Bistro Bar Blog

samedi 31 mars 2012

Ouf !

Je reprends le titre qu'a donné Vieux Jade sur son blog [lien pour augmenter l'audience :-)]pour cette vidéo, où l'on voit une dame faisant une démo dans les barres parallèles.
Jusque-là, rien d'extraordinaire. 
Sauf que 
la dame
a
86 
ans...

Comme le dit Gurdjieff, ''Notre corps est fait pour vivre 120 ans. A condition bien sûr de trouver un intérêt à exister.'' (et j'ajouterai, qu'il n'y ait pas trop de radioactivité et autres pollutions majeures...)
 




L'âge de mon papa... Au fait, la petite Tosca, qui accusait ses 94 ans de chat a choisi de partir. Elle sera enterrée cet après-midi dans le jardin. Une vétérinaire l'a doucement endormie...pour qu'elle rejoigne le paradis de nos gentils compagnons à 4 pattes.

Corruption : fatalité ou phénomène de société

Communiqué Officiel du Mouvement Zeitgeist Francophone.

Notre monde est de plus en plus en proie aux intérêts particuliers, à la bonne fortune de certains groupes ou personnes influentes. Le poids du capital aidant, notre monde ne s'est-il pas transformé en une duperie générale où chacun joue son rôle ?

Vidéo postée le 29 mars 2012.

Le réchauffement climatique médiéval était mondial

Et un argument de plus contre les affirmations du GIEC !


Le Réchauffement climatique au Moyen-Âge A ÉTÉ mondial – une nouvelle étude contredit le GIEC.

Prétendre que ''c'était un consensus'' semble bien fragile.

Par Lewis Page, 23 mars 2012

Une nouvelle étude scientifique autorisée contredisant le ''consensus scientifique'' semeur d'alarme est sortie hier, qui montre que la période de réchauffement bien documentée ayant eu lieu au Moyen -Âge ne s’est pas limitée à l’Europe, ou même à l’hémisphère nord : elle est allée jusqu’à l’Antarctique.

La recherche s'est servie du développement de nouvelles méthodes d'estimation des températures passées, qui s’ajoutent aux méthodes déjà existantes, telles que l’analyse du cercle des arbres et du coeur de glace. Dans cette étude, les scientifiques ont analysé des échantillons d’un cristal nommé ikaïte, qui se forme dans les eaux froides.

Cristaux d'ikaïte

''L'ikaïte est une forme congelée de carbonate de calcium'', explique le professeur des science de la terre, Zunli Lu. ''Les cristaux ne sont stables que dans des conditions de froid et fondent à température ambiante.''

Dans la péninsule Antarctique, pas de problème, et Lu et ses collègues ont pu prélever des échantillons présents depuis des centaines d’années et dater leur formation. La structure de l’ikaïte , en fait, varie sensiblement en fonction de la température au moment de sa formation, permettant aux chercheurs de construire une courbe cohérente des données de température du passé.

Un enregistrement convenable des températures de l’Antarctique est particulièrement intéressant, car il éclaire un des débats principaux sur le réchauffement climatique/changement climatique : à savoir, la période de réchauffement médiévale et le Petit Âge glaciaire étaient-ils simplement régionaux ou étaient-ils des événements mondiaux ? Le réchauffement médiéval dont les européens du nord ont fait l’expérience de l’an 900 à l’an 1250 après JC semble avoir été au moins aussi chaud que celui de l’ère industrielle. S'il avait été mondial en étendue, cela suggérerait fortement que le réchauffement global soit peut être quelque chose qui se produit de temps en temps, et non quelque chose causé par une petite concentration de CO2 (la concentration dans l’atmosphère est pour l'instant de 0.04 pour cent mais peut grimper jusqu'à 0.07 pour cent à moyen terme)

Le ''consensus scientifique'' auquel on se réfère souvent est largement basé sur le travail des célèbres alarmistes climatiques Michael Mann et Phil Jones que l’ont trouve dans les déclarations du GIEC déclare que c'est faux. Le consensus du GIEC dit que le réchauffement médiéval et le Petit Âge Glaciaire qui l’a suivi – s’est produit seulement en Europe, et peut être dans d’autres zones nordiques. Ce n’étaient que des événements locaux, et globalement le monde était plus frais qu’aujourd'hui. L’élévation de température de la deuxième moitié du vingtième siècle est un nouveau truc créé par les émissions de carbone de l’humanité.

Le nouveau travail de Lu et de ses collègues, cependant, indique qu’en fait, la période de réchauffement médiéval et le petit âge glaciaire ont été ressentis jusqu’en Antarctique.

''Nous avons montré que les événements climatiques nord Européen ont eu une conséquence sur les conditions climatiques de l'Antarctique'', dit le professeur, qui était à Oxford quand l’essentiel des travaux a été effectué, mais il occupe aujourd'hui un poste à l’université de Syracuse aux États-Unis. Lui et ses collègues écrivent :

''Cet enregistrement d’kaïte confirme qualitativement que la période de réchauffement médiéval et le Petit Âge Glaciaire se sont tous deux étendus jusqu'à la Péninsule Antarctique.''

En d’autres termes, le réchauffement climatique a déjà existé dans des périodes historiques préindustrielles, pour s’en aller ensuite. Le travail de Lu et de ses collègues a été publié dans le journal « Lettres Scientifiques sur la Terre et les Planètes »


Traduit par Chantalouette et Hélios

Japon, 31 mars 2012

Reçu ce matin un mail de notre amie Caralmera qui s'est envolée pour Tokyo jeudi matin. 
Voici un extrait de son message :
En direct live de Tokyo, je te confirme être bien arrivée !! 

Je n'ai pas dormi dans l'avion, mais j'ai quand même tenu 26h d'affilée (un record pour moi), jusqu'à ce que je me couche à 21h et forcément, à 3h du mat', ben j'ai les yeux grands ouverts !! :-))

Ci-joint, une photo de Tokyo non pas vu de l'avion [comme je le lui avais demandé, si possible] mais d'une terrasse de resto au 46ème étage.

La radioactivité ne se voit pas....Et pourtant !! j'ai mis en marche mon dosimètre il y a seulement 16h à peine, sans le sortir encore de l'appart, et j'en suis déjà à 1µsv par heure de cumul...

