Bistro Bar Blog

dimanche 30 septembre 2012

Le dessin du jour


Merci à Alan.

Le typhon Jelawat, une menace pour la centrale ?

Un article de SimplyInfo sur le sujet:

Le modèle actuel montre le typhon Jelawat qui se dirige vers Fukushima Daiichi. Il montre aussi qu'il redevient tempête tropicale au moment où il atteint la région de Tohoku mais des vents de 116 km/h pourraient causer malgré tout des problèmes à la centrale.



La combinaison de vents violents et d'une pluie considérable retarderait le travail,  ferait s'échapper davantage de contamination, et disperserait des débris contaminés. Si les vents sont suffisamment forts, ils pourraient endommager la tente de l'unité 1 ou faire se déplacer des débris de l'unité 3. Pendant de précédentes tempêtes TEPCO semblait préoccupé par l'eau de pluie inondant deux piscines à l'air libre. La piscine de l'unité 4 est maintenant recouverte d'une plaque d'acier. La piscine de l'unité 3 est la seule ouverte à la pluie.

Unité 4 avec maintenant sa plaque d'acier


Le typhon pourrait toujours prendre un trajet plus au large ou se dégrader plus tard en voyageant dans les terres. Nous posterons des mises à jour dès que nous aurons d'autres informations.

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Par ailleurs un article du Japan Times online parle des dégâts, mais sans mentionner un quelconque risque pour la centrale :

Le puissant typhon touche terre sur la principale île japonaise


Kyodo
Le puissant typhon qui voyageait vers le nord-est dimanche le long de la côte occidentale du Japon a touché terre sur la principale île japonaise après avoir frappé les îles méridionales d'Okinawa, où il a tué un homme et blessé plus de 50 personnes tout en occasionnant des coupures de courant étendues, a dit Kyodo.

À 17 h (heure du Japon), le typhon Jelawat a touché terre dans la préfecture d'Aichi au centre du Japon, avec le 17ème typhon approchant la région de Kanto, a dit l'agence de météo japonaise.
Dans le village de Yomitan dans la préfecture d'Okinawa, un homme de 29 ans est mort après avoir été emporté par de hautes vagues alors qu'il pêchait. La police locale a dit que 57 personnes  ont été blessées dans les préfectures d'Okinawa et Kagoshima, respectivement, alors que 351 maisons de Kagoshima ont été endommagées. 116 personnes en tout pour la journée de dimanche.

À 18h, le typhon se dirigeait vers le nord-est à la vitesse de 50 km/h avec une pression atmosphérique de 925 hectopascals en son centre et des vents à plus de 180 km/h.

Le cap Shiono dans la préfecture de Wakayama a enregistré des vents de 131 km/h, et la ville de Tsu 71 mm de pluie par heure.

Okinawa Electric Power Co a dit que la tempête avait interrompu le courant pour 96.000 foyers d'Okinawa, et Kyushu Electric Power Co parlait de 49.000 foyers sans courant dimanche à Kagoshima.

Kansai Electric Co disait qu'environ 20.000 foyers étaient sans électricité à 16h.

L'agence avertit de pluie torrentielle, d'orages et de hautes vagues, prévoyant jusqu'à 400 mm de pluie dans la région de Tokai, 300 mm dans Kanto et 200 mm à Tohoku et Hokuriku sur une période de 24 h jusqu'à lundi soir. Certaines zones pourraient avoir jusqu'à 80 mm de pluie par heure, a ajouté l'agence.

Plus de 500 vols surtout dans l'ouest du Japon ont été annulés dimanche, pendant que Japan Railway Co décidait de stopper une partie du trafic de son train à grande vitesse Shinkansen.

Kyodo News montre des photos de vagues frappant une digue dans la préfecture de Mie :



Une vidéo montrant une voiture qui s'envole d'un parking à Okinawa :


Les mâles stérilisés vivent plus longtemps


Cet article provient d'un site qui étudie le comportement animal. Une extrapolation a été faite aux mâles humains.

Les mâles stérilisés vivent plus longtemps

L'évolution favorise les caractères qui améliorent le succès de la reproduction, et non la survie.

 

25 septembre 2012 par Psychology Today


Une affiche près d'un chenil pour chiens spécifie que seuls les chiens stérilisés peuvent entrer. Les chiens ''entiers'' ne sont pas bienvenus. Après tout, les chiens entiers pourraient être tentés de s'accoupler avec d'autres chiens non stérilisés et avoir une progéniture non désirée. Les mâles entiers seraient aussi plus susceptibles d'exprimer un comportement agressif envers les autres mâles. Le monde canin peut être plus amical sans les compétitions de testostérone des mâles. Les capacités d'apprivoisement des mâles castrés ont été découvertes dans de nombreuses autres sociétés dites primitives, et pas juste dans les chenils.

Quels sont les effets de la castration sur la longévité du mâle ? Dans le monde des chiens on s'est rendu compte depuis longtemps que les mâles castrés survivent à leurs semblables entiers. Il peut y avoir diverses raisons, dont celles incluant les effets sur le comportement, et peut-être aussi sur les systèmes cardiovasculaires et immunitaires. Par définition les mâles castrés sont exemptés du cancer des testicules, et on trouve aussi une plus faible incidence du cancer de la prostate.

Voici un nouvel article qui n'est que le troisième à s'intéresser aux effets de la stérilisation sur la longévité des mâles humains. Dans une étude coréenne sur les eunuques, se référant à des données historiques, Kyung-Jin Min et collègues ont montré que sur un échantillonnage de 81 eunuques, ceux-ci vivaient autour de 70 ans en moyenne. C'était à peu près 15 ans de plus que les hommes de milieu socio-économique identique non stérilisés. Trois de ces eunuques ont vécu jusqu'à 100 ans, un pourcentage beaucoup plus élevé que celui trouvé parmi toutes les populations humaines en général. C'étaient des eunuques stérilisés à un âge précoce soit par accident soit intentionnellement (avancement vers une position sociale désirée), mais dans tous les cas avant les modifications de la puberté. Dans deux études antérieures sur stérilisation des mâles humains et durée de vie, des malades de l'institut psychiatrique du Kansas ont vécu plus longtemps que ceux non stérilisés, et plus la stérilisation était précoce, plus importantes étaient les différences. Une étude sur des chanteurs italiens n'a pourtant montré aucune différence dans la durée de vie de castrats et de non-castrats.


Pourquoi les hommes stérilisés vivraient plus longtemps que les hommes qui ne le sont pas ? D'une perspective évolutionniste, répondre à la question ramène à la finalité des valeurs : le succès de la reproduction. L'évolution favorise les caractères qui améliorent le succès de la reproduction plutôt que la survie. La présence des testicules qui libèrent de la testostérone et masculinisent le cerveau, qui régulent les capacités du transport de l'oxygène, et augmentent le volume musculaire, tout cela peut favoriser un meilleur succès dans une compétition entre mâles, et à son tour des bénéfices potentiels de reproduction. Ces mêmes effets peuvent aussi engendrer chez les mâles dominants des blessures de combat qui s'infectent, des artères qui peuvent plus facilement se boucher (grâce à un sang ''plus épais'' qui aide à apporter de l'oxygène), à un bilan énergétique plus élevé pour soutenir une plus forte musculature. Ce qui est bon pour un rôle paternaliste brutal peut ne pas être idéal pour une vie longue et calme.

SOURCE

Traduit par Hélios

Ultraman, 30 septembre 2012


Le typhon Jelawat qui arrive bientôt sur Tokyo devrait passer à l'est de Fukushima, d'après la trajectoire prévue par l'agence météo japonaise :
 

Ministère de la santé : un ancien ouvrier de la centrale a fait une demande d'indemnisation pour un cancer en cours de développement




Le ministère de la santé a aussi annoncé une nouvelle directive (lien en japonais) pour l'évaluation d'indemnisation des ouvriers irradiés, pour 3 types de cancers (estomac, œsophage, colon) :


  • Exposition cumulée aux radiations de 100 millisieverts ou plus ;
  • 5 ans ou plus entre le début du travail et les premiers signes de maladie.

