les gens qui communiquent depuis mai dernier, subissent toute sorte de niveaux plus graves de symptômes comme des saignements de nez qui n'en finissent pas, de la toux chronique, différents problèmes aux yeux.
Les gens vont voir le médecin, surtout les mères car elles sont inquiètes et elles demandent au médecin, ''Hé je pense que ça vient des radiations.'' Mais on leur dit ''Non, ça ne peut pas être les radiations, c'est juste parce que vous êtes stressée.''
L'infirmière qui se tient derrière le médecin dit, ''Non, n'en parlez pas. Ne dites pas que ce sont les radiations. Vous aurez des problèmes. Il va se fâcher. Tenez-vous tranquille. Ne parlez pas des radiations.
Il semble que ce genre de situation arrive très souvent dans les cabinets médicaux. C'est vraiment inquiétant parce qu'on devrait pouvoir parler ouvertement des problèmes.
Donc ces gens vont dans les cabinets médicaux et il ne leur est pas permis d'entendre la vérité de la situation. Elles demandent des examens et on les leur refuse, que ce n'est pas nécessaire. Cela devient courant dans la région de Fukushima.



mercredi 28 novembre 2012

Cherchez le chat

Un petit test de vision.Sur chaque photo se trouve un chat.

Ceux qui ont déjà vu ces photos ailleurs sont priés de s'abstenir de donner les réponses. Sinon, plus d'intérêt. J'afficherai plus tard les photos avec les chats entourés de rouge. Bonne recherche  !

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Une croix ankh chez les Aztèques ?

Un autre article de Richard Cassaro qui rejoint et fait une suite logique à ces deux articles ICI et ICI.



Les aztèques auraient-ils construit un temple égyptien figurant une croix Ankh ?


Par Richard Cassaro, 13 novembre 2012


Une croix ankh égyptienne...au Mexique ? C'est exact. Les ruines d'un mystérieux temple aztèque montrent une étrange et frappante ressemblance avec la croix ankh égyptienne. Ce temple aztèque à la croix ankh est parfaitement aligné avec une pyramide en pierre de style égyptien sur le même site archéologique. Les érudits doutent d'une quelconque connexion entre les aztèques et les égyptiens, car les deux cultures ont évolué sur des côtés opposés de l'océan Atlantique, et n'ont jamais été en contact. Pourtant de manière étrange, la signification de cette ankh aztèque semble étonnamment parallèle à celle de la croix ankh égyptienne.
 Pyramide alignée avec un temple à la croix ankh de style égyptien, Calixtlahuaca, Mexique.


Les aztèques et les égyptiens possédaient des civilisations parallèles en de nombreux points, bien qu'ayant évolué sur des côtés opposés de l'Atlantique. Les deux cultures ont construit des pyramides, utilisé le symbolisme solaire et cru à une vie après la mort, préparant leurs morts pour le voyage dans l'au-delà via une cérémonie élaborée et très ritualisée.

Les deux cultures ont aussi utilisé un symbole de croix très semblable, le ''tau'' – dans un but parfaitement identique : pour signifier les forces et l'interaction entre la vie physique (qu'ils considéraient comme temporaire, matérielle) et la vie spirituelle (qu'ils considéraient comme éternelle, spirituelle).

En Égypte, cette croix s'appelait ''ankh'', elle se composait d'une croix ''tau'' (ressemble à la lettre T) surmonté d'une boucle :
 La croix ankh égyptienne est un tau surmonté d'une boucle


Au Mexique, les aztèques et les mayas utilisaient exactement la même croix tau, seulement sans la boucle :
Des icônes en forme de tau construites par les mayas, précurseurs des aztèques


''La croix tau était assez commune dans la symbolique égyptienne au point de l'appeler parfois la croix égyptienne...les conquistadors espagnols ont découvert que la croix était un symbole bien connu des incas et des aztèques...''
― Geoffrey W. Bromiley, International Standard Bible Encyclopedia: A-D
''Le tau égyptien – signe de vie – se retrouve aussi sur des monuments d'Amérique centrale...''
―Robert S. Littell, The Living Age



Les aztèques ne mettaient pas habituellement de boucle au-dessus de la croix tau. Il existe pourtant dans les ruines un édifice construit en forme de croix qui se trouve sur un site archéologique nommé Calixtlahuaca dans le Mexique actuel. Cet édifice cruciforme à la croix ankh est stupéfiant de similitude, aussi bien dans la forme et la conception avec les croix ankh que représentaient les égyptiens.