Étrange sensation, car la vie a repris son cours ici, et rien ne semble inquiéter les Tokyoites

Voici la photo jointe à son mail, une vue panoramique de la capitale japonaise :
Nous aurons droit à un reportage photo à son retour, c'est promis ! 
Malheureusement, elle ne pourra pas rencontrer Ayumi, qui est très occupée par son travail de traduction (elle traduit des livres anglophones en japonais)

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Le ministère des Affaires Étrangères a démarré une campagne de propagande pour inviter des rédacteurs de médias sociaux au Japon

(Les candidats peuvent télécharger une application Excel sur le site de l'ambassade. Allez à la fin de l'article pour plus d'info.)

Vous souvenez-vous du projet loufoque que le ministère des Affaires Étrangères disait vouloir faire l'année dernière après s'être accaparé un peu plus d'argent d'un budget spécial ? Et bien il vient de démarrer.

''Programme d'invitation au Japon pour RÉDACTEURS DES MÉDIAS SOCIAUX : Bienvenue aux rédacteurs des médias sociaux ! --Le gouvernement du Japon vous invite à participer à l'opportunité de voyager au Japon et de partager votre expérience grâce aux médias sociaux.''

Voici la capture d'écran de la page Facebook de l'ambassade du Japon au Canada :

The Post (il y a 23 heures) dit la chose suivante (c'est moi qui souligne) :
Programme d'invitation au Japon pour les rédacteurs de médias sociaux : Bienvenue aux rédacteurs des médias sociaux ! --Le gouvernement du Japon vous invite à participer à l'opportunité de voyager au Japon et de partager votre expérience grâce aux médias sociaux.''
  • Objectif : partager vos impressions, expériences positives, et votre attirance pour le Japon grâce aux médias sociaux, c'est à dire les blogs, Facebook, et Twitter. Témoignez du Japon plein de vie pendant son renouveau depuis les catastrophes du grand séisme de l'est du Japon.
  • Visitez les endroits qui vous aideront à comprendre la politique, l'économie, la société et la culture du Japon + rencontrez des gens dans vos domaines d'intérêt
  • Domaines d'intérêt : culture populaire, mode, design, science et technologie, habitudes alimentaires, sports, académie, art, etc.
  • Vous devriez avoir plus de 1000 accompagnants par profil de média social. Après leur retour au Canada, on demandera aux participants d'écrire au moins trois articles sur leur visite.
  • Durée : une fois 7 jours en avril 2012
  • dépenses couvertes : logement, voyage aller-retour au Japon, transports sur place et assurance accident
  • date limite : 4 avril
Le lecteur anonyme qui m'a donné le lien dit que les gens de l'ambassade (ou ceux qui gèrent leur page Facebook) passent leur temps à supprimer les commentaires négatifs.
Les japonais de ma connaissance sont tous écœurés du plan du gouvernement et ils ont extrêmement honte. Et en colère que leurs impôts servent à ce genre de chose.
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C'est hilarant. J'ai cliqué sur le lien de la page Facebook de l'ambassade pour jeter un œil sur le formulaire d'inscription. C'est un dossier EXCEL ! Sommes-nous toujours dans les années 80, où les entreprises très en retard en informatique utilisaient le tableur EXCEL comme traitement de texte ?
Ces responsables du ministère des Affaires Étrangères ne savent donc même pas comment créer un simple formulaire qui soit édité en format PDF ou en format web, et ils veulent inviter des rédacteurs de médias sociaux.
C'est probablement un secrétaire n'y connaissant rien en médias sociaux qui l'a créé...
(Quelle atroce combinaison de couleur...qu'est-il arrivé au beau sens du design et des couleurs que les japonais veulent faire croire qu'ils possèdent?)



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Encore une belle manœuvre dégueulasse (désolée pour le gros mot) du gouvernement japonais et des pourritures du N.O.M.  !!!

C'est officiel : le poisson en conserve de Tohoku ira aux pays en voie de développement, avec l'aide des Nations-Unies

Encore une réussite pour le ministère des Affaires Étrangères, qui gère l'ODA (Official Development Assistance, l'assistance officielle du développement). Ils se sont débrouillés sur ce coup-là pour obtenir le soutien des Nations-Unies.

J'avais déjà écrit sur cette assistance spéciale en juin l'année dernière, avec un suivi en septembre quand le ministère avait demandé formellement l'obtention d'un 3ème budget supplémentaire.
C'est aujourd'hui officiel, grâce à l'aide des Nations-Unies. Le poisson en conserve de Tohoku sera donné aux gens des pays en voie de développement afin que les pêcheries des régions sinistrées puissent se rétablir et que les ''rumeurs sans fondement'' disparaissent.


Les conserves de poisson iront au Cambodge et dans 4 autres pays et seront servies dans les cantines des écoles pour nourrir les enfants.

D'après le Sankei Shinbun (30 mars 2012) :

Une aide alimentaire pour faire taire les rumeurs sans fondement, par l'envoi de nourriture en conserve fabriquée dans les régions sinistrées vers les pays en voie de développement

Des échanges de courrier entre le gouvernement japonais et le programme alimentaire des Nations-Unies à propos de l'assistance officielle du développement, afin que les habitants des pays en voie de développement puissent manger des produits de la mer transformés fabriqués dans les régions sinistrées par le séisme et le tsunami de mars 2011. Le but est de promouvoir le renouveau de l'industrie de la pêche dans les zones sinistrées et de faire taire les rumeurs [sur la contamination des aliments japonais par des matériaux radioactifs].

Le gouvernement japonais a alloué 1 milliard de yens par un 3ème budget supplémentaire pour l'année fiscale 2011. Grâce à cet argent, le Programme Alimentaire Mondial va acheter des conserves de sardines et de maquereaux mises en boîte dans les usines des préfectures d'Aomori, Iwate, Ibaraki et Chiba. Les conserves seront acheminées vers 5 pays y compris le Cambodge pour les repas des cantines scolaires. Le secrétaire du ministère des Affaires Étrangères a déclaré : ''Les entreprises de transformation des produit de la mer des zones sinistrées ont subi de graves dommages et elles font de leur mieux pour repartir à plein régime.''
Il y a quelques groupes de citoyens qui s'opposent à ce programme spécial de l'ODA car ils sont inquiets sur les effets de l'accident de la centrale. Les responsables au sommet du Ministère des Affaires Étrangères expliquent que des mesures d'irradiation seront faites, et seuls les produits sans problèmes de sécurité seront exportés de façon à ce que les rumeurs sans fondement qui persistent partout soient dissipées.

