Bistro Bar Blog

lundi 30 avril 2012

Utiliser le miel pour la santé, la peau, les cheveux et plus encore


Caralmera nous a encore déniché de bon tuyaux.
J'ai vu une petite fille brûlée à l'eau bouillante : son papa l'a enduite de miel et j'ai pu voir quelques jours plus tard que sa peau avait bien régénéré.
(NaturalNews) Le miel est plus qu’un simple édulcorant naturel. Le miel a une multitude d'utilisations pour  vos soins de beauté et à des fins médicinales. Le miel pur, qui n'est pas pasteurisé ou raffiné, peut être particulièrement utile en raison de ses propriétés nutritionnelles. Bien que vous ayez peut-être entendu déjà parlé des avantages du miel pur, vous pourriez être surpris de la manière créative dont il peut être utilisé:
8 façons d’utiliser le miel 
1. Un stock d'urgence du garde-manger. - le miel pur a une longue durée de conservation en raison de sa haute teneur en sucre et d’enzymes naturelle. En fait, certains disent que le miel pur peut durer indéfiniment. Le miel est une nourriture idéale (et délicieuse) à ajouter à votre stock d'urgence.

2. Apaiser un mal de gorge et faciliter votre toux. – Le miel pur est bien connu pour être un parfait remède contre le rhume. Un mélange de miel et de jus de citron frais peut être pris pour traiter un mal de gorge ou la toux.

3
. Booster votre performance athlétique. - Ne gâchez pas votre argent pour des boissons énergétiques commerciales qui contiennent des additifs alimentaires et colorants artificiels. Les recherches ont montré que le miel est efficace pour améliorer la performance athlétique. Une cuillerée de miel avant votre aérobic peut fournir un regain d'énergie ainsi qu'une variété d'éléments nutritifs importants.

4. Traiter les brûlures, les écorchures et les coupures mineures. – le miel est un ancien remède pour les coupes, les écorchures et les brûlures en raison de ses propriétés antibactériennes naturelles. Nettoyez simplement la zone, tamponnez une petite quantité de miel et enveloppez comme d’habitude. Changez de pansement au moins une fois par jour jusqu'à ce que la zone soit guérie. Le miel peut aussi aider à réduire la marque de la cicatrice.

5.
Faire un gommage au sucre très simple. - Adoucissez votre peau en gommant avec un mélange de miel, de sucre et d’huile d'amande douce. Stockez le mélange dans un bocal en verre et utilisez-le selon vos besoins. Vous économiserez une fortune si vous vous exfoliez avec cette mixture au lieu d'utiliser ces gommages couteux trouvés en magasins.

6. Utilisez-le en tant que masque pour les cheveux. - Enduisez vos cheveux avec du miel et laissez reposer pendant dix minutes avant de les laver comme d'habitude. Le miel fonctionne comme un traitement visant à les éclaircir et les revitaliser, rendant vos mèches  lisses et brillantes.

7. Améliorez votre sommeil. -Une cuillère de miel avant le coucher (directement ou dans une tasse de tisane chaude) est un remède naturel pour le sommeil qui peut vous aider à vous détendre et vous endormir plus rapidement.

8. Profitez d'un soin du visage au miel.
–Massez une cuillerée à café de miel sur votre visage et laissez reposer 10 à 30 minutes avant de rincer à l'eau fraîche. Ce masque au miel simple va adoucir votre peau, lutter contre les rides, améliorer le tonus de la peau, réduire les rougeurs et les taches.


SOURCE

Traduction par Caralmera



Tuer les fourmis naturellement avec des produits de votre garde-manger, jardin et réfrigérateur



 Caralmera a trouvé un texte intéressant sur les méthodes répulsives
(NaturalNews) C'est le printemps et avec les fleurs de mai, peuvent apparaitre des infestations de toutes sortes de fourmis, envahissant la maison et le jardin. Beaucoup de fourmis mordent, et la plupart sont des visiteurs importuns qui sont difficiles à exterminer, comme la fourmi charpentière et la fourmi rouge. Comment se débarrasser des fourmis autour de votre maison et jardin sans l'aide de poisons toxiques ? Le contrôle naturel des fourmis combine plusieurs produits naturels provenant de votre garde-manger et ou de votre supermarché pour fabriquer des exterminateurs de fourmis. Vous devez être persistant dans vos efforts pour exterminer les fourmis, donc être prêt à appliquer des traitements régulièrement tout au long de la saison.
Les produits naturels exterminateurs de fourmis

1.Mélanger la levure de boulanger sèche et active avec une quantité égale de miel ou de mélasse. Ajouter un peu d'eau pour l'humidifier, mais le mélange doit être plus une pâte que liquide. Disperser de petites quantités de  pâte sur 2cm² de bouts de carton et les placer dans toute la maison dans des endroits  que les animaux de compagnie et les enfants ne peuvent pas atteindre.
Cet exterminateur de fourmis naturel doit être laissé tout l'été et met environ deux semaines pour être actif.
2. Une autre méthode de contrôle de fourmis excellente et naturelle consiste en un mélange de vinaigre blanc au 1/3 d’une tasse, de 2/3 d'eau et 2 à 3 cuillères à soupe de liquide vaisselle. Mélanger dans une bouteille avec vaporisateur et appliquer aux endroits où les fourmis pullulent, à l'intérieur et à l'extérieur. Il faut s'attendre à répéter l'application chaque semaine. Utiliser cette méthode  en complément d'autres méthodes naturelles.
3. Cultiver quelques cataires et saupoudrer autour de la fourmilière et sur sa trajectoire. Les fourmis semblent ne pas aimer la cataire et l’éviteront..

