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vendredi 18 mai 2012

Japon, 18 mai 2012

Un texte de NaturalNews du 17 mai, dont une partie du contenu sera à confirmer par d'autres articles, qui engage une action de pétition auprès des Nations-Unies concernant le réacteur 4 (traduction par Chantalouette et moi-même) :

40 millions de japonais en extrême danger par empoisonnement aux radiations, évacuations de masse probables

(NaturalNews) Des officiels japonais sont actuellement engagés dans des pourparlers avec des diplomates russes sur la possible délocalisation de dizaines de millions de japonais dans le cas très probable d'un effondrement total de l'unité 4 de Fukushima Daiichi. Selon un rapport récent de EUTimes,net, les autorités japonaises ont indiqué qu'au moins 40 millions de japonais sont en ''extrême danger'' d'empoisonnement radioactif, et que de nombreuses villes de l'est, y compris Tokyo, peuvent devoir être évacuées dans les prochaines semaines ou mois pour éviter un empoisonnement à des radiations extrêmes.

Comme nous continuons de le rapporter, la situation à Fukushima est désespérée, c'est peu de le dire. Le réacteur 4 est sur le point de s'effondrer complètement, ce qui enverrait dans l'atmosphère du combustible provenant de milliers de barres. Ces barres, après tout, sont déjà exposées à l'air libre, mais la libération de leur combustible causerait non seulement une catastrophe régionale, mais aussi un holocauste mondial.


Le Mainichi Daily a récemment rapporté : ''Un rapport publié en février par la commission indépendante d'investigation sur l'accident a déclaré que la piscine de stockage du réacteur 4 était le maillon faible dans les crises de réaction en chaîne de la catastrophe nucléaire''.

''Le scénario du pire établi par le gouvernement inclut non seulement l'effondrement de la piscine du réacteur 4, mais aussi la désintégration des barres de combustible de tous les autres réacteurs de la centrale. Si ceci devait arriver, les habitants de la zone métropolitaine de Tokyo seraient obligés d'évacuer.''

Pour mettre en place des solutions pour les japonais les plus proches du danger, les autorités envisagent de reloger des dizaines de millions de japonais dans les îles Kouriles, situées dans la région de Sakhaline, ou même en Chine, où des centaines d'habitations de villes fantômes non utilisées pourraient abriter au moins 64 millions de réfugiés. Si cette délocalisation devait se produire, le Japon deviendrait en grande partie une friche stérile.

Une ''vague'' de déchets hautement radioactifs se dirigerait vers la côte ouest des US

Pour les japonais, la catastrophe de Fukushima représente une disparition complète de leur nation, alors que pratiquement rien n'est fait pour contenir les milliers de barres de combustible exposées qui pourraient exploser avec la chute du réacteur 4. Mais les conséquences de tout ceci ne sont pas limitées seulement au Japon, car le reste du monde, y compris les US, supporteront le poids de cette bombe nucléaire aussi. Nous souffrons déjà, en fait, des conséquences de cette guerre nucléaire qui n'est pas une guerre.

À la fin de l'année dernière, par exemple, il a été rapporté que des officiels américains ont ordonné à TEPCO de relâcher 10 millions de litres de déchets radioactifs dans l'océan Pacifique. Aujourd'hui, selon The Intel Hub, ces déchets arriveront bientôt sur les grèves de la côte ouest, à l'insu de millions d'américains vivant dans cette région, qui y seront exposés.

Cette nouvelle ''vague'' de radiations est, bien sûr, en supplément de vagues plus anciennes qui ont déjà tué des milliers de gens, beaucoup d'entre eux étant des enfants, et provoqué une augmentation considérable de cas de cancers. Et avec le temps de plus en plus de gens vivant en Amérique vont commencer à développer des maladies chroniques en résultat d'un empoisonnement perpétuel par Fukushima et beaucoup mourront, alors que les médias de masse restent volontairement silencieux sur le problème.

Et le gouvernement fédéral a toujours su que la catastrophe devenait la plus mondialement sévère de l'histoire, comme il l'a été prouvé par la récente demande d'une loi sur la liberté de l'information. Non seulement les autorités fédérales sont conscientes des extrêmes dangers venant de Fukushima depuis les premiers jours, mais elles ont aussi orchestré des campagnes de désinformation pour garder les américains et le reste du monde dans l'obscurité au sujet de la vérité.

