Bistro Bar Blog

mardi 6 décembre 2016

L'iceberg, ou ce que vous voyez n'est pas ce qu'il paraît

Vous avez forcément vu cette photo au hasard de vos navigations sur internet ou même comme pub dans des magazines.



Quel magnifique iceberg ! Qu'il est réaliste ! Mais si on l'observe avec un peu de bon sens, on doit se souvenir que plus on s'enfonce sous l'eau, moins il y a de lumière. Alors, que la base de l'iceberg soit aussi lumineuse est physiquement impossible.

Cette photo, qui date de 1997, illustre ce qu'on appelle en anglais un "fake", mot largement employé en français pour qualifier quelque chose de "faux", de "simulé", de "tromperie".

L'auteur de cette photo, Ralph Clevenger (son site), nous explique son histoire.


L'iceberg qui a le plus inspiré les gens n'est pas ce qu'il paraît

Le photographe professionnel qui a créé cette photo populaire nous en fait son analyse.

Par Zach St. George (magazine Nautilus)

Traduit par Hélios

Qu'ont en commun le scandale des Volkswagen et la crise européenne des migrants ? On parle d'eux comme "le sommet de l'iceberg". L'expression populaire reflète le fait que, aussi impressionnante que soit la portion visible de l'iceberg, la plus grande partie (environ 90 % habituellement) se trouve sous l'eau, reste cachée.

Depuis vingt ans, un photographe est devenu plus que n'importe qui d'autre un synonyme de ce cliché. Si vous cherchez sur Google images "iceberg" ou même "le sommet de", c'est cette photo qui va sortir en premier. Ralph Clevenger, ci-dessous, est l'homme qui a fait la photo.
Ralph Clevenger et sa photo à un million de dollars

Cette expression et la photo sont devenues une référence pour d'inspirantes affiches traduisant des concepts comme le succès, l'imagination et la condition humaine. La masse cachée de l'iceberg prend un air de mystère et on la compare à un potentiel en voie de réalisation, ce qui en fait une puissante métaphore – et une affaire lucrative.

Ce qui convient bien à Clevenger. Photographe professionnel depuis plus de trente ans, il a travaillé pour National Geographic, Outside, Audubon et d'autres magazines, mais il dit que c'est avec cette photo qu'il est toujours le plus connu. Quand elle est sortie, elle était en fait assez originale. Depuis sa maison de Santa Barbara en Californie, Clevenger s'est entretenu avec Nautilus sur les origines et la remarquable longévité de sa plus célèbre photo – ainsi que sur la manière dont elle a été "photoshopée".

dimanche 4 décembre 2016

Photos de décembre

Pas mal de photos ce mois-ci avec celles trouvées dans un article de Messy Nessy sur la vie à bord du "Standart", le yacht du dernier empereur de Russie, le tsar Nicolas II Romanov. 

Ce yacht aura le même sort tragique que celui de la famille impériale. Après 30 ans au service de l'empire russe, le yacht impérial fut dépouillé de son équipement luxueux et converti en mouilleur de mines pour la seconde guerre mondiale et devint ensuite un navire-école pour finir démantelé sans cérémonie dans un chantier naval estonien en 1963. Il mesurait 120 mètres et était le yacht le plus luxueux de son temps.


vendredi 2 décembre 2016

Le canular de Thanksgiving


Cette tradition extrêmement populaire et vivace aux États-Unis (et dans quelques autres pays) qui nous concerne indirectement en tant qu'européens est en fait une manière de remercier Dieu et les bonnes grâces accordées aux récoltes. Elle remonterait à l'implantation dans le Massachusetts d'une communauté fuyant l'Europe sur le Mayflower en 1621. Ce jour de célébration a été officialisé par le président Abraham Lincoln en 1861. Il est fixé tous les ans le quatrième jeudi de novembre et a donc eu lieu cette année le 24.

Thanksgiving est une fête culinaire très appréciée dans tous les foyers américains. Ce jour-là, qui précède maintenant le célèbre "Black Friday" (soldes monstres dans les magasins), les américains mangent traditionnellement une dinde (45 millions environ sont sacrifiées à cette occasion) accompagnée de plusieurs plats et ensuite ils (les hommes) regardent un match de football américain à la télé. 