4. Vous pouvez repousser les fourmis avec de la cannelle moulue pour un contrôle naturel aromatique. Saupoudrer l’épice vers les portes ou à l'extérieur des fenêtres par où rentrent les fourmis. Les fourmis ne franchiront pas la « barrière » de cannelle.
5. Appliquer la terre de diatomées de qualité alimentaire (DE) aux fourmilières comme exterminateur naturel. La DE est sûre pour les animaux et les enfants et fonctionne bien comme une méthode de contrôle des fourmis. La DE est également efficace contre les puces, les tiques, tue les aoûtats et autres insectes rampants dans la maison et le jardin. Vous pouvez acheter la DE dans les magasins d’alimentation, les centres de jardinage et en ligne.

 6. Dispersez des feuilles de menthe fraîche sur le sol autour du périmètre de la maison comme un répulsif pour fourmis—Elles détestent cette odeur et ne franchiront pas la ligne.
7. Faire un jus tueur de fourmis en mélangeant une cuillère à soupe en poudre d'acide borique avec une tasse de sucre et suffisamment d'eau pour faire un sirop qui coule. Laisser les ingrédients se dissoudre complètement. Versez le mélange dans une bouteille, comme un vieux tube de ketchup ou de moutarde ayant un embout long. Presser une goutte ou deux de liquide sur des petits morceaux de carton et les placer stratégiquement autour de la maison en éloignant les enfants et les animaux de compagnie. Les fourmis seront dans un premier temps attirées pour consommer le sirop. Elles le ramèneront à la Reine, et cela tuera le nid complet. Utilisez le liquide à l'extérieur aux points stratégiques tant qu'il n'est pas accessible aux animaux de compagnie. C'est une méthode très efficace pour tuer tous les types de fourmis, y compris les fourmis rouges. Mettre une giclée du produit à la base de la fourmilière et regardez la disparaître du jour au lendemain.

La meilleure approche pour le contrôle naturel des fourmis est d’utiliser une combinaison de ces méthodes.




 Traduction par Caralmera


De drôles de tondeuses à Strasbourg

La mairie de la ville a décidé de jouer la carte 100% naturelle pour la tonte de ses espaces verts puisque ce sont des vaches qui officient désormais près du Parlement Européen.
Les promeneurs adeptes de la forêt de la Robertsau, toute proche du Parlement Européen, ont dû se frotter les yeux pour y croire. Car leur espace vert favori a pris des allures de véritable campagne au coeur même de la cité alsacienne ! Reuters nous apprend en effet que la municipalité venait de confier la tonte des 14 hectares pelouses à Daisy, Vitry, Tornado et Taylor... des vaches "Highland Cattle" tout droit venues d’Écosse !
Désireux de restaurer la qualité écologique d'un ancien champ de maïs de la forêt, les responsables des espaces naturels de Starsbourg ont donc opté pour une solution 100% naturelle. Un choix respectueux de l'environnement mais aussi économique, comme le rappelle Éric Brua, directeur du Parc régional des Vosges du Nord qui utilise ces mêmes vaches écossaises depuis 1991.
"C'est une opération qui coûte très peu, qui bénéficie d'une bonne acceptation sociale et qui apporte des retombées touristiques", analyse-t-il ainsi. Une bonne publicité mais aussi une bonne opération pour les restaurateurs du coin, qui pourront, une fois par an, profiter de la viande de ces bovins, "tendre et persillée, riche en protéines, avec un faible taux de cholestérol et d'une saveur remarquable". Et oui à Strasbourg comme ailleurs, rien ne se perd, tout se transforme !
SOURCE
 http://www.maxisciences.com/strasbourg/de-droles-de-tondeuses-a-strasbourg_art23898.html

Les vaccins ont été basés sur une fraude médicale depuis plus de cent ans

Merci à Caralméra pour la traduction

Le concept de la vaccination pour immuniser a commencé en 1796, lorsque l’apothicaire britannique (pharmacien) Edward Jenner a inséré du pus contenant le virus cowpox sous la peau d'un enfant âgé de huit ans. Jenner a basé son expérience sur une rumeur sans fondement affirmant que ceux qui avaient connu l'orthopoxvirose bovine serait à l'abri de la variole.

Dans les deux  années qui ont suivi, Jenner a vacciné d’autres personnes avec le cowpox pour les immuniser contre la variole. Sans aucune preuve réelle de l’efficacité et  de la sécurité, Jenner a suffisamment  impressionné le roi George III avec sa fausse vaccination garantie qu'il a reçu l'équivalent de 500 000 $ d'aujourd'hui.
Jenner était donc le premier professionnel de la santé à administrer des matières malades   comme médicament à une personne en bonne santé et à recevoir une récompense financière substantielle. Il fut également le premier à dénoncer constamment les détracteurs de la vaccination avec succès. Il protégeait à la fois son ego et le Trésor public.
De nombreux professionnels de la santé tout au long du XIXe siècle savaient qu'il y avait eu plusieurs cas de variole parmi ceux ayant des antécédents du cowpox. Le principe de Jenner était erroné.
C'était en fait le début d'une tradition qui est exploitée par des vaccinateurs d'aujourd'hui. Une fausse solution pour prévenir une maladie, faire un paquet de fric, et contrer les arguments raisonnables de ceux qui savent que l’immunisation par la vaccination ne marche pas en toute sécurité et efficacement.
En Angleterre les incidents de la variole après vaccination ont augmenté régulièrement, passant de 5% au début à 95% en 1895. Il y a même eu une épidémie grave autour de 1872, un an après que la vaccination contre la variole ait été décrétée obligatoire au Royaume-Uni. Le taux de mortalité parmi les victimes de la variole a aussi était multiplié par cinq à cette époque.
Malgré les protestations intelligentes avec des faits évidents et des chiffres réfutant l'efficacité, et prouvant  un dommage à partir de matériaux toxiques et des virus contenus dans les vaccins mettant en danger l'immunité naturelle, le programme d’inoculation de vaccin a été maintenue.
Protéger l'industrie contre la vérité en attaquant violemment les dissidents raisonnables a entraîné l’équivalent de 17 milliards de dollars par an de recettes à l’industrie des vaccins. Cela ne comprend pas les recettes provenant des visites des médecins pour la vaccination et la mauvaise santé y résultant.
Les tactiques des vaccinateurs pour supprimer les données scientifiques des professionnels concernés sont devenues  dignes de la mafia. Les professionnels de la santé sincères qui inscrivent les problèmes de santé par rapport aux vaccins sont sévèrement punis et calomniés par les médias traditionnels appartenant à la mafia médicale.