Si on applique cette nouvelle directive, l'ex-gérant de la centrale, Masao Yoshida, qui a développé un cancer de l’œsophage, ne rentrera pas dans le cadre. Son exposition cumulée aux radiations est supposée être de 70 millisieverts, et son examen de santé antérieur à l'accident ne révélait pas de cancer.

D'après le Nikkei Shinbun (28 septembre) :

Le ministère de la santé annonce la directive d'évaluation des indemnisations pour les ouvriers quand ils développent un cancer au cours d'un travail en milieu irradié

Le 28 septembre, le ministère de la santé a annoncé une directive d'évaluation de trois types de cancer, estomac, œsophage et colon en vue d'indemnisation des ouvriers travaillant dans les centrales nucléaires et les installations médicales. Les points principaux de la directive incluent une exposition cumulée aux rayons de 100 millisieverts et plus, 5 ans ou plus entre le début du travail et les premiers signes de maladie. Il n'existait pas de recommandation pour ces cancers concernant la relation entre le travail en milieu irradié et le démarrage des maladies.

En recevant une demande de deux personnes prétendant développer un cancer en raison de leur travail en centrale nucléaire, le comité du ministère a compilé la directive des études épidémiologiques passées. Une personne a développé deux types de cancer et fait une demande en décembre 2009. Une autre personne un type de cancer et fait une demande en février 2011. Le ministère n'a pas dévoilé le type de cancer ou si les demandes ont été prises en compte ou non.

Le ministère a aussi révélé qu'un ouvrier ayant travaillé dans un chantier de reconstruction pendant l'accident de la centrale de Fukushima a fait une demande d'indemnisation ce mois-ci, prétendant qu'il développait un cancer. Selon le ministère, c'est la première fois qu'un ouvrier de la centrale fait une demande à cause d'un cancer après la catastrophe du 11 mars.

Dans le cas des ouvriers de centrales nucléaires, surtout ceux qui vont d'une centrale à l'autre pour du travail de maintenance, une exposition cumulée aux radiations de 100 millisieverts peut ne rien vouloir dire, parce que les chiffres officiels inscrits sur leur fiche sont sans signification. Mais quand on en vient aux indemnisations officielles, ce qui compte est ce qui se trouve sur leurs fiches et leur demande peut être rejetée car les chiffres ''officiels'' peuvent être bien inférieurs à 100 millisieverts.

samedi 29 septembre 2012

Le monde invisible (2ème partie)

Première partie ICI.


 
Les esprits errants

Ceux que j'appelle les esprits errants ne se situent pas vraiment dans l'au-delà, car ils ont en quelque sorte du mal à nous quitter...la plupart d'entre eux sont tout simplement perdus, paumés. Ils ont eu, après leur mort physique, du mal à élever leur vibration et, de ce fait, ils sont encore très proches de nous et de notre quotidien. Certains n'ont même pas conscience qu'ils sont morts. D'autres l'ont compris mais se demandent ce qu'ils font là...et s'il y a une sortie.
Les esprits errants sont en transition entre notre monde matériel et l'au-delà. Ils ne sont pas encore passés de l'autre côté, et, bien que n'ayant plus de corps physique, ils continuent à vivre parmi nous. Une telle situation est généralement éphémère, mais dans quelques cas cela peut durer plusieurs siècles ! En effet, l'esprit errant garde son libre arbitre et il ne dépend que de lui de franchir le cap, même si un médium est capable de l'accompagner dans cette démarche. L'esprit errant peut ainsi retourner dans son lieu d'habitation terrestre, dans son lieu de travail, suivre des personnes de sa famille ou des amis. Généralement il est décourage de voir que les personnes qu'il côtoyait de son vivant ne le voient pas, ne l'entendent pas et ne lui parlent pas. Alors il va ailleurs, là où on peut le voir. Il peut croiser d'autres esprits errants, comme lui, puis il part et revient...

(…) L'esprit d'un mort n'est errant que s'il est tourmenté. S'il est pleinement heureux, il n'erre pas parmi les vivants et quitte très vite notre réalité.
Ce qui fait qu'un mort devient un esprit errant et retarde ainsi son passage vers l'au-delà, ce sont tous les sentiments qui le rattachent à sa vie terrestre qu'il vient de quitter. Or, les sentiments qui l'alourdissent et le font vibrer à une fréquence proche de la nôtre et de la matière sont toujours négatifs. La conscience de ces esprits ressasse ainsi toutes les émotions négatives qui entretiennent leur dépendance à la vie terrestre : la peur qu'on les oublie, la culpabilité d'avoir laissé leurs proches, un ego surdimensionné, etc.

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L'infiltration

Nous sommes tous soumis à l'influence passagère d'un esprit errant, et plus nous sommes fatigués, plus il est facile pour eux de se coller à nous. Cela nous vaut alors un surplus de fatigue, et nous pouvons capter malgré nous certaines de leurs pensées.
Le problème des esprits errants est qu'ils ne sont jamais sereins. Ainsi, sans être forcément malintentionnés, ils ne peuvent avoir qu'une influence négative sur nous. Tant que celle-ci est passagère, elle ne constitue pas une gêne importante et la plupart d'entre nous n'avons pas conscience de ce phénomène.
Mais il arrive qu'un esprit errant se colle à notre énergie corporelle et y reste pendant des années ! C'est ce qu'on appelle ''l'infiltration''. L'influence de l'esprit errant est alors permanente et peut créer une véritable gêne dans la vie de la personne infiltrée. Celle-ci va subir de grandes fatigues sans jamais réussir à récupérer, éprouver des angoisses et la sensation d'être à côté de ses pompes, de ne pas être complètement elle-même.
(…) Quand un esprit errant infiltre une personne, c'est qu'il existe entre les deux un point commun vibratoire. Cela peut être dû au fait qu'ils ont le même sang – l'esprit errant infiltre alors quelqu'un de sa famille – un caractère similaire ou des passions communes : un toxicomane va attirer à lui un défunt anciennement toxicomane, ou un alcoolique va se faire infiltrer par un esprit errant qui, de son vivant, était lui-même alcoolique, etc. Là où l'infiltration pose problème, c'est quand la personne infiltrée commence à avoir des pensées et des désirs qui ne sont plus les siens mais ceux de l'esprit errant. Le phénomène d'infiltration est facilité par toutes les pratiques qui affaiblissent les énergies subtiles de notre corps physique : des jeux vidéo stressants ou des films angoissants mais aussi et surtout l'alcool et la drogue. Les bébés, les enfants et les adolescents, parce qu'ils sont en pleine construction de leur personnalité du point de vue psychologique, émotionnel et affectif, sont plus fragiles et constituent des proies de choix aux phénomènes d'infiltration.

(…) Les infiltrations ne sont pas pour autant le monopole des esprits errants. Certaines personnes, parce qu'elles pratiquent la magie ou le spiritisme, se retrouvent infiltrées par des esprits démoniaques.