Quand les responsables du gouvernement japonais disent ''sans aucun problème de sécurité'', leur sécurité est égale à 100 becquerels/kg de césium radioactif à compter du 1er avril 2012.
Je n'ai pu trouver aucun article de presse à ce sujet et aucune information quant aux 4 autres pays qui vont recevoir le poisson en conserve japonais.



La réponse de TEPCO à la fuite d'eau concentrée après osmose inverse : des sacs de sable

TEPCO a une parade à la fuite d'eau fortement concentrée et contaminée après traitement par osmose inverse. Des sacs de sable. Et quelques ''barrières'' en métal poli comme les nomme TEPCO.


Photos pour la presse de TEPCO (28 mars 2012) :

Notez le tas de tuyaux sur la première photo, tout en haut. Et aussi les tuyaux sous le pont temporaire. Et ceux suspendus sur les bords du fossé, vont-ils tenir ?
40 ans (ou plus) avant même de pouvoir commencer le démantèlement. (gros soupir)

vendredi 30 mars 2012

Documentaires animaliers (9)

Les chimpanzés du rift

Anniversaire


Korrigan (le traître) vous a fait part que c'était mon anniversaire aujourd'hui. Vous saurez la date du sien aussi, tant pis, je me venge :-)

Ma nature est d'être discrète sur ces événements privés, mais je me fais un plaisir de partager cette journée avec vous.

Oui, le printemps d'une année déjà lointaine m'a accueillie en ce monde, ce monde rempli de bien d'horreurs dont je ne vous ferai pas la liste, pour ne pas gâcher cette journée, mais qui m'a également comblé d'une foule de petits bonheurs quotidiens.


Merci à vous, mes lecteurs pour m'avoir suivi, depuis longtemps pour certains (le blog existe depuis fin 2009).

Je remercie aussi les contributeurs du BBB, Chantalouette, Ngiu, Caralmera (qui a débarqué hier soir à Tokyo et dont j'attends un message), Kna, Ayumi, ma chère correspondante dans l'enfer irradié japonais et tous ceux  qui ont apporté leurs informations, leurs commentaires et leurs encouragements sur le blog, mais aussi par mail.



Belle journée à vous aussi et que notre joie demeure...

Japon, 30 mars 2012


Pousses de bambou radioactives à Inzai City, Chiba

Inzai City se situe dans l'angle nord-ouest de la préfecture de Chiba. 

La préfecture de Chiba a annoncé le 27 mars que des pousses de bambou (mets très apprécié au printemps au Japon) récoltées à Nagareyama et Inzai dépassaient la norme bientôt en service (100 Bq/kg) pour le césium radioactif et a demandé aux maires des villes des environs de donner instruction aux agriculteurs d'enlever volontairement les pousses de bambou du marché.

De nouveau, si c'est fait ''volontairement'', le gouvernement, local ou national, n'a pas besoin d'indemniser les agriculteurs.

Nagareyama est l'une des villes qui a tranquillement envoyé les cendres d'incinération de ses ordures ménagères par rail vers la préfecture d'Akita pour qu'elles y soient enfouies en juillet l'année dernière. La préfecture d'Akita avait découvert 28.100 becquerels/kg de césium radioactif dans ces cendres et elle avait renvoyé avec colère les cendres à Nagareyama.

L'un des lecteurs de ce blog habite à Inzai. Il possède des photos sur la manière dont est faite la ''décontamination'' dans une école primaire de la ville et sur la ''poussière noire'' qui mesure près de 0,7 microsieverts/h. Il semble qu'il y ait une tentative peu enthousiaste de montrer aux habitants que la ville fait quelque chose mais sans beaucoup d'effet :
''Re-décontamination'' de la cour de l'école :


La carrière d'enfouissement de la saleté enlevée par la ''décontamination'' :




Taux de radiation de la saleté enlevée : 0,224 microsievert/h

Taux de radiation de la saleté dans laquelle jouent les enfants de maternelle : 0,268 microsievert/h


Taux de radiation dans l'air près de la classe des maternelles : 0,275 microsievert/h


Le taux de radiation de la saleté dans laquelle jouent les enfants et le taux de l'air près de la classe sont plus élevés que la saleté enlevée en tant qu'effort de ''décontamination''. Je me demande si l'école sait ce qu'elle fait.
''La poussière noire'' au bord de la surface pavée :

Taux de radiation près de la surface : 0,683 microsievert/h

Inzai se trouve ici (à l'endroit de la flèche bleue) sur la carte de contour des radiations du Pr Hayakawa de l'université de Gunma (6ème version) :


(Merci à Chibaguy pour les photos)

Goshi Hosono est maintenant sur Twitter



Ministre responsable de l'accident nucléaire de Fukushima et ministre de l'environnement, Goshi Hosono vient de démarrer sur Tweeter.
Vous pouvez le suivre, si vous voulez à @hosonogoshi54.

Juste deux tweets jusqu'à présent, et 1097 personnes qui ont suivi.
Faisons-lui savoir ce que nous pensons de :

 - son arnaque à la ''décontamination'' qui bénéficie aux plus grosses entreprises de construction du Japon ;

- son élimination à grande échelle des débris contaminés aux matériaux radioactifs et aux produits chimiques ;

- sa gestion de l'accident de Fuku I, etc.


Soyez juste conscients que Twitter au Japon est géré par une personne en lien avec le gouvernement japonais. (mais à votre avis qui n'a pas de lien avec le gouvernement, parmi les ''The power that be''?)
Quand l'accident nucléaire a démarré en mars 2011, il était assistant du premier ministre Kan. Il était le seul à dire très peu de jours après le 11 mars, ''Nous savions qu'il y avait une fusion mais ne nous sentions pas de le dire aux gens''.

Tout dernièrement à Kitakyushu City où il est descendu battre le rappel pour soutenir l'élimination à grande échelle des débris, il ne savait même pas combien de tonnes de débris se trouvaient à Ishinomaki, quand un journaliste le lui a demandé. Il s'est figé et a ensuite cherché des yeux quelqu'un qui pouvait l'aider. Avant cela, il était apparemment en train d'inventer une histoire de construction d'une usine temporaire d'incinération à Kitakyushu. Les responsables de la ville ont dit plus tard, ''On n'était pas dans le coup.''
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Pierre Fetet, sur le blog de Fukushima nous fait un résumé des techniques et astuces employées pour minimiser ou supprimer des informations concernant un problème de centrale nucléaire, avec l'exemple de Fukushima. Il reprend tout ce que j'ai traduit d'Ultraman depuis un an.  

jeudi 29 mars 2012

Japon, 29 mars 2012

Je pars maintenant (7h) et ne rentrerai qu'en fin de matiné.

