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mercredi 23 mai 2012

Japon, 23 mai 2012


Reportage d'Australie : ''Un cultivateur japonais moissonne l'espoir dans notre sol''

Le journal ''The Australian'' publie le reportage suivant de M. Takemi Shirado, un cultivateur de riz d'Iwaki qui est parti pour l'Australie après l'accident de la centrale de Fukushima pour redémarrer à partir de rien.


Le cultivateur Shirado a récolté 10 kg de riz à partir de 100 grammes de semence. Aujourd'hui il va planter les 10 kg de semence pour récolter cet été 1 tonne de riz.

D'après The Australian (23 mai 2012) :

Un agriculteur japonais, Takemi Shirado semble toujours terrassé par le chagrin et en état de choc quand il parle de la catastrophe nucléaire de l'année dernière à Fukushima qui a tant dévasté sa communauté rurale.
La contamination catastrophique du sol veut dire que sa famille ne pourra ensemencer le riz dans leurs rizières d'Iwaki, à environ 60 km de la défunte centrale nucléaire, pendant au moins 300 ans.

D'autres agriculteurs de la région commencent à faire pousser des légumes verts dans des champs moins contaminés mais trouvent les consommateurs trop effrayés pour acheter des produits hasardeux.

Mais M. Shirado n'est vraiment pas un homme à gémir et broyer du noir.

Il est donc venu en Australie à la tête d'un consortium d'agriculteurs de Fukushima pour voir si la fertile vallée de Burdekin dans le nord Queensland serait la solution aux problèmes rencontrés pour la nourriture touchée par les retombées à long terme de sa préfecture.

Le rêve aujourd'hui de M. Shirado est de transformer des champs de canne à sucre autour de Ayr en rizières fertiles inondées qui font pousser des variétés de riz japonais dans les traditions biologiques, pour approvisionner à nouveau en denrée de base les habitants de sa préfecture ruinée.

M. Shirado, représentant officiel de la coopérative des agriculteur de Fukushima, se réjouissait hier.

Plus de 15 mois après que le tsunami et l'explosion nucléaire aient détruit la vie tranquille de sa communauté, on voyait le fier cultivateur japonais de riz agenouillé dans les tiges de riz, une petite faucille japonaise à la main, faucher la première tentative de riz Kochi dans le tropical nord Queensland.

''Il semble correct ; même si on n'en est qu'au début'', a déclaré un M. Shirado satisfait.

''Cela semble jusqu'à présent une très bonne zone pour la culture du riz ; je pense que nous pouvons faire 4 récoltes par an ici et l'eau est également très pure.''

En raison de strictes restrictions de quarantaine pour importer des variétés de riz japonais en Australie, le programme de riz Burdekin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Burdekin) de M. Shirado a dû démarrer à partir de rien.

Il n'avait il y a trois mois qu'une poignée de semences de riz kochi – juste 100 grammes – à planter dans trois petites parcelles à la station de recherche agricole de Ayr.

Après la récolte manuelle d'hier, il possède maintenant 10 kg de riz à faire pousser dans un autre champ sur une terre plus irriguée. En août, M. Shirado espère avoir transformé ces 10 kg en une tonne de semence, avant une augmentation exponentielle.

Le responsable local du développement agricole de la région du Queensland, Gareth Jones, admet que les plans de la coopérative des agriculteurs de Fukushima sont ambitieux ; surtout leur certitude d'une rapide récolte quatre fois par an, chacune n'ayant que quatre mois pour pousser.

Mais il dit que Burdekin a besoin de diversité et cette nouvelle variété de riz à sushi ou à grain court qui utilise l'irrigation, pourrait bien convenir en rotation avec des jachères de canne à sucre.

''Il n'est pas exagéré de dire que lorsque ce projet a démarré, la délégation japonaise a senti qu'ils plantaient des semences d'espoir pour l'avenir'', ajoute M. Jones.
M. Shirado a le sourire d'un agriculteur qui adore cultiver, sans crainte d'une contamination, comme M. Tanno, qui a abandonné ses champs de Fukushima et est parti à Nagano pour faire pousser ses carottes biologiques.
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Fukushima Diary

TEPCO ne va pas résoudre plus vite que prévu le problème de la piscine du réacteur 4

Des officiels tentent de calmer les peurs concernant les barres de combustible usagé