Mystérieux édifice cruciforme à la croix ankh, construit par les aztèques à Calixtlahua au Mexique



Peut-on prouver que les égyptiens et les aztèques utilisent la même croix en symbole pour traduire les mêmes croyances spirituelles ?

L'Ankh était, pour les anciens égyptiens, le symbole (signe hiéroglyphique réel) de la vie. Mais pas la vie à laquelle nous pensons quand nous utilisons le mot ''vie'' ; il symbolisait une autre sorte de vie, à savoir la vie spirituelle de l'âme que la plupart d'entre nous ne reconnaît pas dans son existence quotidienne.




L'Ankh est parfois appelée ''clef de vie''


''Il y a une erreur fondamentale que font les égyptologues en parlant de la civilisation égyptienne : ils pensent que les égyptiens étaient préoccupés par la mort. Les égyptologues le répètent à loisir comme un mantra. Ils sont dans l'erreur – c'est le contraire qui est vrai. Les égyptiens étaient profondément concernés par la ''vie'', qui passait pour eux comme l'être spirituel intérieur, la partie qui ne meurt jamais.
Voici la différence (et c'est important) : les égyptiens étaient convaincus – comme beaucoup parmi nous le sont – que lors du départ d'une personne, quelque chose qui animait précédemment le corps manquait maintenant ou s'était envolé. Ils pensaient beaucoup plus que nous que ce Soi non-matériel, l'âme intérieure ou le dieu intérieur était la force vitale et la source de la conscience. Ils voyaient cette âme comme leur vrai Soi, la vraie vie éternelle, qu'ils symbolisaient avec la croix ankh, qu'on trouve aujourd'hui parmi les ruines.
À la différence des égyptiens, les occidentaux modernes sont bien plus attachés au monde matériel et au corps physique. Nous nous identifions à notre corps, notre voiture, notre maison et notre carrière. Pour les égyptiens, nous sommes les seuls à être préoccupés par la mort et très inquiets de notre propre soi matériel périssable. Nous ne nous identifions pas avec l'âme, mais avec le véhicule transitoire temporairement habité.
Bien qu'en Égypte la vie elle-même soit vue comme une manifestation du divin, et donc quelque chose qui pouvait être appréciée et devait être célébrée, l'identification au seul corps comme nous le faisons aujourd'hui transforme le corps en tombe et le monde en prison. En s'occupant constamment de l'âme, ils ''s'entraînaient'' pour la vie après la mort, pourrait-on dire . Quand la mort arrivait, par conséquent, rien de vital n'était considéré comme perdu. Aujourd'hui, si la mort survient à un homme avec une propriété, une flotte de voitures et une grosse société ou des fonds de placement – tout est perdu.''
―Richard Cassaro, Écrit dans la pierre : décodage de la religion maçonnique secrète occultée dans les cathédrales gothiques et l'architecture mondiale
Les aztèques croyaient en précisément la même vie que les égyptiens. Pour les aztèques (comme pour beaucoup parmi nous), la mort d'une personne n'était pas la fin de l'existence ; c'était au contraire simplement la fin de la vie physique de la personne. Il existait quelque chose à l'intérieur qui continuait d'exister, qui vivait dans l'après-vie :
''Les aztèques pensaient que les gens survivaient quand leur vie sur Terre était terminée : une sorte d'après-vie qui dépendait de la manière dont ils avaient vécu dans cette vie...Quand quelqu'un mourait, sa famille l'habillait de ses plus beaux vêtements. La famille dansait et chantait des prières de funérailles...puis le corps de l'aztèque était enterré...avec ses possessions et assez de nourriture pour le long voyage vers le monde souterrain... ''
Dr. Elizabeth Baquedano, The Aztecs: Understanding People In The Past
''Dans la religion aztèque il y avait la croyance d'une vie après la mort...conjointement à cette croyance, les aztèques montraient un idéal éthique à atteindre, manifestés dans leur lutte du bien contre le mal. Dans ce cas la mission des aztèques était de se trouver du côté du soleil, symbole du bien, à l'opposé des dieux effrayants de l'ombre, symboles du mal.''
― Dinorah B. Méndez, Evangelicals in Mexico: Their Hymnody and Its Theology
Où les égyptiens utilisaient la croix ankh (formée en partie du tau) pour exprimer ce concept de vie au-delà de la mort, les aztèques faisaient de même. La croix tau aztèque était identique à l'égyptienne :