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La possession

La possession est beaucoup plus dangereuse que l'infiltration et heureusement plus rare. Alors que dans l'infiltration l'esprit se nourrit de l'énergie de la personne vivante et peut l'influencer avec certaines de ses idées, dans la possession, l'entité maléfique occupe et prend entièrement le contrôle du corps de sa victime ! L'expérience est aussi traumatisante que néfaste.
(…) Bien souvent les personnes qui se font posséder présentent une psychologie particulière, tout un processus de mal-être et de pathologie s'est établi et développé avant la possession. Être possédé, c'est déléguer, pousser sa déresponsabilisation à son paroxysme, laisser ''l'autre'' prendre les rênes et se recroqueviller sous lui.
Et je ne parle pas de ceux qui invoquent délibérément ces influences démoniaques ! Ces forces négatives existent, elles sont dangereuses et il ne faut pas les prendre à la légère et les invoquer par curiosité ou divertissement.
Le diable n'est rien d'autre que notre part d'ombre, la négation de nous-mêmes. Il est tapi en chacun de nous. C'est nous qui lui donnons vie, qui le nourrissons. Il n'existerait pas sans cela. Le diable est là pour nous mesurer, pas pour nous détruire. Quand il détruit, c'est qu'on est allé trop loin, qu'on l'a provoqué, qu'on l'a appelé, d'une certaine manière. Il est là pour jauger notre capacité à lui résister.

(…) Dans la plupart des cas, l'élement déclencheur est souvent une séance de spiritisme. Les jeunes font cela pour s'amuser. Leur démarche n'est pas spirituelle, comme elle pouvait l'être au XIXème siècle, ce qui protégeait malgré tout ceux qui s'y adonnaient. Je le dis à tous les jeunes : ne pratiquez jamais de séances de spiritisme !

(…) La possession et l'infiltration causent un déséquilibre psychologique, quelquefois important, chez les personnes qui en sont victimes. Ils représentent sûrement une part non négligeable des cas de schizophrénie qui remplissent les hôpitaux psychatriques.

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Les fantômes

Si les esprits errants sont des nomades, les fantômes, eux, sont sédentaires. Ils sont attachés à un lieu en particulier, une pièce ou une maison qu'ils ont connue de leur vivant et ils n'en bougent plus. Après sa mort physique, l'esprit reprend possession de sa demeure et reste convaincu d'être chez lui et de vivre encore dans son époque et dans son temps. Le fantôme n'est pas passé de l'autre côté,, dans l'au-delà : il vit malgré lui avec les nouveaux habitants du lieu où il se trouve et qu'il considère comme des intrus ou des fantômes. Il est tellement convaincu d'être incarné et d'avoir son rôle à jouer dans la maison qu'il en vient de temps en temps à se manifester. Il peut ainsi ouvrir une porte ou donner des coups dans les murs.

(…) Les fantômes se nourrissent de toutes les énergies présentes dans le sol et dans le lieu qu'ils occupent. Très souvent, on peut noter la présence d'eau à proximité de l'endroit hanté : un puits dans le jardin, une source ou un courant souterrain. Les fantômes n'ont donc pas besoin d'infiltrer les vivants avec qui ils cohabitent, le lieu même qu'ils hantent leur procure l'énergie nécessaire à leur survie. Par définition, ils vivent donc dans un espace limité et déterminé dont ils ne sortent jamais. Une maison peut donc rester hantée pendant des décennies, voire des siècles, sans pour autant être habitée par des vivants.

Pour finir, Patricia Darré nous parle de 2012...

(…) Nous entrons dans une époque particulière où notre conception intérieure du temps se modifie : beaucoup d'entre nous avons la sensation que le temps s'accélère. Mais si notre perception du temps change, c'est que nos consciences sont également en train de changer. L'accélération du temps fait que l'on a l'impression de pouvoir faire de moins en moins de choses dans une journée. Cela nous incite à aller à l'essentiel et à nous concentrer sur l'instant présent. C'est en 2012 que commencent à se concrétiser les changements qui amènent l'homme à une nouvelle conscience, à une nouvelle façon de vivre et d'être.

(…) Un certain nombre de symptômes physiques, liés à ces changements, sont ainsi à noter. Nous avons plus d'acouphènes et de démangeaisons dans les oreilles avec la sensation que celles-ci sont bouchées. Nous sommes plus sujets aux vertiges et aux étourdissements, nous avons le souffle court, plus rapide, et une impression de ne pas respirer correctement. Par moment notre rythme cardiaque s'accélère, notre vision est plus floue. Notre sommeil est perturbé et on se réveille plus souvent au milieu de la nuit. Nous sommes fréquemment fatigués, épuisés, avec un grand besoin de repos.
(…) Il n'est pas évident pour tout le monde de s'adapter à cette nouvelle énergie et on peut noter que certains font des dépressions, craquent, tombent malades, se suicident ou agressent les autres.

(…) Depuis 10 ans, ma Hiérarchie m'a parlé de ces ''grands changements'' à venir. Ils affectent également le monde de l'au-delà. Par exemple, depuis 2011, il est plus difficile de communiquer avec les morts et il y a globalement plus de perturbations, d'interférences et de silence que les années passées. L'interaction entre nos deux mondes est en train de changer. Tout d'abord, les mauvais esprits auront moins d'influence sur nous, mais d'un autre côté les esprits de nos hiérarchies ainsi que ceux de nos anges gardiens vont se raréfier. Si l'homme, à partir de 2012, est moins sous influence et moins guidé, c'est qu'un nouveau pont se fait entre lui et l'au-delà, lui permettant de récupérer les informations dont il a besoin et de redevenir son propre guide.

(…) 2012 est également une grande lutte entre l'ombre et la lumière, mais ce n'est pas la disparition de l'ombre, c'est plutôt le point d'équilibre entre les deux.

2012 est donc le début d'un grand renouvellement, et tous les chocs – physiques, psychologiques, économiques – qui sont en train de se produire sur cette Terre sont porteurs d'un message : ''Connectez-vous à vous-mêmes, tout ce dans quoi vous avez macéré – l'argent, le travail, les dogmes, cette société matérialiste – que vous pensiez être la réalité, être une fin en soi, n'était qu'une grande illusion qui va disparaître. Tout ce que l'on crée dans la vie n'est jamais rien d'autre qu'un moyen. La véritable fin c'est l'accession à nous-mêmes''.

Patricia Darré, ''Un souffle vers l'éternité'', éd. Michel Lafon

Ultraman, 29 septembre 2012


Mesures réalisées par le Pr Hayakawa à Koriyama City, avec les habitants



(Koriyama se trouve au sud-est de Fukushima)

Il trouve 1,4 microsievert/h sur l'herbe. Les radiations à Koriyama semblent plus élevées qu'à Fukushima.


Le premier ministre Noda va visiter la centrale de Fukushima le mois prochain



Un coup de pub pour rappeler son engagement à résoudre l'accident nucléaire.

(Oh, attendez. N'est-ce pas lui qui a parlé en se ridiculisant aux yeux du monde d'une situation d'arrêt à froid à Fuku I et de la fin de l'accident nucléaire ? Même le nouveau chef de l'Agence de Régulation Nucléaire a dit que le terme utilisé était faux.)

D'après le Jiji Tsushin (29 septembre) :


Le premier ministre Noda va visiter la centrale de Fukushima le 7 octobre et rencontrer les ouvriers

Il a été révélé le 29 septembre que le premier ministre Yoshihiko Noda va programmer une visite à la centrale pour le 7 octobre. Il va remanier son cabinet le 1er octobre et en allant à la centrale en tant que première visite après le remaniement il espère insister sur son engagement à considérer l'accident nucléaire comme sa première priorité. Ce sera sa première visite à la centrale depuis le 8 septembre 2011.

Le premier ministre veut rencontrer et remercier les ouvriers qui sont restés à la centrale après le démarrage de l'accident nucléaire et qui ont tenté de limiter les dégâts. Les ouvriers qui ont fait de leur mieux pour empêcher une aggravation de la situation ont reçu le titre glorifiant des ''50 de Fukushima''.

