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jeudi 24 mai 2012

Japon, 24 mai 2012


Comité des Nations-Unies : ''Les 6 morts à la centrale de Fukushima n'ont rien à voir avec des radiations''

C'est la conclusion du comité scientifique des Nations-Unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR). TEPCO et le gouvernement japonais l'avaient déjà dit.

D'après le Yomiuri Shinbun (24 mai 2012) :

Le comité scientifique des Nations-Unies sur les effets des radiations atomiques (secrétariat à Vienne) a étudié l'effet des radiations de la centrale de Fukushima sur l'environnement et les humains. Le comité a annoncé son évaluation initiale le 23 mai que malgré la mort de 6 ouvriers depuis le début de l'accident, les morts n'ont rien à voir avec une exposition aux radiations.''

L'évaluation initiale a été annoncée par un communiqué du président du comité Wolfgang Weiss. Quant à l'ouvrier d'une société affiliée à TEPCO âgé d'une quarantaine d'années qui est mort d'une leucémie en août l'année dernière, le comité a dit, ''L'espace de temps était trop court entre le début du travail et le décès, il n'y a donc pas eu de relation entre la mort et l'exposition aux radiations.''

Le comité fera postérieurement des analyses et soumettra son rapport à l'assemblée générale des Nations-Unies à la fin de l'année.
La rencontre annuelle de l'UNSCEAR a démarré le 21 mai à Vienne et durera jusqu'au 25 mai.
Dans un communiqué de presse, le président Weiss dit :
''Des informations nous ont été données concernant des mesures faites sur les thyroïdes de plus de 1000 enfants du village d'Iitate, à Kawamata et Iwaki'', a dit Weiss. ''Donc, un contrôle de la préfecture de Fukushima vise à évaluer les niveaux d'irradiation de 2 millions de gens qui vivaient dans la préfecture à l'époque de l'accident. Les résultats de l'évaluation pour ces zones seront comparés aux mesures et analyses des japonais, et toute différence sera mise en valeur et étudiée.''

La fiche d'information pour la presse rend évident que l'UNSCEAR devra s'appuyer sur des données pour être soumise plus tard au gouvernement japonais, surtout concernant l'évaluation de la dose de radiations du public de Fukushima. Pour estimer ensuite la dose pour les ouvriers de la centrale, il devra s'appuyer sur les données de TEPCO. Pour évaluer l'impact des radiations sur l'environnement, tout ce qu'il y a eu jusqu'à présent ont été un petit nombre d'études publiées.
Dans le courant de l'année passée, le gouvernement japonais a été occupé à dire au monde que tout allait bien, qu'il n'y avait pas à s'en faire, que le Japon était sorti de la catastrophe (qui signifie pour eux principalement le séisme et le tsunami, et ce n'est pas toute la vérité). Ils semblent avoir pris leurs propres phrases de manière trop littérale et il semble qu'ils aient négligé de réunir des données sur les radiations. Oh bon, jusqu'à la prochaine fois, je suppose.

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Fukushima Diary


Un séisme de magnitude 6 a touché le Japon, au nord de l'île (le 24 mai, à 0h, heure du Japon)
Près d'une usine de retraitement nucléaire (Rokkasho)


Ce séisme n'était pas une réplique du 11 mars

L'agence météorologique japonaise a fait une conférence de presse le 24 mai. Elle a annoncé que le séisme de 6 qui a touché Aomori n'était pas une réplique du 11 mars. Ils ont prévenu pour des répliques d'échelle 4 pour la semaine qui vient.


Selon la NISA, il n'y a eu aucun dommage à l'usine de retraitement de Rokkasho.


J'ai trouvé un article du 23 mai concernant Rokkasho, avant que le séisme n'ait eu lieu :
Rokkasho, l'autre défi du nucléaire japonais

Déjà malmenée par l'arrêt de ses réacteurs, la filière nucléaire japonaise doit faire face à un nouveau dossier explosif : des montagnes de déchets radioactifs s'amoncellent dans le pays. Et l'usine censée les recycler n'est toujours pas opérationnelle.



Le 19 avril dernier, à Tokyo, les débats ont été assez virils devant la Commission japonaise pour l'énergie atomique (JAEC). Les grands électriciens du pays ont vivement mis en garde les experts, qui planchent actuellement sur le futur de la politique énergétique de l'Archipel, contre une remise en cause soudaine de la stratégie du « cycle fermé » sur laquelle s'est construite, depuis des décennies, l'ensemble de la filière nucléaire locale. Déjà malmenés par l'arrêt des 54 réacteurs du pays, ils redoutent une révision de la gestion des combustibles usés utilisés dans leurs centrales. Début mai, le gouvernement a proposé à la commission de reporter, pour le moment, toute prise de décision dans ce dossier trop explosif. En coulisses, les experts notent pourtant que le Japon va devoir rapidement se prononcer sur l'avenir de ses colossales montagnes de déchets hautement radioactifs. « Le pays est face à un problème très, très grave », résume Masako Sawai, une chercheuse du Citizen Nuclear Information Center, un groupe opposé à l'énergie nucléaire. « C'est comme si on avait construit une maison sans toilettes », ironisait récemment dans une interview, Jitsuro Terashima, le président du Japan Research Institute.
Sur le papier, cette controverse n'aurait jamais dû avoir lieu. Manquant de ressources naturelles pour alimenter des centrales électriques traditionnelles en charbon, en pétrole ou en gaz, le Japon avait fait le choix, il y a plusieurs décennies, de pousser la part du nucléaire dans son mix énergétique. Et pour casser encore sa dépendance aux fournisseurs étrangers, le pouvoir avait opté pour la mise en place d'un cycle du combustible complet comprenant, en théorie, l'enrichissement d'uranium, le retraitement des combustibles usés et la fabrication de MOX - un mélange de plutonium et d'uranium pouvant être réutilisé dans de nouveaux réacteurs -ou d'uranium appauvri destiné à un éventuel surgénérateur.
Pour lire la suite, allez sur ce LIEN.