 Croix tau aztèque, également appelée arbre de vie, Musée d'anthropologie de Mexico. Cette image est récurrente dans les codex pré-hispaniques



''Dans le monde aztèque, la croix tau représente l'arbre de vie...''
―Gary Varner, Mysteries of Native American Myth and Religion
En tant que symbole de l'arbre de vie, la croix tau aztèque symbolisait le concept de vie et de vie après la mort – le même que les égyptiens dont le symbole était la croix ankh.
Il devrait être noté que les aztèques n'était pas la seule culture pré-colombienne à utiliser le tau ; le portail ou la fenêtre en forme de T apparaît comme un motif architectural commun aux édifices de pierre de la mésoamérique. On le trouve par exemple à Chaco Canyon au nord du Nouveau-Mexique et à Mesa Verde au sud-ouest du Colorado.


             Des marches menant à l'entrée en forme de T à Casa Rinconada à Chaco Canyon


Dans son livre devenu classique Atlantide : le monde antédiluvien, Ignatius Donnelly dit que le tau était un symbole important signifiant ''sagesse cachée'' pour les mexicains ainsi que les péruviens, les égyptiens, les phéniciens et les chaldéens. Donnelly dit que c'était un emblème de rajeunissement, de libération de la souffrance physique, d'immortalité et d'unité divine.
Pour en revenir au tau comme lien direct qui relie les égyptiens et les aztèques, nous pouvons voir dans le parallèle artistique suivant comment les deux cultures, ont créé des dessins similaires en association avec la croix tau.



À gauche : l'arbre de vie aztèque. À droite : la croix de vie ankh égyptienne. Les deux représentent des croix tau. Dans les deux images il y a deux divinités qui font face à la croix. La position des bras, des mains, des pieds et des jambes est presque parfaitement parallèle.


Notez comment dans les deux images ci-dessus les deux divinités flanquent la croix. La pose des divinités est d'une symétrie frappante, de même elles semblent être en train d'accomplir les mêmes gestes précis avec leur corps. Nous le voyons dans la position des mains, bras, jambes, pieds et tête.
Dans l'une des légendes maçonnique de la Kabbale, Hiram Abiff reçoit un marteau en forme de Tau de son ancêtre, Tubal-cain. La croix tau est préservée par la maçonnerie moderne dans le symbole du carré en T. Il semble que ce soit la plus ancienne forme de croix toujours existante.




La croix tau servait à construire des motifs sur une fenêtre du couvent de St Antoine près de Castrojeriz, Espagne


Le Fou, assis pendant des jours sous l'arbre de vie (qui a la forme d'une croix tau) est résolu à découvrir son Soi spirituel, escalade tout d'un coup une branche et se balance la tête en bas comme un enfant, oubliant pour un moment tout ce qu'il est et tout ce qu'il connaît. 

Le Pendu (XII) est le douzième atout ou arcane majeur dans la plupart des jeux de tarot traditionnel. 
 