Donc... Il prend au premier ministre du pays de remercier au bout d'un an et demi les ouvriers qui sont restés à la centrale pour tenter de limiter l'accident.
Si je me souviens bien, l'année dernière, les ouvriers les ''50 de Fukushima'' n'ont pas été mis tout de suite sur un piédestal. Je pense qu'il n'y avait que très peu de japonais à avoir entendu parler d'eux. Des médias étrangers, surtout aux US et au Royaume-Uni, ont rapporté en mars l'année dernière le travail désespéré en route à la centrale, nommant les ouvriers qui sont restés là-bas les ''50 de Fukushima'' et les ont loué comme des héros. Les nouvelles ont été importées au Japon, et les médias japonais ont commencé à parler des ouvriers et de leur travail à la centrale.

Yakusas ou pas, ces ouvriers ont travaillé au beau milieu de la pire catastrophe nucléaire du Japon.
Jusqu'à présent, la seule reconnaissance que ces ouvriers ont reçu est le Prix espagnol Prince des Asturies pour la Concorde en septembre 2011.

vendredi 28 septembre 2012

Un monde sans hommes

Docu-fiction d'une durée de 1h26.

Imaginons la planète une fois tous les hommes disparus soudainement...


Le monde invisible (1ère partie)

Pendant ma semaine de vacances, j'avais emporté des livres, bien sûr, un jour sans lire est pour moi un jour gâché, et j'ai donc relu "1984" de Orwell (brr...) et un livre écrit par une médium, Patricia Darré, publié début 2012, dont le titre est "Un souffle vers l'éternité" (édité chez Michel Lafon).



Elle raconte son parcours de médium, démarré en 1995, ses diverses expériences et ce qu'elle a appris de sa communication avec les "défunts" et avec sa ''Hiérarchie''.



Bien que plutôt prudente dès qu'il s'agit de médiumnité, tout en sachant que c'est un phénomène réel, j'ai découvert au fil de ma lecture une personne authentique qui ne se prend pas la tête et dont le but est de simplement divulguer le contenu de ses expériences.


Voici quelques passages du livre, que j'ai groupé par thèmes. Il sera publié en deux parties.



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À propos de la ''Hiérarchie'' :

(...) Les premiers esprits que j'ai appris à distinguer ne sont pas des morts à proprement parler, en tout cas, pas tous : il s'agit des Guides, ceux que j'ai surnommés "la Hiérarchie". Ils vibrent sur des fréquences très élevées.
 (...) Ils sont un peu mes directeurs de conscience dans l'au-delà et ils veillent à la bonne gestion des affaires courantes ! C'est un groupe d'entités qui m'aide, m'informe, m'assigne des tâches. En tant qu'humains, nous avons tous une hiérarchie qui nous guide, que l'on en ait conscience ou non, mais pour les médiums, qui interagissent entre le monde des vivants et celui des "morts", il est primordial d'être connectés à elle afin de mener à bien leurs missions.



(...) La Hiérarchie a pour mission la cohésion et l'organisation de l'au-delà. C'est elle qui connaît les différentes étapes que doivent franchir les morts dans leur évolution et le moment qui convient pour ce faire.
(...) Elle est composée d'esprits qui, pour la plupart, n'ont jamais été incarnés.
(...) La hiérarchie m'a un jour expliqué qu'elle se trouvait "en haut" et que les défunts étaient "en bas". C'est pourquoi elle a besoin d'intermédiaires, de médiums, qui lui servent de relais avec les défunts.
Les communications avec les morts et ma Hiérarchie m'ont appris une autre chose d'importance : la mort physique est un passage vers un autre plan où la matière, et donc notre corps, est plus éthérée, moins dense, car elle vibre à une fréquence plus haute. Ce que nous devenons et où nous allons après notre mort dépend de nous, de nos croyances, de notre vie, des sentiments que nous avons cultivés sur Terre. Il n'y a donc pas une seule et grande loi qui régit l'après-vie de chacun d'entre nous. Le maître mot est ici l'évolution. L'au-delà est en quelque sorte le reflet de l'avancement plus ou moins grand de nos consciences. En ce sens, il n'existe pas un seul au-delà, mais une multitude d'au-delà.



(...) Dans l'au-delà, les morts créent le cadre dans lequel ils continuent de vivre. Ce ne sont pas des lieux, mais des créations qui correspondent à ce dont ils ont besoin pour continuer d'évoluer. Ainsi il m'arrive souvent de discuter avec des morts qui ont recréé de l'autre côté des occupations et une vie assez similaire à la nôtre sur Terre. Certains me disent qu'ils travaillent, élèvent des animaux, construisent, chantent, dansent...D'autres, quand on leur demande ce qu'ils sont en train de faire, vous répondent, "je cuisine", "je fume une cigarette", "je bois du thé", etc. C'est une catégorie de morts qui, parce qu'ils en ont encore besoin, poursuivent certaines activités et occupations qu'ils avaient quand ils étaient encore vivants.



(...) Certains morts ne sont pas joignables, car ils sont dans des sortes de "cliniques" qui ne sont pas comparables avec nos hôpitaux, mais qui sont des lieux de réadaptation où ils se régénèrent. Cela concerne ceux qui ont vécu des traumatismes dans leurs énergies subtiles et psychiques pendant leur vie terrestre. Tel est le cas de certains toxicomanes ou de grands dépressifs, une fois de l'autre côté, ils restent un temps dans ces cliniques pour se "refaire une santé spirituelle" avant de poursuivre leur évolution.
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À propos des ''Anges gardiens'' :

Nous avons tous des anges gardiens qui sont, en fait, des morts ayant pour mission de veiller sur nous. Cela leur permet aussi d'avancer. C'est pour cette raison que dans notre vie, nous sommes amenés à avoir différents anges gardiens. Tout comme pour la Hiérarchie, il y a en quelque sorte des ''changements d'équipe'' à mesure qu'ils évoluent et que nous évoluons. Une fois de l'autre côté, les morts continuent d'apprendre et de grandir, il n'y a pas de stagnation.
Les anges gardiens nous aident dans l'invisible à faire ce que nous faisons dans le visible. Ils peuvent nous empêcher d'avoir des accidents (cf livre de Jovanovic, ''Enquête sur l'existence des anges gardiens''), nous souffler à l'oreille des idées, etc. À l'inverse, ils peuvent aussi être à l'origine de certaines de nos mésaventures, comme se casser une jambe ou rester cloué au lit par une maladie, afin de nous freiner et de nous éviter de nous précipiter dans des dangers encore plus grands.
Je me souviens ainsi d'avoir accepté une invitation des propriétaires d'un château de la région pour une soirée médiumnique, mais, au moment de partir de chez moi, j'entends mon ange gardien qui me dit : ''N'y va pas.'' Embêtée d'annuler ma venue au dernier moment, je décide d'y aller quand même. Bizarrement, je n'ai jamais pu m'y rendre, car ma voiture est tombée en panne sur le chemin ! Sûrement n'y avait-il rien de bon pour moi dans cette soirée...

Une autre anecdote marquante est celle que j'ai vécue à Paris en sortant d'une conférence. Il me restait une heure pour rejoindre la gare d'Austerlitz et prendre un des derniers trains pour me ramener à Châteauroux, chez moi, dans le Berry. Mais ce jour-là, suite à un mouvement de grève, les transports en commun étaient très perturbés et il y avait des embouteillages un peu partout dans Paris. Je décidai d'opter pour un taxi, mais pendant plus d'un quart d'heure, les rares taxis que je hélais étaient déjà tous occupés. Je commençai à désespérer en voyant mes chances de prendre mon train diminuer. J'étais inquiète pour mon fils qui était encore jeune et qu'il fallait que je rejoigne rapidement. Je me suis alors immobilisée sur le trottoir, j'ai posé mon sac et j'ai demandé intérieurement de l'aide à mon ange gardien. C'est alors qu'un taxi libre, se détachant de l'interminable file de voitures, est venu se poster devant moi en me faisant des appels de phare. J'étais surprise car je n'avais pas hélé de taxi depuis quelque temps et en montant dedans, je dis au chauffeur:

      - Vous êtes la Providence !
      - Vous ne croyez pas si bien dire ! m'a-t-il répondu.