La vérité sur les vaccins et les éclosions de maladies cachées  à la vue du public
Une étude de 2012 dirigée par le Dr David Witt, un spécialiste des maladies infectieuses du Centre Médical Permanent Kaiser de San Rafael en Californie a conclu que la coqueluche se déclenche plus chez les enfants vaccinés que les enfants non vaccinés.

En 2010, une éruption d'oreillons s'est produite chez les 1000 enfants dans le New Jersey du nord et le sud de l’état de New York. Près de 80 % d'entre eux avaient été vaccinés avec le vaccin ROR (rougeole, oreillons rubéole).

Dans les années 1980,  des organismes officiels signalèrent plusieurs vagues de rougeole survenues chez les enfants qui avaient été vaccinés dans divers endroits, y compris un collège et lycée de l'Illinois, un lycée du Massachusetts, une région en France et une région rurale près d’Helsinki en Finlande.

Les écoles aux États-Unis avaient bien plus de 90 % de vaccinés contre la rougeole. Les vaccinateurs proclament qu'un taux de vaccination de 90 % d’une population spécifique garantit l'immunité de la population. Cette revendication fausse sert à créer plus de revenus tout en blâmant les anti-vaccins pour mise en danger de l'humanité.

Par ailleurs, en dépit du fait que seulement 5% d’effets  indésirables de vaccins soient signalés au système « volontaire » de report d’effets secondaires des vaccins de la FDA (VAERS), il y a de nombreux effets indésirables graves enregistrés et beaucoup plus qui fuient par les fissures que représentent les sites internet dédiés aux vaccins.

Dieu merci pour les quelques docteurs en médecine et autres qui osent parler malgré le danger potentiel que cela engendre pour eux. C'est à nous d'apprendre d'eux et de dire non à la vaccination.
SOURCE



dimanche 29 avril 2012

Dimanche 29 avril 2012

Pas d'informations cruciales pour le Japon.

Pas le temps, ni l'envie de poster quoi que ce soit. Moral en berne. Désolée.

Bon dimanche à vous.

samedi 28 avril 2012

Documentaire animalier : nos amis les humains

Ce documentaire conclut la série publiée depuis plusieurs semaines...


Le nouveau Mt St Michel

Le Mont Saint-Michel n'est plus accessible qu'en navettes ou à pied 


LE MONT-SAINT-MICHEL (Manche) - Le Mont Saint-Michel n'est plus accessible qu'en navette ou en marchant, après la fermeture samedi matin du parking au pied du rocher et son remplacement par un parc de stationnement situé sur la côte à près de 3 km du joyau médiéval, a constaté une journaliste de l'AFP.

Samedi vers 9H00, il ne restait plus qu'une quarantaine de voitures à l'extrémité nord de la digue-route qui relie le Mont au continent. La première navette régulière pour les touristes, fréquentée essentiellement ce samedi par des journalistes, a emprunté la digue vers 8H00. Il en est ainsi fini des quelque 4.000 véhicules qui viennent stationner au pied du mont en haute saison depuis plus de 40 ans.

Les vélos ne sont plus autorisés non plus à circuler sur la digue mais seulement jusqu'au 30 septembre. Ils pourront alors emprunter la digue pour une période test de six mois mais le stationnement au mont leur sera néanmoins interdit.

Le prix du parking est passé de 6 à 8,50 euros. Il a ainsi doublé depuis 2009. Mais les navettes sont gratuites.

Il s'agit de la deuxième étape clé du projet de restauration du caractère maritime du mont Saint-Michel après le lancement en 2009 d'un barrage dont les lâchers d'eau contribuent à désensabler le mont.

Le projet ne sera achevé que lorsque la digue-route de 1880 qui mène au mont aura été détruite en 2014 et sera remplacée par un pont-passerelle en 2015. Dès lors le rocher pourra redevenir une île 20 jours par an en moyenne.

Le nouvel accès au monument classé au patrimoine mondial de l'Unesco, confié à Veolia Transdev, a fait l'objet de plusieurs couacs avant même son lancement repoussé de novembre à samedi.

Les navettes réversibles conçues pour le mont ne peuvent transporter que 66 personnes, contre 95 annoncées par l'entreprise en décembre. La mise en service des navettes hippomobiles payantes a également été repoussée en raison de problème de soudures, selon le syndicat mixte qui gère le projet.

Au-delà, les conditions de mise en oeuvre de ce nouvel accès sont critiquées par plusieurs acteurs économiques locaux ainsi que par des associations de défense du mont et la région Bretagne.

