Bistro Bar Blog

vendredi 30 décembre 2011

Japon, 30 décembre

Ultraman souffre toujours beaucoup de sa sciatique, qui proviendrait selon lui des longues heures quotidiennes de station assise devant son écran depuis le 11 mars. Il demande dans un article hors sujet des conseils divers pour estomper la douleur. Je compatis...
Une autre fuite à la centrale, sauvée (probablement) par du ruban adhésif

Maintenant que l'accident est officiellement ''terminé'', la centrale prend des airs d'endroit déserté, abandonné où une maintenance occasionnelle est faite à l'aide du tout-puissant ruban adhésif. (je n'ai rien contre le ruban adhésif)

Un ouvrier de TEPCO a trouvé une fuite sur un tuyau de Kanaflex près de l'installation d'osmose inverse (qui fait partie du procédé de désalinisation) pendant une inspection de routine dans le coin. L'eau n'était pas radioactive, car c'était de l'eau filtrée provenant de la rivière voisine que TEPCO mélange avec l'eau traitée avant d'être réinjectée dans les réacteurs pour les refroidir. La fuite a été bouchée avec du ruban adhésif, mais la fuite n'a pas cessé complètement (une goutte toutes les deux minutes, selon le communiqué de presse de TEPCO du 29 décembre). TEPCO prévoit de remplacer le tuyau.(Je l'espère)





On dirait un trou d'aiguille. En passant, il y a apparemment un certain nombre de trous d'aiguilles sur toute la longueur des tuyaux qui composent le système d'injection d'eau. Certains dûs à un problème de qualité, mais de nombreux autres sont dûs à une mauvaise herbe. (Imperata cylindrica L., Imperata cylindrica, appelée Japanese Blood Grass (herbe de sang japonaise), Baron Rouge, impérata cylindrique, paille de dys ou encore paillote, est une espèce de vivace herbacée de la famille des Poaceae, WIKI )
L'herbe est passée à travers les tuyaux de Kanaflex pendant sa pousse d'été ; maintenant c'est l'hiver et les plantes se sont desséchées et sont mortes, en débouchant les trous qu'elles avaient fait et causant de petites fuites un peu partout. Une plante robuste.
Je suppose que la NISA et TEPCO n'avaient pas imaginé ça. 


Un rapport d'une organisation météorologique mondiale parle d'une deuxième explosion du réacteur 3 le 15 mars

Le rapport a été écrit par le CRSM de Pékin.

CRSM veut dire ''Centre régional spécialisé en météorologie'', et il y en a 8 autour du monde. Les CRSM fonctionnent sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM) et sont ''prêts en tout temps à fournir des simulations informatisées hautement spécialisées qui prédisent à long terme un mouvement de radioactivité dans l'atmosphère''. Pour plus d'infos, allez sur la page de l'OMM. (http://www.wmo.int/pages/prog/www/DPFSERA/EmergencyResp.html)

Un rapport spécifique, intitulé ''Rapport sommaire du CRSM de Pékin sur la réponse d'urgence concernant l'accident nucléaire de Fukushima'', a été présenté à l'équipe d'experts de CBS sur les activités de réponse d'urgence nucléaire à Vienne en Autriche entre le 31 octobre et le 4 novembre. Dans ce rapport, en page 8, CRSM Pékin dit :

Le 15 mars, une explosion a été entendue dans l'unité 2 qui a endommagé le système de dépressurisation, entraînant des fuites d'eau de refroidissement radioactive. Peu de temps après, l'unité 4 a été endommagée par une explosion et une grande quantité de matériaux radioactifs a été relâchée dans l'atmosphère. A 11 h (heure standard du Japon) le 15 mars, l'unité 3 ''explora''une deuxième fois (en anglais, ce devrait être le mot ''explosed'', avec un ''s'', mais il y a une faute malencontreuse de frappe qui a donné le mot ''explored'', qui signifie, comme on s'en doute, exploré). A ce moment-là, en raison des vents d'est et des précipitations à et autour de Fukushima, des zones environnantes incluant Tokyo, Nagano, Sendai et autres endroits ont détecté une forte radioactivité, qui concordaient bien avec les résultats de simulation.

Dans le texte, ''explored'' est bien ''exploded'' (explosé). TEPCO ne répertorie qu'un seul événement explosif pour l'unité 3, et cela le 14 mars à 11h01. Où CRSM Pékin a-t-il obtenu les données d'une double explosion du réacteur 3 ? En regardant les pages 2 à 10 du rapport, une demande de l'AIEA pour des données sur l'accident de Fukushima est partie au CRSM Obninsk (Russie), au CRSM Tokyo (Japon) et au CRSM d'autres pays asiatiques mais c'est le CRSM de Pékin qui a pris en charge la synthèse des déclarations.