Je lui expliquai rapidement ma situation et il me rétorqua :

      - Si nous n'arrivons pas à temps à la gare d'Austerlitz, je m'engage à vous raccompagner en voiture jusqu'à Châteauroux, et gratuitement bien sûr ! Soyez tranquille, ce soir, vous serez auprès de votre famille !

Je le remerciai tout en lui disant que je ne me permettrais pas de lui en demander autant ! Il y avait dans la voiture une musique agréable et quand je lui en fis la remarque, il répondit :

      - Certaines musiques sont célestes et parlent directement à notre cœur.

Il avait un accent indéfinissable, comme s'il avait emprunté des intonations à différentes régions du monde, et je lui fis part de ma difficulté à en déterminer l'origine.

      - C'est parce que je viens d'un pays mystérieux ! m'a-t-il rétorqué.

Je me sentais de plus en plus rassurée dans ce taxi qui arrivait à se frayer un chemin au milieu des embouteillages. Le chauffeur n'hésita pas à descendre de la voiture pour demander aux automobilistes autour de nous de se pousser un peu, d'avancer ''d'un mètre par là'', pour lui permettre de passer et ''d'emmener cette dame qui doit absolument prendre un train '' ! Je regardais, médusée, les conducteurs qui s’exécutaient sans broncher. Il remontait alors à bord et me disait d'un ton rassurant :

      - Nous allons y arriver ! Ne vous inquiétez pas, vous serez chez vous ce soir.

Je lui fis part de mon étonnement quant à sa nature si enjouée, et il m'expliqua que c'était là le propre de l'homme  : 

      - Tout est facile avec la joie. Il faut veiller à ne pas se laisser entraîner dans le négatif.

Il me fit une première remarque sur la présence d'anges sur Terre et insista sur le fait qu'ils étaient très proches de nous et que nous les rencontrions souvent dans notre quotidien sans y prêter attention. Sa conversation était amusante et je répondais sur le ton de la plaisanterie.
Il s'était tellement bien débrouillé dans la circulation que nous approchions du but avec un peu d'avance, et il me proposa même de s'arrêter un instant devant un kiosque qui vendait glaces et boissons pour aller me chercher à boire. Je refusai poliment, un peu intriguée. Il s'arrêta finalement devant la gare d'Austerlitz.

      - Je vous dois combien ? Demandai-je ?

      - Vous ne me devez rien, répondit-il.
      - Ah non, j'insiste Monsieur, dis-je en tendant un billet.
      - Vous ne me devez rien, c'est ainsi, dit-il simplement.
      - Mais pourquoi, m'exclamai-je, ahurie.
     
      - Vous ne croyez donc pas aux anges ?

Là-dessus, il me souhaita un bon voyage et je descendis, légèrement hébétée, me demandant si ce que je vivais était bien réel ou non...en tout cas j'ai pu prendre mon train à l'heure et à chaque fois que je repense à cette histoire, je me sens plus légère...

****

Regroupements et vie dans l'au-delà

Chacun arrive dans l'au-delà avec un niveau d'évolution différents, les morts n'ont pas tous de besoins semblables et le scénario n'est pas identique pour tous. Certains sont seuls, d'autres vivent avec des esprits qui vibrent sur la même fréquence qu'eux, qui sont au même niveau d'évolution, et ils se regroupent.

(…) On entend souvent dire : ''Quand vous mourrez, vous rejoindrez dans l'au-delà les membres de votre famille.'' Comme toutes les généralités que l'on répète sur le sujet, cela est loin d'être systématique. La filiation ne suffit pas, seule compte la vibration. 

(…) Plus le mort est serein, plus il va vite se détacher de la matière. Le fait qu'il se trouve dans une autre dimension, où il n'a plus son corps physique ni les douleurs qui y sont liées, le fait qu'il ait des occupations et qu'il continue d'évoluer sont autant de facteurs d'épanouissement pour lui. Son devenir et son bonheur passent par un détachement de ce qu'il était et des personnes qu'il a connues au cours de sa vie terrestre. Il ne s'agit pas d'abandon comme on pourrait le penser de notre points de vue, mais d'une étape supplémentaire de son évolution. Il n'est donc pas de première nécessité pour lui d'entrer en contact avec les vivants, car il est bien où il est, et le souvenir de ce qu'il était avant de mourir devient, à mesure qu'il change, de plus en plus lointain.

(…) Ceux qui sont partis ne sont pas constamment disponibles pour ceux qui sont restés. Cependant, nos émotions les affectent, et plus nous sommes sereins, plus nos morts le sont aussi ; a contrario notre tristesse les torture, les alourdit.
De ce point de vue, la souffrance de ceux qui restent, bien que compréhensible, est très égoïste. La responsabilité du médium qui pratique des consultations payantes est engagée dans ces cas-là, car soit il explique à sa clientèle qu'il peut être néfaste de multiplier les communications, soit l'appât du gain lui commande de n'en rien dire. C'est une des raisons pour lesquelles un médium ne doit rendre que des services gratuits. 

(…) Je me refuse de voir deux fois la même personne pour ces raisons. La course au médium est malsaine, car elle laisse le champ libre aux charlatans et, de surcroît, elle dérange les morts. Protégeons les défunts des vivants.

À suivre...demain.

Ultraman, 28 septembre 2012

Vidéo de l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 1 rempli de fumée/vapeur de la centrale de Fukushima

TEPCO a publié une vidéo de 40 mn le 27 septembre, sans explication sur la date ou le taux de radiations auxquels les ouvriers qui font la manipulation sont soumis (les ouvriers s'étaient entraînés sur une maquette)

La vidéo démarre après qu'un trou d'un diamètre de 130 mm ait été percé. Au début, il semble ne rien se passer, jusqu'à l'ouverture du clapet à bille à 50 secondes. Ce qu'on voit au fond du trou est l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 1. La caméra est insérée à environ 2 mn de la vidéo.

L'intérieur semble être empli d'une fumée blanche ou de vapeur, bien qu'il ne semble y avoir aucun ruissellement comme dans l'enceinte du réacteur 2. À environ 4 mn, une sorte de structure est discernable. À 5 mn, un mur rouillé commence à apparaître à gauche de l'écran.

À environ 18 mn, la caméra zoome et vous commencez à voir ce qui ressemble à des débris de métal et de béton.

Qu'est-ce qui a détruit ainsi l'intérieur ? Le séisme ? Une explosion ?




(Suivez les indications d'Ultraman, si vous voulez voir la vidéo sans perdre de temps)

Selon le rapport de TEPCO sur la progression en date du 24 septembre, ce sont des ouvriers d'Hitachi qui font le travail (les ouvriers de Toshiba font des recherches sur les enceintes des réacteurs 2 et 3).

En juin cette année, TEPCO a fait un contrôle de la chambre torus du réacteur 1, où ils ont trouvé un taux de radiation de 10 sieverts/h au-dessus de la surface de l'eau.


Un deuxième article assez long, mais je remercie Ultraman d'avoir passé du temps à traduire du japonais les précieuses informations données par le Pr Hayakawa, fruit de son patient travail.


