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samedi 12 mai 2012

Japon, 12 mai 2012


Les îles Mariannes du nord* veulent bien accepter de stocker les débris de la catastrophe

* https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Mariannes_du_Nord

Le Jiji Tsushin rapporte que Froilan Tenorio, ancien gouverneur des îles Mariannes du nord et actuel représentant au Commonwealth de ces îles, a offert de laisser une des îles au gouvernement japonais pour stocker les débris de la catastrophe de Tohoku. M. Froilan Tenorio est vu dans une vidéo parlant de son échec à construire un casino sur l'île de Saipan.

Jiji Tsushin (résumé), 11 mai 2012 :

Ce représentant a offert une île inhabitée, celle de Pagan, mais le ministère de l'environnement japonais a dit que c'était improbable. L'île a subi une éruption volcanique en 1981, et ses habitants ont dû être évacués.

La loi japonaise sur l'élimination des déchets permet leur exportation uniquement quand il n'est pas possible de les éliminer au Japon et quand les déchets sont recyclés dans le pays destinataire. Le responsable chargé des débris au gouvernement préfectoral de Miyagi a dit, avec un sentiment mitigé, ''Nous apprécions l'offre, mais il est impossible de faire voyager les débris à l'étranger.''



Japon radioactif : toutes les écoles primaires de la ville de Fukushima feront leurs rencontres d'athlétisme en extérieur cette année
Comme si le césium radioactif disparaissait en un an. Il a sûrement disparu de l'esprit des administrateurs et enseignants des écoles et probablement de celui des parents.

La photo provient du Chunichi Shinbun, citant Kyodo News. De jeunes enfants portent des masques pour jouer au ballon, afin d'éviter la poussière.

Japan Times, citant Kyodo News (11 mai 2012) :
FUKUSHIMA – Les 51 écoles primaires municipales de la ville de Fukushima organiseront leurs fêtes sportives en extérieur cette année, débutant samedi, après que les deux-tiers d'entre elles aient été faites en intérieur ou annulées l'année dernière en raison de la crise nucléaire, a déclaré jeudi le bureau d'éducation de la ville.

Toutes les écoles ont décidé que l'événement annuel se fera en extérieur après que des mesures de radiations faites sur le sol des écoles montrent que la quantité avait été réduite grâce aux efforts de décontamination, selon le bureau de l'éducation.

Il n'y a eu que 18 écoles l'année dernière à organiser les événements sportifs en extérieur, onze avaient annulé et 22 s'étaient faits en intérieur par crainte des radiations de la centrale.

Certaines écoles prendront des mesures pour éviter une possible contamination aux élèves en raccourcissant le temps prévu pour les rencontres ou en annulant des jeux qui pourraient obliger les enfants à toucher le sol, comme le tir à la corde, a dit le bureau de l'éducation.

Les écoles organisent habituellement les fêtes sportives en extérieur au printemps ou à l'automne. Mais de nombreuses écoles de la ville avaient reporté les événements à l'automne dernier et toutes les fêtes de printemps s'étaient passées dans des installations couvertes.

Les ''efforts de décontamination'' pour la plus grande partie consistaient l'année dernière à remplacer en une fois la terre superficielle des cours d'école. Dans l'une des zones les plus irradiées de la ville, le district de Watari, la cité a fait l'été dernier une ''décontamination -pilote'' des routes scolaires en nettoyant les caniveaux et en lavant les trottoirs. Le niveau de radiations est descendu d'environ 25 %, de 1,3 à 1,1 microsievert.

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Fukushima Diary montre des photos de colza mutant :



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Gen4 :

Si Tepco baisse le débit, la température augmente ; si Tepco accroît le débit, la contamination augmente

La température relevés sur la partie inférieure de la cuve PCV de l'unité 1F3 de Fukushima-Daiichi vient de franchir, pour la première fois depuis le début de l'année, le palier de 60° C. L'opérateur n'a pas "optimisé" (1) le débit injecté depuis le 1er mars mais il est probable qu'il faille bien qu'il ouvre le robinet un peu plus assez prochainement.

Un pilotage qui s'apparente à un problème de baignoire de CM2

Autrement dit, comment l'opérateur doit-il s'y prendre pour limiter au maximum les débordements et fuites diverses tout en ne dépassant pas une limite fixe de température d'ex-confinement (2) ? S'il ouvre le robinet la température se stabilisera puis tendra à décroître mais le niveau d'eau augmentera en proportion ainsi que la contamination (3) ; s'il referme le robinet alors après un petit délai la température remontera progressivement, indice qu'au moins une partie du combustible se trouve toujours au niveau du confinement dans l'unité n°. 3.

La réponse liquide n'est pourtant pas la seule envisageable !

