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jeudi 22 mars 2012

Japon, 22 mars 2012


Iori Mochizuki parle des difficultés des japonais, étranglés entre leur mode de vie social et les dangers consécutifs à la catastrophe (traduction partagée avec Jeep, du blog aweb2u, un site qui se centre sur les problèmes humains au Japon ou à Tchernobyl)



Femme et enfants emprisonnés

J'aimerais commencer par la définition des termes.
Moi: Je suis émotionnellement neutre. Je ne vise à critiquer personne, sauf Tepco et le gouvernement japonais.
Le Japonais: personne vivant au Japon, indépendamment de son type d'ADN.

Les survivants sont sous pression. Le style de vie social japonais fait qu'ils sont en train de se tuer.

Femme (ou mari) emprisonnée et enfants.

Dans une famille où le mari travaille dans une entreprise et que la femme reste au foyer pour s'occuper des enfants, de plus en plus d'épouses et d'enfants se sentent comme emprisonnés.

Dans ces familles typiques, ce sont les maris qui ont le plus souvent le contrôle sur les finances. Cependant, du fait qu'ils passent presque toute la journée au travail, il ont tendance à avoir un esprit collectif. Surtout quand ils travaillent pour une société japonaise typique, ils ne sont pas autorisés à accorder la priorité aux questions de santé, de vie privée, ou même de famille. Même lorsque l'entreprise ne fait aucun bénéfice, les travailleurs japonais sont tenus de tout consacrer au travail. Après le 11 mars, une grande partie des travailleurs des entreprises a été forcée de s'exposer pour se rendre au travail.

Dans cette culture, « être la cause d'un trouble pour les autres » est considéré comme le pire tabou. Même s'ils ont 39 de fièvre ou un enfant malade, ce qui cause un quelconque souci à l'entreprise, il ne va pas de soi de passer un appel téléphonique au malade ou d'arriver au travail après l'envoi de leur enfant à l'hôpital. Pas besoin de préciser que le rayonnement ne fait pas exception. Le rayonnement est toujours considéré comme un problème «imaginaire». Parler de rayonnement c'est comme parler d'OVNIS.

D'un autre côté, les femmes au foyer ont plus de temps. Parce que l'infrastructure Internet est bien développée au Japon, elles peuvent accéder à une information diversifiée.

Depuis le 11 mars, les seules sources pour obtenir des informations correctes sont les sites de réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook ou Mixi. Les choses ont changé le 11/03/2011. Juste après la catastrophe, NHK, TBS, et autres chaînes de télévision ont diffusé leurs programmes d'information sur l'Internet, comme Ustream. Normalement NHK oblige à payer des frais mensuels. Ce fut leur ''bonne action'' de fournir les nouvelles à ceux qui n'avaient pas de contrat avec NHK. Sur ces sites tels que Ustream, vous pouvez parler à d'autres spectateurs en utilisant le service de Twitter. Les téléspectateurs ont donc échangé des informations en direct, parallèlement aux rapports de la catastrophe non-stop des médias de masse. Fusion, explosion de l'usine d'uranium appauvri à Chiba, ces informations ont été diffusées sur Twitter pendant plusieurs mois avant d'être rapportées par les médias de masse.

Les épouses à la maison ont appris à recueillir des informations grâce aux connaissances accumulées sur Internet et ont compris qu'elles devaient évacuer pour sauver leurs enfants. Maintenant, ces femmes au foyer japonaises sont les personnes les plus au fait de la physique dans le monde.
Après la dissimulation historique du gouvernement japonais, elles ne font plus confiance aux annonces officielles.

Le gouvernement mesure le rayonnement contenu dans les aliments, mais les données ne sont pas fiables.

Le gouvernement mesure le rayonnement, mais c'est seulement celui du césium, les nucléides bêta comme le strontium ou le tritium, et les nucléides alpha comme le plutonium ou l'uranium sont ignorés.
La limite de sécurité sanitaire des aliments est établie pour protéger les producteurs d'aliments, et non les consommateurs.