Car il faut marcher au minimum 800 à 900 mètres entre le parking et le départ des navettes, puis 390 mètres de l'arrivée des navettes au mont. Certains sont en outre persuadés que Veolia n'a pas prévu assez de navettes et prédisent de longues files d'attente en haute saison.

Japon, 28 avril 2012


Un grossiste de Tokyo a falsifié l'année dernière des concombres de Fukushima comme venant d'Iwate et de Yamagata

La découverte a été faite par un citoyen. Une pénalité ? Nan. Le gouvernement métropolitain de Tokyo a dit au grossiste de faire de son mieux pour ne pas recommencer.

TEPCO va faire augmenter les redevances des ménages pour payer le démantèlement des réacteurs de Fukushima

L'exploitant veut augmenter les redevances de 700 yens par ménage moyen dont la facture de redevance est de 6973 yens par mois. Si le gouvernement national approuve, le relèvement sera effectif en juillet.
Le 27 avril, TEPCO a soumis un plan spécial au ministre de l'économie, Yukio Edano, incluant des mesures de réduction de ses coûts, préalable à un soutien financier du gouvernement national.

TEPCO demande une assistance du gouvernement pour le démantèlement et la décontamination de la centrale de Fukushima. La société a calculé qu'il lui serait difficile de supporter par lui-même le coût supplémentaire de plusieurs trillions de yens.

Le gouvernement prévoit de soutenir TEPCO par des paiements d'indemnités de 31,6 milliards de dollars, mais le démantèlement des réacteurs ne fait pas partie du soutien et doit être supporté par TEPCO. Le fardeau supplémentaire de plusieurs trillions de yens par l'exploitant pourrait rendre la société insolvable.

Donc le travail qui continue à la centrale n'est pas pris en charge par le gouvernement national et les clients de TEPCO dans la région de Kanto devront mettre la main au porte-monnaie pour que le travail puisse continuer. Quelque chose ne va pas. Mais le gouvernement national a une dette de 240 % du PIB (au fait les US ont atteint une dette de 100 % du PIB fin mars) et tout l'argent sortant du gouvernement proviendra des contribuables que ce soit comme indemnité pour la catastrophe ou le démantèlement.

Autant pour l'énergie propre et bon marché qu'était soi-disant le nucléaire.
Le gouvernement métropolitain de Tokyo veut que vous fassiez une donation pour acheter les Iles Senkaku
Tout en cherchant des informations sur le site web du gouvernement sur les concombres falsifiés à la requête d'un lecteur, je suis tombé à la place là-dessus.

Le gouvernement métropolitain de Tokyo a instauré un fond pour collecter des donations pour l'achat des îles Senkaku. Ce gouverneur loufoque et chauvin n'a rien de mieux à faire que de continuer à ne rien faire pour nettoyer la contamination de Tokyo.

Oh, au fait, votre donation est déductible des impôts.
Yomiuri : des acheteurs étrangers font des affaires avec des terres au Japon, Hokkaido en tête
Des étrangers achètent des terres du Japon, particulièrement à Hokkaido. Les acheteurs proviennent de Hong-Kong et de Singapour, selon l'étude faite par le Yomiuri Shinbun. Mais le journal écrit qu'il y a beaucoup de contrats qui restent dissimulés, car de nombreux acheteurs passent par des sociétés de façade pour cacher leur identité (en utilisant des noms japonais).
Il y a juste un acheteur chinois cité dans l'article qui dit avoir acheté des terres pour la spéculation, parce qu'il a pensé que le marché de l'immobilier japonais avait touché le fond. Bon...

C'est Hokkaido qui se taille la part du lion, au moins 1100 hectares de forêts de montagne et autres terres ont été acquises par des étrangers.

Terres acquises par des capitaux étrangers



L'enquête a découvert 63 transactions impliquant des acheteurs étrangers, mais des noms japonais ont apparemment servi pour dissimuler les contrats, subterfuge non reconnu par les gouvernements locaux. Ceci indique que le nombre de contrats par lesquels des terres et des forêts tombent entre les mains d'étrangers est sûrement beaucoup plus important que ceux trouvés dans l'enquête.


Rapporté par un journal local de Fukushima : la cause profonde de l'accident de Fukushima


Le Fukushima Minpo, journal local, publie une très intéressante série sur les antécédents de l'accident de la centrale. En remontant 10 ans, 20 ans et même plus en arrière, le journal essaie d'identifier la cause première de l'accident aux niveaux local, préfectoral et national en se mettant à la place du gouvernement local ou préfectoral.
Je n'ai pas lu la série entière (9 articles jusqu'ici) moi-même, mais je veux partager des passages qui sont toujours stupéfiants après tout ce qui est arrivé depuis le 11 mars 2011 et souligner la mentalité qui peut avoir toujours existé quand l'accident est survenu, qui peut être typiquement japonais.

Pour le gouvernement national, une centrale nucléaire n'était pas supposée avoir un accident et donc un accident ne pouvait arriver et il n'y aurait aucune nécessité d'entraîner les résidents à une urgence qui ne pouvait arriver. Pour le gouvernement préfectoral, le mot ''accident sévère'' n'existait même pas. S'ils ne parlaient pas du mot, il ne se produirait pas.

La tête dans le sable ? J'aimerai y penser comme un ''Kuroko'' dans un Kabuki. Le ''Kuroko'', signifiant littéralement ''personne en noir'', arrive sur la scène habillé de noir pour aider au changement de costumes des acteurs et fait fonctionner les installations des effets théâtraux. Tout le monde le voit, mais le public n'est pas supposé le voir même s'il le voit. C'est une règle tacite qu'il n'existe pas, même s'il est là.

