Bistro Bar Blog

vendredi 31 août 2012

Photo + vidéo du jour

La route norvégienne de l'Atlantique. Merci Dany.


La route de l’Atlantique (en norvégien : Atlanterhavsveien) est une section de la Route Nationale 64 (RV 64) située dans la partie nord de la zone côtière de Hustadvika. La route relie les communees de Eide et Averøy, situés dans la région de Møre og Romsdal. La longueur totale de la section est de 8,274 kilomètres.
Les travaux de construction ont débuté en 1983. L’inauguration a eu lieu le 7 juillet 1989. La route est construite sur plusieurs petites îles et récifs, et est traversé par huit ponts, plusieurs chaussées et des viaducs. Cette route a une vue sur la mer ouverte, ce qui est rare sur les routes du long de la côte norvégienne. On peut voir les fjords et les montagnes à proximité de la route. La route spectaculaire est rapidement devenue une attraction touristique, dans la mesure où des précautions doivent être affichés lors de la conduite, à cause de la fréquentation de cette route par la population locale et les visiteurs. Atlanterhavsvien a été voté « construction norvégienne du siècle » le 27 septembre 2005, et est actuellement en Norvège la deuxième route la plus visitée après celle de Trollstigen.


La photo ci-dessus est prise par une belle journée.
En regardant la vidéo qui nous emmène au long de cette route, vous verrez qu'il vaut mieux faire ensuite un rinçage de son véhicule.



SOURCE

Japon, 31 août 2012

Souhaitez-moi bon courage, c'est le déménagement de ma fille aujourd'hui...Je ne reviendrai sur le blog que ce soir.


Centrale de Fukushima : la quantité d'eau injectée dans les cuves de réacteurs est descendue temporairement sous la quantité obligatoire, cause inconnue

La quantité d'eau traitée qui est injectée constamment dans les cuves de réacteurs des réacteurs 1, 2 et 3 a souvent fluctué sans raison identifiée par TEPCO, mais le 30 août la quantité est descendue temporairement sous les niveaux spécifiés par les règlements de sécurité de la NISA.

La cause reste inconnue, mais à la différence du passé, Matsumoto de chez TEPCO dit que la compagnie va mener une recherche pour identifier la cause.

Si vous voulez suivre les courbes de température des cuves de réacteurs, allez sur TEPCO's page (en anglais).

D'après Kyodo News (31 août) :
La quantité d'eau injectée dans les réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima a diminué temporairement.

TEPCO a annoncé le 30 août que la quantité d'eau injectée dans les 3 réacteurs est descendue temporairement sous la quantité spécifiée dans le règlement de sécurité comme nécessaire pour le refroidissement des réacteurs. La quantité est descendue dans l'après-midi du 30 août et bien qu'elle soit revenue après ajustement de vannes elle est descendue de nouveau dans la soirée. À 22h30 le 30 août, la quantité nécessaire au refroidissement est maintenue.
Il n'y pas de changements dans la température des cuves de réacteurs. Il est possible que les pompes d'injection d'eau (il y en a deux) ont des problèmes, et TEPCO va mettre en route les pompes de secours pour enquêter sur la cause.

Selon TEPCO, un employé qui observait la quantité d'eau injectée a remarqué une chute à 15h le 30 août. Normalement, 4,9 tonnes/h d'eau sont injectées dans le réacteur 1, et 7 tonnes/h dans les réacteurs 2 et 3. Cependant, à 15h, la quantité pour le réacteur 1 est descendue à 4 tonnes /h, pour le 2 à 5,5 tonnes/h et le 3 à 5,6 tonnes, ce qui était inférieur de 0,3 à 0,6 tonnes au minimum nécessaire pour refroidir les réacteurs. TEPCO a ajusté les vannes pour ramener la quantité à des niveaux normaux.

Cependant, la quantité d'eau injectée a continué à fluctuer, et à 20h elle est descendue de nouveau sous la quantité requise. Tout est rentré dans l'ordre après ajustement de vannes.

La quantité d'eau dans les réacteurs 1 à 3 a diminué dans le passé. À chaque fois TEPCO a ajusté les vannes pour maintenir le flux. Mais c'était la première fois le 30 août que la quantité est descendue sous la quantité requise. TEPCO dit n'avoir découvert aucune fuite.

Junichi Matsumoto dit, ''c'est le système le plus important de refroidissement des réacteurs et nous aimerions soigneusement investiguer la cause d'une soudaine chute de la quantité d'eau.''

 

On a trouvé des cailloux dans un assemblage de combustible non usagé extrait de la piscine du réacteur 4 

Ils ressemblent à des morceaux de ciment comme dans le béton. Comment ont-ils pu pénétrer dans un boîtier de canal à combustible ?

Une inspection a été effectuée dans le bâtiment de la piscine commune .

Photos d'après TEPCO, 28 août :



Le maire prodige d'Osaka dit aux citoyens :''Je n'ai pas besoin de vous écouter'' en parlant de l'incinération des débris de la catastrophe dans la ville


Il (à droite sur la photo) fera un excellent successeur au premier ministre Noda, je peux vous le dire maintenant.
(L'homme à gauche est le comparse du prodige, le gouverneur d'Osaka.)

Le même prodige qui disait qu'il aimerait voir la jeune génération expérimenter des coupures de courant intermittentes, juste avant de basculer vers une orientation pro-nucléaire et favorable au redémarrage de la centrale de Ooi.
Maintenant que Ooi a redémarré, il a rebasculé vers l'anti-nucléaire parce que cela donnera à lui et son parti des votes lors de la prochaine élection.

Le maire dictatorial d'Osaka a participé à une première et une seule (selon lui) réunion pour expliquer aux habitants indisciplinés d'Osaka qu'ils devront accepter une contamination potentielle venant de l'incinération des débris de la catastrophe...parce que...il en a décidé ainsi. Je ne pense pas que les habitants d'Osaka prennent ça avec docilité.

D'après le Mainichi Shinbun (31 août) :


La ville d'Osaka a organisé le 30 août à la mairie une réunion publique pour les habitants de la ville afin de parler de l'acceptation des débris de la catastrophe. Pendant la réunion controversée avec des habitants en colère qui criaient pour s'opposer au plan, le maire Toru Hashimoto a souligné l'importance de la sécurité et a demandé pour un bon vouloir.

La ville a tenu trois réunions en juin et juillet uniquement pour les habitants de Konohana-ku, où seront incinérés et enfouis les débris. Mais la réunion du 30 août fut la première avec tous les habitants de la ville. 420 personnes environ y ont assisté.

Lors de la réunion, des officiels de la ville ont fait remarquer que l'exposition aux radiations serait plus faible que la radiation naturelle, mais les gens contre les débris criaient ''Nous ne voulons pas de radiations'', ''Hashimoto démission''. Le maire, incapable de cacher son irritation a dit, ''la politique de la ville n'est pas décidé suivant votre opinion'', ''des citoyens plusieurs fois plus nombreux que vous y sont favorables''. À un moment, plusieurs hommes se sont rués vers le maire sur le podium, et ont été arrêtés par la police.

Une maîtresse de maison de 59 ans d'Osaka a dit tout excitée, ''leur explication ne m'a pas satisfaite. C'est une conclusion courue d'avance et je me demande pourquoi ils se sont embêtés à faire une réunion.''

La ville prévoit de faire des tests d'incinération en novembre et d'accepter les premiers débris d'Iwate en février 2013. Pendant l'année fiscale actuelle (jusqu'à fin mars 2013) 6100 tonnes seront traitées et pendant l'année fiscale 2013, ce seront 30.000 tonnes.
J'ai entendu dire par des habitants d'Osake que les parapluies et les bouteilles d'eau avaient été interdites pendant la réunion.
Le maire Hashimoto s'est sauvé après l'incident, selon le reportage de médias. Des habitants d'Osaka disent sur Twitter qu'ils ne sont pas surpris par le comportement du maire.

Le gouvernement préfectoral d'Iwate admet volontiers qu'ils peuvent totalement prendre en charge les débris, mais comme Osaka insiste, ils ne peuvent dire non. Je n'ai pas bien saisi pourquoi.