Des pièces et des billets tombent de ses poches, mais au lieu de voir de l'argent il voit simplement du métal et du papier. Il a le sentiment d'être suspendu entre le monde séculier et le monde spirituel, en étant capable de regarder les deux. Le moment semble irréel ; des connexions jamais comprises se font, des mystères lui sont révélés. Le plus grand mystère est de réaliser qu'il n'est pas juste un corps physique, qu'une partie de lui est physique et temporaire. Il se compose d'un Soi spirituel, d'une âme et cette âme est éternelle ; elle n'est jamais née et ne mourra jamais.

En conclusion

De nos jours, la vision anthropologique de l'antiquité qui prévaut au sein des érudits est que les peuples de l'antiquité et les indigènes du monde ont développé leur propres cultures indépendamment d'une influence ou d'une inspiration extérieure. Toute suggestion du contraire est en général écartée soit parce qu'elle est fantaisiste, raciste ou humiliante. Les peuples anciens du monde, soutenaient les érudits, étaient tout à fait aptes à développer leur propre civilisation. Mais des preuves tenaces subsistent, comme la croix ankh et la croix tau trouvées un peu partout et particulièrement dans les cultures égyptienne et de l'Amérique pré-colombienne.



Traduit par Hélios

Japon, 28 novembre 2012

Bientôt une vidéo sous-titrée en français (par Kna) du compte-rendu du rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à la santé, après sa visite au Japon en novembre. Vous verrez le nombre de défaillances relevées et de recommandations faites au gouvernement japonais (ce dernier en tiendra-t-il compte ?). 

Enenews

NHK: Chaque jour une personne arrête le travail à la centrale de Fukushima - Sérieux problème, détérioration des conditions de travail

Extrait de la vidéo ci-dessous (désolée, en anglais)

Narrateur : le démantèlement des réacteurs est estimé durer 40 ans. Mais pour l'exploitant , assurer une sécurité suffisante aux ouvriers devient un sérieux problème. Certains doivent arrêter le travail en raison d'une exposition prolongée aux radiations. D'autres partent à cause de la détérioration des conditions de travail.

Un ancien ouvrier de Fukushima : ces temps-ci il y a chaque jour un ouvrier qui quitte la centrale.



mardi 27 novembre 2012

Toilette matinale


Ultraman, 27 novembre 2012

Article posté très tard par Ultraman.


Japon radioactif à court d'argent, partie 2 : le gouvernement et TEPCO vont prendre en charge le coût annuel des dépistages à hauteur seulement de 3,7 % des ouvriers de la centrale de Fukushima


Cela ne fait que 904 ouvriers sur les 24.118 qui ont travaillé à la centrale de Fukushima entre mars 2011 et septembre 2012.

Cela fait encore cinq fois plus, malgré tout. Au départ quand le premier ministre Noda a déclaré le 16 décembre 2011 un ''état d'arrêt à froid'' en se ridiculisant aux yeux du monde, seuls 167 ouvriers ayant dépassé la dose cumulée de radiations de 100 millisieverts le jour précédent ont été entièrement pris en charge par le gouvernement national pour un dépistage annuel du cancer à vie, mais aucun autre.

En août cette année, TEPCO (déjà officiellement nationalisé à l'époque) a été assez gentil d'abaisser la limite à 50 millisieverts, mais l'exposition aurait dû se prolonger jusqu'au 16 décembre 2011 pour être retenu pour les bilans gratuits.

Combien coûte un dépistage de cancer ? Environ 50 .000 yens (610 dollars). 45,2 millions de yens (environ 549.000 $) par an pour 904 personnes, au lieu de 1,2 milliards de yens (15 millions de $) par an pour 24.118 personnes.

Le gouvernement japonais paie 22 trillions de yens (268 milliards de $) ou environ le quart du budget annuel, en paiement d'intérêts pour son énorme dette. ''C'est à nous que nous le devons'', disent les citoyens japonais, ainsi que des analystes et des hommes politiques.