D'après la série n° 7 du Fukushima Minpo ''La préparation bouleversée''

En juillet 1989, Takeo Niitsuma, récemment appointé comme gérant général de la vie préfectorale et du bien-être du département, a instruit ses subordonnés de modifier l'exercice dans le plan de préparation pour une urgence nucléaire prévu en novembre.
''L'exercice ne vaut rien sans la participation des gens qui vivent dans la zone où se trouve une centrale nucléaire. Il faut créer un plan qui permet aux résidents de mettre en pratique une évacuation. En tant que gestionnaire, Niitsuma voulait que l'exercice prenne en considération les résidents.

Un membre de l'équipe de la section d'urgence des pompiers chargé de l'exercice a suggéré à Niitsuma d'en parler au ministère du commerce international (aujourd'hui le METI) et à l'agence de la science et de la technologie. Mais la réponse du gouvernement national a été totalement inattendue. ''Il est impossible qu'une centrale nucléaire ait un accident. Il n'y a aucun besoin d'avoir la participation des résidents dans l'exercice. Cela générerait des peurs non nécessaires.''
N'est-ce pas intéressant ? Le Dr Haruki ''Detarame'' (menteur) Madarame disait au premier ministre d'alors Naoto Kan, à bord de l'hélicoptère en chemin pour la centrale le 12 mars, ''Ne vous inquiétez pas. C'est impossible qu'un réacteur explose. C'est structurellement impossible.''
Un autre passage de la série du Minpo, le n°8 :
''Je veux qu'il y ait un exercice qui traite un accident sévère.'' Il y a 10 ans, c'est ce qu'un membre de l'équipe chargé de la préparation à une urgence nucléaire a demandé aux départements du gouvernement préfectoral.
Mais il a reçu une réponse inattendue des départements. ''Il n'existe pas de tel mot'' [tel que ''accident sévère'']. C'était quand l'idée de subir un accident sévère n'était pas discuté publiquement dans l'administration de l'énergie nucléaire.
Le journal est un journal local, il peut donc y avoir une tendance à dépeindre le gouvernement préfectoral comme ayant tenté fortement de persuader le gouvernement national de bien faire les choses. Il a été malheureux que des responsables du gouvernement préfectoral aient été les seuls à supprimer les simulations de SPEEDI qui arrivaient, n'ont pas utilisé les simulations qui provenaient de la NISA et de TEPCO.

vendredi 27 avril 2012

Japon, 27 avril 2012


Japon radioactif : de jeunes enfants nettoient une boîte à lettres dans un environnement hautement radioactif de Date City, en Fukushima

L'horreur n'a pas de fin.

J'ai posté une photo d'une bouteille de jus de pêche provenant de Date City l'autre jour (Note d'Hélios :article que je n'ai eu le temps de traduire). Le jus contenait 34 becquerels/kg de césium radioactif.

Voici la photo d'enfants de maternelle dans la même ville de Date en train de nettoyer une boîte à lettres en remerciement pour le difficile travail des facteurs chaque jour. Ce district particulier de Date, Ryozen-machi, est à 50 km de la centrale de Fukushima. Le district est doté de ''points chauds'' répertoriés avec des radiations élevées. De nombreux endroits mesurés par la ville dépassaient 1 microsievert/h à 1 mètre du sol, certains dépassant même 3 microsieverts/h (des parcs) l'année dernière. Même fin mars l'année dernière, le plus fort taux était de 1,28 microsievert/h dans un parc à 1 mètre du sol.

Cela n'a pas empêché ces enfants de maternelle d'échapper à la routine du remerciement des facteurs. Je me demande s'ils l'ont fait l'année dernière aussi.

D'après le journal local de Fukushima (21 avril 2012) :


Des enfants de maternelle nettoient des boîtes à lettres pour montrer leur gratitude, dans le cadre du ''Memorial day pour les services postaux''

Pour le ''Memorial day pour les services postaux'' du 20 avril, des élèves de maternelle venant de l'école Shin-Ai à Ryozan-machi à Date City ont nettoyé des boîtes à lettres du bureau de poste de Kakeda et de Ryozan-machi.

8 enfants ont visité le bureau de poste de Kakeda et ont adressé une lettre de remerciement au gestionnaire du bureau de poste qui disait ''Merci pour nous distribuer le courrier tous les jours''. Les enfants ont nettoyé une boîte à lettres avec des lavettes et décoré la boîte à lettres.

Après le nettoyage, ils ont reçu des cadeaux du responsable du bureau.


Vidéo de l'intérieur du bâtiment du réacteur 4 de Fukushima Daiichi


Avancez jusqu'à 2'40. Vous pourrez voir brièvement le décor autour du bâtiment du réacteur 4, puis l'intérieur du bâtiment et le niveau supérieur où se trouve la piscine de refroidissement.


La vidéo a été prise le 24 avril, lors de la visite du vice-ministre du bureau du cabinet.



À 2'25 : visite du bâtiment anti-sismique


jeudi 26 avril 2012

Un visiteur matinal...

Zones définitivement interdites à Tchernobyl

Ultraman :

Une partie des zones autour de Tchernobyl sera définitivement interdite, rapporte un média japonais

Alors que des infos de Russie (RIA Novosti) soulignaient un plan de ''revitalisation'' pour les régions autour de la centrale de Tchernobyl, un média japonais a décidé de se concentrer sur l'autre moitié de la même histoire : qu'une moitié des zones sera abandonnée pour toujours.