Osaka possède une décharge qui comprend une immense usine d'incinération conçue par un architecte autrichien anti-nucléaire. S'il était encore en vie, je me demande ce qu'il penserait.



jeudi 30 août 2012

Dialogues

Une histoire bien sympathique!
Bonne journée à toutes et tous
Chantalouette

Je ne rigole pas en lisant cette communication avec une souris ou un chat. Il me paraît normal de pouvoir avec de l'entraînement dialoguer avec eux. Il faut d'abord les aimer.

La femme qui communique avec les animaux

La souris a dit que je maltraitais sa famille, nous avons donc fait un marché


Pea Horsley, la première communicatrice animalière professionnelle au Royaume-Uni, discute avec les animaux et en plus ils lui répondent – et elle comprend ce qu'ils disent !

Un exemple ? D'accord, c'est arrivé quand elle a eu des souris dans sa cuisine – et vous devez me promettre de ne pas rigoler.

Pea avait localisé une des souris et lui a demandé de s'approcher pour bavarder, elles avaient commencé à grignoter de la nourriture. Elle commença par lui envoyer des pensées d'amour et tenta de lui parler, mais la souris n'écoutait pas. En fait elle était furieuse.
Pea a dit, ''J'aimerai te parler de la nourriture que tu manges.'' En criant elle lui a répondu, ''Je ne vais sûrement pas arrêter de manger ! Vous humains êtes tous les mêmes – de vraies brutes. Vous ne vous souciez pas de nous. Que suis-je censée faire ? Il fait froid et j'ai une famille à nourrir.''

Pea lui dit, ''Je ne te demande pas d'arrêter de manger ; je veux juste conclure un accord avec toi. Je suggère que pendant les mois froids je te laisse toi et ta famille des biscuits pour chiens dans le plat blanc. Le reste de la nourriture est territoire interdit.''

Il semble que la souris fut d'accord avec ce compromis et tout se passa bien dans la maison.

Maintenant ce que Pea Horsley déclare faire semble un peu difficile à croire mais elle a aidé de nombreux propriétaires d'animaux de compagnie. Comme cette dame nommée Célia dont le chat Joey avait disparu.

Célia avait envoyé par email une photo de Joey et, tout en la regardant, Pea ressentit un malaise et de l'anxiété. Elle lui demanda, ''Est-ce que tout va bien ?''

''Non, je ne peux pas sortir,'' répondit Joey.

Elle lui demanda où il était et il dit qu'il était dans un sous-sol près d'une chaudière. Pea demanda un complément d'information, ''Peux-tu me décrire un peu plus l'endroit ?'' Elle vit ensuite une porte et des marches en béton. Il y avait une porte métallique verte avec des charnières à droite et la poignée à gauche. Elle pouvait voir le chat dans un tout petit espace, couché près du mur et distinguer une fenêtre avec des barreaux horizontaux.

Toutes ces informations furent transmises à Célia et, en effet, le chat fut découvert exactement selon la description, après 6 jours d'absence.

Célia a bien d'autres histoires à raconter. Il y a Fred le poisson rouge qui aime le rock, Scopino la tortue qui aime les blondes et M. Butch le lapin maniéré !

Quant à croire ou non Pea Horsley, c'est à chacun de décider mais Pea dit, ''Mon parcours en tant que communicatrice animalière m'a apporté ce à quoi l'âme aspire – un contact intime – et je sens ma vie bien plus riche parce que, finalement, se relier est la base de toute existence.''

''… se relier est la base de toute existence'' … maintenant cela est évident.



Traduit par Hélios

Dodécaèdres mystérieux


Encore des objets - mystère ! Une idée ?

Ils sont considérés comme un mystère archéologique et toutes les tentatives pour le résoudre ont malheureusement échoué.

Plus de 100 de ces objets anonymes et énigmatiques ont été découverts sur des sites romains en Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Suisse et Europe de l'est.

Ils n'apparaissent sur aucune image de l'époque, bien qu'on puisse les trouver dans des musées et de nombreuses collections privées.

Le but de ces étranges objets – qu'on appelle communément dodécaèdres romains – a été largement discuté, mais on ne sait pas du tout pourquoi ils ont été créés.

Les dodécaèdres ont-ils été vraiment créés par les romains ou juste nommés ''romains'' parce que nombre d'entre eux ont été déterrés dans des pays qui ont fait autrefois partie de l'empire romain ?

Il semble que l'origine des artefacts est également obscure parce que leur existence n'a jamais été mentionnée dans les écrits romains soigneusement conservés.

En fait, l'existence de ces artefacts n'a jamais été mentionnée dans aucune ancienne source !

Il est logique de supposer que les objets restent simplement un mystère, ils sont datés du 2ème ou 3ème siècle avant JC.

Les dodécaèdres sont en bronze ou en pierre et ont douze faces pentagonales plates, chacune ayant un trou circulaire au milieu (habituellement pas de la même taille).


Les objets sont relativement petits. Leur taille varie de 4 à 11 cm et existent dans une gamme de formes et de tailles, mais comportent toujours 12 pentagones réguliers.

Malgré bon nombre de suppositions, la fonction du dodécaèdre n'a pas été déterminée.



Plusieurs personnes ont bien tenté de découvrir la vérité sur ce mystérieux artefact antique. Certains ont suggéré que le dodécaèdre était un instrument de mesure.



Selon d'autres, c'étaient des porte-bougies – ou des présentoirs à fleurs, des calibreurs d'anneaux pour les doigts ou même un jouet à lancer et rattraper sur un bâton.

Tout récemment des gens ont eu l'idée que le dodécaèdre représente ''un symbole sacré pour les druides'', mais par exemple Plutarque (46-120 avt JC), historien, biographe et essayiste grec a identifié le dodécaèdre comme un outil essentiel pour les signes du zodiaque.

Les douze côtés, selon lui, représentent les douze animaux dans le cercle du zodiaque.

Pourtant la question subsiste : sur quelle base Plutarque a-t-il fait cette identification ? Et qu'en est-il de ces étranges ''boutons'' autour ? N'étaient-ils qu'une décoration ou un détail d'une importance certaine ?

Parmi les objets découverts, il y a aussi un icosaèdre romain – très semblable de forme mais son but demeure aussi un mystère.

On peut analyser pendant des siècles cet artefact surprenant des temps antiques, mais on n'est toujours pas capable d'imaginer son but, sa fonction et son inventeur.

Visiblement d'anciens romains ou d'autres ont inventé ''quelque chose'' qu'on ne peut expliquer aujourd'hui !



Traduit par Hélios

Japon, 30 août 2012

Pour les bretons. Le réseau Sortir du Nucléaire vous informe :
 *Conférence débat "La vie après Fukushima"*
*14 septembre 20h30, St Brieuc - Université Mazier**, amphi 4*
co-organisée par La MJC Armor Esperanto et Attac22
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Yasuo HORI et Toshinobu ARAI, espérantistes japonais, expliqueront ce que
le tsunami et  la catastrophe nucléaire de Fukushima ont changé dans la vie
quotidienne des japonais.

Depuis le 11 mars 2011, Yasuo qui vit à 100kms à l'ouest de Fukushima a
envoyé 120 messages de textes, de poèmes, de photos, d'extraits de journaux.

Au travers d'exemples précis comme les fêtes populaires, la riziculture,
les récréations à l'école, l'accès aux parcs publics, l'usage et la
production de l'électricité, l'emploi de compteurs de radio-activité ... il
montrera comment la vie des japonais est totalement et durablement
bouleversée.

Yasuo et Toshinobu s'exprimeront en espéranto ; une traduction en français
sera assurée par Armor Espéranto.

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Aïe, certains disent des choses très choquantes aux japonais. Et cet homme a sûrement raison, si l'on considère les taux de malformations en Biélorussie après Tchernobyl. Mais il est humain de s'indigner contre de telles déclarations, insupportables.


