Bistro Bar Blog

lundi 21 mai 2012

Japon, 21 mai 2012


Un anonyme m'a envoyé le lien vers le blog d'Alexandre Higgins, via conscience du peuple, merci. Cet article date du 16 mai. Je pense qu'Ultraman aurait eu également des infos sur ce très grave sujet ainsi que les autres "veilleurs de Fukushima'' (fusion du réacteur 4), or il n'en parle pas sur son blog. J'ai mis le lien en commentaire, on verra s'il me répond.

La source du formaldéhyde dans l'eau potable de Kanto toujours pas identifiée, alors que des ''rumeurs sans fondement'' commencent à se répandre

Alors que les autorités ont eu amplement le temps de prendre connaissance et d'identifier le problème du formaldéhyde détecté aux usines de traitement de l'eau le long de la rivière Tone qui traverse les préfectures de Gunma, Saitama et Chiba, les gens ont commencé à se faire leurs propres hypothèses.

D'abord la chronologie des événements : la première détection de formaldéhyde a pu se faire le 15 mai, 4 jours avant que les autorités stoppent l'eau au robinet. Cette chronologie provient d'une messagerie populaire (comme cité par le Portirland blog), ce pourrait donc faire partie de ''rumeurs sans fondement''. Mais il a été vérifié (Mainichi Shinbun, article du 19 mai, en japonais) que la première détection de formaldéhyde s'est faite le 15 mai à Kasukabe, comme le suggère cette chronologie.
  • Du formaldéhyde a fui d'une usine, quelque part le long de la rivière Tone
  • 15 mai : du formaldéhyde détecté à l'usine des eaux de Kasukabe dans la préfecture de Saitama
  • 17 mai : la préfecture de Saitama a notifié le département des eaux de la préfecture de Gunma de la détection
  • 17 mai au soir : le département des eaux de Gunma organise une réunion
  • 19 mai : certaines usines de traitement des eaux stoppent la distribution d'eau, touchant des habitants et des entreprises
  • 19 mai après-midi : le département d'eau de Gunma commence une enquête
  • 20 mai : la réunion du département d'eaux de Gunma du 17 mai est rapportée dans la presse
  • 20 mai : l'usine de traitement de Misato dans la préfecture de Saitama arrête la distribution d'eau. La préfecture de Gunma ne peut toujours pas identifier la provenance du formaldéhyde.
La nature a horreur du vide, et ce vide d' information se remplit d'histoires fantaisistes qui circulent sur internet au Japon. En voici que j'ai noté :
  • C'est un acte de sabotage par un élément étranger.
  • Ce n'est pas du formaldéhyde, mais du plutonium.
  • Ce n'est pas du formaldéhyde, mais du césium.
  • Ce n'est pas du formaldéhyde, mais du strontium.
  • Ils ont utilisé de la résine qui contient du formaldéhyde pour enlever le césium.
  • Ce n'est pas du formaldéhyde, mais quelque chose dans l'eau qui a réagi avec un réactif (pour tester la qualité de l'eau) et s'est transformé en formaldéhyde.
La dernière histoire est supposée être une citation d'un officiel non nommé d'un département d'eau d'une ville non nommée le long de la rivière Tone. Cela semble plausible, mais le blog qui a cité cette information et les gens qui l'ont lue ont conclu que ce ''quelque chose dans l'eau'' doit être un matériau radioactif (plutonium, césium, strontium, ou tout autre matériau radioactif au choix).
Le Sankei Shinbun (20 mai) dit qu'il sera impossible d'identifier la source (et ce ne sera donc pas fait) parce qu'il y a des centaines de substances chimiques qui réagissent et génèrent du formaldéhyde. Le Sankei parle aussi de la réunion du département d'eau de Gunma, qui dit :
''Il est possible que l'écoulement de la substance qui a causé la contamination s'est déjà arrêté. À l'heure actuelle, nous ne savons pas exactement où la contamination a démarré.''

ce qui n'est pas vraiment exact. Selon le même article du Sankei, la préfecture de Saitama a circonscrit la source de la contamination à la rivière Karasugawa, un affluent de la rivière Tone, près de Takasaki dans la préfecture de Gunma. Au lieu de se réunir et de cacher la contamination, le département d'eaux de Gunma aurait pu commencé par visiter les usines le long de la rivière.
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Fukushima Diary


TEPCO interdit aux journalistes freelance d'apporter des caméras à la centrale de Fukushima


Le 14 mai, TEPCO a annoncé qu'ils allaient ouvrir à nouveau la centrale aux journalistes le 26 mai.

Cette fois TEPCO invite les journalistes du côté montagne du bâtiment du réacteur 4. Ils n'autoriseront pourtant que deux journalistes freelance sur le site, et leur interdiront de prendre des caméras.