Connaissant l'histoire de pollutions passées, ils sont conscients que le gouvernement japonais n'indemnisera pas les victimes.

Les enfants sont contraints de manger à la cantine scolaire, lait ou champignons compris, et la mesure du rayonnement est pleine de défauts.

Cependant, quand une femme parle à son mari d'évacuer, le mari devient hystérique. Il décline la proposition de sa femme pour des raisons financières, telles que le travail, l'hypothèque de la maison, le coût de l'éducation etc. Puis la femme lui propose d'évacuer seulement avec les enfants. Le maris refuse encore pour des raisons financières, telles que le coût de la vie une fois séparés. Sans oublier que si elles ont un cancer et sont hospitalisées, cela coûterait plus cher que de vivre séparés. Le fait est que ce n'est qu'un prétexte pour l'homme de refuser l'évacuation.

En essayant de persuader leurs maris, les femmes arrivent à une conclusion. Le mari ne veut pas être séparé de sa femme. Un jugement rapide dirait qu'il ne l'aime pas. S'ils aimaient leurs femmes, ils devraient évacuer dès que possible. C'est de la dépendance. Ces maris dépendent de leurs épouses comme un fils dépend de sa mère. Ceci ressemble à ce qu'on appelle le complexe matriarcal.
Même si la femme parvient à évacuer avec ses enfants, les rôles familiaux sont échangés. La femme joue le rôle de l'homme. Le mari joue le rôle de la (mauvaise) femme, il est, en d'autres mots, possédé par sa propre personnalité féminine intérieure. En cas de divorce, la femme souffrira de la pauvreté et l'enfant sera renvoyé dans la zone contaminée. La situation juridique actuelle du Japon ne donnera pas à la mère évacuée le droit de prendre en charge son enfant. Elle sera plus facilement considérée comme mentalement instable. C'est la façon qu'ont les maris d'exercer financièrement des pressions sur leurs épouses. Après avoir répété cela un certain nombre de fois, le mari trouve parfois une autre femme pour remplacer la sienne et aussi sa mère.

Quand le mari est un « homme au foyer» et que la femme travaille à l'extérieur, c'est le contraire qui se produit.

Jeune génération emprisonnée
Ce n'est pas seulement le mari qui est dépendant. La génération des parents (dans la soixantaine) dépend également de la génération de ses propres enfants (qui ont dans la quarantaine).
La génération des parents attaque celle de ses propres enfants concernant l'évacuation.
Les personnes âgées, en particulier au-dessus de 60 ans, ont été formées à accepter la propagande sans la remettre en cause. Elles ne sont pas familières de l'Internet non plus,elles sont donc isolées en termes d'information. La plupart du temps leurs sources se résume à deux, NHK, et le journal Yomiuri. (Parfois, c'est Asahi ou Sankei etc. Ils sont très semblables.) Elles croient que la situation japonaise est sûre, que Fukushima est terminé.

Elles ne peuvent pas comprendre pourquoi leurs enfants (qui ont 40, 30 ou 20 ans) évacuent. Elles pourraient évacuer aussi mais comme elles pensent en terme de « terre natale », elles considèrent leurs propres enfants comme des ''traîtres''. Elles se sentent même blessées si leurs enfants les laissent en arrière, elles font pression sur eux. Elles essaient d'attaquer verbalement les renégats, en les traitant de paranoïaques ou d'égoïstes. Si c'est une femme qui laisse son mari à Tokyo, comme dans le cas ci-dessus, elles l'appellent femme déloyale. Ne connaissant pas le risque des radiations pour les enfants, elles la qualifient même de mère maltraitante si elle évacue avec son enfant.