A la page 2 :
En 2011, le CRSM de Pékin pour la Réponse Environnementale d'Urgence (REU) en Asie, qui est chargé d'organiser les activités d'urgence au sein des CRSM de Pékin, Tokyo et Obninsk et de composer une synthèse des déclarations des REU.

En d'autres mots, la mention d'une deuxième explosion dans le réacteur 3 le 15 mars a dû être faite après consultation du CRSM Tokyo.

Il semble sûr qu'il y a une foule de choses que le gouvernement japonais et TEPCO n'ont pas dit à nous autres gens peu importants.

(Trouvé sur enenews)






Une voiture radioactive émettant plus de 30 microsieverts/h à Musashino en Tokyo a été renvoyée à Fukushima

Le propriétaire de la voiture l'a eue par un ami en juillet et la voiture venait (devinez où) du rayon des 20 km de la ''zone interdite'' de la préfecture de Fukushima.

La ''zone interdite'' de 20 km l'a été officiellement jusqu'en juin et les habitants n'ont pas été autorisés à utiliser leur propre voiture jusqu'à septembre. Officieusement, il y a eu des ''rumeurs'' (i.e. non rapporté dans les médias) pendant l'été comme quoi des gens auraient été embauchés pour aller récupérer des véhicules dans la zone des 20 km. Il y a eu également des ''rumeurs'' de morts soudaines chez des gens qui faisaient exactement cela. L'existence de cette voiture à Musashino est une preuve que ces rapports ont pu être véridiques.

La voiture émettait plus de 30 microsieverts/h de radioactivité sur la calandre et dans le moteur. Dans le périmètre du parking à 1 mètre du sol, la radioactivité de l'air était de 3 microsieverts/h. A en juger de la manière dont la ville a astucieusement présenté la nouvelle, leur dosimètre ne pouvait dépasser les 30 microsieverts/h et le vrai niveau de radioactivité pouvait être bien supérieur.

C'est le 21 décembre qu'un citoyen a finalement alerté la ville pour cette radioactivité sur les roues.

Communiqué du site web de la ville de Musashino :
A propos de l'automobile du parking de Nakacho 2-chome, un habitant nous a signalé le 21 décembre une forte radioactivité. Nous avons mesuré le niveau de radioactivité et confirmé qu'il était élevé. Nous avons donc répondu de la manière suivante :
Nous avons confirmé une radioactivité et avec l'aide de la police municipale de Musashino avons barré la zone après l'avoir sécurisée.
Puis nous avons demandé conseil au gouvernement métropolitain de Tokyo et au gouvernement national. En attendant la réponse, nous avons déplacé la voiture dans le parking souterrain de la mairie, et avons interdit son accès.
Nous avons demandé une assistance pour la décontamination au quartier général pour la réponse aux catastrophes nucléaires du bureau du premier ministre. Comme la radioactivité du véhicule dépassait 30 microsieverts/h, il a été décidé approprié de renvoyer la voiture dans la ''zone interdite'' de la préfecture de Fukushima.
Le matin du 22 décembre, le bureau du premier ministre et TEPCO transporteront le véhicule dans la préfecture de Fukushima et feront une décontamination et une mesure de radioactivité. Si la radioactivité ne descend pas en dessous d'un certain seuil, la voiture ne pourra quitter la ''zone interdite''.
Le propriétaire de la voiture est un habitant de la ville qui dit l'avoir reçue d'un ami en juillet. Il s'est révélé que la voiture circulait dans la ''zone interdite'' avant et après l'accident de la centrale.

Après enlèvement du véhicule, le niveau de radioactivité du voisinage a confirmé être redescendu sous la limite imposée par la ville (0,23 microsievert/h).
Niveaux de radioactivité (à partir du tableau du site) :
  • Périmètre du parking à 5 cm du sol : 2,60 microsieverts/h
  • Périmètre du parking à 1 mètre du sol : 3,08 microsieverts/h
  • Véhicule, calandre : plus de 30 microsieverts/h
  • Véhicule, à l'intérieur du moteur : plus de 30 microsieverts/h
  • A 7 mètres de la voiture en direction du nord et du sud à 1 mètre du sol : entre 0,19 et 0,23 microsievert/h

Après enlèvement du véhicule, les niveaux de radioactivité du parking sont descendus à 0,11 microsievert/h, norme post-Fukushima, si je puis dire.

Il semblerait qu'il y a une école maternelle à 3 minutes à pied de ce parking privé, qui coûte environ 320 $US par mois de loyer pour un emplacement. Cette voiture a séjourné dans ce parking, a circulé partout en ville et peut-être au-delà, pendant 6 mois. Cela aurait continué sans le rapport d'un habitant armé de son dosimètre.