Japon radioactif : le directeur de la société japonaise du conservatoire de l'écosystème dit ''Habitants de Fukushima, d'une partie de Kanto incluant Tokyo, vous ne devriez pas vous marier'' en raison de l'exposition aux radiations


Lors d'un rassemblement politique des gouvernements préfectoraux et municipaux, un vétérinaire directeur d'une organisation à but non lucratif nommée ''Société japonaise du conservatoire de l'écosystème'' a dit à l'audience, de manière cavalière,
Les habitants de Fukushima, Tochigi, Saitama, Tokyo, Kanagawa sur lesquels est passé un panache radioactif, ne devraient pas se marier parce que le taux de malformations de leur descendance va grimper en flèche.
À la délégation scandalisée de Fukushima, il dit,
Ils ont déformé mes paroles exprès, je ne parlais que de généralités.
Des généralités. Donc en ce moment au Japon, citer des lieux particuliers et prédire des événements particuliers comme des malformations de bébés veut dire parler de généralités.
Pour l'instant seule la délégation de Fukushima City est scandalisée. Les réactions du reste du Japon sont de deux types :


  1. Oh, quelqu'un a enfin dit la vérité, et c'est le directeur d'une asso (cela doit vouloir dire que ses intentions sont bonnes), donc nous devrions prendre cela au sérieux, ou
  2. (Silence)


D'après l'Asahi Shinbun (29 août) :
Des membres du conseil municipal dont M. Kazuyoshi Sato ont organisé une conférence de presse le 29 août et annoncé qu'ils vont demander une correction à la remarque de M. Hobun Ikeya, directeur d'une fondation nommée ''Société japonaise de conservatoire de l'écosystème'', faite lors d'une conférence en juillet sur les effets de l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima, qui est ''inappropriée et discriminatoire et ne peut être tolérée.''

Selon le membre de l'assemblée Sato et d'autres, M. Ikeya a dit pendant la conférence, ''Vous feriez mieux de ne pas vous marier avec quelqu'un de Fukushima'', et ''le taux de cancers pourrait augmenter à Fukushima et des bébés malformés pourraient naître''.

Selon l'explication donnée par la société et l'enregistrement audio fait par notre journaliste, M. Ikeya a également mentionné plusieurs préfectures de la région de Kanto qui avaient subi un taux certain de contamination radioactive en raison de l'accident nucléaire. Il a montré une carte et dit, ''Les habitants qui vivent dans les zones où est passé le panache radioactif devraient éviter de se marier à tout prix.'' Il a dit ensuite ''S'ils se marient et ont des enfants, le taux de malformations chez les bébés va grimper en flèche.''
M. Ikeya a répondu à l'Asahi Shinbun et expliqué, ''Je voulais mettre l'accent sur les risques élevés de dommages sur l'ADN et les malformations de bébés en raison de l'exposition aux radiations, je discutais de généralités et n'avait aucune intention de discrimination.''

La conférence était sponsorisée par sa société et s'est déroulée le 9 juillet à Tokyo. Des membres de l'assemblée de municipalités japonaises ont participé, et quatre membres y compris M. Sato de l'assemblée de Fukushima ont participé.


Un complément venant du Fukushima Minpo (30 août, partiel) :
Concernant les remarques qui ont été condamnées comme inappropriées de M. Hobun Ikeya (70 ans) de la société japonaise du conservatoire de l'écosystème lors d'une conférence à Tokyo, M. Ikeya a publié une partie de la transcription de la conférence dans la presse le 29 août.

Selon la transcription, il a dit, ''Ce n'est pas juste à Fukushima, vous savez, les habitants de Tochigi, Saitama, Tokyo, Kanagawa, les personnes qui se trouvaient là devraient éviter de se marier à tout prix'', et ''S'ils se mariaient et avaient des enfants, le taux de malformations chez les bébés monterait en flèche.''

Selon la société, le document est une transcription d'un enregistrement et il a été envoyé à des agences de presse de la préfecture de Fukushima.

Pour le Fukushima Minpo, M. Ikeya a admis qu'il avait bien fait ces remarques et a ajouté, ''Je ne pense pas que c'est discriminatoire envers les habitants de Fukushima.'' Quant à son insistance dans le passé qu'il n'avait rien dit de tel, il a répondu, ''Je voulais dire que je n'ai rien dit de discriminatoire.''

M. Ikeya est un vétérinaire praticien. Une conférence ''politique'' se déroule une fois par an depuis 2003 et cette année, c'était la douzième. Entre 80 et 100 hommes politiques des municipalités et parmi les citoyens qui aspirent à faire de la politique y participent. La conférence de l'année passée a été annulée en raison de la catastrophe du 11 mars, et celle de cette année a été la première depuis.

L'accusation selon laquelle M. Ikeya fait une discrimination envers Fukushima n'est pas totalement exacte, car il dit la même chose des 4 autres préfectures de Kanto.
Et bien M. Ikeya est au moins vétérinaire, vaguement qualifié (je suppose) pour faire un commentaire médical. Les seuls experts médicaux qui ont exprimé leur indignation sont des soi-disant ''experts du gouvernement'' (comme le Pr Noboru Takamura de l'université de Nagasaki et le conseiller en gestion des risques sanitaires de la préfecture de Fukushima qui a exprimé des paroles de réconfort aux villageois d'Itate mura juste après l'accident, et le Pr Masahiro Fukushi de l'université métropolitaine de Tokyo qui a mesuré les taux de radiations dans les aliments avec un détecteur semiconducteur au germanium pour le programme NHK), repris par de nombreux internautes sur Twitter pour dire que M. Ikeya doit dire la vérité.

Peu importe que l'expertise de M. Ikeya soit faite avec des animaux malades.

Le gouvernement japonais et les institutions gouvernementales et leurs experts n'ont qu'eux-mêmes à blâmer pour le profond manque de confiance envers tout ce qui a à voir avec le gouvernement pour une remarque cavalière, venant d'un vétérinaire, à prendre au sérieux comme la vérité.

Fukushima, créer une carte de la contamination radioactive


Encore un joli travail de Kna60 (effectué pendant ses congés). 1h30 de traduction et sous-titrage. Grand merci pour ta contribution.

Introduction :
Publiée le 29 août 2012 par
Pendant les deux premiers mois après l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et devant le manque d'informations officielles, les deux scientifiques Shinzo Kimura et Masaharu Okano (84 ans) ont parcouru 3.000 km dans la région affectée de Fukushima pour établir une carte de la contamination radioactive.
Ils ont ainsi découvert de nombreux "points chauds" où la radioactivité s'est concentrée selon les conditions météo et la nature des lieux. Les autorités, qui surveillaient déjà certains de ces points, ayant occulté leur localisation pour des raison fallacieuses, certaines personnes ayant fui la proximité de la centrale nucléaire se sont ainsi réfugiées, sans aucune assistance pour survivre, dans un hébergement provisoire plus éloigné mais 3 fois plus contaminé que leur lieu d'origine.
De nombreuses familles ont tout perdu : leur travail, leurs biens, leurs terres, leurs animaux. Ils témoignent soit de leur incrédulité devant cette catastrophe qu'ils n'auraient jamais cru pouvoir arriver, soit de leur colère impossible à exprimer et de leur désespoir de voir leur confiance en leur pays, leur vie et leur avenir ruinés.
Devant la modification à la hausse de normes de protection radiologique ambiguës, qui manifestement ne servent que quand tout va bien et qu'on en a pas besoin, certaines associations citoyennes se battent sans succès pour la sécurité des enfants. Des écoles contaminées sont toujours fréquentées par les élèves, qui ne peuvent plus sortir jouer et faire du sport dans la cour.
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[* Note personnelle] : depuis cette enquête des premiers jours, il semble qu'en fait suite à l'explosion de l'unité 3 de Fukushima Daiichi, une partie du combustible présent dans la piscine de désactivation, donc en dehors du confinement primaire, ait été expulsée à l'extérieur, et que du plutonium ait été retrouvé également en dehors de l'enceinte de la centrale.
Voir à ce sujet les vidéos d'Arnie Gundersen traduites dont voici les liens :
http://bit.ly/OJdRF5
http://bit.ly/OqaZwb
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Sources : documentaire original de la NHK World, dans la série "NHK Special" : Collaborating to create a radioactive contamination map (Collaborer pour créer une carte de la contamination radioactive), diffusé en Juin 2011 : http://bit.ly/kxZneg

Etant d'une qualité d'image moyenne, j'ai utilisé autant que possible les meilleures images d'une version Chinoise de ce même documentaire, mais avec un montage vidéo différent, "Mapping Fukushima" (Cartographier Fukushima) diffusé par HKaTV le 12 Mars 2012 : http://bit.ly/SQiUr7

Il existe des divergences notables entre ces deux films, particulièrement des valeurs d'analyse de contamination 10 FOIS PLUS IMPORTANTES dans les 15 premières minutes de la version originale NHK !
HKaTV m'a confirmé après vérification que leurs chiffres dix fois moindres sont bien les bons. Je n'ai pas encore eu de réponse de NHK.
Il est possible que la version originale NHK, faite dans l'urgence, comporte quelques erreurs (de date également), corrigées par la suite.