Repas traditionnel de Thanksgiving

Mais cette journée commémorative qui fêtera bientôt ses 400 ans (Trump aura cet honneur) correspond-elle vraiment à la réalité historique ? C'est ce que nous allons voir avec Richard Maybury…
(Les photos proviennent d'internet et ne figurent pas dans l'article)


Le grand canular de Thanksgiving



Traduit par Hélios

Chaque année à cette époque, on enseigne à tous les élèves américains le récit officiel de Thanksgiving, et les journaux, la radio, la télé et les magazines y consacrent énormément de temps et d'espace. C'est tout plein de couleurs et fascinant.

C'est aussi très trompeur. Cette histoire officielle n'a aucun rapport avec ce qui s'est réellement passé. C'est un conte de fées, un ramassis édulcoré et aseptisé de demi-vérités qui détournent l'attention sur la vraie signification de Thanksgiving.

L'histoire officielle dit que des Pèlerins arrivent en Amérique à bord du Mayflower et établissent une colonie à Plymouth pendant l'hiver 1620-21. Le premier hiver est rude et la moitié des colons meurent. Mais les survivants sont de robustes travailleurs pleins de ténacité et ils apprennent de nouvelles techniques agricoles grâce aux Indiens. La récolte de 1621 est abondante. Les pèlerins organisent une célébration et rendent grâce à Dieu. Ils sont reconnaissants pour le nouveau et merveilleux pays de Cocagne dont Il les a gratifiés.
Une image d'Épinal du premier Thanksgiving (tableau de Jean Léon Gérome Ferris)
 L'histoire officielle dit ensuite que les Pèlerins vivent plus ou moins heureux après, commémorant chaque année le premier Thanksgiving. D'autres colonies implantées plus tôt vivent aussi des temps difficiles au début, mais elles prospèrent bientôt et adoptent l'annuelle tradition de remerciements pour ce nouveau pays prospère nommé Amérique.

Le problème avec cette histoire officielle est que la récolte de 1621 ne fut pas abondante et que les colons n'ont pas travaillé dur. 1621 fut une année de famine et bon nombre de colons ont été un tas de voleurs paresseux.

Dans son livre Histoire de la colonie de Plymouth, le nouveau gouverneur local, William Bradford, rapporte que les colons furent affamés pendant des années parce qu'ils refusaient de travailler dans les champs. Ils préféraient de loin voler la nourriture. Il dit que la colonie était un lieu de "corruption", de "chaos et de grogne". Les récoltes était faibles car "une bonne partie était chapardée jour et nuit, avant même qu'elle soit mangeable."

Lors de la fête des moissons de 1621 et 1622, "tous eurent le ventre bien rempli", mais seulement brièvement. La situation prédominante durant ces années n'était pas l'abondance qu'affirme le récit officiel, mais la famine et la mort. Le premier "Thanksgiving" ressembla plus au dernier repas de condamnés qu'à une célébration.

Mais les années suivantes quelque chose changea. La récolte de 1623 fut différente. Soudain, "remplaçant la famine, Dieu les gratifia alors d'abondance", écrivait Bradford, "et la face des choses fut changée, réjouissant le cœur de tous ces gens qui se mirent à bénir Dieu". Par la suite, notait-il, "aucun manque ou famine ne fut parmi eux à partir de ce jour". En fait, il y eut une telle production de nourriture en 1624 que les colons purent commencer à exporter du maïs.

Que s'est-il passé ? Après la pauvre récolte de 1622, écrit Bradford, "ils en vinrent à se demander comment faire pousser autant de maïs que possible pour obtenir une meilleure récolte". Ils commencèrent à remettre en question la structure de leur organisation économique.

Elle exigeait que "tous les profits et bénéfices obtenus par le commerce, la circulation des biens, le transport, le travail, la pêche ou tout autre moyen" soient placés dans un stock commun de la colonie et que "toutes les personnes faisant partie de cette colonie prélèvent viande, boissons, habits et toutes les autres provisions dans ce stock commun". Chacun devait mettre dans le stock commun tout ce qu'il pouvait et ne prendre que ce qu'il lui était nécessaire".