Les médias et les lecteurs japonais s'occupent bien sûr des zones autour de la centrale de Fukushima. Même le gouvernement national commence à douter de l'efficacité de la ''décontamination'' dans le voisinage immédiat de la centrale, tout en promettant aux résidents qu'il fera une décontamination pour qu'ils puissent retourner un jour.

Voici un article de ANN News (Asahi TV) du 25 avril :

Des zones autour de Tchernobyl resteront interdites pour toujours

Un député de l'agence de gestion des zones contaminées [je n'ai aucune idée de la dénomination officielle] a déclaré ''La zone actuelle interdite est de 2000 km², mais environ la moitié (1000 km²) restera définitivement interdite.''

L'agence gouvernementale responsable de la gestion des régions d'Ukraine qui ont été contaminées par l'accident de Tchernobyl a déclaré le 24 avril que la moitié de la zone interdite restera définitivement zone interdite. La zone est importante. Cela fait 26 ans depuis l'accident.

Documentaires animaliers (21)

La marmotte

Vidéo : l'état et les banques, les dessous d'un hold-up

Ma vie étant assez décousue en ce moment, avec mon père à nouveau à l'hôpital depuis mardi pour un AVC massif et se trouvant "sur le fil du rasoir", je vous diffuse cette vidéo que deux personnes m'ont recommandées, mais que je n'ai bien sûr pas eu le temps de visionner. Vous me direz si j'ai bien fait de la poster. Elle dure 2h30 en 3 parties sur la même vidéo.

mercredi 25 avril 2012

Départ de feu maîtrisé à la centrale de Fessenheim

reuters

Ce mercredi matin, un départ de feu a été rapidement maîtrisé à la centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. Un incident sans conséquence pour la sûreté du site, selon EDF, dans une centrale que François Hollande a affirmé vouloir fermer s'il était élu le 6 mai. 

Ni blessé, ni conséquence sur la sûreté du site. C'est ainsi qu'EDF a conclu sur l'incident de ce mercredi, à la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin.  
A 8h30, un départ de feu est en effet survenu dans la salle des machines de l'unité de production N°2. "La partie non nulcéaire de l'installation", précise EDF.  
Les équipes de la centrale sont rapidement intervenues avant même l'arrivée des pompiers, qui ont constaté l'extinction du feu en arrivant sur le site. "Dans le cadre du retour d'expérience le site mènera une analyse précise des causes de ce dysfonctionnement", explique EDF dans son communiqué.  
Fermer Fessenheim
Au début du mois d'avril, un incident avait déjà eu lieu dans une autre centrale française. Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly, en Seine-Maritime, s'était arrêté automatiquement après deux départs de feu, suivis d'une fuite d'eau sur un circuit de refroidissement. Un incident que le candidat François Hollande avait refusé d'utiliser pour "défendre [son] point de vue". 
Celui qui affrontera Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle prévoit de réduire la part de l'électricité d'origine nucléaire et de fermer une centrale s'il est élu le 6 mai à l'Elysée: la centrale de Fessenheim

Commentaire d'Hélios : des mauvaises langues diraient que cet incident tombe à pic pour apporter de l'eau au moulin de Flanby...

Japon + Biélorussie, 25 avril 2012

À l'occasion demain du 26ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, Ultraman a posté deux articles sur l'actualité biélorusse. On n'est pas prêt de voir la fin du tunnel nucléaire...


L'Ukraine veut ''revitaliser'' la région de Tchernobyl

Le premier ministre de l'Ukraine, Azarov, veut ramener les résidents vers leurs ''maisons, cités et résidences abandonnées'' dans ''les territoires contaminés adjaçents à la centrale nucléaire de Tchernobyl.''



Au moins il a attendu 26 ans, à la différence du gouvernement national japonais.

D'après RIA Novosti (23 avril 2012):


L'Ukraine travaille actuellement sur un programme gouvernemental d'expansion visant à remettre en service les territoires contaminés adjacents à la centrale nucléaire de Tchernobyl, a déclaré lundi le premier ministre Mykola Azarov.

Selon les experts, le niveau de radiations dans la zone d'exclusion de Tchernobyl a baissé de manière significative ces dernières années a dit Azarov, ajoutant qu'en dehors de la zone d'exclusion il n'y a pas de zones inhabitées de la région de Kiev avec des niveaux de radiations élevés.

''Il y a de bonnes raisons de revitaliser, de donner un deuxième souffle, à ces maisons, cités et résidences abandonnées. Ce sont des lieux de travail supplémentaires et des revenus additionnels pour notre budget'', a dit Azarov.

En mars dernier, le président de l'Ukraine Viktor Yanukovych a dit que le pays commencerait la construction le 26 avril d'un nouveau sarcophage à la centrale de Tchernobyl, pour le 26ème anniversaire de la catastrophe nucléaire.

Le sarcophage coûtera 935 millions d'euros à construire. La majorité du financement a été collecté grâce à une donation des gouvernements du monde l'année dernière, l'Ukraine n'y contribuant que pour 6 % du total.

La construction d'une chambre de confinement, une installation en métal de 105 mètres de large et de 260 mètres de long qui recouvrira le réacteur, doit être terminée en 2015, ont dit récemment les responsables ukrainiens.

Le réacteur détruit a été recouvert d'une chambre de confinement en béton des mois après la catastrophe en 1986 mais cette construction a vieilli et menace maintenant de laisser fuir des radiations.

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La Biélorussie prête à construire une deuxième centrale nucléaire, dit le président Lukashenko
D'après RIA Novosti (3 avril 2012 ; c'est moi qui souligne) :

La Biélorussie pourrait construire une deuxième centrale nucléaire dans le pays en plus de celle déjà prévue dans la région ouest de Grodno, a déclaré mardi le président Alexander Lukashenko.