Cette vidéo est donc un montage de ces deux docs, pour conserver l'intégralité de la première version, avec autant que possible les meilleures images de la seconde.
Traduction, montage & sous-titrage par mes soins.


Note légale : Les droits sur les composantes de cette vidéo appartiennent à leurs détenteurs respectifs.
La présente traduction ne constituant ni un détournement mal intentionné, ni une exploitation commerciale abusive de leur produit, ils voudront bien considérer que ce travail bénévole, respectueux de l'original, relève d'un "usage loyal" (fair use), dans l'unique but d'informer un plus large public.
Références mentionnées ci-dessus.

mercredi 29 août 2012

Isaac et Katrina, même date, 29 août

7 ans jour pour jour que l'ouragan Katrina a frappé la Louisiane :


La pression était descendue à l'époque à 965 hectopascal. Pour le fameux "ouragan" qui avait touché surtout la Bretagne en octobre 1987, la pression était descendue à "seulement" 987 hectopascal.

 Cette fois, à la date anniversaire du 29 (2+9=11),  c'est au tour d'Isaac d'arriver sur la Louisiane et la Nouvelle-Orléans après avoir tué 24 personnes à Haïti. Il est actuellement classé en ouragan catégorie II.





D'après les prévisions, Isaac toucherait l'ouest de la Nouvelle-Orléans avant de se diriger vers Bâton-Rouge.

Souhaitons qu'il n'y ait pas trop de décès. Il y en avait eu 1800 en 2005 par l'ouragan Katrina et les inondations.


"J'aimerais bien, mais..."


Des attentions à porter dans le quotidien à nos messages intérieurs.

''J'aimerais bien, mais...''

Nous ressentons parfois au plus profond de notre cœur le sentiment que nous aimerions faire quelque chose. Je ne parle pas de quelque chose que notre mental aimerait que nous fassions pour nous sentir bien et nous procurer un bref plaisir, je parle d'un sentiment viscéral qui nous dit que nous désirons vraiment faire quelque chose.

Mettre en pratique une passion. Peut-être quitter son boulot, faire un voyage, parler à une certaine personne ou démarrer quelque chose de nouveau. Quelques secondes après avoir éprouvé ce sentiment en notre cœur, le cerveau regimbe et se bloque et nous nous soumettons lentement à sa logique et abandonnons ce que nous voulions faire. D'où le, ''J'aimerais bien, mais...''.

Cette expression se répète bien trop souvent dans notre vie. Quand nous nous sentons de faire quelque chose et que cela vient du cœur, tâchez de ne pas laisser le cerveau et sa logique nous freiner, par peur, jugement ou résistance. 

Toutes ces pensées et émotions retardent les désirs de notre cœur pour l'expérience pleine et permise souhaitée. 

Oui, le système est prévu pour que nous nous servions de logique à tout bout de champ, parce que c'est facile à contrôler ainsi, mais l'évolution est d'aller au-delà d'un système qui nous ligote et qui ne veut plus rien dire.



Faites-vous plaisir !



SOURCE

Traduit par Hélios

Nucléaire : la politique de la France est claire

Ouf, tant mieux !

Nucléaire : la politique de la France est claire


PARIS - La politique de la France sur le nucléaire est claire, cohérente et solide, a affirmé la ministre de l'Ecologie Delphine Batho mercredi sur RMC Info/BFM TV, regrettant la polémique inutile suscitée par les propos d'Arnaud Montebourg (Redressement productif).

La politique de la France en matière d'énergie est claire, cohérente, solide. C'est la complémentarité entre les énergies renouvelables que nous voulons massivement développer et le nucléaire dont nous continuerons d'avoir durablement besoin, a-t-elle déclaré.

La ministre a assuré que l'Etat allait continuer à investir dans le nucléaire, ne serait-ce que dans le démantèlement.

C'est une filière industrielle qui a un avenir, les énergies d'avenir ce sont les énergies renouvelables, a-t-elle ajouté, regrettant une polémique inutile.

Sur le gaz de schiste, Mme Batho a réaffirmé que la fracturation hydraulique demeure et demeurera interdite, rappelant que c'était aujourd'hui la seule technique d'exploitation existante.

Si une autre technique était mise au point, on aurait un débat, a-t-elle précisé.

La ministre de l'Ecologie s'est en outre déclarée favorable au projet de nouvel aéroport à Nantes, sujet de discorde au sein de la majorité, estimant qu'il s'agit d'une infrastructure dont nous aurons besoin.

Interrogée sur les divergences entre socialistes et écologistes, Mme Batho a admis qu'il y avait des différences mais a estimé que c'était une richesse.

Je ne crois pas que ce soit un problème. Je pense que la diversité de la majorité est nécessaire dans la mesure où on veille à la cohérence d'ensemble de l'action gouvernementale, a-t-elle ajouté.

Romandie News

Japon, 29 août 2012


Des évacués du 3ème âge de Futaba-machi qui vivent dans un bâtiment d'école à Saitama devront payer pour leur repas en boîte dès le 1er septembre

Quel pays. Merveille de l'orient.

Rappelez-vous simplement que ce pays est toujours la 3ème économie mondiale. Mais après plus de 17 mois depuis l'accident, presque personne ne tient compte que ces gens vivent toujours dans des salles de classe. C'est pire que de ne pas s'en occuper, parce que maintenant ils devront payer pour leur ''bento'' (repas tout prêt en boîte), qui coûtera à ces résident âgés entre 30.000 et 40.000 yens par personne par mois (entre 303 et 404 €).

Où vont-ils trouver cet argent ? Personne ne s'en soucie. Des évacués de la même ville, Futaba-machi, qui sont partis pour des logements temporaires et autres habitations payantes, se sont plaints qu'ils n'obtiennent pas de repas gratuits, donc tout le monde va payer, pour être juste.

(…) Voici un pays où ils font payer aux ouvriers de la centrale de Fukushima leurs repas. Donc faire payer des résidents âgés, qui n'ont nulle part d'autre où aller, pour de chiches boîtes bento afin d'être juste, ne doit pas nous étonner.


La nouvelle norme de sécurité de la NISA va permettre aux réacteurs nucléaires situés au sommet de failles actives de continuer à opérer


(Non, ce n'est pas un poisson d'avril.)

Totalement, absolument en accord avec l'intention du premier ministre de trouver une ''4ème voie'' pour la future politique énergétique sur la dépendance à l'énergie nucléaire, la NISA (qui est toujours la seule et unique agence de régulation supervisant l'industrie nucléaire japonaise) envisage aujourd'hui de mettre en place une nouvelle norme :
On peut continuer à faire fonctionner un réacteur nucléaire même s'il se situe au-dessus d'une faille active, pourvu que la taille de la dislocation soit suffisamment petite.
Ceci venant de Kyodo News a reçu le plus grand nombre de réponses par Twitter jamais vu personnellement sur les sites internet des médias dominants japonais, actuellement il y en a 9015.

D'après Kyodo News (28 août) :
Il a été révélé le 28 août que la NISA envisageait l'introduction d'une nouvelle norme d'évaluation de la sécurité qui laisserait la possibilité de fonctionnement à un réacteur nucléaire même quand le réacteur surplombe une faille qui pourrait soulever le sol, au lieu d'interdire uniformément le fonctionnement de tels réacteurs.

Jusqu'ici, l'opinion de la NISA était qu'un ''réacteur nucléaire ne peut être construit au-dessus d'une faille active''. Avec la nouvelle norme, il deviendra possible de continuer à faire fonctionner des réacteurs assis sur certaines failles qui peuvent se révéler actives, tant que le mouvement du sol est suffisamment minime et qu'il n'y a pas d'effet sur les bâtiments du réacteur.