Cette formule, depuis le "chacun selon ses capacités" jusqu'au "chacun selon ses besoins" fut une forme primitive de socialisme et c'est pourquoi les Pèlerins mouraient de faim. Bradford écrit que "les jeunes hommes les plus capables et taillés pour le travail et le service" se plaignaient de devoir "passer leur temps et dépenser leur énergie à travailler pour les épouses et les enfants des autres hommes". De même, "un homme costaud, ou aux multiples talents, n'obtenait pas plus de victuailles et de vêtements en partage qu'un homme chétif". Ainsi, les jeunes et les costauds refusaient de travailler et la quantité totale de nourriture produite ne suffisait jamais.

Pour remédier à cette situation, Bradford abolit le socialisme en 1623. Il attribua à chaque ménage une parcelle de terre et leur dit qu'ils pouvaient garder ce qu'ils produisaient ou le vendre s'ils le jugeaient bon. En d'autres mots, il remplaça le socialisme par l'économie de marché et ce fut la fin des famines.

Plusieurs groupes de colons arrivés plus tôt implantèrent des états socialistes, tous avec les mêmes terribles résultats. À Jamestown, établi en 1607, sur le nombre total de colons arrivés, moins de la moitié allait survivre à leur première année en Amérique. Seul un cinquième des hommes accomplissait les travaux, les quatre autres cinquièmes choisissant d'être des parasites. Pendant l'hiver 1609-10, nommé "Temps de la famine", la population passa de 500 à 60 personnes. La colonie de Jamestown fut convertie ensuite en une sorte de libre-marché et les résultats furent tout aussi spectaculaires que ceux de Plymouth.

mercredi 30 novembre 2016

L'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme (4 et fin)

Voilà la quatrième et dernière partie de ce très long article de Miles Mathis.
Traduit par Hélios et Valuebreak


La farce continue, quand on nous dit qu'après avoir prétendument obtenu la citoyenneté en 1932, Hitler s'est immédiatement présenté aux élections présidentielles contre Hindenburg. Transférons de nouveau cette histoire aux US. Vous êtes citoyen mexicain qui vient juste de passer son test de citoyenneté. Pour le célébrer, vous décidez d'être candidat à la présidentielle. Brillant, d'accord ? Non, impossible. Pour se présenter à la présidentielle, vous devez être un citoyen né dans le pays : un citoyen de naissance. Voyez le brouhaha sur le certificat de naissance d'Obama. Je ne connais pas les règles qui étaient d'usage en Allemagne à l'époque, mais je suppose que pour se présenter comme président de l'Allemagne, vous devriez être citoyen depuis plus que l'unique mois de citoyenneté d'Hitler. Mais cela n'a pas vraiment d'importance, parce qu'Hitler aurait dû être inéligible s'il se présentait à une quelconque fonction pour au moins deux autres raisons. La première, c'est qu'en tant que félon condamné à cinq ans de prison, il n'aurait pas eu le droit de vote et donc de postuler. En Allemagne, postuler est déterminé par votre droit de vote. Si vous ne pouvez voter, vous ne pouvez postuler. La deuxième raison, c'est qu'en tant que traître, il aurait eu définitivement l'interdiction de voter et de postuler. Rappelez-vous, ils admettent qu'Hitler a été jugé et condamné pour haute trahison. La condamnation pour cette offense a toujours été spéciale et l'est toujours. Voyez la section sur le système électoral en Allemagne où il est dit que ceux condamnés pour trahison en Allemagne sont exclus des élections et donc de concourir pour une fonction. [Ici encore, le Wiki anglais est bien plus complet, car ces informations ne figurent pas sur son homologue français].

(…) Nous avons le même problème avec Eugene Debs, quand on nous dit qu'il s'est présenté en 1918 comme président depuis la prison, bien qu'ayant été condamné pour sédition et que son droit de vote lui a été enlevé à vie. Encore une fois, c'est logiquement impossible. Debs a été poursuivi pour dix inculpations pour sédition et plusieurs de ses actes tombent sous le coup du "prêter main-forte à l'ennemi". 
 
