Bistro Bar Blog

lundi 26 décembre 2011

Japon, 26 décembre

Merci, Cassandre, de rappeler le message d'aide que Pierre Fetet a diffusé sur son blog, que j'ai lu et oublié de poster :

http://fukushima.over-blog.fr/article-aide-directe-aux-habitants-de-minamisoma-94503636.html

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EX-SKF

OK pour des débris de béton radioactif (3000 Bq/kg), ils sont sans danger pour la préfecture de Fukushima

Quel merveilleux cadeau du gouvernement national japonais à ses sujets, particulièrement ceux de Fukushima. Au lieu de charbon, il donne des morceaux de béton radioactif.

L'Asahi Shinbun et d'autres rapportent que le ministère de l'environnement, devenant plus audacieux d'heure en heure avec son trillion de yens comme budget, a décidé unilatéralement que c'est sans danger d'utiliser des morceaux de béton radioactif du 11 mars comme substrat sous le revêtement des routes et des brise-lames à Fukushima.
Le ministère assure qu'il n'y aura aucun effet sur la santé des habitants vivant à côté.
Pourquoi font-ils cela ? Parce qu'ils ont promulgué une loi qui dit que les débris de béton radioactif de Fukushima sont à ''recycler''.
Pourquoi doivent-ils recycler les débris radioactifs ? C'est écologique ! Ça réduit le CO² ! Protocole de Kyoto !
Pour l'instant, il semble que ce béton à 3000 Bq/kg de césium n'est que pour la préfecture de Fukushima. Mais aussi, la norme soi-disant de sécurité pour les cendres provenant des usines de déchets n'était que pour la préfecture de Fukushima au début. Cela a servi de facto de norme pour partout ailleurs, car le ministère, probablement exprès, n'a pas décidé de norme de sécurité ailleurs. Puis après plusieurs mois de cette norme officieuse, elle devient officielle partout.
Voyons, que pourraient faire les citoyens du Japon ? Ils ont manifesté, ils ont écrit, appelé, envoyé des emails aux officiels. Le gouvernement s'en fiche, il ignore simplement les sujets dont la seule valeur pour le gouvernement est qu'ils paient des impôts.
Oh, autre chose. Ils sont inscrits au régime national de retraite (l'un des plus importants au monde) duquel le gouvernement peut prélever une grande quantité d'argent. Le gouvernement a vraiment annoncé que c'est en route.

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Common Dreams

Des mères s'élèvent contre l'énergie nucléaire au Japon

Par Suvendrini Kakuchi, 22 décembre 2011

http://www.commondreams.org/headline/2011/12/22-1

TOKYO – L'industrie nucléaire japonaise, qui a toujours ignoré toute opposition, voit maintenant son existence menacée par des femmes manifestant leur colère face à l'opacité officielle concernant la radioactivité de la centrale de Fukushima.
''Les mères sont au premier plan de divers mouvements populaires qui travaillent main dans la main pour stopper le fonctionnement de toutes les centrales nucléaires au Japon à partir de 2012,'' a déclaré à IPS (Inter Press Service) Aileen Miyoko Smith, à la tête de Green Action, une organisation non-gouvernementale qui fait la promotion d'énergies renouvelables.
Plus de 100 manifestants anti-nucléaires, pour la plupart des femmes, ont rencontré cette semaine des responsables de la commission de sécurité nucléaire et ont transmis une déclaration appelant à une enquête transparente sur l'accident et un arrêt permanent de toutes les centrales nucléaires.
A l'heure actuelle six centrales nucléaires sont fermées sur les 56 qui se trouvent au Japon, certaines pour des tests de résistance après que l'accident de Fukushima ait montré de sérieuses failles dans les précautions de sécurité de l'industrie nucléaire.
Plus de 150.000 personnes restent incapables de rentrer chez eux à cause de hauts niveaux de radioactivité dans le voisinage de Fukushima. Il y a maintenant la preuve que la contamination s'est étendue au riz et aux légumes cultivés dans les régions agricoles voisines et qu'on en trouve dans les aliments pour bébés dans les rayons des supermarchés.