Il y a encore de nombreux problèmes à résoudre, car la NISA admet que la méthode pour évaluer précisément la taille du mouvement de la faille est encore imparfait.

Dans le même temps, le premier ministre qui cherche une quatrième voie a élaboré les détails de sa décision. Selon le Jiji Tsushin, M. Noda dînait en toute décontraction avec les petits nouveaux du parti démocratique (semble-t-il ouverts à la presse), et il leur aurait dit à eux et à la presse qu'il ne pouvait s'engager facilement au ''zéro nucléaire'' en raison de problèmes de sécurité nationale.

Centrale de Fukushima : selon la vidéo de la téléconférence de TEPCO, l'équipement de sécurité (disque de rupture) a retardé le dégazage


(J'espère ne pas avoir trop mal traduit cet article en raison du vocabulaire technique)

Les médias japonais (membres du club de presse japonais) peuvent toujours visionner la vidéo des téléconférences de TEPCO enregistrées les premiers jours de l'accident nucléaire, que TEPCO a bien voulu divulguer (environ 50 heures de vidéo) et voici ce qu'en dit le Tokyo Shinbun.

Selon le journal, une des raisons pour laquelle les ouvriers de TEPCO ne pouvaient injecter d'eau pour refroidir le cœur du réacteur, ou ouvrir la conduite d'évent pour libérer la pression dans la cuve du réacteur des réacteurs 2 et 3 beaucoup plus tôt, a été que les disques de rupture n'ont pu fonctionner parce que la pression était trop élevée.

Pourquoi une pression trop élevée ? Parce que les ingénieurs japonais ont eu peur d'une fuite radioactive dans les cuves de confinement primaire et ont voulu éviter une fuite à tout prix, dit le journal en citant un chercheur en nucléaire.

Tout à fait comme TEPCO qui aurait condamné les panneaux de dégazage de tous les bâtiments de réacteur de la centrale, en les soudant, sauf celui du réacteur 2.

D'après le Tokyo Shinbun (29 août) :

L'équipement de sécurité a empêché le dégazage pendant l'accident de la centrale de Fukushima


On a découvert dans la vidéo de téléconférence de TEPCO qu'une mauvaise conception de l'équipement de sécurité installé le long du tuyau de dégazage a retardé la réponse quand ils ont essayé de ventiler pour injecter de l'eau dans les réacteurs lors de la première étape de l'accident de la centrale en mars 2011. On peut dire que l'équipement de sécurité conçu pour contenir les radiations a finalement aggravé l'accident.

Au cours de l'accident, l'équipement d'injection de l'eau à haute pression n'a pas fonctionné dans les réacteurs 2 et 3. TEPCO a tenté d'injecter de l'eau grâce à des camions de pompiers, mais a eu du mal à le faire en raison de la trop forte pression dans les réacteurs.

Pour réduire la pression, il fallait ouvrir une vanne de libération dans la cuve du réacteur et faire le dégazage en même temps. Pourtant, le disque de rupture – disque en acier inoxydable installé dans le conduit de ventilation – a entravé le dégazage.

Le disque de rupture bouche le conduit et il est prévu de ne s'ouvrir que sous une certaine pression. Le but est d'empêcher une fuite de matériaux radioactifs quand la vanne de ventilation est ouverte accidentellement.

La pression du disque était trop élevée, et même en voulant abaisser la pression du réacteur et dégazer pour pouvoir injecter de l'eau dès que possible, le disque n'a pas fonctionné, retardant la réponse et engendrant une surchauffe du combustible nucléaire.

La vidéo de téléconférence montre la contrariété de l'équipe de la centrale. ''Le cœur du réacteur a pu être endommagé avant que le dégazage ait pu être fait'' (le 13 mars à 5h, à propos du réacteur 3), et ''Nous attendons l'ouverture du disque de rupture'' (le 14 mars à 22h, à propos du réacteur 2)

Koichi Miyata, responsable du groupe de sécurité nucléaire chez TEPCO, révèle, ''Le pire moment a été quand nous ne pouvions ventiler au moment où nous le voulions''.

L'une des leçons apprise de l'accident, est que la NISA est d'avis qu'une révision est nécessaire pour que le disque de rupture ne soit pas un obstacle au dégazage. L'agence doit demander à la future commission de régulation nucléaire de concevoir des contremesures.

Le Pr Tadashi Narabayashi de l'université d'Hokkaido (ingénierie nucléaire) dit, ''Certains pays européens ont des systèmes pour court-circuiter les disques de rupture afin que le dégazage puisse se faire même quand les disques de rupture ne fonctionnent pas. Jusqu'ici, le Japon a été piégé par le ''pas de fuite [de matériaux radioactifs] venant de l'enceinte de confinement'', qui s'est reflété dans la conception''.


Selon le rapport de la commission d'enquête indépendante pour l'accident de Fukushima mise en place par le bureau du cabinet, la pression du disque de rupture était de ''0,528 MPa abs'' (?) pour le réacteur 2.


La NISA et le Pr Narabayashi (l'un des 3 ''frères plutonium'') ont été entendus ensemble en décembre l'année dernière, quand les responsables de la NISA ont admis la possibilité que l'action même de dégazer a pu causer les explosions d'hydrogène dans les réacteurs 1 et 3.

Plus tard, un chercheur de l'université de Tokyo (Katsumi Shozugawa) a indiqué dans son article publié en début d'année que ce qui a pu se produire est que c'est le dégazage à sec (= dégazage directement depuis l'enceinte de confinement, sans passage à travers la chambre de suppression) du réacteur 2, le 15 mars qui a libéré une énorme quantité de matériaux radioactifs dans l'environnement et non les explosions des réacteurs 1 et 3.

Il y a plusieurs jours, le Pr Yukio Hayakawa, parlant devant un groupe d'étude d'hommes politiques, a dit aussi que le 15 mars 2011, TEPCO a fait un dégazage et que la NISA l'a autorisé, quand il leur est devenu évident que le vent soufflait du nord vers Tokyo. Le Pr Hayakawa a dit encore, ''le dégazage était-il nécessaire à ce moment-là ? Je ne le sais pas, car je ne suis pas ingénieur en nucléaire. Mais si la contamination provient du dégazage, c'est une contamination dont l'homme est responsable.''

Il est entendu que la contamination à grande échelle de la région de Kanto est supposée s'être produite entre le 20 et le 22 mars 2011, par la pluie. À ce moment-là, le bâtiment du réacteur 3 se consumait, hors contrôle, de la fumée blanche puis noire sortant du sol opératoire détruit. Mais si le bâtiment du réacteur 3 a explosé à cause du dégazage, possibilité admise par la NISA, c'est bien une contamination créée par l'homme, comme le dit Hayakawa.


mardi 28 août 2012

"Aie la foi"


Leçons de foi et de vie au téléphone


Le temple hindou au nord-ouest de Londres

J'étais au téléphone hier soir avec Luc, qui vit au nord-ouest de Londres. Nous parlions de religions et autres sujets similaires.

Il me racontait que son père, Matthieu, prenait des leçons d'hindou, bien que né dans une famille chrétienne. Cela provenait de l'intérêt qu'il a porté toute sa vie au yoga.

Luc et son père ne se voyaient pas très souvent pendant l'enfance de Luc et ils ont vraiment commencé à se voir souvent après que Matthieu soit entré en phase terminale de maladie.

Matthieu vivait sur la côte sud d'Angleterre et était déterminé à aller voir son fils à Londres, donc, malgré sa santé fragile, il partit pour la journée en car. Il avait foi en un voyage sans problèmes, ce qui fut le cas.

Vers la fin de sa visite, il dit à Luc qu'il aimerait visiter le temple hindou de Shri Swaminarayan Mandir, situé au nord-ouest de Londres. Luc lui dit qu'ils n'en auraient pas le temps et qu'il louperait son car. Matthieu insista qu'ils auraient le temps, ils partirent donc malgré les réserves de Luc.

Le temple est vraiment spectaculaire, les éléments sculptés qui font sa richesse ont été sculptés en Inde et transportés ensuite à Londres.