(…) Mais revenons à Hitler. Nous avons encore d'autres problèmes avec sa candidature aux présidentielles de 1932, car on nous dit qu'il fit un discours pour le Club de l'Industrie de Düsseldorf pour démarrer sa campagne, ce qui lui gagna le soutien de nombreux très grands industriels. On vient juste de nous dire qu'il a gagné la citoyenneté le 25 février 1932. Le discours a été prononcé le 27 janvier 1932. Donc au moment de ce fameux discours, Hitler n'était pas citoyen allemand et ne pouvait être candidat. Je suppose que les industriels de l'audience ont négligé ce petit problème.

lundi 28 novembre 2016

L'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme (3)

Dans cette troisième partie, nous retrouvons l'habileté de Miles Mathis à décoder les photos truquées. 

Partie 1
Partie 2

Traduit par Hélios et Valuebreak.

Dietrich von Hülsen-Häseler
Nous devons nous arrêter là-dessus parce que ça débouche sur quelques histoires intéressantes.

Dans les premières années du 20ème siècle, les gens de l'époque nommaient le climat à la cour du Kaiser "byzantinisme", car l'atmosphère y était pleine de factionalisme [division au sein d'un mouvement politique en petites unités semant le trouble], d'intrigues et d'obséquiosité envers l'empereur. Le cas peut-être le plus célèbre se produisit en 1908 quand le général Dietrich von Hülsen-Häseler, chef du cabinet militaire secret de l'empereur, dansa devant Guillaume et sa cour vêtu d'un tutu rose tout en envoyant des baisers au Kaiser et il se sentit tellement humilié ensuite par ce qu'on l'avait obligé à faire qu'il mourut sur-le-champ d'une crise cardiaque.

Ne soyez pas distrait par le tutu rose. Notez le "cabinet militaire secret". Von Hülsen-Häseler était chef des services secrets royaux. On peut penser à lui comme le J.Edgar Hoover [directeur du FBI de 1924 à 1972] de son époque et lieu. Ce von Hülsen-Häseler, un général quatre étoiles, était l'oncle du comte Georg von Hülsen-Häseler du théâtre prussien et les deux furent accusés de "perversité". 
 
Voici donc le cercle où évoluait Dietrich Eckart. Étrange, ensuite, n'est-ce pas de le retrouver quelques années plus tard à la tête du Parti Ouvrier et mentor d'Hitler ? Eckart était un auteur dramatique millionnaire avec des liens au Renseignement et à l'empereur et nous sommes pourtant supposés penser qu'il est devenu chef du Parti Ouvrier ? Des choses qu'on espère vous faire avaler !

samedi 26 novembre 2016

L'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme (2)

Partie 1 ICI.


Vous devez aussi vous rappeler que ce Kaiser Guillaume était le cousin du roi George V d'Angleterre, WWI se faisait en réalité en famille. La reine Victoria était la grand-mère de Guillaume. Pour quoi combattaient-ils ? Il est difficile de fournir une réponse à cette question. On nous dit que c'est parce qu'un serbe a assassiné un archiduc en Autriche, mais était-ce une raison pour envoyer des millions d'hommes à la mort ? L'archiduc Ferdinand était juste un autre aristocrate "allemand", de la branche des Habsbourg et non des Saxe ou des Hohenzollern. Ces guerres nous sont présentées sous de faux prétextes mais que cachent-elles ? Vous le savez déjà aussi. Souvenez-vous du livre de Smedley Butler, La guerre, un racket ? Butler était un général de division américain, à la tête de la marine. Le livre est sorti en 1935, de quelle guerre parle-t-il donc ? De la première, bien sûr. Que voulait-il dire par racket ? Extrait du livre :
Un racket est, à mon avis, décrit au mieux comme quelque chose qui n'est pas ce qu'il paraît à une majorité de gens. Seul un petit groupe dans la confidence sait de quoi il retourne. Le racket est pratiqué au bénéfice d'un groupe restreint aux dépens de la multitude. Grâce aux guerres, quelques personnes gagnent d'immenses fortunes.
Si vous ne souhaitez pas suivre ma ligne de raisonnement ici, vous pouvez lire le livre de Butler, qui dit à peu près la même chose que moi. Ces guerres n'ont pas été complètement truquées mais elles ont été fabriquées. Butler ne nous dit pas spécifiquement comment elles sont fabriquées, mais j'essaierai de le faire ici. Nous tenterons de voir les réels événements à travers le voile.

vendredi 25 novembre 2016

La vérité sur les caries dentaires

Encore une très intéressante information sur les caries dentaires selon la médecine "hamérienne", via la newsletter d'Yves Rasir du magazine Néosanté.