Je devine que ce n'est pas aux ouvriers en sous-traitance de la centrale de Fukushima qu'ils pensent le devoir.

D'après l'Asahi Shinbun (22 novembre) :



(Reportage de Miki Aoki) On vient de révéler que seuls 904 ouvriers, ou 3,7 % des 24.118 qui ont travaillé à la centrale de Fukushima depuis le début de l'accident jusqu'à septembre cette année pourront recevoir des tests de dépistage du cancer gratuits de la part du gouvernement national et de TEPCO. C'est dû au fait que le gouvernement national et TEPCO ne permettront ce dépistage qu'aux ouvriers ayant déjà reçu plus de 50 millisieverts de radiations au 16 décembre 2011, date de la déclaration de l'administration Noda que l'accident était clos. TEPCO dit que les ouvriers qui se font du souci peuvent toujours appeler la compagnie par téléphone pour communiquer avec un avocat de TEPCO.

Même après la déclaration de la fin de l'accident, le travail à la centrale se passe dans un environnement très irradié. Par exemple, 24 ouvriers ont dépassé l'exposition cumulée de 50 millisieverts en septembre. Pourtant, sauf pour 2 employés de TEPCO qui sont exemptés [par le règlement du gouvernement/TEPCO], 22 ouvriers ne seront pas éligibles pour les dépistages gratuits.

Le ministère de la santé a mis en place un système en octobre dernier qui a désigné les ouvriers de la centrale comme ''des ouvriers engagés dans un travail d'urgence'' et les a autorisé à recevoir un test de dépistage du cancer gratuit à vie si leur niveau cumulé dépassait 100 millisieverts.

Le coût sera payé par les employeurs et si les ouvriers démissionnent, par le gouvernement.

Cependant, quand l'administration Noda a déclaré la fin de l'accident nucléaire le 16 décembre 2011, le ministère de la santé a décidé que le travail d'urgence était terminé et a limité le nombre d'ouvriers éligibles aux bilans annuels gratuits à 167 qui avaient déjà dépassé 100 millisieverts au 15 décembre 2011, la veille de la déclaration.

En août cette année, TEPCO a annoncé que des mesures pour remédier au surplus des 663 ouvriers ayant dépassé 50 millisieverts à l'époque de la déclaration seraient ajoutées à celles des ouvriers qui pouvaient recevoir des bilans gratuits. De plus, les employés de TEPCO qui se chargeaient d'un travail particulier auront des bilans gratuits même s'ils dépassaient les 50 millisieverts après la déclaration et il y a jusqu'à présent 74 employés dans ce cas.
À la centrale de Fukushima, pendant le seul mois de septembre, 27 ouvriers ont été exposés entre 10 et 20 millisieverts de radiations, ce qui est très élevé, comme mis en évidence par la norme des 20 millisieverts annuels utilisée par les sociétés qui travaillent dans des centrales nucléaires. Il y a des ouvriers à Fukushima qui disent que tous les ouvriers devraient être inclus dans le programme. Si ce problème de gestion de santé est sous-estimé, les ouvriers pourraient commencer à éviter le travail à la centrale, obligeant à un retard de démantèlement qui est estimé durer pendant plus de 40 ans.


40 ans. Voilà pourquoi des politiciens de droite (y compris le vice-gouverneur de Tokyo) ont parlé de rétablir le recrutement pour envoyer des jeunes travailler à la centrale, qu'ils le veuillent ou non.
Comme on le voit, la déclaration de décembre 2012 a été faite pour que le gouvernement national n'ait pas besoin de dépenser une grosse somme d'argent pour les ouvriers de la centrale et pour les habitants de Fukushima qui ont été déplacés par l'accident. Le gouvernement a généreusement donné à la place de l'argent aux entrepreneurs pour faire leur ''décontamination'' et transporter les débris remplis d'amiante et de métaux lourds, ainsi que de matériaux radioactifs pour les incinérer et les enfouir très loin comme à Osaka et Kitakyushu.