La plupart des personnes évacuées n'ont pas confiance dans ce qu'elles font. Elles sont pleines de doute envers elles-mêmes. Ce n'est pas étrange, car le monde est plein de propagande. Elles ont décidé de partir uniquement sur la base de leur intuition et de l'information sur l'Internet. Pour certaines personnes, Internet ressemble toujours à un endroit plein de mensonges et de fraudes. Elles ne peuvent pas être sûres à 100%, de ce qu'elles ont appris à partir d'Internet. Les propos très durs de leurs propres parents vont donc nuire à la génération des enfants et rendre leur vie d'évacués encore plus difficile, sans parler des problèmes financiers.




Tokyo Shinbun : ''la préfecture de Fukushima a effacé les messages de SPEEDI''

C'est tout simplement incroyable.

Le Tokyo Shinbun rapporte qu'un responsable anonyme du gouvernement préfectoral de Fukushima a effacé les messages reçus entre le 11 et le 15 mars 2011 qui contenaient les simulations de SPEEDI.


Pour quelle raison ? Parce que, comme le déclare ce responsable,
  1. Il n'a pas remarqué qu'il y avaient ces messages-là ;
  2. Les messages prenaient trop de place dans l'ordinateur.
Cela aurait pu être des excuses plausibles au début des années 90. Je pense qu'il est possible que le gouvernement préfectoral de Fukushima utilise toujours Windows 3.1 sur un PC autonome, une connexion internet à distance et un disque dur avec une faible mémoire.


Si ce n'est pas le cas, il est curieux que le responsable s'en tire avec ce qu'il a dit.

D'après le Tokyo Shinbun (21 mars 2012) :
La préfecture de Fukushima a effacé les données de simulation de dispersion reçues pendant les cinq jours ayant suivi l'accident

Le gouvernement préfectoral de Fukushima possédait des messages pour les données de simulation de la dispersion des matériaux radioactifs en provenance de l'accident de la centrale nucléaire depuis la soirée du 11 mars 2011, mais les a perdues au matin du 15 mars, a découvert notre journaliste en parlant avec les personnes impliquées. Il y a eu des explosions aux réacteurs 1, 3 et 4 pendant ces cinq jours, mais le gouvernement préfectoral n'a pas montré les données de simulation aux municipalités autour de la centrale. La personne chargée de ce secteur dit, ''Les données prenaient trop d'espace, je les ai donc effacées.''

Le centre technologique de sécurité nucléaire de Tokyo est chargé par le ministère de l'éducation du fonctionnement de SPEEDI qui prédit la dispersion des matériaux radioactifs. Selon le centre, après instruction du ministère, la simulation a démarré le jour de la catastrophe à 16h40 le 11 mars en supposant que de l'iode radioactif était relâché de la centrale au rythme d'1 becquerel par heure. Le centre a envoyé toutes les heures les données de simulation au ministère et à la NISA.

Les données devaient être envoyées au centre hors site d'Okuma-machi à Fukushima et au gouvernement préfectoral de Fukushima, mais les lignes spécifiques ont été détruites dans le séisme/tsunami et le centre ne pouvait envoyer ces données.
Ils ont pourtant découvert qu'ils pouvaient les envoyer par messagerie électronique. Tard dans la nuit du 11 mars, à la demande du centre de surveillance de la radioactivité de l'environnement de Fukushima situé près du centre hors site, le centre de technologie de sécurité nucléaire envoya les images graphiques de la simulation. Le centre commença à les envoyer au quartier général des réponses aux catastrophes de la préfecture de Fukushima au milieu de la nuit du 12 mars et poursuivit l'envoi toutes les heures des mises à jours.

La personne responsable au gouvernement préfectoral de Fukushima dit cependant qu'elle n'a pas remarqué les emails avant le matin du 15 mars et qu'elle les a effacés.

Le gouvernement préfectoral de Fukushima a décidé que ''la simulation n'a pas d'utilité'', et n'a jamais publié les données envoyées ni averti les municipalités.

Par ailleurs, le gouvernement préfectoral a reçu une simulation de la dispersion par fax de la NISA à environ 10h30 le 13 mars 2011. Comme les données étaient entre le 12 et le 13 mars au petit matin, le gouvernement ne les a pas publiées comme étant des ''données passées et peu précises''.