''Si nous avons votre coopération, votre soutien et des conditions acceptables, nous sommes prêts à construire une deuxième centrale nucléaire au Bélarus,'' a dit le président au directeur de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano qui est en visite à Minsk.

La construction de la première centrale nucléaire biélorusse dans la région de Grodno, proche de la frontière lituanienne, devait commencer en avril. Lukashenko a dit mardi que sa construction avait ''déjà commencé.''

La centrale d'un coût de 9 milliards de dollars sera construite par la société russe Atomstroyexport, filiale de la corporation d'état pour l'énergie nucléaire Rosatom. La centrale sera pourvue de deux réacteurs avec une capacité de 1200 MW chaque et propulsera le système biélorusse tout entier à une capacité de 8000 MW. La première unité doit être prête en 2017 et la deuxième en 2018.

La Biélorussie a commencé la préparation de la construction d'une centrale nucléaire dans les années 80, mais le projet a été suspendu suite à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 dans l'Ukraine voisine.

Des activistes écologistes de Biélorussie ont exprimé leurs inquiétudes sur le projet, qui ont trouvé un écho avec l'accident du 11 mars 2011 à la centrale japonaise. La Lituanie a demandé que la centrale soit emmenée loin de sa frontière.

La Russie dit qu'elle emploie une technologie avancée pour assurer des opérations sans accidents à toutes les centrales qu'elle construit.
Bon, ce n'est pas vraiment la technologie en soi, peu importe qu'elle soit avancée, qui est le problème ici. C'est comment la centrale est gérée et exploitée et le genre d'environnement politique et social qui existe. Et les défaillances épouvantables de toutes les centrales au Japon. Comment cela serait-il différent en Biélorussie ?
C'était peut-être comme vendre du courant nucléaire aux japonais après Hiroshima et Nagasaki, et immédiatement après l'Atoll de Bikini, alors que le Japon souffrait d'atrocités atomiques, seul le Japon pouvait utiliser l'énergie atomique pour des buts pacifiques.
Dans le cas de la Biélorussie, le boniment (s'ils en avaient besoin d'un) serait : ''La Biélorussie a souffert terriblement de l'accident de Tchernobyl. Donc, seule la Biélorussie, qui a appris les leçons de l'accident, sera capable d'exploiter une centrale nucléaire sûre, à la pointe du progrès et démontrer au monde que le pays a totalement récupéré de l'accident.'' Quelque chose comme ça...
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En mai l'année dernière, des responsables de la NISA s'étaient retirés avant même TEPCO de la centrale de Fukushima

Le Sankei Shinbun n'a jamais aimé Naoto Kan. D'ailleurs, aucun média dominant japonais ne l'aimait. Quand il était responsable de l'accident de Fukushima en tant que premier ministre, ils étaient très critiques sur sa gestion de l'accident. Cela semble avoir cessé après que Noda ait été élu en tant que leader du parti et premier ministre ; ils ont a peine ricané pour la déclaration de Noda sur ''l'état d'arrêt à froid''.



Le Sankei continue ses attaques sur lui avec cet article du 24 avril 2012, bien qu'indirectement. L'article concerne la NISA (Agence de sécurité nucléaire et industrielle) supposée avoir été abolie et remplacée par une nouvelle agence sous l'égide du ministère de l'environnement (sous l'influence de Goshi Hosono), et la disgrâce que fut l'échec misérable de l'agence régulant l'industrie nucléaire dans les premiers jours de l'accident.

Dans la deuxième partie de l'article intitulé ''La NISA s'est retirée d'elle-même de la centrale 3 jours après la catastrophe'', le Sankei rapporte :

La NISA a un code de conduite auquel chacun devrait adhérer. Le premier est ''Un grand sens du devoir : se charger de tâches concernant la sécurité des citoyens d'abord ; agir avec dynamisme pour assurer la sécurité dans l'urgence''. Les trois autres sont : ''Prise de décision scientifique et rationnelle'', ''Transparence dans la prise en charge des tâches'', ''Neutralité et impartialité''. Pourtant ces nobles idéaux codifiés quand l'agence a été créée il y a onze ans n'ont jamais fait partie du fonctionnement de l'agence.

Le 12 mars 2011, quand le réacteur 1 a eu une explosion d'hydrogène. L'atmosphère était inhabituellement tendue à la résidence du premier ministre où a été installée le quartier général pour les réponses aux catastrophes. Les ministres et les bureaucrates couraient dans tous les sens pour rassembler des bouts d'information. Mais il y avait une personne qui manquait dans le paysage.

Nobuaki Terasawa (59 ans), le directeur général de la NISA était absent. Il était le chef de l'organisation qui régule l'industrie nucléaire, et également chef du secrétariat du quartier général pour les réponses aux catastrophes nucléaires. Il avait quitté la résidence du premier ministre à 19 h le jour précédent, donc le 11 mars, après une première réunion du quartier général et était retourné à la NISA.

''Comme je ne suis pas une personne technique [que je n'ai pas de diplôme technique], j'ai décidé qu'il était mieux d'avoir quelqu'un qui comprenne mieux [la technologie nucléaire], plutôt que de rester ici.'' Terasaka a essayé de s'expliquer le 15 février à l'audition du comité d'investigation de l'accident de Fukushima, mis en place par la Diète. Le Pr Shuya Nomura (50 ans) de l'École de Droit de l'université de Chuo en est resté sans voix. ''Donc le chef de l'agence de régulation était quelqu'un qui ne savait pas grand-chose sur la technologie nucléaire.''