En attendant la suite du Japon, regardez cette courte vidéo d'Arnie Gundersen, sous-titrée en français par Kna, qui nous montre l'état radioactif très grave à Tokyo. Ce qui se trouve à Tokyo serait considéré comme déchets radioactifs aux US et devrait être envoyé pour élimination dans un centre spécialisé.

Lors d'un voyage au Japon en Février 2012 (voir http://dai.ly/zmXX4B), Arnie Gundersen de Fairewinds a pris des échantillons de sol dans des parcs publics, terrains de jeux de Tokyo et un jardin sur un toit. Tous les échantillons seraient considérés comme des déchets nucléaires aux États-Unis. Ce niveau de contamination est en cours de découverte à travers le Japon.
Lors de la Conférence d'Information sur la Régulation de la NRC à Washington D.C. du 13 au 15 Mars, le président de la NRC, le Dr. Gregory Jaczko a souligné sa préoccupation du fait que la NRC et l'industrie nucléaire actuellement ne considèrent pas les coûts des évacuations massives dues à la contamination radioactive dans leur analyse coût-bénéfice utilisées pour autoriser les centrales nucléaires.
En outre, Fairewinds estime que les coûts d'évacuation près d'une centrale nucléaire des États-Unis pourrait facilement dépasser un milliard de dollars et que la terre contaminée serait inhabitable pendant des générations.






Élimination des débris à grande échelle : sauvetage par les étudiants de l'université de Tokyo avec l'aide de la plus grosse agence de pub du Japon


Des étudiants de la prestigieuse université de Tokyo ont formé un groupe nommé ''Projet de réflexion sur les débris du 11 mars''. Le groupe a organisé un symposium public le 28 mars sur le campus de l'université, co-sponsorisé par le Jiji Tsushin et d'autres avec un ''soutien spécial'' du ministère de l'environnement.

Leur message : la révélation d'informations supplémentaires de la part du gouvernement devrait aider ; il y a une ''majorité silencieuse'' qui accepterait volontiers les débris de la catastrophe.



D'après le co-sponsor Jiji Tsushin (28 mars 2012) :

Des étudiants de l'université de Tokyo font des propositions pour le traitement des débris – divulguer des informations pour dissiper les peurs

''Projet de réflexion sur les débris du 11 mars'', par lequel des étudiants de l'université de Tokyo discutent du problème des débris provenant du séisme/tsunami du 11 mars 2011, a diffusé ses propositions au gouvernement national pour une information plus complète afin de dissiper les peurs des citoyens pour la contamination par les radiations. Le projet est co-sponsorisé par le Jiji Tsushin, avec le soutien spécial de ministère de l'environnement. Les propositions seront soumises rapidement à ce ministère.

Le Projet a souligné que c'est le délai de révélation des informations par le gouvernement après l'accident de la centrale qui a bloqué la prise de conscience des citoyens concernant la sécurité des débris. Il a demandé à ce que le gouvernement renforce ses efforts pour révéler des informations de manière à ce que les citoyens puisse déterminer dans le calme le danger des radiations [de manière scientifique] et briser le cercle vicieux. Le groupe a suggéré que le gouvernement révèle son processus de décision quand il a décidé des normes de sécurité pour les débris (8000 becquerels/kg de césium radioactif).

Le groupe a également dit à l'assistance que la construction d'un terrain de rugby avait été planifié à Kamaishi dans la préfecture d'Iwate en utilisant les débris, et a suggéré que le gouvernement crée une base de données des projets des municipalités locales dans les zones sinistrées. Il a aussi émis une critique sur le fait que l'élimination des débris et la reconstruction des villes devaient être considérées séparément.

De plus, quant à l'acceptation des débris, le groupe a dit qu'il n'y a que les opposants qui ont la parole, mais que ''les victimes de la catastrophe sont réservées, et qu'elles ne se plaignent ni ne font de demandes''. En réalité, il y a eu une ''majorité silencieuse'' qui ne voulait pas entendre parler des débris et le groupe a mis en valeur le besoin de plus de dialogue.

Si ceci vous semble artificiel (je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas), c'est parce que ça l'est, artificiel (tiré par les cheveux). Ce projet semble avoir été organisé par un commun essai entre l'université de Tokyo et l'une des deux plus grosses agence de pub et de relations publiques (Hakuhodo), qui a fourni de nombreux contrats venant du gouvernement depuis le 11 mars 2011, pour lancer les politiques du gouvernement et guider le public de manière appropriée.
Cette entité correspond dans l'article du Jiji ci-dessus à ''les autres'', qui a co-sponsorisé l'événement du 28 mars.
Si le gouvernement national pense que l'université de Tokyo, Hakahodo et le ministère de l'environnement respirent l'honnêteté et la vraisemblance après un an de désinformation, et que les citoyens sont volontaires pour tomber dans le panneau, il n'y pas grand-chose de plus à dire.



JNST : ''Le scénario d'un grand volume de matériaux radioactifs libérés dans l'air depuis le réacteur de l'unité 2 lors de l'accident de la centrale''
(si vous pigez ce que j'ai traduit, bravo, trop technique pour moi)
Le Journal de la science nucléaire et de la technologie (JNST) présente un article écrit par Fumiya Tanabe de l'institut de recherche sur les systèmes de sécurités socio-techniques, publié en ligne le 28 mars.

Tanabe est l'un de ceux qui a dit en août dernier qu'il y a eu une deuxième fusion au réacteur 3 les 20-21 mars, et que le combustible fondu était tombé en traversant le RPV vers la base de l'enceinte de confinement, dégageant un grand volume de matériaux radioactifs qui ont causé des pics de taux de radiations dans de vastes zones de Tohoku et Kanto.

Il a également révélé en novembre 2011 son analyse de la chambre de suppression du réacteur 2 et a conclu qu'elle a pu être endommagée par le séisme. Cet article semble être son analyse, maintenant agréée par ses pairs et publiée.