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Le blog de Fukushima 

''Grey zone'', d'Alain de Halleux : un film à soutenir

greyzone.jpgAlain de Halleux, connu pour son engagement avec la réalisation des films « RAS : nucléaire, rien à signaler », « Chernobyl 4 ever » et « Récits de Fukushima », s’est engagé dans un nouveau film sur Fukushima.
 
Le réalisateur s’est rendu à Minamisoma en octobre 2011 et en mars 2012 ; il a pu entrer dans la zone contaminée et se rendre compte de la situation : la plupart des gens s'imagine que le problème est réglé, pourtant il ne fait que commencer.
 
Alors que la ville de Minamisoma n’est pas évacuée, les ex-réacteurs de la centrale nucléaire, à 20 km, sont toujours menaçants. Les gens se demandent  s'il faut rester ou partir. Le film suit 3 familles. L'une suit les directives rassurantes du gouvernement. L'autre a décidé de déménager à Okaido. La troisième cherche à comprendre la situation.
 
Alain de Halleux a déjà tourné 50 heures, mais il a encore besoin de tourner sur le festival Nomaoi pour terminer les portraits qu’il a commencés. Sans ce 3èmevoyage, il ne pourra pas finaliser son projet. Les médias considèrent que le sujet de Fukushima n'est plus d'actualité. Aussi, est-il obligé aujourd’hui de compter sur la conscience et l'investissement personnel des citoyens.
 
Les témoignages et le cinéma ont un grand pouvoir pour faire bouger les consciences. Merci à tous ceux qui pourront aider Alain de Halleux à terminer son film !
 
Pour faire un don en ligne, cliquer sur ce lien, puis sur « Contribute now »
(indiquer la somme que l’on veut donner, puis suivre les instructions) :
 

7 commentaires:

  1. les morts de Fukushima n'ont strictement rien à voir avec les doses mortelles de radiations qu'ils ont reçu !!!
    Le 1° est mort d'un sale rhume !
    Le 2° est mort d'une rage de dent sur son lieu de travail !
    Le 3° a glissé sur un savonnette abandonné par un ouvrier.
    Le 4° c'est entruché à la cantoche avec un os de poulet !
    Les deux autres ont glissé dans un escalier mal éclairé !!!!

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  2. Pour Rokkasho faudrait pas oublier que c'est bien fait pour les japs !
    Ils ont copié les plans en France pendant deux ans en faisant croire que la France serait maître d'oeuvre !!!!
    Une fois qu'ils ont cru avoir copié tout les document ils ont rompu le contrat, et ont cru qu'ils pouvaient la construire eux même !!!
    Cela fait 25 ans et l'usine n'a pas encore été mis en route !
    Ils ont demandé récemment à la France de les aider pour la démarrer !!
    Alors ça commence à bien faire !!!
    Ce sont des incapables qui sont entrain de détruire la planète !Bé

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  3. T'as rien compris...

    vivre avec 00.1 % qui conditionnent notre vie pour la détruire ,demande à la France ? ha ha ..
    demain ce sera les professionnels dans nos rues comme bientot au CANADA des tueurs ..

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  4. Bonjour Ferlin,
    Un peu nouveau, venu depuis le BBB.... Je t'adresse tout mes remerciements pour le travail sur ton blog, je suis de loin les alertes aussi...en essayant de rester zen...

    Je viens vers toi et le sujet de Fukushima pour te donner un lien vers un site de photo trouver au hasard du net,

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    1. Je pense qu'il y a erreur sur la personne et sur le blog. Pour commenter chez Ferlin, il faut aller sur le site Suivi-Soleil :
      http://www.suivi-soleil.com/

      PS : je suppose que c'est cet anonyme qui m'a envoyé un lien vers des photos par mail. Merci.

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  5. êtes vous devenus DINGUES ?


    Comme si mourir est devenus une exception ?

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  6. Il n'y a pas de solution de retraitement des déchets, vous n'avez pas encore compris ?
    Ce jeu franco-japonais de je-te-tiens-par-la-barbichette est des plus affligeants.
    Le mox qu'on leur envoie détruit les systèmes, apparemment. L'accumulation de mensonges à propos de cette énergie dépasse le niveau criminel; combien de morts jusqu'à présent? Qui sait? Combien jusqu'à la fin ? TOUS.
    Bravo.
    Pas mal...
    Qu'en pense la présidence ? Rien.
    Encore mieux..!

    Vous la sentez, la grosse barre d'uranium dans notre Q....I ? ?
    Même pas... Est-ce vraiment..."cuit" ?

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