Depuis que l'opérateur et les autorités Japonaises se sont "enfermés" dans cette réponse, ils ne peuvent maintenant décemment plus reculer sans perdre la face et admettre que le problème était en fait bien plus complexe qu'il ne le semblait initialement. Les Japonais sont débordés de tous côtés : les sous-sols fuient en permanence vers l'océan, des travaux pharaoniques sont d'ailleurs prévus afin de tenter de limiter les dégâts créés jour après jour dans la mer ; côté piscines, la situation n'est guère plus réjouissante : la folie absolue consistant à placer ces dernières en partie supérieure de bâtiment démontre ici sa parfaite incohérence, à la fois dans les problèmes de circulation d'eau - encore des fuites - et de fragilisation des étages supérieurs par les explosions laissant craindre une "deuxième mi-temps" encore plus apocalyptique que la première.

Des projets alternatifs existaient et existent encore mais les Japonais sont prisonniers de leurs contradictions

Premièrement, l'énorme inventaire radioactif de Fukushima "pèse" probablement des milliers de fois celui d'une "petite" bombe "H" qui, intelligemment et rapidement utilisée, aurait permis de brûler - oui, d'éliminer par très haute température - une bonne partie de cet inventaire qui n'a pas fini d'empoisonner le Japon et, bien au-delà, le monde entier. Aujourd'hui, l'essentiel de l'inventaire radioactif en cœur est probablement "distribué" et ce qui reste "en réserve" le sera probablement au fil du temps.

Deuxièmement, si cette réponse peut encore sembler subjectivement disproportionnée même si elle ne l'est absolument pas sur le froid plan des faits, d'autres projets existent consistant par exemple à enfermer les confinements ainsi que les piscines dans des milieux solides aussi étanches que possibles aux radiations, selon le même principe que ce qui avait été utilisé lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986 (sable, argile, borax, dolomite, terre, plomb). Au-dessus, un ou plusieurs confinements "à la Novarka" (4) et puis du temps... beaucoup de temps !


Le problème de l'eau radioactive va persister pour des décennies
A défaut d'avoir pris à temps le taureau par les cornes, les Japonais vont prochainement faire la connaissance de tout ce qui a fait le charme de la région de Tchernobyl il y a une vingtaine d'années, la contamination des nappes phréatiques, d'énormes surfaces maritimes et le problème de la densité de population élevée au Japon en plus. A force de regarder ailleurs, la société Japonaise va finir par s'autodétruire ou migrer - pour ceux qui peuvent se le permettre - vers des lieux plus accueillants. L'apparition des premiers problèmes sanitaires importants provoquera une prise de conscience - bien tardive - que la radioactivité n'est effectivement pas dangereuse "dans l'immédiat", comme le répètent fort habilement les autorités Japonaises depuis le début de la crise nucléaire.

(1) Tepco ne dispose que de deux moyens d'action très limités sur la catastrophe : le débit d'eau injectée et le contrôle de "l'information"
(2) Donnée très subjective : les confinements sont au moins partiellement percés par le combustible donc au moins une partie ne s'y trouve plus ; dès lors, pourquoi se borner à estimer la température de ce dernier à un endroit où il n'a guère plus de chance de s'y trouver ?
(3) Par débordement de manière accidentelle mais également de manière permanente par des fuites et infiltrations
(4) Spin-Off Vinci-Bouygues prenant en charge sur le plan technique l'édification du sarcophage de Tchernobyl II

3 commentaires:

  1. Et on les fout en taule quand, les gens de tepco,et ceux qui les confirment, on les pend ou on attend qu'ils explosent tout seuls ?
    Pacifiquement, comme eux, en douceur et musique. Mais sans enfants.

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  2. bonsoir,hormis le fait que cette catastrophe n est toujours pas geree au niveau mondiale comme etant la "seule" priorite absolus avant toutes les autres actuellements (mon avis)
    juste dire que je ne comprend absoluement pas pourquoi les decideurs on "decidé" apparement de dispatcher et diluer donc les effidients radioactifs dans tout le pays ,alors que le bon sens dans l etat actuels de la centrale et de ces abords sans doute condamné a toutes vie pour des milliers d annees (les quelque km adossé au site tout au moin)serais de justement tout stocker dans cette zone là,et ainsi
    reunir tout cela en un seul point (peut etre gerable dans l avenir avec d autre technologie)
    et eviter la contamination suplementaire des site et population du reste du pays...
    pas compris là,,vraiment,,mais qu est ce qu ils "fichent"
    ont ils perdus la tete ,c est a ce demander ;je trouve,
    ou alors la verite est "ailleurs"une fois de plus
    ma le bon sens a faire accepter aux villes eloignees de ce faire contaminees par "solidarite patriotique"honneur et tralala avec
    fukushima est je trouve plutot disont un peu tres c'n ,,non?!
    alors que ils existe cette zone d exclusion absolue autour de la centrale qui serais toute designee

    pas compris là vraiment
    mais bon..;;
    m etonne plus de rien sur cette planete de "f.u"
    bien a vous
    au revoir
    tieri.
    mais bon

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  3. mais bon (heuuu,pas vu)
    tieri

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