Carte du relevé des radiations de l'accident de la centrale de Fuku I par le Pr Hayakawa, version 7 : ''La contamination semble coïncider avec la chute de pression du réacteur'', et non avec les explosions



Il a fait cette observation dans la toute dernière version (la 7ème) de sa carte de relevés des radiations, publiée en juillet, avant que le gouvernement préfectoral de Fukushima n'ait honteusement publié les données provenant des postes de surveillance, relevées en mars l'année dernière, qui montrent bien des pics de radiations dans des lieux de la préfecture de Fukushima non pas après les explosions mais après le changement de pression dans le réacteur après dégazage.

Le Pr Hayakawa de l'université de Gunma a été le premier le 8 avril 2011 à mettre rapidement sur internet un graphique, après que le gouvernement préfectoral de Fukushima ait annoncé le résultat des mesures de radiations dans les écoles et les crèches de Fukushima. La première version de la carte a été publiée sur le net le 21 avril 2011. Je me souviens l'avoir vue et me souviens aussi qu'il a été attaqué en tant que ''semeur d'alarme''. C'était à l'époque où Iitate-mura fut officiellement désignée comme ''zone d'évacuation programmée''.

Dans la 7ème et dernière version, le Pr Hayakawa a fait deux choses nouvelles :



  • La carte est maintenant recto-verso, et sur l'envers il a mis une carte comparant les contaminations de Tchernobyl et de Fukushima ; il a également mis une carte chronologique de la contamination.
  • La carte est disponible gratuitement sur internet, comme toutes les versions précédentes, mais cette fois la version imprimée est vendue à l'extérieur (pour 200 yens au Japon), ce qui fait que les gens qui n'ont pas accès à internet puissent se la procurer.



D'après les tweets que je lis, c'est bien parti.
Ce qui suit est ma traduction d'une partie du texte de la carte, avec révision et insertions du professeur. C'est moi qui souligne :

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Page d'accueil : carte de relevé des radiations de l'accident de Fukushima Daiichi
(Un volcan bleu souriant, l'une des icônes qu'utilise Hayakawa sur Twitter dit la chose suivante)

Consommer, ne pas consommer. Aller, ne pas aller. Évacuer, ne pas évacuer. Faire, ne pas faire. Arrêter, ne pas arrêter. Décidez par vous-même. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse pour les mesures contre la contamination par radiations. Comment faire face aux radiations dépend des circonstances personnelles.

(Texte du haut à gauche)

Cette carte montre les taux des endroits où les matériaux radioactifs qui sont tombés au sol en mars 2011 n'ont pas évolué. Les valeurs datent de septembre 2011, en microsievert par heure à 1 mètre de la surface du sol ou de l'herbe. Les matériaux radioactifs ont été lessivés et emportés par le vent et la pluie, les taux de ces surfaces tendent donc à être plus basses que ceux montrés sur la carte. D'un autre côté, les matériaux radioactifs s'accumulent dans les gouttières, sur le sol sous les avant-toits, dans les fossés et sur le bord des routes, ce qui donne des taux plus importants que ceux montrés sur la carte.

Page au dos : démarrage de la carte de relevé des radiations – ce que j'ai appris en faisant la carte


(Texte principal, première rangée avec la carte de comparaison Tchernobyl-Fukushima)

Dans l'après-midi du 11 mars 2011, un énorme séisme et tsunami se sont produits dans l'océan Pacifique au large de Tohoku et ont détruit la centrale de Fukushima Daiichi. Pendant deux semaines, une grande quantité de matériaux radioactifs ont fui de la centrale. Des régions aussi lointaines que Iitate-mura, à 40 km au nord-ouest de la centrale, ont été sévèrement contaminées. Nakadori (tiers du milieu) et Gunma au nord, ainsi que Tochigi ont été aussi salement contaminés. La partie est de la région métropolitaine de Tokyo et le sud d'Iwate ont été également contaminés. Sur la carte de la page d'accueil, il y a 8 niveaux d'isoplèthes (= ligne joignant des points d'égale valeur sur une carte) avec un maximum de 16 microsieverts/h : 16, 8, 4, 2 , 1 , 0,5, 0,25, et 0,125. Pas besoin de préciser que la contamination s'étend au-delà de 0,125 isoplète.

Dans la soirée du 8 avril 2011, l'équipe nucléaire du groupe de réponse des catastrophes de la préfecture de Fukushima a annoncé les taux de 1648 écoles et crèches de Fukushima. J'ai trouvé les données sur internet et récupéré un ou deux chiffres élevés de chaque municipalité, les ai placées sur Google Map et les ai rendu publiques ce jour-là avec trois isoplèthes de 8 ; 2 et 0,5. Ce fut la première carte de relevé de radiations. Mme Sachiko Hagiwara a superbement stylisé la carte, et elle a été publiée sur internet le 21 avril 2011 en tant que première version.

J'ai continué à récolter des informations, et publié une version révisée le 18 juin. Cette version fut la première à montrer la contamination au nord de Tochigi et Gunma, la région est de la métropole de Tokyo et le sud d'Iwate.
J'ai fait une révision de la carte tous les trois mois, et la carte actuelle est la 7ème édition. Cette fois-ci, en plus de la publication sur internet, j'ai décidé de l'imprimer sur papier, pour que la carte soit davantage disponible pour ceux qui n'utilisent pas internet.

(Texte principal, deuxième rangée, avec une carte chronologique de la contamination)

Ce qui a déterminé la distribution de la contamination a été le vent. Les cendres d'un volcan après une éruption sont transportées par le vent à haute altitude sur plusieurs kilomètres et aussi en hauteur. Pourtant les matériaux radioactifs ayant fui de la centrale ont été transportés par le vent près de la surface du sol. En regardant les données météo de cette période-là, les directions du vent à une altitude de 1 km et plus haut ne peuvent expliquer la distribution. Je pense que les matériaux radioactifs ont été charriés par un vent de surface dont l'altitude était au moins à des douzaines de mètres au-dessus du sol. C'est la raison pour laquelle les isoplèthes de radiation semblent suivre les hauts et les bas de la géographie, comme les bassins et les flancs de montagne.

Le nuage radioactif qui est passé au-dessus de Minamisoma City dans la préfecture de Fukushima le 12 mars à 21h a continué vers la baie de Sendai et a atteint Onagawa-cho dans la préfecture de Miyagi à 2 h du matin le 13 mars.

La contamination du 15 mars a été la pire. Le nuage radioactif qui est passé au-dessus d'Iwaki à 4 h a atteint la plaine de Kanto à 6h. Comme il ne pleuvait pas, le nuage s'est ensuite dirigé à l'ouest et au nord jusqu'à toucher les régions montagneuses de Kanto et la partie nord de Gunma et de la préfecture de Tochigi, où, pour la première fois, il a plu, et les matériaux radioactifs sont descendus au sol par la pluie. La contamination de Nakadori est également survenue ce jour-là. Les matériaux radioactifs qui ont traversé les monts d'Abukama sont descendus avec la neige. Dans l'après-midi, un nuage radioactif particulièrement dense a été rejeté par la centrale nucléaire. Emporté par le vent, il est allé droit vers la direction nord-ouest, et a contaminé les zones sur son trajet vers Iitate-mura, que le nuage a touché à 18h.

Dans la soirée du 20 mars, les zones près de la frontière de Miyagi-Yamagata et du sud d'Iwate ont été contaminées. Le vent a ensuite tourné au sud, envoyant un nuage après Mito City dans la préfecture d'Ibaraki le 21 mars à 6h et a atteint Shinjuku, à Tokyo à 9h. Pendant trois jours entre le 21 et le 23 mars, la région de Kanto a reçu de fortes pluies intermittentes. La contamination modérée vue dans la partie est de la région métropolitaine de Tokyo provient de cette époque.