L'article est arrivé le 9 décembre, sa version finale acceptée pour publication le 24 janvier 2012.

Il est donc possible de révéler les grandes lignes de l'analyse avant de la soumettre à un magazine évalué par les pairs, et le magazine n'a pas de problèmes pour accepter et publier l'article.(tous ces chercheurs japonais et d'ailleurs dans le monde qui ont gardé pour eux les données, analyses, recherches jusqu'à ce que leurs articles soient publiés par des magazines évalués par des pairs, qu'en diriez-vous aujourd'hui ?)

Scénario d'un gros volume de matériaux radioactifs dégagés dans l'air par le réacteur de l'unité 2 dans l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi

Fumiya Tanabe

Résumé :
En se basant sur l'analyse des données de mesures après révision des résultats de calculs sur l'accident de fusion du cœur, un scénario est à l'examen pour un grande quantité de matériaux radioactifs libérés dans l'air par le réacteur de l'unité 2. La chambre de suppression de l'enceinte sous pression devrait avoir lâché après l'après-midi du 12 mars par la seule secousse occasionnée par l'énorme séisme du 11 mars ou par la combinaison d'une détérioration sismique et une poussée dynamique due à de la vapeur dégagée par la valve de sécurité restante. L'ouverture des deux valves de sécurité le 14 mars à 21h18 devrait avoir résultat en un dégagement d'une grande quantité de matériaux radioactifs par la brèche de la chambre de suppression avec un pic mesuré dans l'air d'un taux de 3130 Sieverts/h à 21h37 près de la porte principale du site. Le puits de confinement devrait avoir lâché le 15 mars à 6h25, au joint de pénétration du câble en raison d'une forte température causée par les matériaux s'échauffant sur le plancher du puits à sec, qui s'étaient écoulés du RPV. Puis une grande quantité de matériaux radioactifs a dû être libérée par la brèche du puits à sec avec un pic de 1193 sieverts/h le 15 mars à 9h00.

Tanabe est-il en train de dire que le dégazage du réacteur 2 la nuit du 14 mars, avec la chambre de suppression déjà fendue par le séisme, aurait causé la décharge d'une grande quantité de matériaux radioactifs par la chambre de suppression ?
Séquence tragi-comique.
Si la chambre de suppression du réacteur 2 était déjà endommagée par le séisme, qu'en est-il des autres réacteurs ?
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Le blog de Fukushima 
Pierre a envoyé à chaque candidat à l'élection présidentielle un questionnaire concernant Fukushima et le nucléaire en France. Seul Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste) a répondu.
Vous pouvez lire les questions-réponses ICI.

mercredi 28 mars 2012

Documentaires animaliers (8)

Bébés animaux (les commentaires sont un peu ''nunuches", mais les images sont sympas)

Chroniques de l'insu-portable

Les por-tables de multiplication

Pour ne plus rien capter à l’école


Qui aurait pu penser - il y a encore quelques années - que l'objet le plus familier de notre monde moderne, le téléphone portable, creuserait si rapidement la tombe de l’école républicaine ?

Et pourtant l’école est aujourd’hui mise en coupe réglée par les opérateurs téléphoniques qui se répartissent les parts de marché ; leurs réseaux sont désormais partout, transperçant de toutes parts les enceintes de l’école. Dans la cour, sous les préaux, dans les couloirs, dans les poches, sous les pupitres les portables relient en toute discrétion les élèves d’aujourd’hui au reste du monde. Qu’ils aient dix-sept ans, quatorze ans, dix ans ou parfois moins, les élèves sont désormais tous - sauf quelques rares cas isolés - munis de cette arme de destruction massive pour l’école. On trouve même, dans les rayons de jouets, des téléphones portables en plastique pour enfants de douze mois.

L’invasion de l’école a été d’autant plus rapide qu’il n’y a pratiquement pas eu de grande bataille du portable, comme contre le port du voile par exemple.
Et pourtant le portable ne concerne pas quelques familles intégristes mais l’immense et banale majorité des élèves. Avec le recul on s’aperçoit que l’annexion des lycées, des collèges et mêmes des écoles primaires s’est faite en une petite dizaine d’années, pas plus. Aucune réelle résistance adulte ne lui a été opposé, si ce n’est pour d’éventuelles raisons médicales : mais la présence à l’école du téléphone portable en elle-même n’a jamais été réfléchie, discutée ou même remise en question.

Or non seulement rien ne peut justifier leur présence dans un établissement scolaire, mais cette présence mine de l’intérieur, dans une guerre sourde, le principe même de l’école.

Le téléphone portable est déjà le symbole consternant de notre société de consommation, dans laquelle les enfants entrent dès le plus jeune âge. Mais il est à l’école le symbole moderne de la capitulation en rase campagne de toute autorité adulte face à la toute-puissance de l'enfant. L’institution scolaire, engluée dans la protection des droits des enfants, les considère comme des adultes miniatures, des presque citoyens, à la vie privée desquels on ne peut attenter. L’autorité parentale, quant à elle, est engluée dans l’aumône désespérée de l’amour de ses propres enfants.

Comment céder en trois leçons

Si certains parents inconscients ne regardent pas à la dépense pour offrir à leur progéniture pourrie-gâtée le smartphone dernier cri, qui vaut - rappelons-le - plus qu’un demi-mois de salaire minimum, avec abonnement illimité et accessoires, d’autres parents, plus circonspects et scrupuleux, n’offrent des téléphones qu’aux anniversaires, ou encore à Noël, se donnant bonne conscience avec un forfait limité ou en recyclant de vieux modèles. Mais - et c’est tout ce qui compte - à des degrés divers tous les parents cèdent, ou presque.

Pour justifier leur permissivité et leur laxisme parental, auprès des autres ou même auprès d’eux-mêmes, les parents - car il n’est jamais agréable de se renvoyer à soi-même l’image d’un mauvais parent - usent généralement de trois arguments, que seul leur inconscient coupable peut trouver acceptables.