Les autorités japonaises ont annoncé la semaine dernière que le complexe de Fukushima Daiichi a été ramené à un état d'arrêt à froid.
''La première étape pour contrôler le terrible accident est réalisée. Le gouvernement suivra une feuille de route qui rendra Fukushima inoffensive d'ici 30 à 40 ans,'' a déclaré Goshi Hosono, ministre d'état chargé de la politique et de l'administration du nucléaire.
Il a expliqué à la presse que l'activité nucléaire a cessé maintenant dans les réacteurs. 
 
Les entreprises d'électricité et les officiels du gouvernement ont également promis de renforcer strictement les règles de sécurité et d'assurer la transparence.
Aileen Smith considère les dernières annonces comme un avertissement. ''Nous intensifions notre activisme pour être sûr que le gouvernement et les industries électriques, aujourd'hui pressés de créer une impression de sécurité, ne remettent en service des centrales nucléaires,'' a-t-elle dit.
En effet, des groupes de femmes, bravant la froidure de l'hiver, ont installé des tentes la semaine dernière pour une nouvelle campagne de sit-in devant le ministère des affaires économiques.
Les femmes ont promis de continuer leur manifestation pendant 10 mois et 10 jours, considéré traditionnellement au Japon comme le terme d'une grossesse (compté en mois lunaires).
''Nos manifestations visent à apporter une renaissance de la société japonaise,'' dit Chieko Shina, une participante et grand-mère à Fukushima. ''Il y a besoin de changer la manière dont les autorités ont fait fonctionner le pays en mettant la croissance économique devant la protection de nos vies.''
Des experts considèrent les manifestations en cours comme une étape importante dans les mouvements sociaux naissants longtemps cantonnés à la prospérité d'une société travailleuse forcenée qui promeut les réalisations et la réussite.
''Les manifestations actuelles symbolisent la détermination de gens ordinaires qui ne veulent pas d'énergie nucléaire parce que c'est dangereux. Il y a aussi un message fort concernant le fait que nous ne faisons plus confiance au gouvernement,'' a dit Takanobu Kobayashi, qui gère le réseau Matsudo des mouvements citoyens.
La méfiance provient d'abord du fait que la fusion des réacteurs de Fukushima n'a pas été annoncé au public immédiatement, entraînant d'énormes risques de santé aux populations locales par les fuites radioactives.
Les sites internet ont enregistré des centaines de milliers de commentaires de la part de gens exprimant leur incrédulité face aux assurances données par le gouvernement ou les responsables de TEPCO, opérateur de la centrale de Fukushima, sur la sécurité nucléaire.
L'accident a également brisé le mythe de la sécurité des centrales nucléaires maintenu pendant des dizaines d'années par les autorités pour gagner le soutien du public quand le pays s'est embarqué dans des programmes massifs d'énergie nucléaire.
Face à la colère du public, le gouvernement et TEPCO ont reconnu une mauvaise gestion et ont promis des réformes majeures.
Le Pr Hideo Nakazawa, sociologue à l'université Chuo, décrit les manifestations actuelles comme non seulement un étalage du ressentiment contre les autorités mais aussi l'utilisation même de l'énergie nucléaire.
''Les manifestations ont atteint les villes, mettant les questions nucléaires à l'avant-garde des mouvements du Japon,'' a-t-il déclaré à IPS. Il a ajouté que le manque d'implication des partis politiques dans le mouvement anti-nucléaire contraste avec le vieux schéma d'une forte tendance gauchiste.
Le fait que ce soit des femmes qui dirigent des mouvements civiques est également tout à fait nouveau. Les mères ont dirigé les manifestations, de nombreuses parmi elles pour la première fois, afin de gagner sympathie et soutien à leur campagne pour la prévention du danger d'irradiations des enfants.
''Les mouvements civiques au Japon sont presque toujours restés en marge en raison du peu de soutien de la société. Ces barrières sont en cours de destruction aujourd'hui,'' a expliqué Nakazawa.
La parlementaire Mizuho Fukushima, l'une des femmes politiques japonaises et participante active dans les manifestations anti-nucléaires, a dit à IPS que les manifestations contre l'énergie nucléaire ne sont pas prêtes de s'arrêter.
''Obliger à des changements pour stopper l'énergie nucléaire au Japon est tout à fait réalisable,'' a dit Fukushima, présidente depuis 2003 du parti social démocrate japonais.