L'officiel responsable a expliqué, ''Les données étaient pour un rayon de 20 km et les habitants à l'intérieur de ce rayon avaient déjà évacué. Les données auraient dû être publiées par le gouvernement national. Mais en résultat de la non-divulgation, les habitants ont été exposés aux radiations et cela fut le cas. Nous aurions dû le leur faire savoir plus tôt.''

En plus de la simulation de SPEEDI du ministère de l'éducation, la préfecture de Fukushima possédait aussi celle de la NISA et de TEPCO par fax. Le gouvernement préfectoral de Fukushima a choisi de toutes les ignorer et a commencé à se plaindre tout haut du manque d'information.
Il est également incroyable que le responsable officiel continue à travailler au gouvernement de Fukushima au lieu d'être jeté en prison.

Bon, j'oublie toujours que le premier ministre Noda a préalablement disculpé quiconque de tout blâme ou responsabilité au sujet de l'accident nucléaire.

Il m'est difficile de croire que la préfecture de Fukushima n'était pas au courant des emails qui contenaient les données de SPEEDI. Du tellurium-132 était détecté à Namie-machi, Okuma-machi et Minami Soma depuis le début de la matinée jusqu'au début de l'après-midi du 12 mars, bien avant que TEPCO tente de dégazer et que le réacteur 1 n'explose. L'entité qui a mesuré le tellurium, je pense, a été la préfecture de Fukushima. S'ils étaient dans le noir comme ils l'ont déclaré, que faisaient-ils le matin du 12 mars à ramasser des poussières pour en tester les matériaux radioactifs ?


Dans la série ''on en apprend tous les jours'' : Le centre hors site de Fukushima ne possédait même pas de carte montrant les zones extérieures au rayon de 10 km depuis la centrale

Le Tokyo Shinbun présente un autre reportage incroyable et irréel sur la manière dont a fonctionné le gouvernement japonais (ou plutôt n'a pas fonctionné) durant les 5 premiers jours qui ont suivi l'accident de la centrale.

Vous venez de découvrir (ci-dessus) que la préfecture de Fukushima a effacé les emails des graphiques de simulation de SPEEDI. Maintenant vous allez en apprendre d'autres sur les centres hors site.

Les centres hors site sont situés près des centrales nucléaires, normalement pas à plus de 10 km de la centrale. Il y en a 16 au Japon, et en cas d'urgence nucléaire ces centres agissent comme quartier général de réponse à la catastrophe nucléaire.

La centrale de Fukushima en possède un, à 5 km à l'ouest, à Okuma-machi. Les responsables et l'équipe de service du centre d'Okuma-machi se sont enfuis du centre le 15 mars en raison du taux de radiations qui avait grimpé jusqu'à 1 millisievert/heure, laissant les maires des villes des zones touchées se débrouiller tout seuls sans aucune information concrète en provenance du centre hors site.

Il n'y a pas que cela. L'article du Tokyo Shinbun dit que le centre hors site d'Okuma-machi ne possédait même pas de carte couvrant les zones extérieures au rayon de 10 km depuis la centrale. La NISA ne possède pas le plan correspondant aux centres avec des cartes au-delà du rayon de 10 km, parce qu'aucune décision formelle n'a été prise pour réviser le zonage des urgences nucléaires.

Les bureaucrates restent des bureaucrates, quoiqu'il arrive. Surtout la variété japonaise. Le pire accident nucléaire ne les changera probablement même pas.

Tokyo Shinbun (22 mars ; le lien ne va pas durer longtemps, c'est moi qui souligne)

Le centre hors site de la centrale nucléaire ne possède pas de cartes de l'extérieur du rayon des 10 km, même pas aujourd'hui
Il n'existe toujours pas de cartes détaillées montrant les zones extérieures aux 10 km depuis les centrales nucléaires pour les 16 centres hors site de la nation qui agissent en tant que quartier général dans le cas d'un accident nucléaire. Lors de l'accident de Fukushima, la zone d'évacuation avait été étendue à un rayon de 20 km le deuxième jour de l'accident. Mais comme il n'y avait pas de carte, cela a pris trop de temps pour déterminer quels résidents évacuer. Des changements drastiques sont nécessaires pour les centres hors site y compris leurs emplacements, situés trop près des centrales nucléaires. Un an après l'accident, ils ne possèdent toujours pas de cartes décentes.