Le premier argument est celui de la sociabilité par mimétisme, seule garante du bonheur des enfants. Parce qu’il faut faire comme les autres et ne pas exclure son enfant, petit mouton souffreteux de la modernité. Tout comme acheter des vêtements ou des chaussures de sport de marque, ou bien la télévision, la console de jeux vidéos, l’ordinateur connecté dans la chambre d’enfant. Derrière l’argument de la socialisation, il y a celui de la « coolitude », avec les copains (« être cool », ce n’est précisément pas être, mais avoir, détenir, posséder quelque chose qui vous fait ressembler aux copains, si possible en mieux) et coolitude des parents eux-mêmes : un parent qui exclurait son enfant s’exclurait lui-même de la coolitude, ce qu’aucun parent ne peut accepter : un parent moderne doit être cool pour les copains de ses enfants et au moins aussi cools que les autres parents (car le mimétisme ne concerne pas que les enfants). Et puis, peut-être aussi parfois, une certaine vanité de la part de certains parents, heureux de revivre par procuration une jeunesse sans frustration : avec le téléphone portable, l’enfant devient adulte et l’adulte redevient enfant. Se superposant à l’argument de la sociabilité, celui de la modernité. C’est effectivement imparable : puisque le portable est la modernité, l’enfant ne peut s’en passer sans s’exclure de la modernité, de l’ouverture au monde d’aujourd’hui, de la vie. Et bien sûr, qui serait assez cruel ou stupide pour priver ses enfants de la modernité, quelle qu’elle soit ? Bref, c’est au nom de l’ouverture au monde et à la vie moderne qu’on permet finalement à des enfants de s’user les yeux sur des écrans de quatre pouces, en jouant à des jeux idiots ou en ayant une sociabilité détraquée.

Suite et source

Pour lire les démêlés d'un enseignant avec les téléphones portables de ses élèves :

"Le téléphone portable est mon pire cauchemar. Il donne lieu aux affrontements les plus violents entre élèves et enseignants, surtout quand on décide de confisquer l’objet du délit."

Japon, 28 mars 2012


La fuite sur la conduite après traitement par osmose inverse : 120 tonnes, 80 litres ont pu couler dans l'océan

Selon le Yomiuri Shinbun, 120 tonnes d'eau concentrée contaminée après traitement par osmose inverse ont fui entre 5h30 et 20h30 avant qu'un ouvrier ne remarque la fuite et arrête le traitement. 80 litres de cette eau qui contenait 140.000 becquerels par cm3 de tous les beta nucléides y compris du strontium radioactif ont pu fuir dans l'océan, comme prouvé par la radioactivité élevée dans l'eau de mer au niveau du drain de rejet au sud.

Pas un mot sur le tritium dans l'article du Yomiuri.

TEPCO dit que la fuite d'eau a coulé dans le fossé et a pu s'écouler dans l'océan.

73 sieverts/h de radiations à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 2

Pas surprenant, mais voici comment le Yomiuri le présente :

TEPCO a annoncé le 27 mars qu'ils avaient mesuré en direct les taux de radiations à l'intérieur de l'enceinte de confinement pour la première fois depuis le début de l'accident, et le taux maximum était de 73 sieverts/h.

C'est le taux le plus élevé mesuré après l'accident. Si quelqu'un est exposé aux radiations avec ce taux, la maladie des rayons avec vomissements démarre en moins d'une minute, et la mort survient en environ 8 minutes. TEPCO dit ''Il est impossible pour des ouvriers humains de travailler à l'intérieur de l'enceinte. Pour comprendre pleinement la situation à l'intérieur, il faudra créer des équipements qui résistent aux fortes radiations.''

Le contrôle a été fait en insérant un dosimètre à travers le même tuyau que celui utilisé pour l'endoscope le 26 mars. 8 emplacements ont été mesurés, entre 50 et 100 cm du mur intérieur de l'enceinte de confinement. Les taux étaient entre 31 et 73 sieverts/h. Ils sont plus de 100.000 fois ceux d'une maintenance régulière. Probablement en raison du cœur fondu qui est tombé et des radiations venant des matériaux radioactifs qui se sont dispersés dans l'enceinte.

Le dosimètre a pu mesurer jusqu'à 1000 sieverts/h de radiation. 19 ouvriers de TEPCO et 16 de Toshiba y ont passé une heure, recevant au maximum 1,69 millisievert par personne pour le travail.

Contamination de niveau 1 sur l'échelle INES à Fukushima II (Daini), causée par une fuite d'eau contaminée venant de Fukushima I (Daiichi), dit la NISA

TEPCO a transporté 140 litres d'eau ayant été traitée par les tours d'absorption du césium (SARRY, Kurion) de Daiichi vers Daini pour analyse des nucléides, mais de l'eau s'est échappée d'une manière ou d'une autre et a contaminé des bâtiments de Fuku II.

Non, sans blague. Pourquoi TEPCO a eu besoin de transporter une grande quantité d'eau contaminée juste pour l'analyser, personne ne le sait. L'eau contenait un maximum de 700 becquerels/cm3 de matériaux radioactifs, donc les 140 litres pouvaient contenir 700 x 1000 x 140 = 98 millions de becquerels de matériaux radioactifs.

D'abord une vue d'ensemble de l'incident par Jiji Tsushin (27 mars) :


De l'eau contaminée provenant de Fuku I pour une analyse s'est déversée à la centrale de Fuku II, dit TEPCO

TEPCO a annoncé le 27 mars que de l'eau contaminée a coulé d'un réservoir et a contaminé des bureaux et des corridors à Fuku II. L'eau contenait du strontium radioactif et d'autres nucléides, et circulait de Fuku I à Fuku II pour analyse. La NISA a demandé à TEPCO de rapporter les détails, car la compagnie a probablement violé les règles qui spécifie comment l'eau contaminée doit être manipulée.

Selon TEPCO et la NISA, une contamination a été trouvée à 7 endroits dans le bâtiment de service des réacteurs 3 et 4, dans des bureaux et couloirs. Il n'y a pas d'ouvrier exposé à la contamination.

L'information sur les ''140 l'' provient de la conférence de presse de la NISA du 27 mars à 21h15 (chose inhabituelle ces temps-ci).

Des informations plus détaillées de la conférence de presse, par Ryuchi Kino :

TEPCO a annoncé une contamination de 206 Bq/cm3, mais la NISA parle de 700 Bq/cm3. La quantité totale d'eau était de 140 litres. On ne sait pas pourquoi une si grande quantité d'eau contaminée a été transportée. Selon la NISA, la quantité qui a fui cette était faible, mais selon le cas, la totalité aurait pu fuir. Si c'était le cas, INES (International Nuclear Event Scale) devrait être appliqué à l'incident en raison de la quantité de matériaux radioactifs qui auraient pu être libérés ; en conséquence, la NISA considère l'incident comme un niveau INES 1, comme base provisoire.

