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mardi 29 mai 2012

Japon, 29 mai 2012


Des chercheurs de l'université de Stanford ont trouvé du césium radioactif originaire de Fukushima dans du thon rouge du Pacifique, au large de la Californie

Des chercheurs de l'université de Stanford en Californie ont attrapé 15 thons au large de la Californie du sud en août de l'année dernière et ont mesuré les césium 134 et 137. Neuf mois plus tard, on apprend la nouvelle que leur article a enfin été publié.

Ni le Wall Street Journal, ni Reuter ne mentionnent les chiffres exacts pour le césium, mais Kyodo News l'a fait :
Césium-134: 4 Bq/kg
Césium-137: 6,3 Bq/kg

Les chercheurs pensent que le poisson a circulé pendant environ un mois dans les eaux japonaises après le début de l'accident. Le directeur de l'étude a dit qu'ils avaient été surpris de trouver du césium et ce dans tous les échantillons testés.
Le Wall Street Journal dit que la radioactivité ajoutée est environ de 3 % par rapport à celle se trouvant naturellement dans le poisson et Reuters convertit les becquerels en curies pour replacer les choses dans leur contexte et dit ''Il faut 37 milliards de becquerels pour faire 1 curie''.

TEPCO va pratiquer fin août une endoscopie de l'enceinte de confinement du réacteur 1
Après la publication par la JNES (organisation japonaise de sécurité sur l'énergie nucléaire) de son analyse sur le fait que le niveau d'eau dans l'enceinte de confinement du réacteur 1 puisse n'être que de 40 cm, TEPCO a annoncé un plan pour sonder l'intérieur de l'enceinte avec un endoscope, comme ils l'ont fait pour le réacteur 2.
Selon le Jiji Tsushin, TEPCO programme d'inspecter visuellement l'intérieur (à l'aide de deux caméras endoscopes), de tester la température et de mesurer les radiations, ainsi que de récupérer des échantillons d'eau près de l'endroit où sont supposés se trouver des débris de corium, au fond de l'enceinte de confinement.

On pense que les débris de combustible (corium) du réacteur 1 sont tombés sur le sol en béton de l'enceinte et ont rongé le béton, comme cela avait été révélé lors d'un atelier organisé par la NISA en novembre 2011. TEPCO estime une pénétration de 65 cm et l'institut d'énergie appliquée une pénétration d'environ 2 mètres.
D'après le Jiji Tsushin (partiel ; 28 mai 2012) :

En vue du démantèlement de la centrale de Fukushima, un plan a été agréé pour une inspection de l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 1 à l'aide d'un endoscope et d'échantillons d'eau fortement contaminée près des débris du combustible pour analyse. Ce travail sera effectué quelque part entre fin août et mi-septembre.
Un contrôle intérieur d'enceinte avait été réalisé sur le réacteur 2 en janvier et mars de cette année, qui avait révélé un niveau d'eau de seulement 60 cm au-dessus du sol de l'enceinte de confinement.

TEPCO insérera dans le réacteur 1 une caméra et des appareils de mesure des radiations à travers un accès de secours aux tuyaux et collectera de l'eau contaminée et l'analysera pour estimer la situation du combustible fondu. Après l'inspection, un thermocouple sera laissé à l'intérieur pour mesurer en permanence la température de l'eau.
TEPCO va devoir auparavant construire une maquette pour l'entraînement des ouvriers.



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Fukushima Diary nous apprend que la centrale de Daiini a été privée de courant pendant deux heures en raison d'orages. Juste les bureaux, d'après les tweets envoyés par des ouvriers sur place.

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Enenews :

Concernant le témoignage de l'ancien premier ministre Naoto Kan lors de son audition à la commission d'enquête :
''L'ancien premier ministre a prévenu crûment que le pays devrait abandonner l'énergie nucléaire trop dangereuse, disant que l'accident de Fukushima avait conduit le Japon à deux doigts d'un ''effondrement national''.
[…] ses commentaires les plus forts vinrent à la fin de son témoignage, quand un membre du groupe lui a demandé s'il avait un quelconque conseil à donner à l'actuel premier ministre. Kan a répondu que l'accident avait amené le Japon à presque évacuer la métropole de Tokyo et ses 30 millions d'habitants. Il a dit que la perte de la capitale aurait paralysé le gouvernement national, conduisant à un ''effondrement de la capacité de la nation à fonctionner.''
Il a dit que la perspective de perdre Tokyo lui a fait réaliser que l'énergie nucléaire était simplement trop risquée, les conséquences d'un accident trop importantes pour que le Japon les accepte.
''Il est impossible d'assurer suffisamment la sécurité pour prévenir un risque d'effondrement de la nation''. Faire l'expérience de l'accident m'a convaincu que le meilleur moyen de rendre inoffensives les centrales nucléaires est de ne pas en dépendre, mais au contraire de s'en débarrasser.''

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[…] Il a aussi prévenu que l'industrie nucléaire politiquement puissante essayait de faire revenir le Japon vers l'énergie nucléaire bien qu'elle n'ait montré aucun remord pour l'accident.
[...]
Il a révélé que dans les premiers jours de la crise il craignait que cela allait engendrer une spirale hors de contrôle, même si ses propres ministres assuraient au public qu'ils avaient la centrale sous contrôle.
Il a dit qu'il craignait d'autres fusions qui pourraient ''libérer dans l'air et la mer des radiations plusieurs fois, non, plusieurs dizaines, centaines de fois égales à celles de Tchernobyl.''

2 commentaires:

  1. C’est vrai qu’il a une jolie petite bouille ce cheval.

    « Le Cheval venu de la Mer » film magnifique de M.Newell à ajouter à sa vidéothèque pour celles/ceux qui ne le connaissent pas.
    Garanti sans césium radioactif.

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  2. Nouveau tremblement de terre en Italie

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/29/puissant-seisme-dans-le-nord-de-l-italie_1708719_3244.html

    Cassandre

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