Comme ni les US ni les gouvernements japonais semblent vouloir vraiment gérer Fukushima, et en particulier la condition du réacteur 4, NaturalNews en appelle aux Nations-Unies pour mener une action rapide. Une nouvelle pétition presse les NU d'organiser un sommet sur la sécurité nucléaire pour s'occuper du problème du réacteur 4, et établir aussi une équipe indépendante d'évaluation pour le stabiliser et empêcher son combustible de détruire potentiellement toute vie sur terre.

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Voici la réaction de Kna à la fermeture du compte d'Ayumi (Tokyo Brown Tabby) que je vous ai traduit d'Ultraman l'autre jour, avec des extraits des vidéos d'Alex :


Chiens de garde au travail - Watchdogs at work par kna60

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Banri Kaieda dit que Naoto Kan, alors premier ministre, ne pouvait se décider à déclarer une urgence nucléaire sans connaître les ''bases juridiques''

….(soupir).

La commission indépendante d'investigation sur l'accident nucléaire de Fukushima mise en place par la Diète a appelé le 17 mai Banri Kaieda en tant que témoin.

Kaieda était ministre de l'économie et supervisait la NISA quand l'accident s'est produit. Après avoir perdu les élections du Parti Démocratique du Japon au profit de Yoshihiko Noda en août l'année dernière, grâce en partie à NHK, il a gardé profil bas à la différence de Naoto Kan (qui a participé à un blitz médiatique pour diffuser sa version de l'accident), de Yukio Edano (devenu rapidement ministre de l'économie) ou de Goshi Hosono (qui avait été promu d'assistant personnel de Kan à ministre responsable de l'accident nucléaire et ensuite ministre de l'environnement).

L'audition a duré deux heures et demies, et les médias ont recueilli différents aspects de son témoignage. Donc, à partir de plusieurs journaux et NHK, voici ce que Kaieda avait à dire sur les premiers jours du pire accident nucléaire japonais. C'est le Nikkei Shinbun qui a couvert le plus l'audition. (c'est moi qui souligne)

D'après le Nikkei Shinbun (17 mai 2012) :

  • Selon la loi sur les mesures spéciales relatives à la préparation à une urgence nucléaire, TEPCO a notifié le ministère de l'économie à 16h45 le 11 mars, après la perte du courant au réacteur 1 en raison du tsunami. Kaieda, en tant que ministre de l'économie, a demandé au premier ministre d'alors, Kan, de déclarer une situation d'urgence nucléaire et de mettre en place un quartier général de réponse aux urgences nucléaires. Mais il a fallu attendre jusqu'à 19h passées pour que Kan déclare la situation d'urgence.
  • Kaieda a dit ''Il a fallu beaucoup de temps pour obtenir l'accord de M. Kan [pour déclarer l'urgence et mettre en place le QG de réponse aux urgences nucléaires]'' parce que Kan devait avoir satisfait à des conditions telles que la situation des réacteurs et les bases juridiques adéquates [déclaration, etc.].
  • À propos de l'injection d'eau de mer pour refroidir les réacteurs, Kaieda a dit que M. Kan avait exprimé son inquiétude d'une possible recriticité due à l'injection d'eau de mer.
  • Kaieda sentait que TEPCO ne démarrait pas l'injection d'eau de mer immédiatement parce que l'exploitant hésitait à démanteler les réacteurs. [Si vous versez de l'eau de mer dans un réacteur, il ne peut plus fonctionner ensuite.]
  • Kaieda a reçu un appel téléphonique en fin de nuit le 14 mars de Masataka Shimizu, le président de TEPCO à ce moment-là, qui a dit à Kaieda qu'il aimerait évacuer les ouvriers de Fuku I vers Fuku II (Daini). Kaienda a interprété l'appel comme si c'était un ''retrait total''.
  • Kaieda a souligné qu'il pensait ''que c'était une grave erreur'' de la part de Kan de s'enfermer dans son bureau au 5ème étage de la résidence officielle du premier ministre. Le centre de contrôle des risques [pour l'accident nucléaire] se trouvait au sous-sol.
  • Kaieda a pensé qu'ils jouaient au jeu du téléphone entre la résidence du PM, le QG de TEPCO et la centrale de Fukushima.
D'après le Yomiuri Shinbun :
  • Kaieda a demandé à Kan de déclarer une situation d'urgence nucléaire et d'installer un QG de réponse aux urgences nucléaires, mais Kan a demandé ''sur quelle base ?'' Donc le secrétaire du cabinet Edano et les assistants du PM [incluant sans aucun doute Goshi Hosono] ont du se pencher sur les lois et règlements afférents. Entre-temps, Kan faisait d'autres choses comme assister à une réunion avec les dirigeants du parti d'opposition.
D'après NHK :
  • Concernant le retard pour dégazer afin d'abaisser la pression à l'intérieur de l'enceinte de confinement [du réacteur 1], Kaieda a dit qu'il pensait TEPCO hésitant, parce que la société voulait minimiser l'accident.
Je ne connaissais pas la raison pour le retard à déclarer une urgence nucléaire. Je ne savais pas pour la proposition de TEPCO d'évacuer les ouvriers vers Fuku II. Quand à l'injection d'eau de mer (ou dans le cas présent, de n'importe quelle eau) elle pouvait être difficile à cause de l'augmentation de pression à l'intérieur du RPV.