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Enenews

Le lien de Enenews renvoie à un message audio entre le Dr Caldicott et Arnie Gundersen. Enenews a fait un résumé des points importants de leur conversation. Peut-être aurons-nous une vidéo traduite plus tard.

Gundersen pense que le cœur fondu va traverser le confinement et atteindre l'eau (Audio)

http://enenews.com/the-gift-of-knowledge-gundersen-thinks-melted-core-will-get-through-containment-and-hit-water-audio
Arnold Gundersen avec un rapport récent sur Fukushima, ''Si vous aimez cette planète'', une émission hebdomadaire de radio avec le Dr Helen Caldicott, 23 décembre 2011 :
Cette semaine, le Dr Caldicott et Arnie Gundersen, consultant en énergie nucléaire chez Fairewinds Associés, a un autre regard sur la manière dont la catastrophe de Fukushima affecte le Japon et comment l'industrie nucléaire américaine continue de programmer la construction de nouvelles centrales aux US. [...]
Résumé de la transcription (à 6'15)
- Nous parlons de 70 tonnes de matériel nucléaire sous le réacteur
- La question est à quelle profondeur il est allé
- Si on commence a attaquer dans une zone proche ça créerait une fissure
- Si une fissure est créée le matériel nucléaire va rester dans cette fissure et continuer à faire son chemin en dessous
- Il s'est créé en fait un cratère
- Et il ne peut être refroidi par au-dessus
- A cause du scellement lui-même en haut
- Fait graduellement son chemin à travers le béton
- Ils déclarent qu'il reste environ 30 cm de béton et 5 cm d'acier dans le confinement
- L'acier fondra rapidement
- Il est possible qu'avec le temps le cœur continue sa fusion et traverse le confinement nucléaire
- Mais que ça arrive ou non, je ne pense pas qu'il y aura d'explosion par la vapeur
- (A 8'30) ''Je pense que cela va vaporiser, que cela va venir progressivement au contact de l'eau et se solidifier'', par opposition à une grande masse touchant brusquement l'eau auquel cas on aurait une explosion par la vapeur
- Le cœur nucléaire fuit à travers le confinement de toutes façons
- Il ne fond pas dans la nappe phréatique
- Il y a tellement de fuites dans le confinement que ça fuit de toutes façons dans la nappe phréatique et l'océan
- Donc le plutonium, le césium et le strontium ont traversé tout le complexe et va dans la nappe phréatique
- Peu importe le syndrome chinois parce que la nappe phréatique est déjà contaminée parce que le confinement fuit ailleurs
- Le confinement est si radioactif qu'il n'y a pas moyen de déterminer où se trouve réellement le cœur

1 commentaire:

  1. """"Ils déclarent qu'il reste environ 30 cm de béton et 5 cm d'acier dans le confinement
    - L'acier fondra rapidement"""

    Ils ont dit qu'il est impossible d'aller voir ce qui se passe sous le magma !!!!Bécause le taux mortel !! Et qu'il y aucun moyen d'aller voir en-dessous. Ils ont raison de nous prendre pour des cruches !!!

    Question comment ont ils fait pour mesurer 30 centimètres ? ? ?
    En fait le magma avance et a dû percer le tout depuis très longtemps !!! Si ce n'est pas le cas , alors c'est pour demain !!
    Il est probable que le magma soit bloqué par une croute d'oxyde résultant de la fusion comme en Russie !! En fait personne n'en sait trop rien !! Nous sommes à la merci d'un sursaut de criticité et d'un boum final, avec un stock de plusieurs milliers de tonnes de produits simplement mortel a la dose du millionième de grammes !!!
    Bé ..............

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