Une autre question. TEPCO a juste effleuré le sujet à la conférence de presse de 18 h et a dit qu'il n'y avait qu'une seule contamination. Mais la NISA dit qu'il y avait 7 endroits contaminés. Le déversement s'est produit à 12h42 et TEPCO n'avait pas les détails à la conférence de presse, 5 heures après. Trop lent.

Kino rapporte aussi que c'était la deuxième fois que TEPCO transportait une grande quantité d'eau contaminée de Fuku I à Fuku II.

Info supplémentaire
Kino dit aussi que l'eau contaminée est couramment échantillonnée par des sociétés affiliées (probablement Toshiba, Hitachi et autres entreprises en pointe) pour les tester dans leurs installations.

Un chercheur de l'université de médecine de Fukushima : ''Si les gens font eux-mêmes leur décontamination, ils pourront se sentir rassurés''

Ce chercheur, Shunichi Niwa, parle des habitants de la préfecture de Fukushima où le sol est très contaminé (probablement avec une exception pour la région de Aizu, bien que même là il y ait des hot spots).

Le Mainichi Daily rapporte l'article original en japonais qui parle de la peur des radiations causée par l'accident et comment cela a affecté les habitants de Fukushima.

D'après le Mainichi Daily News (26 mars 2012) :

La crainte des radiations par l'accident de Fukushima a conduit à des hospitalisations pour troubles psychiatriques

24,4 % des gens hospitalisés à Fukushima avec troubles psychiatriques à la suite de l'apparition de la crise de la centrale le sont probablement par crainte de l'exposition aux radiations, selon les résultats d'une recherche menée par des psychiatres de l'université de médecine de Fukushima.

On a découvert aussi que pour tous les patients externes des 27 hôpitaux de la préfecture de Fukushima, 30 % sont venus apparemment à l'hôpital pour des raisons relatives à la crise nucléaire, selon la recherche menée par le psychiatre Akira Wada. Il n'y a pas de données mondiales sur les effets des accidents nucléaires pour des troubles psychiatriques relevés immédiatement après un accident nucléaire, et l'université de médecine planifie donc une étude du suivi des effets sur les patients d'un accident nucléaire majeur et d'une vie prolongée en tant qu'évacués.
Wada et collègues de l'université de médecine ont effectué une étude dans 30 hôpitaux de la préfecture de Fukushima pendant 2 mois depuis le 12 mars 2011 et 27 d'entre eux ont répondu à l'étude.

Sur les 610 patients internés admis ou réadmis à l'hôpital, dont 49 % d'hommes et 51 % de femmes, en excluant ceux qui ont été transférés à d'autres hôpitaux en raison de la catastrophe nucléaire, 74 d'entre eux, ou 12,1 % ont été diagnostiqués comme relevant de peurs d'exposition aux radiations, alors que pour 75 autres, ou 12,3 %, ont été diagnostiqués comme relevant peut-être de peurs d'exposition. Les habitants de Soma, Futaba et Iwaki, proches de la centrale nucléaire constituaient entre 23 et 27 % des patients internés.

Sur les 74 patients internés diagnostiqués comme relevant de peur de l'exposition aux radiations, 9 d'entre eux n'avaient jamais consulté de psychiatres auparavant. Presque toutes les 74 personnes ont été admises ou réadmises à l'hôpital dans le mois qui a suivi la catastrophe nucléaire, et presque la moitié d'entre elles avaient entre 40 et 50 ans. Il y avait des cas de gens souffrant de stress en raison de leur vie dans des centres d'évacuation, en plus de leurs peurs de l'exposition aux radiations.

Itaru Mura, professeur assistant à l'université de médecine de Fukushima et collègues ont fait à la même époque une étude sur des patients externes de 77 hôpitaux et cliniques de la préfecture, au rythme d'une fois par semaine pendant 3 mois depuis le 12 mars 2011 à laquelle ont répondu 57 centres médicaux ont répondu.
Sur 410 patients externes qui souffraient de dépression ou troubles de l'anxiété, 78 d'entre eux, ou 19 %, ont été diagnostiqués comme relevant de la catastrophe nucléaire, et 55 autres, ou 13,4 % comme relevant peut-être de la même cause. Sur ces 133 patients, 47 d'entre eux souffraient de dépression et 38 autres de troubles aigus dus au stress et de troubles post-traumatiques dus au stress. Presque la moitié vivaient du stress de par leur condition d'évacué, 40 % étaient inquiets des effets des radiations sur eux, et 30 % exprimaient leur crainte de voir leurs enfants et membres de la famille affectés par les radiations.

Il y a bien eu des études sur les effets psychologiques des radiations provenant de la centrale de Tchernobyl, mais la recherche s'est faite environ 10 ans après la catastrophe nucléaire. Shinichi Niwa, professeur à l'université de médecine, a dit, ''J'ai l'impression que l'accident nucléaire a eu un grand impact (pour une admission à l'hôpital). Prenez le travail de décontamination, par exemple, les gens peuvent se sentir rassurés s'ils le font eux-mêmes, plutôt que de le faire faire par d'autres. Il est important de calmer l'anxiété au sujet de l'exposition aux radiations en faisant participer les habitants du lieu à ce type de programme.''

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Fukushima Diary 


La "substance noire" retrouvée un peu partout à Tokyo : entre 0.5 et 1 µSv/h de radioactivité.

Toulouse : L’assassinat politique programmé par Israël ...

...pour faire main basse sur l'UNIFEM et le CDH de l’ONU

L’Etat d’Israël a l’Iran dans sa cible. Résolution ou pas de l’ONU, il attaquera d’après Netanyahu. Les Nations Unies pressés par le Qatar le 24 février dernier et d’autres nations arabes a décidé de porter une résolution votée le 22 mars, jour du siège de Toulouse et de l’assassinat (qu’on le veuille ou non) de M. Merah, une résolution dont le but est de vérifier les droits de l’homme dans Jérusalem-est ainsi que dans les territoires palestiniens. Israël est au courant depuis plusieurs mois déjà de ce qui se trame à New-York pour la simple raison que la femme de Samuel Sandler dont les enfants et petits-enfants sont morts, travaille justement comme directrice exécutive aux Nations Unies : Joanne Sandler, dont le visage n’apparaît pas et n’était pas à montrer ! La pauvre Joanne était un contact malgré elle très utile aux Nations-Unies…

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Johanne Sandler de l'ONU et son fils Jonathan Sandler



Joanne Sandler est Directrice exécutive du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM). Elle guide les efforts visant à mettre en œuvre les programmes fondés sur les droits et les résultats en matière d’autonomisation et de droits des femmes dans le monde. Elle a également fait partie de conseils d’administration et d’organisations internationales et nationales, y compris l’Association pour le droit des femmes au développement, au travail et le droit de faire des films.