Ces deux journalistes ne pourront même pas prendre de films.

La raison invoquée par TEPCO est qu'ils doivent assigner des employés à chaque journaliste pour les observer et qu'ils ne prennent pas de photos ou de vidéos où ils ne seraient pas en sécurité. Il n'y a pas assez d'employés pour observer ces journalistes freelance.


Forte probabilité d'une éruption du Mont Fuji

Le Pr émérite Kimura de l'université de Ryukyu prévient qu'une éruption du Mt Fuji d'ici trois ans est un plus gros risque qu'un éventuel séisme causé par la faille active.


Il fait ressortir ci-dessous 2 faits :
1. Du nord-est au sud-ouest du cratère, on observe un dégagement d'eau. C'est la version eau d'une éruption remplaçant une éruption de magma, mais le mécanisme est presque le même en tant qu'éruption normale. Dans la ville de Fujinomiya, à côté du Mt Fuji, de l'eau a jailli tous les mois depuis deux ans. Le niveau d'eau a augmenté d'un coup au lac Fujigoko situé au nord du Mt Fuji.
2. D'énormes trous apparaissent dans le terrain de manœuvre des Forces d'auto-défense japonaises. Du gaz naturel s'échappe des trous. La température est de 40-50°C. Ce n'est pas du gaz volcanique qui sort directement du magma, mais en prenant en compte aussi le jaillissement d'eau, il est hautement probable que c'est le signe précurseur d'une éruption majeure.
Selon la simulation du cabinet du gouvernement, des cendres volcaniques s'accumuleraient sur une épaisseur entre 2 et 10 cm même à Tokyo, qui se trouve à 100 km du Fuji. Dans le pire des cas, 14.600 km de route seraient fermées, 515 vols seraient annulés par jour. 1.080.000 foyers seraient privés de courant. Le dommage économique serait de 2 trilliards et 500 millions de yens.
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Enenews
Des nouvelles rassurantes venant d'Arnie Gundersen...
D'après Arnie Gundersen (interview par le Dr Helen Caldicott) : Je pense que des fragments de combustible nucléaire se trouvent dans l'océan – en provenance des explosions des unités 3 et 1.
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À propos du travail sur l'unité 4 : le gouvernement japonais et TEPCO contrôlent tout. Ce la pourrait signifier qu'il y a des sociétés internationales impliquées, mais elles sont payées par le Japon et TEPCO. Il n'y a pas d'effort international. Les experts européens et américains ne consacrent pas vraiment du temps pour offrir des solutions. C'est juste géré comme un projet de construction et c'est malheureusement le moins qu'on puisse dire.
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Dr. Helen Caldicott: Donc ce que vous dites vraiment, Arnie Gundersen, c'est que l'océan va continuer à être contaminé. Parce qu'il n'y a rien de prévu pour empêcher l'eau de s'échapper en continu des enceintes de confinement dans l'océan ... Nous parlons d'une contamination continuelle de l'océan Pacifique.
Arnie Gundersen: Vous avez raison.
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Je dirai qu'il y a des milliards, et même des trilliards de becquerels libérés par jour dans l'air, principalement des unités 2 et 3.
Pendant les nuits froides on peut toujours voir de la vapeur s'échappant de ces réacteurs, ce n'est pas juste de la vapeur d'au, c'est de la vapeur radioactive.
Quelque chose comme de l'ordre de milliards de becquerels par jour...des milliards de désintégrations par seconde par jour sont libérées encore aujourd'hui.
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Gen4 nous parle abondamment de la fameuse fissure sur le bâtiment du réacteur 4, avec photos à l'appui. Il reprend aussi ce que j'ai traduit de FD sur l'interdiction aux journalistes de prendre des photos ou vidéos. Voir ICI.
Les médias vont nous dire après qu'il ne se passe rien au Japon...

2 commentaires:

  1. Salut Helios, J'ai toujours l'esprit ouvert a toutes les possibilitées, mais cette "fissure" du bâtiment 4 ressemble bcp plus a un câble qui pendrait le long de la paroi.

    Mais mais ... Ceci n'est que mon avis.

    Et puis comme le dis si bien "Barman" il faudrait arrêter d’être parano les amis ...

    AH AH AH AH
    Je plaisante bien entendu ...

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  2. J'aime bien et je suis ce blog, mais, sérieux, vous abusez. Vous présentez l'info comme tf1 : vous dramatisez. Oui, c'est un drame, planétaire, même, mais est-ce bien nécessaire d'en rajouter ? "Le niveau du lac a monté" OK ! De combien, en combien de temps ? Il y a plein de gens à l'esprit scientifiques prêts à collaborer.
    Et le truc qui tue :"Dans le pire des cas,(...) Le dommage économique serait de 2 trilliards et 500 millions de yens"
    JeF

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