(C'est moi qui ai mis en gras certains passages du texte.)

La vérité sur les caries dentaires



La semaine dernière, ma fille cadette de 15 ans passait une visite de contrôle chez sa dentiste. Rien à signaler, pas l’ombre d’une carie à l’horizon. Moi, à son âge, j’avais déjà les molaires en gruyère. D’un côté, ça ne m’a guère étonné car ses deux sœurs aînées sont également dotées d’une excellente santé dentaire. Mais d’un autre côté, ça m’a épaté car la troisième n’a pas du tout les mêmes habitudes alimentaires que les deux premières. Elle ne mange aucun légume, très peu de fruits, engouffre des tonnes de bonbons et engloutit des hectolitres de boissons sucrées. Cette ado sait qu’elle ne doit pas me demander des sous pour un Mac Do mais elle profite allègrement de ma tolérance éducative pour s’alimenter n’importe comment. Outre les sucreries, elle se nourrit abondamment de pain, pâtes, crêpes, gaufres, chips, pizzas et autres dürüms. Bref, un régime très éloigné du modèle paléo ! Si elle n’était pas en même temps une grande sportive, je ne pense pas que l’origine essentiellement bio de ses menus pourrait compenser leur pauvreté nutritionnelle. Selon Weston.A.Price, pareille malbouffe devrait faire le lit de multiples caries.


Pour info ou pour rappel, Weston Andrew Price (1870-1948) est ce stomatologue canadien qui a émis la théorie selon laquelle la nutrition moderne serait éminemment cariogène. Il a parcouru le monde pour étudier les dentures de peuplades primitives et il a constaté que les générations les plus anciennes, qui n’avaient pas accès aux produits modernes (farines raffinées, boites de conserve, confiseries, etc) avaient des dents parfaitement droites et ne présentaient presque jamais de caries. Il constata également que le fait d’introduire « la nourriture de l’homme blanc » dans ces populations générait rapidement le rétrécissement de la mâchoire et la dégradation de la dentition. Son œuvre majeure, illustrée de photos comparatives impressionnantes, a été publiée en 1939 sous le titre « Nutrition and physical degeneration ». Peu connus en Europe, les travaux de Price ne sont pas passés inaperçus aux Etats-Unis, où une fondation continue à propager ses idées. De nombreux dentistes s’en inspirent pour préconiser un régime alimentaire excluant les aliments raffinés et favorisant une reminéralisation de l’organisme. Selon cette théorie, en effet, la détérioration dentaire serait principalement due au raffinage du sucre et des céréales, procédé qui appauvrit les aliments en minéraux et oligo-éléments.


Pour la dentisterie classique, l’explication du phénomène carieux est sensiblement différente : un déficit en un seul minéral, le fluor, se conjuguerait avec l’action délétère des sucreries pour installer la plaque dentaire. Composé de sucres et de bactéries, cet enduit collant et incolore serait la cause principale des caries et des maladies des gencives. Comme ce biofilm peut se calcifier et se transformer en tartre, il est recommandé de l’éliminer quotidiennement et de procéder régulièrement à un détartrage. Selon cette vision orthodoxe, l’ennemie à combattre est en dernier ressort la bactérie puisque celle-ci participe en apparence au « forage » de l’émail et de la dentine. Le succès actuel des bains de bouche repose précisément sur leur puissance antibactérienne alléguée. À la télé, l’autre jour, j’ai vu une publicité vantant la capacité d’une marque à éliminer 97 % de la flore buccale ! Quant aux brosses et aux dentifrices, leur mission antibiotique indirecte consiste à combattre la plaque dentaire et donc à détruire ce nid à bactéries. La théorie pasteurienne du germe coupable règne sans partage chez les dentistes, si ce n’est que certains préfèrent attaquer l’accusé avec des produits naturels comme les huiles essentielles. Les plus engagés sur la voie holistique intègrent la notion de terrain chère à Weston Price et recommandent à la fois l’hygiène alimentaire et l’hygiène dentaire pour prévenir la formation de caries. Et si tout ce beau monde faisait erreur ?