Par HIROSHI MATSUBARA, rédacteur

Malgré les inquiétudes internationales pour la condition des barres de combustible usagé de la centrale de Fukushima, deux experts du gouvernement ont dit le 21 mai qu'il n'y a pas de plans pour accélérer leur programme d'enlèvement de 2015.
Lors d'une réunion d'informations au Club des Correspondants Étrangers du Japon (CCEJ)à Tokyo, le gouvernement voulait faire passer apparemment le message au monde que le réacteur 4 de la centrale, qui abrite plus de 1500 barres de combustible nucléaire, pourrait résister à une frappe similaire à celle du grand séisme de l'est du Japon.
Ikko Nakatsuka, ancien vice-ministre du Cabinet, a redit que le réacteur 4 possède une résistance aux séismes suffisante équivalente à la force de la secousse du 11 mars 2011. Il s'est exprimé au CCEJ avec Hiroshi Asahi, directeur général pour la politique de l'énergie et de l'environnement du ministère du commerce et de l'industrie.
''Bien que je ne sois pas expert de cette question, TEPCO et le ministère de l'industrie ont expliqué que le réacteur 4 peut résister à un séisme d'une intensité de 6 ou plus sur l'échelle japonaise'', a dit Nakatsuka, membre du Parti Démocrate japonais.
''Ce que nous pouvons seulement promettre tout de suite est que les ouvriers de la centrale travaillent à renforcer la capacité du réacteur contre les séismes et continueront à le faire.''
Le bâtiment sévèrement endommagé du réacteur 4 abrite des piscines de stockage contenant 1331 barres usagées et 204 barres neuves, qui ne sont pas protégées par des cuves de confinement et sont ouverts à l'air. Ce chiffre est le plus important des 6 réacteurs de la centrale.
Le gouvernement prévoit de commencer à reloger les barres du réacteur 4 dans la dernière partie de l'année 2013 et terminera sa mission en 2015.
''Nous n'avons aucune preuve à avancer que le bâtiment du réacteur 4 soit assez solide ou au contraire plus dangereux de par sa structure, comparé aux autres'', a dit Nakatsuka, qui est entré en avril dans le réacteur pour une inspection du site.
''Mais nous comprenons qu'il y ait diverses inquiétudes pour le réacteur, celles s'étant avérées fausses comprises. Nous pensons que la condition des installations à Fukushima est très différente des autres centrales nucléaires et donc que des mesures plus strictes de sécurité doivent être appliquées.''
Des experts du monde entier s'inquiètent de plus en plus pour l'état du bâtiment du réacteur 4. Dans une lettre du 16 avril à Ichiro Fujisaki, l'ambassadeur du Japon aux US, le sénateur américain Ron Wyden, qui a visité la centrale le 6 avril, a averti que la piscine de stockage du réacteur 4 pourrait s'effondrer si le bâtiment était frappé d'un autre séisme majeur ou d'un tsunami.
Cela rejetterait une beaucoup plus grande quantité de matériaux radioactifs que l'accident de l'année dernière, a écrit Wyden.
''L'état précaire des unités de Daiichi et le risque présenté par l'énorme inventaire de matériaux radioactifs et de combustible usagé dans l'éventualité de menaces futures par un séisme devrait être la préoccupation de tous et le lieu d'un soutien et d'une aide internationale plus grande,'' écrit Wyden.
Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur de Suisse, a dit aussi en mars à une audition de la Chambre Haute qu'un autre accident au bâtiment du réacteur pourrait causer une catastrophe finale mondiale.''
Parlant qu'il impacterait aussi la piscine à combustible usagé contenant 6375 barres de combustible, situés à 50 mètres du réacteur 4, Murata a exhorté le gouvernement en tant que responsable à enlever immédiatement les barres du n°4.
Durant la réunion d'information du 21 mai, les porte-paroles du gouvernement ont répété pourquoi ils n'envisagent pas de scénario du pire, et commencent à travailler pour empêcher une catastrophe en coopération avec des experts de l'étranger.
Nakatsuka a refusé de commenter ces questions en utilisant une logique tordue. Après l'accident, nous ne devons plus utiliser le terme de ''sécurité'' sans évaluer le risque réel, a-t-il dit. ''donc, les responsables du gouvernement ne devraient pas parler de ''sécurité'' sans présenter solidement les risques.''
À la différence des réacteurs 1 et 3, qui ont subi des explosions d'hydrogène après le séisme et le tsunami, le réacteur 4 subissait à l'époque une inspection périodique.
Mais une mystérieuse explosion a soufflé les murs et le toit du bâtiment en béton blindé d'acier. TEPCO a dit que l'explosion avait été causée par de l'hydrogène s'infiltrant dans le bâtiment depuis le réacteur 3 par le système de ventilation.
L'homme de loi a ajouté que le seul moyen possible pour le gouvernement de réduire le risque global d'un autre événement catastrophique est d'accélérer la feuille de route du démantèlement en 30 ans de la centrale. Cela réduirait le risque, même d'une petite marge, si un autre séisme majeur touchait la zone, a-t-il dit.

2 commentaires:

  1. bonjour helios
    juste pour poster ce reportage qui montre bien qu'au japon ils sont conscients mais qu'ici des broutilles meublent nos medias
    http://www.youtube.com/watch?v=Mq6hDakOuOs
    effarant
    bonne journée

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  2. Ne peut-on pas penser à une punition divine cosmique, dans la mesure où le Japon refusant de signer le moratoire pour l'interdiction de la pêche à la baleine (sous des prétextes fallacieux de recherche biologiques) continue en toute impunité à exterminer cet animal pour gaver des estomacs nippons de sushis?... Le "respect" des cachalots et baleines est essentiel (autant que les abeilles) pour la survie de l'humanité qui obéit sans le savoir à la loi de la signature des Mouvements. Plus de cachalots = plus de Mouvements d'organes= plus d'immunité= plus d'Homme : Pschitt; fini; terminé, fertig, finito, finish...

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