Deux points intéressants :

Il n'y a eu personne capable de dire au premier ministre d'alors, ''Premier ministre, faites-le'', quand Kan a perdu le temps de tout le monde en voulant connaître les bases juridiques pour déclarer une urgence nucléaire. Au lieu de cela, Kan a insisté pour connaître les bases juridiques et Edano (et sans doute Hosono) est allé consulter les informations pour le PM quand chaque seconde comptait. Pas vraiment une image d'un dirigeant résolu comme Kan se dépeint lui-même.

''Le retrait total'' de TEPCO était ce que pensait Kaieda, et pas forcément ce que le président Shimizu de TEPCO lui avait dit. Il n'a pas dit à Kaieda qu'il voulait un retrait total, mais comme il n'a pas dit non plus à Kaieda que c'était un retrait partiel, dans l'esprit de Kaieda c'était un ''retrait total''.

Le 27 mai ce sera au tour d'Edano de comparaître comme témoin. Goshi Hosono sera interviewé par la commission le 19 mai, mais ce sera fermé au public, selon le Mainichi (18 mai). Hosono dit qu'il a demandé une audition publique, mais la commission a dit non, parce que Hosono n'était pas dans une position à prendre une décision quand l'accident a démarré. (Hein?)
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Fukushima Diary

Le gouvernement japonais se venge sur les habitants en faisant des coupures de courant

Le gouvernement japonais a demandé à toutes les compagnies d'électricité d'Hokkaido, de Kansai (Kepco), de Shikoku et de Kyushu de démarrer des coupures de courant pendant deux heures tous les jours.

On ne sait pas à partir de quand.

Du colza muté qui ressemble à une nouvelle variété de plante 
Du colza, peut-être ?
Du colza avec de nouveaux organes différents de la fleur ou de la feuille. À l'intérieur, c'est vide.

7 commentaires:

  1. C'est juste que je ne vois aucun commentaires..
    cette destruction est pourtant évidente..
    RIEN dans les poubelles TV,rien ....
    Mourir réactif serais une source d'énergie sans le savoir..

    merci au blog et aussi à tout ceux que comme un bandit je visite et qui sont une référence de gentillesse..

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  2. ...comme un bandit je visite et qui sont une référence de gentillesse...
    Cher Hélios,merci pour tout ce partage,
    le coeur a ses raisons...
    jp31

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  3. Chez moi j'ai un choux brocolie qui à la même forme... je l'ai planté au primptemps 2011, et je l'ai laisser monter en fleur, et il est toujours là... Je vais l'appellé "Choucouchima"

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  4. Super video Kna, je l'ai recopié, on ne sais jamais...

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  5. Merci KNA t'inquiète!!! je diffuse sans modération,ne t'en fait pas la France va se réveiller de son coma!!!!!!!Courage, j'ai beaucoup de compassion pour tous les Japonais!!!!!!!!

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  6. On a une ministre de l'écologie qui, avec un DEA (bac +5) en géographie, a déclaré dans un journal télévisé que le Japon étant dans l'hémisphère sud (sic !) il n'y avait rien à craindre en France !
    Help !

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