Les dates et heures de la contamination que je viens d'expliquer ci-dessus ne coïncident pas les dates et heures des explosions qui se sont produites à la centrale. L'unité 1 a explosé à 15h36 le 12 mars, et l'unité 3 à 11h01 le 14 mars. Ce ne fut pourtant pas à ces moments-là qu'une grande quantité de matériaux radioactifs a fui de la centrale. En revanche, la libération des matériaux radioactifs dans l'atmosphère semble bien coïncider avec la chute de pression des réacteurs.
(Carte chronologique, d'après le PDF)



Juste en dessous de la carte de contamination chronologique, Hayakawa donne une carte intéressante figurant la densité radioactive (césium) des cendres volantes venant d'incinérateurs. Pourquoi est-il intéressé par la mesure des cendres, ''des saletés sur le bord des routes'' (ce que d'autres nomment ''poussière noire'') et des gouttières où les taux de radiations sont élevés ? Il répond, ''d'abord, dans des lieux loin de la centrale, on peut clairement voir l'étendue de la contamination en la mesurant. Deuxièmement, en les identifiant, on peut les rendre effectives''. Il semble qu'il a fait figurer les mesures les plus élevées trouvés dans ces lieux.
(d'après le PDF.)




Pour l'usage de ses cartes : si vous utilisez une partie de sa carte pour créer une nouvelle carte, c'est gratuit, même pour un usage commercial. Hayakawa dit qu'il ne prétend à aucun copyright pour le titre et le texte, mais il prétend à des droits moraux pour l'auteur.

jeudi 27 septembre 2012

Du spectacle dans le ciel pour 2013

Une nouvelle comète peut-être plus brillante que la pleine lune en 2013

 

Posté le 27 septembre 2012


Une nouvelle comète a été découverte et il est prédit qu'elle illuminerait de manière incroyable les cieux à la fin de 2013. Les prévisions actuelles pour son passage du 28 novembre 2013 en périhélie (le plus rapproché) à moins de deux millions de kilomètres du soleil lui attribuent une magnitude de – 16. (plus l'objet est brillant, plus sa magnitude est en-dessous de 0. Par exemple le soleil a une magnitude de
 – 26,7 , la lune de – 12,6 et à l'autre extrémité, les objets les plus faibles observés par le satellite Hubble ont une magnitude de +30, NdT)

ISON photographiée par deux astronomes italiens (trouvée sur SpaceWeather)



C'est beaucoup plus brillant que la pleine lune.



Si les prévisions s'avèrent exactes, alors C/2012 S1 sera certainement l'une des plus importantes comètes de l'histoire humaine, avec une brillance dépassant de loin celle de la mémorable comète Hale-Boppe en 1997 et surpassant très probablement la comète longuement attendue Pan-STARRS (C/2011 L4) en mars 2013.



Une nouvelle comète, nommée C/2012 S1 (ISON) a été découverte par le Réseau Scientifique Optique International (ISON en anglais) de Russie le 21 septembre. Son orbite presque parabolique suggère qu'elle arrive tout droit du nuage d'Oort, une vaste zone d'objets glacés orbitant autour du soleil, vestiges immaculés de la formation du système solaire.



C/2012 S1 se trouve actuellement dans l'angle nord-ouest du Cancer. Sa magnitude de +18 est trop faible pour qu'on la voit à l'oeil nu mais elle sera à la portée des astronomes ayant un équipement CCD (Charge Coupled Device, en français Dispositif à Transfert de Charge, NdT) dans les prochains mois avec l'augmentation de sa brillance. On s'attend à une visibilité aux binoculaires à la fin de l'été 2013 et à l'oeil nu début novembre. Les observateurs de l'hémisphère nord sont hautement favorisés. Suite à son pic de brillance de fin novembre, elle restera visible sans aide optique jusqu'à la mi-janvier 2014.



Les prévisions de brillance d'une comète dépassent parfois leur performance. Les astronomes amateurs d'un certain âge pourront se souvenir du battage médiatique autour de la comète Kohoutek en 1973 – pas tout à fait cependant le ''pétard mouillé'' dont on a fait le portrait quand elle est devenue visible à l'oeil nu (les astronomes avaient prévu une magnitude de – 10, NdT). Même si C/2012 S1 montre la même courbe de lumière (= évolution de la luminosité d'un objet en fonction du temps, Wiki) que Kohoutek, elle sera certainement spectaculaire, un événement potentiellement unique dans la vie d'une civilisation.

SOURCE

SpaceWheather ajoute:

Le chercheur de comètes John Bortle a souligné une curieuse similitude entre l'orbite de la comète ISON et celle de la Grande Comète de 1680*. ''Ce n'est que pure spéculation''.

* La première  comète dont l'orbite fut observée très près du soleil fut la Grande Comète de 1680. On nota son passage à seulement 200 000 km (0,0013 UA) de la surface de l'étoile, soit la moitié de la distance Terre-Lune.(Wiki)


Photos de vacances

Un petit tour en photos de virées pendant mes brèves vacances. Corrèze, Puy de Dôme, Dordogne, Creuse...Beaucoup de kilomètres mais je ne regrette pas.

En Corrèze, un site gallo-romain près du village de Millevaches (sur le plateau du même nom) :


Sur le plateau, en arrivant, ce qu'on pourrait appeler le temple (en mauvais état, c'est le moins qu'on puisse dire) :


Le site a été pillé au cours des siècles, seules de très grosses pierres comme celle-ci ont dû décourager les profiteurs

À 200 mètres en contrebas, la villa d'habitation avec citerne recueillant l'eau d'une source (à sec, cet été du moins)


Le système de canalisation d'eau qui entoure la villa



Au hasard des routes, une croix celtique, "reconvertie" par l'église catholique (un Christ en croix rajouté dessus)




Un village de chalets, tous au toit de chaume


































La "grotte" (en réalité son grenier) fleurie d'une dame qui cultive ses fleurs et vend des compositions florales (désolée pour le bras qui dépasse...). Une autre photo viendra plus tard en bannière du blog.



































En parcourant plusieurs kilomètres dans un brouillard de nuages, j'arrive au hameau de Clédat. À l'entrée, la source du village, rebaptisée fontaine de Ste Madeleine, naturellement "sanctifiée" par l'Église, c'est tout de suite plus gratifiant...


































Les maisons (restaurées) du hameau sont toutes adossées aux rochers ou construites dessus.




On ne peut se rendre compte de la taille du rocher, mais il fait bien 2 mètres de haut


































Incontournable : Collonges La Rouge. Plein de touristes et grosse chaleur



































À quelques kilomètres de Collonges, le village de Turenne, avec la tour du château inaccessible à cause d'un nuage de fourmis volantes


Une ruelle qui redescend vers le village


 Il vaut mieux ne pas entrer...ou panneau bidon ?


Toujours au hasard des routes, le tronc d'un très vieux bouleau moussu.



































En Dordogne, le château de Hautefort, pris avec le zoom maximum (je ne l'ai vu que parce que je m'étais trompée de route) :

































Toujours en Dordogne, le château de Fénelon aux belles pierres dorées.



Et pas loin de là un ancien presbytère reconverti en une très sympathique habitation. La chapelle attenante.


Le jardin intérieur avec à gauche une fontaine et au milieu un magnifique olivier. Une grande paix en ce lieu...


































Puy de Dôme, la célèbre chapelle d'Orcival de type roman, que je préfère de loin au gothique.


































Une virée vers le puy de Sancy par le téléphérique, bourré à craquer de randonneurs. Un fort vent bien glacial en haut, mais une vue imprenable, comme on dit.



 Avant de redescendre :


Photo prise en me forçant à m'approcher de la vitre de protection qu'on voit à gauche sur la photo du dessus : vertige. La gare du téléphérique est le petit point bleu ciel au milieu en bas.


