Les hommes politiques du parti démocrate, qui programment déjà leur administration (ou au moins comment dépenser davantage d'argent des contribuables une fois qu'ils seront là, ce dont ils ne doutent pas), veulent obtenir un budget supplémentaire à hauteur de 5 trilliards de yens juste après l'élection. On peut parier qu'aucun argent n'ira aux ouvriers de Fukushima.



Résonance

Hou, jetez vite vos portables et téléphones sans fil (ou utilisez les oreillettes ou mettez le haut-parleur) entre autres...

Ce film présente la cellule vivante sous un nouvel éclairage. Capable de capter et d'émettre des ondes électromagnétiques artificielles et naturelles, elle se comporte comme un véritable circuit électronique. Dans un monde où les ondes sont omniprésentes, ce film va à la rencontre d'experts et de chercheurs qui nous présentent leurs travaux et nous offrent des clefs de compréhension inédites sur les effets des ondes sur le vivant.

Resonance from Fretto Serge on Vimeo.

LES ÉGRÉGORES (suite et fin)

Les deux premières parties sont ICI et ICI.

                         Les égrégores

LES ÉONS

Dans les deux premiers numéros d'Abraxas, nous avons vu que :

  •  l'être humain est constitué de trois centres énergétiques reliés à 3 plans subtils : les plans instinctif, émotionnel et psychique.
  •  Nous existons et construisons sur ces trois plans subtils. Par notre activité énergétique (instinctive, émotionnelle ou psychique), nous créons des objets subtils qui, lorsque créés par un groupe de personnes, constituent des égrégores.
  • Les égrégores sont organisés en trois niveaux, selon le centre énergétique humain auquel ils s'alimentent.
  •  C'est à travers le rituel que les égrégores puisent leur énergie. Chaque type d'égrégore requiert un rituel particulier.

Les égrégores constituent la pierre de fondation de l'au-delà et donnent forme à un édifice subtil parfaitement structuré. Toute structure visible ayant son reflet dans le monde invisible, l'au-delà est tout aussi bien organisé que notre réalité physique et le hasard n'y a aucune place.

Au sommet de la hiérarchie des égrégores trônent des puissances que la tradition gnostique a longtemps gardées secrètes, n'en divulguant l'existence qu'au sein des écoles des Mystères pour ne pas s'attirer les foudres des autorités religieuses. On appelle ces puissances égrégoriques des éons, du grec aion qui signifie temps, éternité ou très longue période de temps, car leur durée de vie dépasse largement celle d'un simple égrégore.

Les initiés décrivent les éons comme des formations énergétiques colossales engendrées au cours des âges par les pensées, les sentiments et les passions égocentriques de l'humanité. Ces puissances titanesques sont, à l'instar des égrégores, des puissances auto-conservatrices qui tiennent les hommes sous leur emprise et les poussent à l'égocentrisme.

Les éons se distinguent surtout des autres égrégores par le degré d'autonomie qu'ils ont atteint, étant devenus quasiment immortels. Comme toute entité énergétique parasitaire, ils sont voraces et demandent à être nourris en permanence. Parce qu'ils ne tirent leur nourriture que de l'activité (intellectuelle, émotionnelle, sexuelle, etc.) égocentrique de l'humanité, ils poussent par tous les moyens les hommes vers la voie de l'égocentrisme.

À notre époque qui est celle de l'Âge Noir, les éons ont acquis une telle puissance que, même si l'humanité mettait fin à ses activités égocentriques, ils pourraient se passer de nourriture pendant des siècles avant de disparaître. Ils seraient alors amenés à dévorer la hiérarchie des égrégores intermédiaires, telle une mère qui se nourrirait de ses enfants. Ceci peut arriver lorsque le système occulte subit une crise énergétique (chute d'une civilisation majeure, changement de religion dominante, etc.).