Shunichi Kuroki de la NISA revient sur les premiers jours de l'accident. ''Il n'y a pas de carte ! avons-nous paniqué. Quelqu'un a finalement trouvé une carte quelque part et a commencé à dessiner des lignes dessus.'' Kuroki se trouvait au centre hors site de Fukushima le 12 mars quand l'explosion d'hydrogène a fait sauter le bâtiment du réacteur 1 et la zone d'évacuation est passéed' un rayon de 10 à 20 km depuis la centrale.

Le système actuel déclare la zone en dedans d'un rayon entre 8 et 10 km comme zone planifiée d'urgence (emergency planning zone, EPZ) et un plan d'évacuation pour la zone devrait exister.


L'accident nucléaire réel a touché pourtant des zones beaucoup plus étendues. Même en voulant indiquer aux municipalités l'expansion de la zone d'évacuation pour des régions à l'intérieur d'un rayon de 20 km, le plan d'évacuation et la carte détaillée n'existaient que pour les régions à l'intérieur du rayon de 10 km. Sans carte, il a fallu trop de temps pour assigner correctement les districts à évacuer.
Dans son rapport provisoire, la commission d'enquête sur l'accident mise en place par le gouvernement critique sévèrement les responsables du centre hors site. ''les gens responsables de l'évacuation des habitants ne pouvaient identifier les régions d'évacuation et ne pouvaient répondre aux demandes des municipalités touchées.''

En s'appuyant sur cette expérience, un comité d'experts de la commission de sécurité nucléaire a décidé de désigner les régions à l'intérieur d'un rayon de 5 km 'zone d'action de précaution', et les régions à l'intérieur d'un rayon de 30 km 'zone planifiée d'action de protection urgente' où les habitants évacueraient selon les niveaux de radiations.

Il y a 6 ans, la NISA pressait la commission de sécurité nucléaire de renoncer à une expansion de ces zones.

Mais le programme d'équipement des centres hors site de ces cartes n'est pas rapide. À notre question, un responsable de la NISA a dit, ''Nous n'avons pas contrôlé chaque centre individuellement, mais il n'y a pas de carte de l'extérieur des zones planifiées d'urgence.''

Il a dit que c'était parce que les nouvelles directives pour la prévention des catastrophes n'avaient toujours pas été formellement approuvées, et qu'ils allaient attendre pour voir où pencherait les avis avant de décider quelles zones les cartes couvriraient.

Il n'y a que deux réacteurs en fonction à l'heure actuelle au Japon. Mais même quand les réacteurs sont stoppés, il y a une possibilité d'accident sévère comme au réacteur 4 de Fukushima si les systèmes de refroidissement sont défaillants.

Si un réacteur nucléaire a de nouveau un problème au Japon, les bureaucrates du gouvernement national continueront à couper les cheveux en quatre. Aucun doute là-dessus.

7 commentaires:

  1. démoralisant, de plus en plus... Je plains vraiment les Japonais.

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  2. Bonsoir,

    Si la piscine du réacteur n°4 s'effondre (à cause d'un nouveau puissant séisme, assorti ou non d'un tsunami, d'une nouvelle explosion du réacteur voisin en raison d'un incident de criticité, d'une grosse tornade, d'un attentat...), c'est tout le nord du Japon qui devra être évacué, y compris Tokyo et ses 35 millions d'habitants, et tout l'hémisphère nord de la Terre sera contaminé.
    Alors, l'incurie des fonctionnaires chargés du problème il y a un an (et aujourd'hui encore) nous paraîtra chose bien insignifiante.

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