En fouillant sur le net, j'ai trouvé une vidéo d'une ballade à moto tournée dans le massif des Monédières pendant l'été 2011. On y voit plusieurs endroits où je suis passée, dont Clédat, le village de chalets et l'observatoire du Mont Bessou à 1000 mètres d'altitude. (La musique d'accompagnement est un peu stressante) :








Pour une interdiction totale du nucléaire

En attendant Ultraman, qui à cette heure (7h !) n'a encore rien publié et mon retour du marché, voici la dernière vidéo traduite et sous-titrée par Kna.

Un titre accrocheur.

Plaidoyer pour une interdiction totale d'utilisation de l'énergie nucléaire par le pr. Mitsuhei Murata

Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, professeur émérite à l'Université Tokaigakuen s'adresse aux participants de la séance d'information de la Coalition contre le Nucléaire du 20 Septembre 2012, organisée par le Bureau du membre du Congrès Dennis Kucinich.





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Pierre a publié aussi un article intéressant, à lire ICI.

mercredi 26 septembre 2012

L'illustration du jour

L'infiniment petit se retrouve dans l'infiniment grand et inversement.

J'avais déjà publié sur le blog les deux images du haut avec à gauche un neurone et à droite l'univers.

Les deux suivantes montrent la naissance d'une cellule et la mort d'une étoile.

Les deux dernières, un oeil et une nébuleuse.



Nettoyage des fesses

Moi, je dirai que les japonais devraient s'occuper de leurs propres fesses, et nettoyer leurs déchets radioactifs.

Mini-toilettes à fixer aux fesses des patients


Des entreprises nippones ont présenté un système permettant aux personnes malades et couchées de faire leurs besoins proprement, même au lit. 


Des firmes japonaises ont exposé mercredi des mini-toilettes qui permettent aux personnes alitées de faire leurs besoins sans bouger et en toute propreté, lors d’un salon international spécialisé à Tokyo.

Le "Robohelper" et le "Smilet", à peu près similaires et en forme de "U", se fixent autour des fesses et des organes génitaux, entre les jambes des patients allongés.


Des capteurs détectent la sortie des besoins et activent un mini-aspirateur qui retire les excréments et l’urine immédiatement pour les envoyer, via un tuyau, vers un réservoir. Au même moment, un jet d’eau nettoie les parties intimes qui sont ensuite séchées en douceur.

Soulager le personnel

"Cette machine a pour but de soulager le personnel de soins, notamment la nuit, et permet aux personnes alitées de rester propres", a expliqué Daizo Igawa, de l’entreprise Muscle créatrice du "Robohelper".

La demande pour ce type de produits augmente au Japon, où la population vit plus longtemps et vieillit rapidement. (pas sûr !)

La société Mammary vend le "Smilet" pour 580.000 yens (5800 euros), un prix inaccessible à nombre de ménages mais, via le système de sécurité sociale, un assuré nippon peut louer cet appareil pour 3.000 à 4.000 yens par mois (30 à 40 euros). 


23 centrales nucléaires à risque de tsunami


23 centrales nucléaires sont dans des zones à risque de tsunami


21 septembre 2012 
 

Le tsunami japonais de mars 2011 a révélé une série d'irresponsabilités liées à la catastrophe nucléaire qui en a résulté. Une étude scientifique dirigée par des chercheurs espagnols a pour la première fois identifié les centrales nucléaires les plus sujettes à subir les conséquences d’un tsunami. 23 centrales au total et 74 réacteurs, en comptant Fukushima I, se situent dans des zones dangereuses situées dans l’est et le sud-est asiatique.

Les tsunamis sont synonymes de destruction de villes et d'habitats et depuis que la côte japonaise a été dévastée en mars 2011, nous savons maintenant qu’ils causent des désastres nucléaires, mettent en danger des populations et polluent l’environnement. Alors que de tels phénomènes sont encore difficiles à prédire, une équipe de scientifiques a évalué les zones « potentiellement dangereuses » qui hébergent des centrales nucléaires en activité ou en construction.

Dans l’étude publiée dans le journal “Dangers Naturels”, des chercheurs ont dessiné une carte des zones géographiques mondiales qui ont le plus de risque d’avoir de grands tsunamis. En se basant sur ces données, on a identifié 23 centrales nucléaires et leurs 74 réacteurs dans des zones à haut risque. L’une de ces zones comprend Fukushima I . Parmi ces centrales, 13 sont en activité avec 29 réacteurs ; quatre autres, qui possèdent aujourd'hui 20 réacteurs en hébergeront bientôt 9 de plus ; et il y a sept nouvelles centrales en construction avec 16 réacteurs.

''Nous avons une première représentation de la distribution globale des centrales nucléaires civiles situées sur la côte et exposées aux tsunamis, comme expliqué par José Manuel Rodriguez-Llanes, co-auteur de l’étude et chercheur au CRED (centre de recherché sur l’épidémiologie des catastrophes) de l’université catholique de Leuven en Belgique. Les auteurs ont utilisé comme base des documents historiques, archéologiques, géologiques et des données d'archives pour déterminer un risque de tsunami. Malgré le fait qu'il y ait un risque de catastrophes naturelles qui menaceraient pratiquement toute la côte ouest du continent américain, les côtes atlantiques espagnole et portugaise ainsi que la côte d’Afrique du Nord, ce sont l’est de la Méditerranée et les régions de l'Océanie, surtout dans le sud et le sud-est asiatique qui sont les plus exposés aux risques, du fait de la présence de centrales nucléaires.

Pour Debari Guha-Sapir, un autre co-auteur de l’étude et chercheur au CRED , ''l’impact des désastres naturels empire du fait d'une interaction grandissante avec des installations technologiques''.

La Chine : une puissance nucléaire en devenir.

27 des 64 réacteurs nucléaires actuellement en construction dans le monde se situent en Chine. C'est un exemple de l’investissement nucléaire massif du géant asiatique. ''Le fait le plus important est que 19 des 27 réacteurs (dont deux à Taiwan) sont en construction dans des zones identifiées comme dangereuses'', disent les auteurs de l’étude.

Dans le cas du Japon, qui a souffert en mars 2011 des conséquences du pire tsunami de son histoire, il y a 7 centrales à risque avec 19 réacteurs, dont un actuellement en construction.
La Corée du Sud ajoute aujourd'hui deux centrales à risque avec 5 réacteurs. L’Inde (deux réacteurs) et le Pakistan (un réacteur) pourraient aussi ressentir les conséquences d’un tsunami sur leurs centrales.

Le fantôme de Fukushima 

''La localisation des installations nucléaires n’a pas seulement des conséquences pour le pays-même, mais aussi pour les régions qui pourraient êtres affectées par des fuites radioactives », comme souligné par Joaquin Rodriguez-Vidal, auteur principal de l’étude et chercheur au département de géodynamique et paléontologie de l’université de Huelva.

D’après l’étude, nous devrions tirer les leçons de l’accident de Fukushima. Pour les auteurs, la prévention et les études scientifiques antérieures sont les meilleurs outils pour éviter de telles catastrophes. ''Malgré le tsunami de 2004, la région de l'océan indien n'a toujours pas pris de mesures politiques efficaces'' ont avertis les chercheurs. La crise de Fukushima a eu lieu dans un pays hautement développé avec l'un des plus hauts niveaux de connaissance scientifique et d’infrastructures technologiques.

Si cela s’était produit dans un pays moins bien équipé pour faire face aux conséquences de catastrophes, l’impact aurait été bien plus grave pour le monde en général'', disent les experts. Par conséquent le Pr Rodriguez-Vidal recommande de planifier davantage d’analyses locales prenant en compte le facteur d’amplification sismique de chaque centrale nucléaire et de décider d'une adaptation des installations identifiées dans l’étude. 


Traduit par Chantalouette 

Perso, je ferais démanteler toutes les centrales nucléaires, à risque ou pas de tsunami...Rêve pieux.