Luc et Matthieu visitèrent le temple malgré l'anxiété de Luc sur le risque de rater le car. Matthieu insista à nouveau qu'ils avaient le temps – et il avait une foi absolue là-dessus.

Familier des conditions de circulation de Londres, Luc pensait qu'ils n'attraperaient jamais la correspondance à Victoria. Quand ils furent prêts à quitter le temple, ils n'avaient que vingt minutes pour faire le trajet. ''Aie confiance'', disait Matthieu, ''Nous aurons le car sans problèmes''.

Aux dires de Luc le trajet vers Victoria fut 'plutôt bizarre'. Tous les feux étaient au vert et ils naviguèrent dans la circulation sans aucun arrêt.

Ils arrivèrent à la gare routière mais quelques minutes plus tard que l'heure de départ du car. De nouveau Matthieu assura à Luc que tout irait bien.

Ils allèrent au lieu d'embarquement et le car venait juste de faire monter les passagers. Il avait été retardé de 5 ou 10 minutes. ''Je t'avais dit que cela allait le faire,'' a dit Matthieu, ''Aie la foi''.

Ce fut la dernière fois que Luc vit Matthieu vivant et il est toujours étonné de la foi que son père avait eu pour la correspondance du car. Il 'savait' qu'il serait à l'heure.

À la fin de ma conversation téléphonique avec Luc, je sentis qu'on m'avait rappelé plusieurs leçons de vie.


Traduit par Hélios

Japon, 28 août 2012



La politique énergétique du gouvernement japonais (dépendance vis à vis du nucléaire en 2030) pourrait opter pour une ''4ème voie'', même pas présentée aux citoyens dans les études d'opinion


Quelle plaisanterie. Totalement prévisible mais néanmoins une plaisanterie.

Vous souvenez-vous de mon billet concernant les presque 90.000 commentaires du public japonais, citoyens et habitants, sur la politique énergétique d'avenir du gouvernement japonais, où presque 90 % veulent ''zéro nucléaire'' ? Vous souvenez-vous aussi des soi-disant experts d'universités renommées dont le savoir-faire réside dans une insistance sur la ''qualité'' au détriment de la ''quantité'' ? Il y avait trois choix que les gens pouvaient commenter : 0 % de dépendance à l'énergie nucléaire d'ici 2030, 15 % ou 25 % de dépendance.

Maintenant, roulement de tambour s'il vous plaît ! Voici votre gouvernement national avec le premier ministre Noda qui déclare que le gouvernement pourrait opter pour une ''quatrième voie''.

D'après FNN News (via Yahoo Japon, ce qui veut dire que le lien ne va pas durer ; 27 août) :

Concernant les 3 alternatives sur la dépendance à l'énergie nucléaire, il a été révélé que le gouvernement national envisage une nouvelle alternative, sans l'adoption d'aucune des trois alternatives existantes.

Le gouvernement a présenté 3 alternatives à propos de la dépendance à l'énergie nucléaire en 2030 : ''zéro'', 15 %, ''entre ''20 et 25 %''. Pourtant les réunions municipales, les discussions de groupe et les commentaires publics ont fait ressortir en priorité la question sur ''Pourquoi (attendre) 2030 ?''

En recevant de telles opinions, le gouvernement peut considérer de n'adopter aucune des alternatives, mais envisager un nouveau plan pour mettre en place différentes cibles pour des sources d'énergie différentes de l'énergie nucléaire et des énergies renouvelables.

Le comité du gouvernement pour l'énergie et l'environnement est actuellement en réunion pour la deuxième fois pour analyser l'enquête d'opinion publique, mais les experts du comité ont été d'avis que les opinions exprimées par le public ''manquent vraiment de réflexion.''



Le public qui manque d'une profonde réflexion...Voilà du nouveau de la part d'experts en fauteuils.

Vous pensez jouer au football. Et tout d'un coup, le jeu change et vous vous retrouvez à jouer au hockey sur glace. Pourquoi, vous demandez-vous ? Parce que le gouvernement le peut. Tout ce qu'il lui faut est de déclarer que le jeu a changé.

Selon quelques-uns sur Twitter, le premier ministre Noda, qui est apparu lundi soir au Japon sur une émission de NHK News, a dit quelque chose du style :''Les opinions exprimées dans les commentaires publics sont biaisés et ne peuvent être pris au sérieux. J'aimerai entendre la majorité silencieuse [qui ne fait pas de commentaire].''

Je me souviens du sentiment général au Japon quand il est devenu premier ministre l'année dernière en succédant à Naoto Kan hautement impopulaire – ''Ça ne peut pas être pire, n'est-ce pas ?''

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Pierre a publié un article sur :


lundi 27 août 2012

Crop circles

Quelques formations britanniques du mois d'août.

Je sais qu'on va me dire que tout est fait de main d'homme, mais quand même...








Le vinaigre, un excellent herbicide


Je n'aime pas trop la dénomination de ''mauvaises herbes''. Il y en a beaucoup que j'ajoute à mes menus quotidiens. 

Mais quand il y en a trop, on est content de pouvoir agir de manière aussi naturelle que possible. Je pense à une utilisation judicieuse du vinaigre comme herbicide dans une cour, des allées ou un parking, ce qui sera moins contraignant que d'épandre du gros sel (efficace aussi, mais pas très esthétique) ou de l'eau bouillante (l'eau de cuisson des pommes de terre est réputée, mais il faut manger très souvent des patates...) et bien sûr moins polluant que les saloperies chimiques du commerce. Aux US, le Roundup est un herbicide très courant.

Par ailleurs le vinaigre d'alcool est réputé pour bien d'autres usages. Voir par exemple ICI ou ICI.

Le vinaigre élimine les mauvaises herbes naturellement. Envoyez balader le Roundup de Monsanto


Par JB Bardot  (NaturalNews)

On a beaucoup écrit récemment sur la toxicité du produit Roundup de Monsanto avec un enfant sur l'étiquette, et exposé combien il est nocif pour la terre et combien il empoisonne aussi bien les animaux que les humains à son contact. Pourtant, ce que les jardiniers bio et les passionnés du potager ne connaissant pas bien c'est le moyen de gérer sans danger les mauvaises herbes sans recourir à de dangereux pesticides. Utilisez du vinaigre pour éliminer les mauvaises herbes naturellement et sans danger, sans effets secondaires sur vous, vos animaux, la vie sauvage et notre terre mère. Éliminer les mauvaises herbes avec du vinaigre permet de cibler exactement quelles herbes éradiquer, c'est peu onéreux et facile d'utilisation.

Le vinaigre n'est pas sélectif et ne peut faire la différence entre des herbes à grandes feuilles, des herbes à petites feuilles, du gazon, des fleurs ou des légumes. Si vous ne faites pas attention en appliquant du vinaigre pour contrôler les mauvaises herbes, il tuera tout ce qu'il touche. Donc bien qu'il soit écologique et biodégradable, il faut un peu de jugeote pour l'utiliser efficacement.

Comment utiliser le vinaigre pour une gestion naturelle des mauvaises herbes

La meilleure manière d'appliquer le vinaigre est d'utiliser un plus ou moins gros pulvérisateur. Ces outils sont des plus efficaces si vous voulez éliminer de grandes parcelles d'herbes sur des allées, des chemins ou d'autres zones où il n'y a pas d'autres plantes immédiatement à risque. Comme le vinaigre n'est pas sélectif, son utilisation pour éliminer les mauvaises herbes devrait se faire par une belle journée sans vent pour éviter d'asperger d'autres plantes. Une partie du processus d'élimination utilise la lumière du soleil comme activateur du vinaigre ; surveillez donc la météo avant pour vous assurer qu'il ne va pas pleuvoir juste après la pulvérisation. Si vous essayez d'être très sélectif pour éliminer de petits groupes d'herbes au milieu d'autres plantes et fleurs, appliquez le vinaigre avec une vieille brosse uniquement sur les herbes cibles.