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Traduit hier soir une autre info venant de Australian.com :


TEPCO dit que les retombées de Fukushima ne lui appartiennent plus

Rick Wallace, correspondant à Tokyo de The Australian

La palme du culot revient à Tokyo Electric Power qui déclare que les isotopes radioactifs qui ont été éjectés de la centrale de Fukushima en mars ne lui appartiennent plus.
Au cours de la défense d'un procès fait par un club de golf de la préfecture de Fukushima, les avocats ont dit que le césium radioactif qui a contaminé le parcours de golf et les greens était le problème du club. L'exploitant a pris une ligne de défense similaire vis à vis des propriétaires d'auberges et de spas (saunas).

Les juristes de TEPCO ont joué la carte du principe de nullité pour argumenter que les émissions échappées après le tsunami et le séisme ayant entraîné une fusion n'étaient plus de sa responsabilité. ''Les matériaux radioactifs (comme le césium) qui se sont répandus et sont retombés de la centrale appartiennent aux propriétaires individuels, et non à TEPCO'', a dit l'exploitant au palais de justice de Tokyo.

Le responsable en chef du prestigieux parcours de golf, Tsutomo Yamane, a dit à l'Australian que lui et son équipe étaient sidérés :''Je ne pouvais en croire mes oreilles. J'ai dit à mes employés, 'TEPCO dit que la radioactivité ne lui appartient pas' et ils ont dit 'Je te demande pardon ?'

Le tribunal a rejeté l'argument de TEPCO, mais a décrété que c'était la responsabilité des gouvernements locaux, préfectoraux et nationaux d'opérer le nettoiement.
L'affaire – et la demande du golf pour les coûts de nettoyage d'un montant de 160 millions de dollars – ont été renvoyés à la Haute Cour avec la crainte que la décision de justice ne puisse engendrer une banqueroute des gouvernements.

Yamane a dit qu'avant la catastrophe, le golf, à environ 45 km de la centrale était considéré comme l'un des parcours les plus prisés de la région et s'enorgueillissait d'environ 30.000 joueurs par an.

Il a dit que le parcours était inondé des retombées de l'accident et que certains endroits montraient des mesures presque du double des critères d'évacuation de 20 millisieverts par an imposés par le gouvernement japonais pour les régions autour de la centrale.

''La plus forte radioactivité mesurée sur le parcours a été de 51 microsieverts par heure (dans un fossé). Nous sommes de plus en plus inquiets de la quantité de césium sur le sol.''

''Une équipe est restée travailler jusqu'à fin septembre pour entretenir le parcours, mais sur le conseil du gouvernement préfectoral nous avons dû lui demander de partir.''




Le club a pris un avocat après avoir été trompé par le département des indemnisations de TEPCO. M. Yamane a dit que TEPCO se servait déjà du jugement du tribunal comme un bélier légal pour parer à des poursuites judiciaires d'autres parcours de golf dans la préfecture de Fukushima.
''Je me demande ce qu'il en est du Japon aujourd'hui'', a dit M. Yamane. ''TEPCO n'arrêtait pas de dire que l'énergie nucléaire est sans danger et qu'il continuerait à construire des centrales au Japon.
''Si c'était vrai, le genre de problème que nous voyons aujourd'hui n'aurait jamais dû arriver.''

2 commentaires:

  1. Le pire c'est qu'on les laissent faire !

    Je vais demander à TEPCO de venir récupérer à ses frais toutes les saloperies de particules qu'il m'a forcé à ingérer ainsi qu'a respirer !

    Je ne veux pas passer pour un vulgaire receleur ! Non mais !!!
    Bé .......

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  2. "Ultraman souffre toujours beaucoup de sa sciatique,...//... Il demande dans un article hors sujet des conseils divers pour estomper la douleur. Je compatis…"
    Pour l'avoir pratiqué avec merveille je lui conseille de :
    s'assoir une demie heure au moins,
    en ayant tout le corps bien couvert,
    sur une pochette glacée
    de manière à ce que le périnée soit en contact maximum avec le froid,
    j'utilise une pochette décathlon mise à refroidir dans la glacière du frigidaire
    mais j'ai commençé avec rien en utilisant une poche en plastique pleine de glaçons,
    se reposer beaucoup ensuite si demande du corps :
    c'est un bain dérivatif à sec
    le faire deux fois par jour dans la crise diminuer ensuite progressivement et arrêter : suivre sa guidante intérieure
    parallèlement se faire faire une ostéopathie des massages ou tout ce qui remettra sa colonne vertébrale en ordre
    Avec coeur
    Marie-Anne / Mag

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