Le but de cette résolution est de retarder l’échéance d’une guerre contre l’Iran qui enflammerait tout le Proche-Orient, d’où la colère aujourd’hui d’Israël qui a décidé de rompre toute relation avec le Comité aux droits de l’Homme (CDH) de l’ONU.

Pour démontrer sa toute-puissance, Israël a mis en place un projet qui leur permettra de tenir ce grade : Tuer les derniers garçons Sandler. Eh oui, avec l’assassinat de Jonathan et ses enfants, Gabriel et Arié, le nom de famille Sandler s’arrête là. On comprend maintenant pourquoi Mohamed Merah, chargé de la mission, a poursuivi ses victimes pour s’assurer qu’ils ne s’en sortent pas, et voilà pourquoi la fille a survécu !

C’était le nom de famille qu'il fallait abattre. Mais pourquoi ? Simplement pour montrer sa force à l’ONU ou bien, pour se prouver, ou parce qu’un autre élément entre en compte ?

Executer la famille Sandler pour faire pression sur l'UNIFEM et les CDH de l’ONU, afin de couper cours aux relais d'information sur la situation réelle de cet Etat et du non-respect des droits de l'homme. C'est une probabilité car Wikistrike démontre le lien entre la famille Sandler et la mère du défunt Jonathan Sandler, Joanne Sandler Directrice exécutive du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM).


La création de l’Etat d’Israël remonte à 1948, la création de l’ONU à 3 années plus tôt, en 1945, au sortir de la seconde guerre mondiale. Si l’on s’intéresse maintenant à l’ancêtre de l’ONU, la Société des Nations, on peut s’apercevoir que le dernier Président de l’Assemblée est un… Sandler ! Monsieur Rickardes Johannes Sandler. Il prit ses fonctions en 1934, à l’éveil du nazisme.


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Rickard Johannes Sandler de la Société des Nations en 1934



Rickard Johannes Sandler, né le 29 janvier 1884 à Torsåker, Ångermanland, Suède, mort le 12 septembre 1964 à Solna, est un homme politique socialiste réformiste suédois. Il est successivement Ministre d'État (chef du gouvernement) de 1925 à 1926 et ministre des Affaires étrangères de 1932 à 1936 puis de 1936 à 1939. Il est également président de l'Assemblée générale de la Société des Nations en 1934.



Durant l’existence de la Société des Nations née suite à la tragédie de la 1ère guerre mondiale, ni Israël (qui n’existait pas), ni les USA n’en faisaient partis. Il leur a fallu pour cela attendre la création de l’ONU.

En assassinant le nom de famille Sandler, Israël et les USA toujours main dans main pour faire les pires conneries, tuent définitivement le passé dont ils se sentaient exclus et revendiquent comme tous les droits à l'ONU où ils se sentent désormais les Pères fondateurs ! Ils montrent ainsi aux nations qui y sont représentées que rien ni personne ne pourra les arrêter dans leur entreprise de mondialisation. Il faut dire que Sandler était un social-réformiste ou si vous préférez un marxiste, un communiste, tout ce qu'ils haïssent.

La mort de la famille Sandler n’est donc pas anodine. Elle représente beaucoup dans le symbole. L’acte est POLITIQUE.

Ne pas oublier que la famille Sandler est ultra-orthodoxe (80% des ultra-orthodoxes sont tous opposés à l'apartheid et aux crimes commis par Tsahal, et beaucoup d'entre eux sont même contre l'Etat d'Israel puisque le sionisme est purement politique, alors qu'eux en tant, qu'ultra-orthodoxes, estiment qu'il faut attendre le messie pour retrouver les terres d'Israel, beaucoup sont donc haït par le gouvernement israëlien )

Pour montrer comme les deux s'aiment bien, les chaînes de télévision n'ont rien diffusé que des extraits des obsèques des 3 pauvres enfants et de Jonathan.

Concernant les 3 militaires de Montauban, l’explication est simple. Ils ont été choisis pour faire diversion. Cela a marché !

merahPourquoi le choix de Mohamed Merah ?

La décision a été prise très rapidement, certainement en février. Et elle est décisive pour la suite des affaires israéliennes et Etats-uniennes, prendre un islamiste parti faire un tour dans des pays remplis de terroristes, le coincer en Israêl, le renvoyer en France. Il leur fallait un jeune algérien pour une seule raison, l’Algérie est le seul pays nord-africain a ne pas avoir subi de changements de régime. Du Maroc à l’Egypte, les pouvoirs en place sont tombés est passés (placés) entre les mains des islamistes, tous sauf un… l’Algérie.

Les Etats-Unis ont demandé aujourd'hui même la création d’un CNT algérien, information passée à la trappe, mais qui tombe plutôt bien tandis que le jeune salafiste s’y fera enterré. Un joli symbole non ?!

La famille Merah, et Mohamed (qu'on ne pardonnera jamais) a bien été manipulée pour remplir les besoins d'une nation désireuse de pouvoir: Israël.

D'une pierre ils font plusieurs coups, ils font éliminer un "opposant" tout en légitimant dans les consciences une haine pour appuyer la prochaine attaque en Iran, le renversement prochain du gouvernement algérien et le renforcement en Europe de lois liberticides, sur le net et dans la rue.

Les deux compères US-Israël qui se prêtent les bombes atomiques ont donc décidé de créer un climat de peur en Europe pour légitimer une attaque sur l’Iran. Hélas, ils y parviendront. Car aucun journaliste aujourd’hui n’a le courage de dire la vérité, et surtout aucun journaliste n’est plus libre de ce qu’il dit ou écrit.

Joseph Kirchner pour WikiStrike


http://www.wikistrike.com/article-toulouse-l-assassinat-du-nom-de-famille-sandler-par-israel-pour-montrer-sa-puissance-a-l-onu-102343861.html