Ces deux théories matérialistes ne peuvent suffire à éclairer le processus carieux. D’autant qu’elles se contredisent entre elles ! Weston A. Price a observé que les peuples premiers arboraient une dentition parfaite malgré l’absence totale d’hygiène « à l’occidentale ». C’est donc l’indice que la santé des dents ne repose pas sur leur nettoyage obsessionnel. Personnellement, je connais un médecin qui ne s’est jamais lavé les dents et qui a fait sa première carie à 48 ans ! J’ai aussi un ami originaire d’une région très pauvre en Italie et qui n’a découvert le dentifrice qu’en arrivant en Belgique : il n’en a jamais acheté et n’en a pourtant jamais souffert. À l’âge de 70 ans passés, ses 32 dents sont encore intactes ! Quant à l’hypothèse alimentaire, elle se heurte à une réalité « diététiquement incorrecte », à savoir que la génération junk-food n’est pas plus cariée que la précédente. N’en déplaise à Mister Price et à ses héritiers, ma fille et la plupart des filles de son âge ne jurent que par le pain blanc, le riz blanc ou le sucre blanc. Si elles étaient vraiment minées par cette alimentation raffinée, le rituel de brossage avec des pâtes fluorées ne pourrait contrebalancer les carences et leurs sourires seraient ravagés. Puisque ce n’est pas le cas, il tombe sous le sens que les véritables causes de la carie se situent ailleurs. Où ? Dans le vécu psycho-émotionnel, pardi !


La grande erreur de Weston. A Price, c’est d’avoir focalisé se recherches sur l’alimentation et sur le passage de la nourriture traditionnelle à la nourriture industrielle. Or, ce changement n’est qu’une facette d’un profond bouleversement, celui de la colonisation et de l’asservissement à l’envahisseur. Par exemple, les indigènes brésiliens pouvaient manger du suc de canne à sucre tant qu’ils voulaient. C’est lorsqu’ils sont devenus esclaves dans les plantations que leur santé dentaire a soudainement empiré. Plus que la farine blanche, l’homme blanc a imposé sa domination aliénante. Inversement, en Occident, l’émancipation sociale apportée par le progrès économique a pu jouer un rôle positif pour la santé dentaire : quoi qu’en disent les pourfendeurs de l’alimentation moderne, il y a quand même moins de vieillards édentés qu’autrefois. Grâce à Colgate et Oral-B ? Que nenni ! On nous bourre le crâne depuis des décennies avec la théorie microbienne, mais celle-ci est démentie par la réalité clinique : il arrive que des caries se développent là où il n’y a pas de plaque dentaire, par exemple sur la pointe des canines. À cet endroit, il n’y a pas non plus de débris alimentaires résiduels, pas de contact interdentaire serré, bref aucun des arguments classiques qui puissent « justifier » une carie. Autre mystère que la dentisterie officielle est bien en peine d’expliquer : la pathologie carieuse symétrique, à savoir l’apparition de caries exactement au même endroit à gauche et à droite, sur les dents qui se font face. Sans oublier le constat fréquent que de gros consommateurs de sucre conservent pourtant une dentition impeccable. Dans un article publié naguère dans Néosanté, le Dr Christian Beyer confiait que « toutes ces manifestations saugrenues de la carie » l’avait conduit, par probité scientifique, à « déclarer inexacte la loi bactérienne sur la carie ». Je vous invite à (re)lire ce texte courageux et lucide en cliquant ici.