Après être retourné à la NISA, Terasawa a appelé la résidence du premier ministre ''quelques rares fois'' (selon Terasawa). Il était supposé être la main droite du premier ministre à la tête de l'agence de régulation et responsable de la réponse à l'accident. Cela n'a pas du tout fonctionné de cette manière.

Il n'y a pas que Terasawa qui a ''fui en face de l'ennemi''. L'inspecteur de la sécurité nucléaire et d'autres responsables de la NISA qui travaillaient à la centrale ont fait de même. Au moment de l'accident, il y avait 8 responsables de la NISA, y compris l'inspecteur. En temps normal, ils auraient fait un tour d'inspection de la centrale. En cas d'urgence, ils devaient inspecter la situation de l'accident et fournir des informations à la NISA.

Alors que la situation se détériorait après l'explosion d'hydrogène au réacteur 3 et l'impossibilité de dégazer le réacteur 2 pour libérer la vapeur radioactive du réacteur, ils ont quitté la centrale de leur propre chef à 17 h le 14 mars, 3 jours après le début de l'accident. Le gouvernement national avait donc perdu un canal d'information de la situation et devait se reposer sur TEPCO pour être informé.

À peu près au moment où les inspecteurs de la NISA et autres quittaient la centrale, TEPCO était en train de demander au gouvernement ''d'abandonner complètement'' la centrale. Puis le premier ministre Naoto Kan (65 ans) est venu au quartier général de TEPCO au début de la matinée du 15 mars, et a refusé la requête de TEPCO de partir. Mais à ce moment-là, une partie du gouvernement avait déjà quitté la scène de l'accident.

Je n'ai pas de problème avec le fait qu'un chef de la NISA n'ait pas de diplôme technique ou scientifique. Ce qu'il faut dans une situation semblable n'est pas une connaissance technique ou scientifique mais du bon sens, le sens du commandement, saisir l'ensemble du tableau et de la volonté et de l'autorité pour commander à des gens qui connaissent les détails techniques. Au lieu de cela, il est simplement rentré chez lui parce qu'il n'avait pas de diplôme technique.

Avec ce genre de directeur général, il n'est pas surprenant du tout que les gens de la NISA se soient retirés de leur propre chef de la centrale. Je me demande si Kan le savait quand il est allé voir TEPCO. Probablement pas. Le chef de la NISA ne l'aurait probablement pas dit au premier ministre, parce qu'il ne savait pas lui-même qu'il ferait cette chose.


Le réacteur 2 de la centrale de Tsuruga peut siéger au-dessus d'une faille active depuis toutes ces années

Alors que le maire de Tsuruga faisait fermement la promotion du courant nucléaire dans un comté de Chine qui possède une centrale nucléaire avec 6 réacteurs en fonctionnement et 4 en construction, la NISA avertissait l'exploitant de la centrale de Tsuruga que le réacteur 2 était susceptible d'être installé sur une faille active.
Même au Japon, la directive nationale ne spécifie pas qu'un réacteur soit construit au sommet d'une faille active.

Le réacteur 2 de la centrale de Tsuruga (http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Tsuruga) est un réacteur à eau pressurisée fabriqué par Mitsubishi. Le réacteur 1 est un réacteur à eau bouillante fabriqué par General Electric. Le réacteur 2 était considéré comme l'un des meilleurs réacteur à eau pressurisé du Japon. Les deux réacteurs ont été arrêtés pour maintenance régulière.

La construction du réacteur 2 a débuté en 1982 et il est entré en service en 1987.

Deux réacteurs supplémentaires sont prévus à la centrale de Tsuruga. Les réacteurs seront des réacteurs avancés à eau pressurisée par Mitsubishi. S'ils en font vraiment la construction.

De NHK News (25 avril 2012) :

''Une faille active'' à la centrale de Tsuruga à nouveau à l'étude
Un expert a souligné la possibilité que les fissures qui courent sous la centrale de Tsuruga dans la préfecture de Fukui soient des failles actives. La Société d'Énergie Atomique Japonaise (JAPC en anglais) va faire de nouveau une étude et remettre en question le programme.

Le 24 avril, un expert en failles et des responsables de la NISA ont étudié la zone où des strates sont exposés à la centrale de Tsuruga. Ils se sont particulièrement penchés sur la fissure appelée ''zone de fracture''.

Le résultat, souligné par l'expert est que la fissure qui court en souterrain à environ 150 mètres à l'ouest du réacteur 2 ''pourrait être une faille active, et qu'elle pourrait bouger avec la faille active appelée faille Urazoko qui court à travers l'enceinte, occasionnant des secousses si un séisme plus fort qu'anticipé se produisait.''

Il y a une autre fissure qui court juste en dessous du réacteur 2. Elle a besoin d'être étudiée pour déterminer si c'est également une faille active. La NISA a demandé à la JAPC de mener de nouveau une étude.

Les directives pour les séismes établies par le gouvernement national ne prévoit pas qu'il y ait une installation importante de type centrale nucléaire juste au-dessus d'une faille active. Si la fissure sous le réacteur 2 s'avère être une faille active, il y a une possibilité que la JAPC ne puisse redémarrer le réacteur.

La JAPC fera un rapport bref à la NISA avec un plan d'étude et analysera les strates pour décider quoi faire.

La JAPC dit, ''Le résultat de l'enquête peut engendrer des questions variées comme le problème d'un séisme maximum et une stabilité sismique de la centrale. Nous aimerions procéder de manière très prudente.''