Pulvérisez ou appliquez le vinaigre généreusement pour éliminer les mauvaises herbes naturellement. Les feuilles et les tiges doivent être détrempées. Laissez sécher et attendez une journée ou deux pour voir un résultat complet. Il est possible qu'il faille appliquer de nouveau du vinaigre périodiquement. Tout type de vinaigre fonctionne et le vinaigre blanc (vinaigre d'alcool incolore, NdT) est le moins coûteux. Gardez-en plusieurs litres dans l'abri de jardin pour l'avoir sous la main si nécessaire.

Quand appliquer les herbicides naturels

Utilisez le vinaigre avant que les herbes ne montent à graines pour empêcher de nouvelles herbes de pousser. Occupez-vous en quand elles sont jeunes au début du printemps. Autrement, pour traiter les herbes vivaces comme le pissenlit, faites-le au début de l'automne. Enlevez le haut de la plante qui porte les graines pendant l'été quand vous les voyez. Pulvériser à l'automne met en jeu le cycle naturel de la plante pour absorber les nutriments par les feuilles jusqu'aux racines et permet au vinaigre un contrôle naturel des mauvaises herbes en pénétrant au cœur de la plante en l'éliminant à la racine.


Traduit par Hélios

Note d'Hélios : d'après l'article ci-dessus, il semble qu'on doit utiliser le vinaigre pur, il est peut-être possible de le diluer avec de l'eau, à chacun d'expérimenter. L'acheter au rayon des huiles et vinaigres et non au rayon des produits ménagers ! On peut en trouver à moins de 1€ le litre.

Deuxième note : Une autre découverte que je vous fais partager. L'utilisation de la teinture d'iode comme antifongique. C'est sur un commentaire d'un lecteur de Marc Lafontan que nous avons essayé cette année une dilution de teinture d'iode dans de l'eau (10 gouttes par litre dans un pulvérisateur) pour tenter de manger des raisins de notre tunnel. Depuis plusieurs années, la vigne avait du mildiou et rien à manger, nous jetions tout. Cette année, avant même le débourrage des feuilles, nous avons pulvérisé très régulièrement (toutes les semaines au début puis tous les 15 jours) ce mélange et miracle, les raisins cette année sont parfaitement sains, malgré le temps pourri de ce printemps et été. On peut sûrement étendre ce traitement à toutes les plantes qui sont sensibles aux champignons.

Le nucléaire en France

Pas de billet d'Ultraman pour l'instant. Je traduirai si besoin.

Hier soir j'ai parlé en commentaire des dizaines de séismes qui se sont produit et se produisent toujours en Californie. 
Il y a eu également un séisme de 7.3 au Salvador qui a généré une petite vague de 10 cm (info par le centre d'alerte des tsunamis à Hawaï).

En France, j'ai relevé hier soir quelques infos sur Romandie News concernant le nucléaire en France :


Montebourg: le nucléaire est une filière d'avenir


PARIS - Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a assuré, dimanche sur BFM TV que le nucléaire est une filière d'avenir tout en reconnaissant qu'il fallait qu'il soit rééquilibré.

Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel, la question est de savoir si nous allons continuer à investir, a-t-il indiqué. Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir.

Cependant, le ministre a reconnu que s'il ne s'agit pas d'abandonner le nucléaire, il faut le rééquilibrer.

Interrogé sur les promesses du candidat François Hollande de réduire le nucléaire en France, Arnaud Montebourg a affirmé que la réduction (du nucléaire) se conjugue dans une équation à deux chiffres: la quantité de ce que l'on consomme chaque année, qui augmente, et l'offre.

Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère, a-t-il dit, et la France a un atout extraordinaire entre ses mains (avec ses centrales nucléaires, ndlr) qui lui a permis de bâtir son industrie.

Grâce au nucléaire, l'industrie française a pu passer les épreuves, y compris les chocs pétroliers, la crise..., a-t-il ajouté, c'est une énergie abordable.

Notre choix d'avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est stratégique, a-t-il insisté rappelant que plusieurs pays européens revenaient vers le nucléaire, même le Royaume uni, droite, gauche confondues.

Nous participerons aux appels d'offres, a-t-il assuré.

Réponse d'EELV :

Arnaud Montebourg sur le nucléaire : des propos isolés


PARIS - Europe-Ecologie-Les Verts a fait part dimanche soir de son étonnement après les déclarations d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, affirmant que le nucléaire est une filière d'avenir, le parti écologiste y voyant des propos isolés.

Il s'agit de propos isolés, nos interlocuteurs restent le Premier ministre, le président de la République et le PS, a déclaré à l'AFP Jean-Philippe Magnen, porte-parole d'EELV.

Nous réagissons en n'attachant pas plus d'importance que cela au propos d'Arnaud Montebourg que nous connaissions déjà comme étant pro-nucléaire, a-t-il ajouté précisant que le président (de la République) a annoncé un grand débat national sur l'énergie. Il a pris un certains nombres d'engagements de réduire la part du nucléaire.

Pendant sa campagne, le candidat Hollande n'a eu de cesse de répéter son engagement à réduire à 50% -contre 75% actuellement- la part du nucléaire dans la production d'électricité, à l'horizon 2025.

En revanche il n'avait pas repris dans ses 60 engagements le volet de l'accord de gouvernement PS-EELV prévoyant la fermeture progressive d'une vingtaine de réacteurs nucléaires. Le président a déclaré qu'il fermerait durant son quinquennat une seule centrale, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire hexagonal.

Pour M. Magnen, les propos d'Arnaud Montebourg, sont en décalage par rapport aux réalités que ce soit concernant les prix des carburants ou la situation en Europe. Selon lui, le prix de l'électricité va augmenter, nucléaire compris.

Quant à l'Europe, elle s'oriente vers une diversification des sources, a assuré le porte-parole d'EELV.

Arnaud Montebourg a déclaré que plusieurs pays européens revenaient vers le nucléaire, même le Royaume-Uni, droite, gauche confondues.

Il faut raison garder, le débat va seulement s'engager avec tous les acteurs concernés, un débat qui doit avoir lieu de façon sereine, souligne le porte-parole de EELV pour qui les investissements d'avenir sont dans les énergies renouvelables.

La conférence environnementale est programmée pour la mi-septembre.

Dernier épisode en date ce matin :

Nucléaire: Mamère (EELV) dénonce une provocation de Montebourg


PARIS - Noël Mamère (EELV) a vu lundi une provocation dans la déclaration pro-filière nucléaire du ministre Arnaud Montebourg, ce qui peut conduire les écologistes à s'interroger sur la validité des accords qui les lient au PS.

Je pense qu'il s'agit là d'une provocation, a déclaré sur Europe 1 le député-maire de Bègles. C'est très inquiétant de voir ces déclarations de quelqu'un qui n'est pas isolé, qui est un membre important du gouvernement, qui est le ministre de l'industrie qui a la responsabilité de tout ce qui concerne le secteur de l'énergie, a insisté le responsable Europe Ecologie-Les Verts.

S'il n'y a pas d'explication et s'il n'y a pas de remise en cause des déclarations de M. Montebourg, nous serons en droit, nous, écologistes, de nous interroger sur la validité des accords que nous avons passés dans cette majorité, a encore dit M. Mamère.

Arnaud Montebourg a assuré dimanche sur BFMTV que le nucléaire est une filière d'avenir tout en reconnaissant qu'il fallait qu'il soit rééquilibré.

Pour finir, le porte-paroles du PS, David Assouline, a déclaré que ce qu'avait dit Montebourg, c'était "un sentiment personnel"...





dimanche 26 août 2012

L'image du jour

Excellent. De quelle nationalité est l'auteur ? Trouvé ICI.

SCHÉMAS D'ORGANISATION PAR PAYS


Traduction pour la France :

(à gauche) : "en stage"
(à gauche en dessous) : "en congé de maladie"

(à droite) : "malade"
(à droite en dessous) : "en congé"



Transcender l'envie

(En anglais, le mot "envy", signifie envie ou jalousie.)


Transcender l'envie

22 août 2012

Par James W. Jesso

Quelqu'un d'autre que moi a-t-il remarqué une augmentation significative du nombre des expériences spirituelles parmi les gens autour de vous ? Quelqu'un d'autre aurait-il commencé à se sentir envieux du vécu des autres? Quelqu'un sentirait-il une culpabilité et l'impression d'un frein à son évolution à cause de cette envie ? Quelqu'un d'autre s'est-il demandé ce qu'on peut faire pour transcender cette envie ? Je ressens que grâce à ce processus j'en étais venu à intégrer cette transcendance de l'envie et je souhaite le partager avec vous.