En définitive, seule l’approche psychosomatique permet de comprendre la carie. Celle-ci est la somatisation d’un conflit intense de dévalorisation. Pour la médecine nouvelle du Dr Hamer, ce conflit est relié à un ressenti où l’individu est dans l’impossibilité de donner libre cours à son agressivité. Puisque qu’il ne peut pas « mordre » au sens réel et figuré, la solution biologique du cerveau inconscient consiste à creuser la dent et à la rendre inefficace pour la morsure. Pour d’autres acteurs du décodage, la dent ne sert pas seulement à mordre mais également à attraper la nourriture et à broyer les aliments, donc sa souffrance pourrait exprimer une impuissance à satisfaire ses besoins matériels ou ceux de son clan. Pour d’autres encore, dont le Dr Beyer, la dentition participe d’une « adaptation verbale » et serait le siège de ressentis relationnels, voire d’ordre spirituel. Le point commun de ces différentes lectures, c’est qu’il n’y aurait pas de carie sans un profond sentiment d’être dévalorisé. Bien sûr, chaque dent est différente et raconte une histoire différente. Chaque carie reflète même une tonalité conflictuelle particulière en fonction de la partie touchée. C’est pourquoi les ouvrages de décodage dentaire (voir notre médiathèque Néosanté) sont-ils extrêmement fouillés.


Pour en revenir à ma fille, je ne pense donc pas du tout que sa bonne hygiène soit le motif majeur de sa belle santé dentaire. Si elle n’a toujours pas fait de caries, c’est plutôt parce qu’elle est bien dans sa peau et qu’elle n’a pas de raison de se dévaloriser. Bonne élève et sportive accomplie, elle jouit de surcroit d’un contexte familial où ses talents et son tempérament sont appréciés à leur juste valeur. Elle a des tas d’amies qui lui renvoient également une image d’elle-même valorisante. Bref, je la crois bien partie pour échapper à la fraiseuse et ne pas faire la fortune de la dentiste ! Pour autant, je ne la décourage pas de se brosser les dents matin et soir. Comme dit le Dr Beyer, cette habitude est positive dans la mesure où on l’accomplit par amour de soi et non par hantise de la carie. Et comme il l’écrit joliment à la fin de son article, « se brosser les dents, c’est comme offrir de l’air frais pour l’esprit et une caresse pour le cœur » : ne sous-estimons pas non plus l’impact psycho-émotionnel de cet auto-massage rafraîchissant ! Enfin, je continue à mettre ma fille en garde contre ses mœurs alimentaires. Qu’ils soient lents ou rapides, les sucres ne sont pas les amis des quenottes. Et quand les dentistes « Westonpriciens » prétendent prévenir et même guérir les caries par l’application d’un régime de type paléolithique, je veux bien les croire. Ce qui importe, c’est de prendre conscience que tous les maux de dents sont préalablement des « maux dedans ». Et que les caries sont d’abord des blessures de l’âme avant de creuser leurs galeries.

jeudi 24 novembre 2016

L'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme (1)


Cette fois-ci Miles Mathis s'est attaqué à un gros morceau : l'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme, symbolisés par le Putsch de la Brasserie en 1923, l'un des mythes fondateurs du régime nazi. Mathis déroule le fil des événements pour nous montrer combien les écrits officiels ont tenté de déguiser ce qui s'est vraiment passé. Quelques décryptages de photos accompagneront bien sûr le texte.

Comme c'est un gros pavé, je le publierai comme d'habitude en plusieurs fois. Une nouvelle fois, merci à Valuebreak pour avoir participé à cette traduction.


Le Putsch de la Brasserie
 


Par Miles Mathis (février 2016)

Traduit par Hélios et Valuebreak

Comme à l'accoutumée, ce n'est que mon opinion, reposant sur une recherche personnelle.

Le putsch de la Brasserie est une tentative de coup d'état manquée menée par Hitler en 1923 à Munich. Je montrerai que – dans la lignée de nombreux événements du 20ème siècle ce fut une imposture. 
 
Nous pouvons dire sans trop d'effort que ce fut une imposture, car le récit est incohérent. Si nous allons lire sur Wikipédia l'intox grand public, le premier indice est de faire très tôt allusion au marxisme. On nous dit qu'Hitler et les autres révolutionnaires étaient en colère contre les conséquences de la Première Guerre Mondiale [J'utiliserai le terme anglo-saxon pour en parler, WWI], convaincus que l'armée allemande avait été trahie par ses chefs. Nous laisserons en suspens pour l'instant la question de cette éventuelle trahison, car elle n'a rien à voir avec l'indice. L'indice est de nous dire que les révolutionnaires se pensaient trahis par les marxistes – les soi-disant Criminels de Novembre. Allez consulter la page Wikipédia sur le mythe du "coup de poignard dans le dos" pour approfondir ce sujet. Ce qui vous conduira à la Révolution allemande de 1918, qui est en soi un curieux événement.

dimanche 20 novembre 2016

Bob Dylan, un imposteur ?