Au vu de la nature occulte de l'emprise dans laquelle se trouve l'humanité, nous venons d'évoquer une hypothèse purement théorique. Cette emprise ne laisse à l'homme aucune chance d'opérer un changement d'orientation spirituelle radical – au contraire, elle le fait sombrer chaque jour davantage dans l'égocentrisme et le matérialisme.

À un autre niveau, où ils sont comme personnifiés, les éons sont appelés les souverains hiérarchiques de l'espace-temps. Ces êtres qui nous gouvernent sont les douze princes de l'au-delà, émanés de l'humanité déchue dont ils sont le sombre reflet.

Les éons ont mis en place un système d'exploitation et d'emprisonnement qui repose sur la vampirisation de l'énergie des hommes et des forces de la nature. Ce système de vampirisation, dans lequel l'énergie soutirée remonte d'un niveau hiérarchique à l'autre jusqu'aux éons, est contraire aux lois naturelles, en vertu desquelles l'énergie doit descendre (la mère nourrit son enfant pour le rendre autonome, et non le contraire). Cette liberté que se sont octroyés les éons induit la chute de l'humanité dans la souffrance et l'inconscience.

Éliphas Lévi, grand maître de l'occultisme, voit dans les égrégores des dieux. Cette croyance est légitime du point de vue des occultistes. On notera d'ailleurs que l'au-delà est constitué de trois plans qui peuvent être perçus comme des centres énergétiques, à l'image des trois centres spirituels de l'être humain. Au sommet de cette pyramide occulte règnent les douze éons, qui sont comme les douze paires de nerfs crâniens trônant au sommet de notre système nerveux directeur et dirigeant l'ensemble de notre système énergétique. Analogiquement, il existe donc dans l'au-delà une entité gigantesque, cosmique, qui est à l'image de l'être humain.

S'il n'existait que le monde manifesté, constitué du monde physique et de l'au-delà, alors Éliphas Lévi aurait entièrement raison. Les égrégores seraient une myriade de dieux jaloux commandant aux êtres humains et se menant une guerre sans merci pour accroître leur vol énergétique. Mais celui qui connaît la véritable nature de ce monde illusoire, qui est à la fois physique et subtil, sait que ni les égrégores ni les éons ne sont de véritables dieux. Ensemble, ils forment cette entité toute puissante que les religions appellent le Bon Dieu, Jéhovah ou Allah, mais dans lesquelles les gnostiques voient le Démiurge. N'étant pas reliés aux égrégores de l'au-delà, les êtres conscients, réellement dévoués à leur divinité intérieure, ont établi un lien avec les dimensions divines, ils n'alimentent donc les éons en aucune manière.

Si aujourd'hui l'humanité tout entière n'a aucune possibilité d'échapper à l'emprise des éons, il existe malgré tout une possibilité de libération. Par la connaissance de soi, de l'univers et des dieux, et surtout en opérant une véritable transformation intérieure, nous pouvons inverser notre système énergétique, cesser d'alimenter les puissances occultes parasitaires et nous relier à des puissances supérieures qui, elles, n'ont qu'un désir : nous ramener à notre état originel d'immortels. Voici ce qu'ont toujours défendu, à travers les âges, les écoles des Mystères, les fraternités initiatiques et la véritable Franc-Maçonnerie spirituelle.

Exemples de durée de vie d'égrégores :

- Une émotion artistique s'imprime sur le plan émotionnel et disparaît presque instantanément.

- Les égrégores éphémères, en particulier ceux de nature ''médiatique'' (émissions de télévision, radio, internet, etc.) durent quelques jours, voire quelques semaines.

- Un sentiment amoureux donne naissance à un golem dont la durée de vie sera de quelques mois ou années.

- La durée de vie de l'égrégore d'un club de football ou d'un parti politique est en général de quelques dizaines d'années.

- L'égrégore d'une grande religion (Église catholique, Islam, Judaïsme, par exemple) peut vivre plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires.

Alexandre Sintile

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Extrait de la revue n° 3 d'Abraxas.

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