Il semble y avoir un changement notable dans ce que nous partageons les uns les autres ; un changement dans les histoires que nous racontons et la qualité des expériences que nous vivons tous les jours. J'entends presque constamment des histoires de gens qui parlent de synchronicités, de capacités médiumniques, de découverte spirituelle, de contact avec des extra-terrestres et des esprits, de guérisons spontanées, de prises de conscience métaphysiques complexes etc...Toutes ces choses auraient paru à la limite de la marginalité il y a 15 ans, inouïes il y a 50 ans et aujourd'hui il m'arrive aux oreilles ce genre de conversations dans le cadre de mon café local. Avec toutes ces histoires qui circulent sur les moments d'indéniable lucidité et de conscience mystique, je me suis retrouvé en plein conflit.

Tout ces derniers temps, comme beaucoup d'autres, j'ai commencé à vivre ma vie comme si c'était un voyage de découverte spirituelle personnelle, plus qu'une série d'événements et d'acquisitions comme on me l'avait enseigné. Par ce biais j'ai remarqué un éveil à des expériences qui s'écartent de ce que je pensais possible et font pénétrer dans un royaume que je pourrai décrire au mieux comme mystique. En poursuivant mes lectures, observations, apprentissages et en le partageant avec les autres – que ce soit sur internet ou personnellement – je me suis ouvert à croire en des possibilités qui repoussent les frontières de mes perceptions.

Écouter des gens proches de mon cœur raconter des histoires d'expériences vécues que je ne connaissais auparavant que sous forme de mots venant d'enseignants éclectiques et de philosophes ésotériques, a potentialisé une réalité personnelle qui dépasse de loin ce que je pensais possible depuis que je suis assez âgé pour entendre de mes aînés que mon imagination n'est pas réelle, que la vie est une lutte et que je ne pourrais devenir ce que je souhaite en grandissant si je m'arrête à cette croyance. Le processus d'ouverture à une dimension sur ce que je pense possible dans ma réalité s'est rempli de bénédictions ainsi que de grands défis et je veux lancer un défi spécial, que je devine être partagé par d'autres que moi : l'envie.

Enthousiasmé, plus j'en apprends sur le potentiel de mes propres expériences, plus je veux accéder directement à ce potentiel. Quand j'entends donc une autre personne, par exemple, partager son histoire sur ''une synchronicité transcendante qui déclenche une expansion de conscience dans un état de micro-révélation'' ou décrire ''l'activation de son 3ème œil et voir une cascade de lumière géométrique'', je me sens envieux. Je pense en moi-même, ''Ouah, c'est génial, j'espère faire une expérience comme ça'' ou ''les expériences de cette personne sont bien plus profondes que la mienne'' ou ''quoi, mon 3ème œil n'a pas encore été activé ? Je travaille pourtant dur là-dessus''. Cette envie me harcèle de temps en temps depuis un an et j'essaie honnêtement de gérer ce qu'il se passe en moi sans me sentir vaincu à chaque fois que ça revient.

J'ai pu constater combien cela m'empêchait de progresser. Soit cela m'empêche de participer à un autre récit – souvent déconcentré par un sentiment de manque – et/ou limite ma propre expérience en implantant en moi, de manière subconsciente, une tendance à comparer mon expérience avec celle des autres, ce qui bien sûr me laisse toujours insatisfait. Pour finir, cette envie limitait ma capacité à profiter de ce que je vivais moi-même et également ma pleine présence de partage avec l'autre. Corrigez-moi si je me trompe, mais je sens que je ne suis pas seul dans ce défi et je souhaite partager une perspective bienvenue dans le but de transcender cette envie.

Ce sont les récits que nous partageons entre nous qui nous aident à avoir accès à des éléments plus profonds de notre potentiel propre. Quand je fais une liste de faits et des conférences, j'engage votre intellect mais quand je vous raconte l'histoire d'une expérience personnelle qui contient un élément de découverte personnelle et un germe de sagesse, je vous fais profiter d'une expérience qui vous relie à votre cœur.

Quand on peut faire le lien d'une expérience au moment d'un récit, on vit cette histoire comme la sienne propre. Cela invite à une visite intérieure qui serait restée autrement stérile, sans lien avec l'histoire de quelqu'un d'autre. Nous sommes les clés mutuelles des portes de perception pour les autres et nos histoires disent la manière dont nous transmettons les clés. Quand je ressens de l'envie pour ne pas avoir eu l'expérience directe telle que celle entendue dans une histoire, je me coupe tout seul de l'accès à cette clé. Je me coupe du lien avec votre expérience en me mettant dans la situation où je ne suis pas participant de votre histoire – ce qui est une fausse perception. Si pourtant ce sentiment d'envie peut être transcendé je peux me retrouver dans ce que vous me faites partager.

Je suis sûr que vous avez tous été en contact avec ce concept qui est presque un cliché, nous sommes tous un. C'est ce concept – que je pense être une vérité fondamentale – qui nous explique pourquoi la reconnaissance de ne pas faire partie de l'histoire de l'autre est une fausse perception. Étant donné que nous sommes tous un – quelle que soit le choix de votre définition personnelle – ce processus de découverte spirituelle est donc un processus partagé. Pour faire court, je vais le décrire à la première personne.
 
Quand j'écoute votre histoire et m'y relie, je participe à votre expérience spirituelle. Quand nous sommes connectés au cœur de votre histoire, votre expérience devient notre expérience, si je ne bloque pas cette connexion avec l'envie venant de l'ego.

Avez-vous entendu parler du concept de la Maya, la grande illusion qu'est la réalité ? Si oui, vous savez de quoi je veux parler. Si non, suivez-moi. Le fait que la réalité soit une illusion n'est pas forcément une mauvaise chose ; ce peut être une merveilleuse illusion qui nous fait passer de part et d'autre du voile de la différence. Le problème, de ce que j'ai pu en voir, est que nous nous autorisons à être distraits par ce qu'il se passe dans la Maya ; distraits par l'apparence de notre expérience et nous commençons à oublier que ce sont simplement des ombres qui dansent sur le mur (référence au mythe de la caverne de Platon, je pense)

Par exemple, les auras : peu importe que vous puissiez ou non voir les auras, c'est simplement une expérience d'apparence. Pourtant beaucoup de gens ressentent un profond sentiment de manque personnel parce qu'ils ne peuvent les voir et ce sentiment de manque leur pèse. Voir les auras n'est pas la question, ce qui importe est votre lien unique avec le divin en vous et qu'il se manifeste vraiment dans votre vie. C'est ce lien qui nous guide vers l'éveil et non de voir les auras, ''d'activer notre 3ème œil'' ou d'avoir un contact avec les ET. En fait, pour la plupart des gens, ces expériences sont de sacrés défis et empêchements.

En apprenant à cultiver le lien avec le divin en nous et voir à partir de notre conscience individuelle comment le divin est une sous-structure qui nous réunit tous au sein de cette belle danse de relativité, nous apprenons à cultiver une relation avec le divin entre nous. Cette relation est ce qui importe réellement et quand donc nous entendons l'histoire de quelqu'un d'autre et devenons envieux parce que cette expérience partagée n'est pas la nôtre, nous nous autorisons à nous écarter de cette relation. C'est comme nous permettre d'être ballottés par les vagues et oublier que nous sommes nous-mêmes l'océan.

À chaque fois que je ressens cette montée d'envie en rapport avec votre histoire, je reprends conscience et me souviens que nous sommes tous un. Je me souviens que ma relation avec le divin en moi est tout aussi belle que l'histoire racontée et s'exprime simplement de manière différente. Je m'ouvre à un sentiment de gratitude et d'enthousiasme vis à vis de votre expérience et l'accueille dans mon cœur, sachant que lorsque je cultive une perception d'appréciation pour le divin qui brille à travers vous au sein du lien de votre histoire, je me connecte au divin en moi.

Ce que je vois chez l'autre est toujours le reflet de ce qui est en moi, se manifestant dans la souvent belle Maya.


Traduit par Hélios