Allez, on n'en est plus à un près.

Vous avez peut-être appris que Bob Dylan a reçu le prix Nobel de littérature au mois d'octobre 2016. Quand on lit ce qui suit, il y a de quoi s'étonner.

L'article qui suit reprend une étude de Miles Mathis. 


Bob Dylan est-il un imposteur ?


Traduit par Hélios

Les satanistes ont récompensé Bob Dylan du prix Nobel de "littérature" pour son rôle dans l'avilissement de la culture contemporaine.



Quand Bob Dylan annonçait qu'il avait "vendu son âme au diable"*, que voulait-il dire ? Miles Mathis suggère que Dylan a trahi son intégrité artistique et son public en échange de célébrité et de richesse. Les Illuminati peuvent rendre n'importe qui célèbre. Ça s'appelle du battage médiatique. Ils choisissent des gens qui feront avancer leur agenda satanique, c'est à dire "le changement social".


* Le site de Makow renvoie à un article de janvier 2011 avec l'extrait d'une interview de Bob Dylan (renvoyant à une vidéo YouTube supprimée depuis). Voici la traduction de l'extrait :


Dans une interview pour Sixty Minutes qu'on peut voir ici [vidéo supprimée], on demande à Bob Dylan pourquoi il continue les tournées malgré son âge avancé.

Cela renvoie à un truc de destinée, j'ai conclu un marché il y a longtemps et je respecterai mon engagement jusqu'au bout.

C'était quoi ce marché ?
D'arriver là où j'en suis aujourd'hui.
Et si je vous demande avec qui vous avez conclu ce marché ?
Avec le commandant en chef.
Sur cette terre ?
Sur cette terre et dans le monde invisible.

De nombreux fans ont affirmé que Dylan parlait de Dieu. Mais qui fait un pacte avec Dieu pour réussir dans ce monde ?


mardi 15 novembre 2016

Biographie de Trump et sa surprenante élection


Maintenant que Donald John Trump est élu contre tous les pronostics, voilà une bonne occasion de traduire des extraits de sa bio via Miles Mathis. 
 

En deuxième partie, Mathis nous donne sa version des événements sur l'élection de Trump. Vigilant Citizen avait finalement raison, c'est bien Clinton qui devait être élue...

Il semble que Donald Trump soit 
juif


Par Miles Mathis (juin 2016)
Traduit par Hélios

Comme d'habitude, ce n'est que mon opinion, basée sur une recherche privée.

Des lecteurs m'ont demandé de faire un article sur Trump, mais je ne pense pas que c'est ce à quoi ils s'attendaient ou souhaitaient. Il a trompé beaucoup de monde. Je n'ai vraiment pas grand-chose à dire sur ce comédien stupide, sauf qu'il a servi à tester encore une fois la crédulité du public américain – test qui a échoué. Même ceux qui ne l'aiment pas ont été trompés en pensant avoir affaire à une personne réelle. Il est au moins aussi réel qu'un héros de dessin animé.

Sa généalogie est un mirage total. Je vous montrerai où regarder. Tout d'abord allons voir sa mère à Geni.com. Elle s'appelle Mary Anne MacLeod. Ils veulent donc vous faire croire qu'elle est écossaise. Puis cliquez sur le nom du père de Mary Anne, Malcolm MacLeod. Puis cliquez sur la mère de Malcolm, Ann MacLeod. Elle est l'épouse d'Alexander MacLeod, c'est donc son nom de femme mariée. Quel est son nom de jeune fille ? Oups, c'est aussi MacLeod, parce que son père s'appelle aussi MacLeod. Donc le père et le mari d'Ann MacLeod ont le même prénom et le même nom de famille ? A-t-elle épousé son propre père ? Et aussi, son année de naissance est donnée pour 1833. Notez le 33. [Geni oublie aussi de mentionner ce que nous avons appris dans le DailyMail : le nom Trump était au départ Drumpf.]

Trump et son père en 1973 (photo ne figurant pas dans l'article de Mathis, trouvée sur Vintage Everyday)